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ISBN : 2070300617
Éditeur : Gallimard (15/02/1967)

Note moyenne : 3.94/5 (sur 85 notes)
Résumé :
PM-DX2-C344.
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Critiques, Analyses et Avis (5) Ajouter une critique
candlemas
  13 février 2018
Blaise Cendrars, de ses aventures, voyages et souvenirs de guerre, n'a pas tiré que des romans, mais aussi de magnifiques poèmes. Lorsqu'il écrit, il se consume jusqu'à la cendre, d'où son nom de plume. Symboliste, il expérimente comme Apollinaire de nouvelles formes poétiques, mais la plupart de ses poèmes rompent avec les écoles et, mêlant imaginaire et réel, vers libres et prose au service de l'émotion, font surtout ressentir l'accélération du monde moderne en ce début de XXème siècle. Il participe à inventer un nouveau lyrisme en se faisant reporter photographe du monde qui l'entoure, tournant le dos au romantisme centré sur je je et le tu. Sa poésie a un côté brut, non polissé, qui peut déstabiliser le lecteur : dans du monde Entier, Les Pâques à New York annoncent la couleur : des alexandrins faussement classiques : la métrique y est savamment cassée, à l'image des expériences personnelles que Blaise Cendrars s'impose à l'époque, et la musicalité qui s'en dégage est donc atypique.
Oui, vraiment, un recueil de poésies méconnu (2 critiques et 8 citations à ce jour sur Babelio), fait d'immédiateté, et autant nourri de l'émotion du poète qui sait capter la beauté de l'instantané que de l'expérience d'un voyageur passionné.
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arcade_d
  02 mai 2018
La poésie de Blaise Cendrars est une splendide invitation au voyage au pays de mon grand père (né en 1888) et de ma grand-mère (né en 1892). Un univers de mots qui deviennent image, qui deviennent sensations, qui deviennent souvenir.
Pourtant mes grands parents étaient juste des paysans d'Auvergne, ayant connu deux guerres effroyables. Et ce qu'ils n'ont pas eu le temps de ma raconter, Blaise Cendrars par sa poésie me l'évoque.
Merci a celui qui m'a invité à le lire. Il se reconnaitra.
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hOUMUS
  01 octobre 2019
La Prose du Transsibérien est magnifique. Deux autres poèmes longs. Les autres font voyager. On peut les trouver un peu faciles et opportunistes. Sachant que Blaise Cendrars est connu pour rester flou sur ses propres voyages... ça casse un peu le mythe de l'aventurier moderne qu'il voulait paraître.
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Cielvariable
  24 mars 2013
Les thèmes et le style ne font pas partie de mes goûts.
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VACHARDTUAPIED
  11 avril 2013
Cendrars poète, quelle belle découverte.....
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Citations et extraits (6) Voir plus Ajouter une citation
candlemascandlemas   13 février 2018
Les grands fétiches


I.
Une gangue de bois dur
Deux bras d'embryon
L'homme déchire son ventre
Et adore son membre dressé


II
Qui menaces-tu
Toi qui t'en vas
Poings sur les hanches
A peine d'aplomb
Juste hors de grossir?

III
Noeud de bois
Tête en forme de gland
Dur et réfractaire
Visage dépouillé
Jeune dieu insexué et cyniquement hilare

IV
L'envie t'a rongé
Je menton
La convoitise te pipe
Tu te dresses
Ce qui te manque du visage
Te rend géométrique
Arborescent
Adolescent

v
Voici l'homme et la femme
Également laids également nus
Lui moins gras qu'elle mais plus fort
Les mains sur le ventre et la bouche en tire-lire

VI
Elle
Le pain de son sexe qu'elle fait cuire trois fois par jour
Et la pleine outre du ventre
Tirent
Sur le cou et les épaules

VII
Je suis laid!
Dans ma solitude à force de renifler l'odeur des filles
Ma tête enfle et mon nez va bientôt tomber

VIII
J'ai voulu fuir les femmes du chef
J'ai eu la tête fracassée par la pierre du soleil
Dans le sable
Il ne reste plus que ma bouche
Ouverte comme le vagin de ma mère
Et qui crie

IX
Lui
Chauve
N'a qu'une bouche
Un membre qui descend aux genoux
Et les pieds coupés

x
Voici la femme que j'aime le plus
Deux rides aiguës autour d'une bouche en entonnoir
Un front bleu
Du blanc sur les tempes
Et le regard astiqué comme un cuivre
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candlemascandlemas   15 octobre 2016
Bombay-express

La vie que j'ai menée
M'empêche de me suicider
Tout bondit
Les femmes roulent sous les roues
Avec de grands cris
Les tape-cul en éventail sont à la porte des gares.
J'ai de la musique sous les ongles.

(...)
Au revoir au revoir
Je suis né dans cette ville
Et mon fils également
Lui dont le front est comme le vagin de sa mère
Il ya des pensées qui font sursauter les autobus
Je ne lis plus les livres qui ne se trouvent que dans les
bibliothèques
Bel A B C du monde
Bon voyage !
Que je t'emporte
Toi qui rit du vermillon

Avril 1914
+ Lire la suite
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arcade_darcade_d   22 février 2018
Le monde moderne
La vitesse n'y peut mais
Le monde moderne
Les lointains sont par trop loin
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arcade_darcade_d   21 février 2018
En ce temps là j'étais en mon adolescence
J'avais à peine seize ans et je ne me souvenais déjà plus de mon enfance
J'étais à 16 000 lieues du lieu de ma naissance
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arcade_darcade_d   23 février 2018
Tous les matins on met les montres à l'heure
Le train avance et le soleil retarde
Rien n'y fait, j’entends les cloches sonores
...
Et mes souvenirs
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Videos de Blaise Cendrars (60) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Blaise Cendrars
Jacques Réda Quel avenir pour la cavalerie ?
Rencontre animée par Alexandre Prieux
La poésie serait-elle une guerre ? le vers, le corps d'élite de la langue ? En retraçant l'histoire de notre prosodie, Jacques Réda dévoile les processus de transformation du français, aussi inéluctables que ceux de la physique. Où les poètes sont les exécutants plus ou moins conscients d'un mouvement naturel. du Roman d'Alexandre à Armen Lubin, en passant par Delille, Hugo, Rimbaud, Claudel, Apollinaire, Cendrars et Dadelsen, Jacques Réda promène son oeil expert sur des oeuvres emblématiques, et parfois méconnues, de notre littérature. Inspirée et alerte, sa plume sait malaxer comme nulle autre la glaise des poèmes pour y dénicher les filons les plus précieux. À la fois leçon de lecture et d'écriture, et essai aux résonances métaphysiques, Quel avenir pour la cavalerie ? constitue la « Lettre à un jeune poète » de Jacques Réda, et le sommet de sa réflexion poétique.

À lire – Jacques Réda, Quel avenir pour la cavalerie ? – Une histoire naturelle du vers français, Buchet/Chastel, 2019.
Le jeudi 28 novembre 2019 à 19h
+ Lire la suite
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