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Jean Manzon (Illustrateur)
EAN : 9782070419746
144 pages
Éditeur : Gallimard (17/05/2010)

Note moyenne : 3.85/5 (sur 27 notes)
Résumé :
"C'est le Paradis terrestre ! " A cette exclamation, Blaise Cendrars répond en 1952 par ce livre, longtemps introuvable. Des immeubles cariocas au labyrinthe amazonien, en passant par le destin monotone des gauchos et les paysages désolés du Nordeste, il nous donne à voir un pays tourné vers l'avenir, pétri de contradictions. Car l'homme est partout un loup pour l'homme.
Ce texte, d'une actualité saisissante, est illustré de quarante photographies de Jean Man... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (8) Voir plus Ajouter une critique
MarcoPolo85
  02 juin 2014
Blaise Cendrars connaît bien le Brésil puisqu'il y a séjourné plusieurs fois dans les années 1920. Là, nous sommes dans les années 1950. Les grattes-ciel essaiment à Rio ou à Sao Paulo. On veut ressembler à New York, on veut rivaliser avec Sydney, cete autre grande cité du Sud de la planète. Brasilia est encore une pure inconnue. La forêt Amazonienne est défrichée en masse. La ruée vers l'Ouest se fait comme aux États Unis, sauf que la forêt Amazonienne ne se laisse pas amadouer comme la Californie.
Cendrars est un grand amoureux du Brésil et il nous le dit. Il évoque les premiers arrivants Portugais début XVIème, le personnage de Caramuru, un blanc qui s'est fait entourer du peuple Tupinamba vivant sur les côtes Brésiliennes.
Il parle du pays à son époque qui n'a alors que 50 Millions d'habitants (il en a deux cent millions aujourd'hui).
Son récit, complété par des photographies de Jean Manzon donne un regard bien singulier sur le Brésil, déjà avide de rivaliser avec les grandes puissances de ce monde.
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Guilherme
  09 juillet 2013
Court ouvrage qui retrace le voyage de Cendrars au Brésil, et retranscrit ses impressions lors de la découverte des paysages fantastiques du Brésil, comme l'Enfer Vert, l'autre nom de la forêt amazonienne, ou la sublime ville de Rio de Janeiro. J'ai particulièrement apprécié ce livre, et dans un premier temps parce qu'il décrit avec une justice impressionnante un pays que j'aime, et où j'ai passé la plus belle année de ma vie, et dans un second temps parce que la plume de Cendrars a, il faut l'avouer, quelque chose d'envoûtant, qui m'a transporté... Cependant j'estime que cet ouvrage s'adresse à des gens qui connaissent déjà le Brésil, qui l'ont connu au cours d'un voyage à l'image de celui de Cendrars, qui y ont vécu... En effet, la pléthore de détails, ne peut évoquer quelque chose de concret qu'à des personnes les ayant déjà vu... Pour ma part, j'ai souri en entendant ces histoires milles fois entendues de Caramuru ou de Paradis, avec cette petite phrase "Deus é brasileiro" (Dieu est brésilien)... J'ai réussi à pleurer de presque rien, seulement de lire la description de ce ciel étoilé, magique sous les tropiques... A un moment Blaise Cendrars évoque les longues nuits que l'on peut passer à se plonger dans l'infini du ciel, et je me suis ému de ce simple constat : ces nuits je les ai vécues, où chaque étoile, comme une amante passionnée vous supplie de rester éveillé encore un peu, quelques secondes...
Mais peut-être me trompé-je, et peut-être certains lecteurs auront appréciés de découvrir ce formidable portrait en mots de ce magnifique pays, ainsi que, et il fallait bien que je le dise dans cette critique, les SUBLIMES photos de Jean Manzon ! J'ai découvert grâce à lui des lieux du Brésil que je ne connaissais pas, et je le remercie de la qualité de ses photos.
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vincentf
  20 juillet 2014
Qu'est-ce que le Brésil sinon le foot? D'abord, il a semblé à Cendrars et aux découvreurs que c'était un paradis, puis on est entré dans le pays, on y a trouvé des hommes, et parmi eux, un homme blanc, Caramuru le mystérieux, puis on y a trouvé l'Amazonie, la forêt sans fin que l'on tue pour y construire des villes, forêt qui un jour ou l'autre se venge, casse les pavés, renaît, gagne la partie. du paradis terrestre on est passé à l'enfer vert. Pourtant, Cendrars aime le Brésil. Il en aime les hommes, les cariocas du Carnaval, les chercheurs pauvres de diamants, les négrillons de Copacabana, et rien ne lui est plus doux que les klaxons de Sao Paulo. Nature et civilisation se font la guerre au Brésil. On hésite à prendre part à la lutte et on se réfugie dans la religion football.
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Acerola13
  21 mai 2018
Quelques tableaux choisis par Cendrars pour évoquer cet immense pays qu'est le Brésil et ses territoires tous différents, et ses villes aux ambiances propres.
Les quelques images en noir et blanc accompagnent agréablement une série de courts textes qui décrivent sans ambition démesurée le Brésil: l'équilibre entre description et ressentis est selon moi parfait, nous empêchant de tomber parfois dans une certaine mièvrerie et contemplation béate propres aux récits ou aux essais de voyage.
Une jolie introduction brésilienne, bien qu'un peu passée de mode!
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Silenceonlit
  05 janvier 2018
Un document passionnant et fabuleusement bien écrit sur le Brésil des années 1950. Qui laisse aussi la place à la poésie de Cendrars. Les photos en noir et blanc de Jean Manzon proposent un voyage dans l'histoire du Brésil. Avec en point d'orgue un très beau poème sur São Paulo, ma ville de coeur.
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Citations et extraits (1) Ajouter une citation
SZRAMOWOSZRAMOWO   14 janvier 2015
Sur les 8 500 000 kilomètres carrés que comporte la superficie du Brésil, 4 500 000 kilomètres carrés, soit plus de la moitié du territoire national, composent, à proprement parler, le bassin amazonien, qui n’est qu’une immense forêt impénétrable. À peine deux millions d’habitants, c’est-à-dire moins d’un vingtième de la population totale du Brésil, vivent dispersés dans ces solitudes aquatiques et sylvestres de la grande forêt équatoriale, où l’impétuosité des eaux détruit tout sur son passage en temps de crue et où la débordante Amazone, aux sources inépuisables, lutte avec la puissance envahissante et sans cesse renaissante de la végétation qui prend racine sur ses racines en forme de digue, qu’elle veut fixer et que lui ronge et dont il détache des pans, grands de plusieurs hectares, qu’il charrie lentement vers la mer, îles flottantes, avec des milliers, avec des dizaines de milliers d’arbres qui se tiennent debout, et qui ne s’affaissent, et qui ne s’écroulent et qui ne se versent, les racines en l’air, que dans la houle de l’Océan, souvent fort loin au large.L’Amazonie est réellement la dernière page de la Genèse qu’il reste à écrire », a dit Euclide da Cunha, le génial écrivain de la sertao et le plus grand connaisseur de sa terre et de ses gens, le Brésil, son unique passion. Regardez bien cette photographie du Labyrinthe. En effet, c’est un monde en formation que l’on découvre du haut des airs. Où s’arrête l’eau, où finit la forêt (dont vous avez une vue plus rapprochée donc plus intense) et que prépare ce ciel à l’horizon, chargé de nuées de chaleur ? Seul l’emploi de l’avion a permis de capter pour le climat de cette vue pathétique
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Videos de Blaise Cendrars (60) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Blaise Cendrars
Jacques Réda Quel avenir pour la cavalerie ?
Rencontre animée par Alexandre Prieux
La poésie serait-elle une guerre ? le vers, le corps d'élite de la langue ? En retraçant l'histoire de notre prosodie, Jacques Réda dévoile les processus de transformation du français, aussi inéluctables que ceux de la physique. Où les poètes sont les exécutants plus ou moins conscients d'un mouvement naturel. du Roman d'Alexandre à Armen Lubin, en passant par Delille, Hugo, Rimbaud, Claudel, Apollinaire, Cendrars et Dadelsen, Jacques Réda promène son oeil expert sur des oeuvres emblématiques, et parfois méconnues, de notre littérature. Inspirée et alerte, sa plume sait malaxer comme nulle autre la glaise des poèmes pour y dénicher les filons les plus précieux. À la fois leçon de lecture et d'écriture, et essai aux résonances métaphysiques, Quel avenir pour la cavalerie ? constitue la « Lettre à un jeune poète » de Jacques Réda, et le sommet de sa réflexion poétique.

À lire – Jacques Réda, Quel avenir pour la cavalerie ? – Une histoire naturelle du vers français, Buchet/Chastel, 2019.
Le jeudi 28 novembre 2019 à 19h
+ Lire la suite
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