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ISBN : 2246108853
Éditeur : Grasset (18/04/2002)

Note moyenne : 3.91/5 (sur 233 notes)
Résumé :
Moravagine, c'est le mal, la folie, l'énergie destructrice, incarnés dans le dernier descendant d'une famille royale en exil.
Son histoire, pleine de bruit et de fureur, est racontée par son témoin, son confident Cendrars lui-même, dont Moravagine, sa créature, est le double, l'ombre maudite qu'il cherche à exorciser dans cette œuvre envoûtante, une des plus originales de notre époque.

"Un monstre, je te dis...", lance Blaise Cendrars, lorsqu'i... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (28) Voir plus Ajouter une critique
Merik
  23 avril 2018
Quand Raymond la science libère Moravagine pour l'étudier de plus près, on peut se demander qui est le plus timbré malgré la présentation préalable du détenu, monstre dont un travers favori consistait à éventrer la gente féminine, de préférence avec un foetus. Ils formeront un duo détonnant dans un périple autour du monde percutant.
En plus des personnages pour le moins azymutés, le roman paraît lui dynamité. Structure déroutante, narration inconstante, genre et ton virevoltants.... L'on y est bringuebalé à la lisière de l'anarchisme, du roman d'aventure, parfois de la poésie, tout semble possible dans ses 26 paragraphes inégaux agencés selon les lettres de l'alphabet, comme une manière de dire que l'on peut tout écrire avec ses 26 symboles.
Il semble convenu que l'auteur ait exorcisé ses démons dans ce roman à l'écriture au long cours, Moravagine représentant l'Autre pour Cendrars.
J'aimais lire du Cendrars dans mes vingts ans, il y a.... quelque temps. Si mes souvenirs sont encore bons il me semble que ce Moravagine est à part, ce que semble confirmer les avis récoltés ici là. Même si j'y ai reconnu de loin son style parfois suffocant de richesse syntaxique, d'autres fois bluffant de fulgurance poétique.
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michfred
  22 février 2015
Ce roman est une fleur vénéneuse, une fleur carnivore! On le dévore, dans la fascination et l'horreur!
le personnage de Moravagine, un psychopathe que je vous déconseille de rencontrer au coin d'une rue, mesdames,est une sorte de grand'oncle du Raspoutine de Hugo Pratt, qui descendrait de Raskolnikov par les femmes -de mauvaise vie- et adorerait échanger quelques recettes de dissection avec Jack l'éventreur, autour d'un verre de Guiness ou d'une vodka glacée (selon celui qui a le bon côté du bistouri)...
Bref, un monument d'originalité, de perversion maîtrisée et de dépaysement garanti!
Des pages sublimes, crues et violentes , céliniennes... A lire sans modération!
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Allantvers
  18 février 2019
Ce roman-là, il faut le digérer, le métaboliser pour qu'il exhale tout son sel. La digestion n'est pas simple, car elle tord les boyaux et met le feu à l'estomac; l'ingurgitation non plus, tant on est désorienté par les différentes consistances de ces morceaux de texte écrits dans le désordre à différentes périodes. Mais le jeu en vaut la chandelle.
Moravagine, c'est ce monstre terrifiant et magnifique qui grandit dans une solitude perverse, dépasse l'horizon humain, éventre des femmes pour extirper le monde de leur présence mortifère, retourne à la solitude de l'asile, s'en enfuit dans un grand éclat de rire et s'en va ensemencer le monde de son mal.
Moravagine, c'est toute la folie et la grandeur du 20ième siècle naissant que ce presque gnome traverse en boitant, jouisseur et goguenard, anarchiste fomenteur de révolution en Russie, aviateur des 5 continents, dieu païen dans la jungle amazonienne.
Moravagine, c'est surtout une langue d'une puissance suffocante, tranchante, exaltée, nourrie aux source de la vie.
J'ai beau très mal connaître Blaise Cendrars, rarement j'ai eu la sensation en lisant Moravagine d'une oeuvre si organiquement liée à son auteur.
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la_fleur_des_mots
  01 février 2013
Ce roman à couper le souffle est totalement atypique dans l'oeuvre de Cendrars. Moravagine est un tueur de femmes (qui porte bien son nom...), il est dangereux, fou, malfaisant et attachant. Dans l'hôpital où il est interné, il fait la connaissance d'un jeune psychiatre qui, fasciné par ce personnage complexe à l'intelligence maléfique, organisera son évasion et l'accompagnera dans une fuite perpétuelle à travers le monde.
L'idée de Moravagine est née vingt ans plus tôt dans la tête de l'auteur, à l'époque où il était étudiant en psychiatrie. On sent dans l'écriture qui paraît instinctive toute l'implication personnelle de Cendrars qui, à travers son personnage, semble exorciser le double maléfique présent en chacun de nous. C'est roman sublime, hallucinant, terrifiant et poétique. Une lecture difficile et haletante, un livre incontournable !
Lien : http://bloglavieestbelle.ove..
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Kittiwake
  16 février 2014
Dans la post face de Moravagine, Blaise Cendrars écrit « il pouvait être trois, quatre heures du matin quand je mis le point final à mon roman Moravagine et poussai un soupir de soulagement ». Je me sens en parfaite harmonie avec l'auteur, mais dans mon rôle de lectrice! Par bonheur, la punition fut de courte durée car le roman est relativement bref. Mais dense…

Moravagine est un fou furieux sanguinaire qui croupit au fond d'une cellule de l'hôpital psychiatrique de Berne lorsque le narrateur thésard intéressé par la neurologie fait sa connaissance. Et quoi de plus logique que de faire évader le spécimen. le but de ce coup monté m'a échappé (avec sans doute beaucoup d'autres choses…). Toujours est-il que les deux compères vont accomplir un périple abracadabrant les menant de la Russie à l'Amazonie , côtoyant tout à tour des terroristes slaves et des indiens réducteurs de tête jusqu'à ce que la Grande Guerre les sépare, pour mieux se retrouver, à peu près dans les mêmes circonstances que celles de leur première rencontre.
Le thème est intéressant, on est dans un roman d'aventures rocambolesques, mais on sent que l'intention initiale n'était pas de divertir le lecteur, mais plutôt de se libérer d'obsessions profondes. C'est sans doute pourquoi le fil rouge du roman, cette fuite avec un dément, ne parvient pas à captiver l'attention, le jeune neurologue ne se situe pas en position d'observateur, il vit pleinement les frasques de son ami. L'intention n'est donc pas expérimentale. Il est difficile de s'attacher à l'un ou l'autre des deux compères, sans parler de s'y identifier. C'est donc plutôt le contexte historique qui sauve le roman : les dessous de la révolution russe ou les coutumes des Jivaros, revus et corrigés par Blaise Cendrars sont édifiants.
Avec un peu d'ironie, l'auteur apparaît en fin de roman, chargé de rédiger le récit de ces aventures, alors que le narrateur peut difficilement se cacher d'être un double de Blaise Cendrars.
C'est peut-être l'écriture qui m'a posé le plus de problème: très dense, très riche, avec de multiples énumérations, qui témoignent d'un travail intensif sur la langue, mais rend l'ensemble assez indigeste (même le vocabulaire médical, que pourtant je connais bien, reste abscons, parce que daté - mais là, c'est inévitable puisque l'oeuvre date du début du vingtième siècle).
Rencontre un peu ratée, avec le sentiment d'être passée à côté de quelque chose
Lien : http://kittylamouette.blogsp..
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Citations et extraits (32) Voir plus Ajouter une citation
GrapheusGrapheus   12 juin 2010
L'amour est masochiste. Ces cris, ces plaintes, ces douces alarmes, cet état d'angoisse des amants, cet état d'attente, cette souffrance latente, sous-entendue, à peine exprimée, ces mille inquiétudes au sujet de l'absence de l'être aimé, cette fuite du temps, ces susceptibilités, ces sautes d'humeur, ces rêvasseries, ces enfantillages, cette torture morale où la vanité et l'amour-propre sont en jeu, l'honneur, l'éducation, la pudeur, ces hauts et ces bas du tonus nerveux, ces écarts de l'imagination, ce fétichisme, cette précision cruelle des sens qui fouaillent et qui fouillent, cette chute, cette prostration, cette abdication, cet avilissement, cette perte et cette reprise perpétuelle de la personnalité, ces bégaiements, ces mots, ces phrases, cet emploi du diminutif, cette familiarité, ces hésitations dans les attouchements, ce tremblement épileptique, ces rechutes successives et multipliées, cette passion de plus en plus troublée, orageuse et dont les ravages vont progressant, jusqu'à la complète inhibition, la complète annihilation de l'âme, jusqu'à l'atonie des sens, jusqu'à l'épuisement de la moelle, au vide du cerveau, jusqu'à la sécheresse du cœur, ce besoin d'anéantissement, de destruction, de mutilation, ce besoin d'effusion, d'adoration, de mysticisme, cet inassouvissement qui a recours à l'hyperirritabilité des muqueuses, aux errances du goût, aux désordres vaso-moteurs ou périphériques et qui fait appel à la jalousie et à la vengeance, aux crimes, aux mensonges, aux trahisons, cette idolâtrie, cette mélancolie incurable, cette apathie, cette profonde misère morale, ce doute définitif et navrant, ce désespoir, tous ces stigmates ne sont-ils point les symptômes mêmes de l'amour d'après lesquels on peut diagnostiquer, puis tracer d'une main sûre le tableau clinique du masochisme ?

Blaise Cendrars
Moravagine, p.61
Le Livre de Poche, n° 275, Paris, 1960
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TREMAOUEZANTREMAOUEZAN   22 mai 2016
Nous restions introuvables, insaisissables, mystérieux, mythiques, au point qu'en haut lieu on ne croyait pas à notre existence. Mais le peuple, qu'un instinct très sûr avertissait et qui nous éventait partout dans les coulisses d'un millier de drames obscurs, le peuple nous craignait comme la peste noire et nous avait baptisés les Enfants du Diable.
Et le peuple avait raison ! Nous avions toujours été des parias, des bannis, des condamnés à mort, il y avait longtemps que nous n'avions plus aucun lien avec la société, ni avec aucune famille humaine; mais aujourd'hui nous descendions volontairement faire un stage en enfer. (...)
Nous étions abandonnés de tous et chacun de nous vivait tout seul, dans une atmosphère raréfiée, penché sur soi-même comme sur du vide, en proie au vertige ou à quelle sombre jouissance ? Depuis longtemps déjà ni moi ni mes camarades, nous ne connaissions plus le sommeil. C'était fatal. Le sang veut du sang et ceux qui, comme nous, en ont beaucoup répandu, sortent du bain rouge comme blanchis par un acide. Tout en eux est flétri, mort. Les sentiments s'écaillent, tombent en poussière; les sens vitrifiés ne peuvent plus jouir de rien et se cassent net à la moindre tentative. Intérieurement, chacun de nous était comme dévoré par un incendie et notre coeur n'était plus qu'une pincée de cendres. Notre âme était dévastée.
(pp 71-72)
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TREMAOUEZANTREMAOUEZAN   24 mai 2016
Nous savions d'avance ce que la journée nous réservait. Derrière nous, le fleuve fumant se trouait de déchirures, devant nous, il s'ouvrait béant, floconneux, sale. Des draps et des rideaux claquaient au vent. Une seconde, on voyait le soleil nu, tout nu, comme en chair de poule, puis un immense édredon nous tombait dessus, un édredon de moiteur qui nous bouchait la vue, les oreilles, un édredon qui nous étouffait. (...) Le soleil avait la lèpre. Nous étions comme encapuchonnés, avec six mètres d'air autour de nous et un plafond de douze pieds, un plafond d'ouate, un plafond matelassé. Inutile de crier. Des gouttes de sueur nous coulaient le long du corps, se détachaient, nous tombaient sur l'estomac, grosses, tièdes, lentes, grosses comme des œufs sur le point d'éclore, lentes comme la fièvre en éclosion. Nous nous bourrions de quinine. Nous avions la nausée. Nos avirons mollissaient dans la chaleur. Nos vêtements se recouvraient de moisissures. Il pleuvait toujours, et quand il pleuvait, il tombait de l'eau chaude et nos dents se déchaussaient. Quel rêve, quel rêve d'opium ! Tout ce qui surgissait dans notre étroit horizon était corallin, c'est-à-dire verni, reluisant, dur, avec un relief ahurissant dans le détail, et comme dans un rêve, ce détail était toujours agressif, méchant, plein d'une sourde hostilité, logique et à la fois invraisemblable. (...)
Nous étions maudits.
("Les Indiens Bleus", pp 163-164).
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Loutre_des_RivieresLoutre_des_Rivieres   19 mars 2013
Vous me faîtes rire avec votre angoisse métaphysique, c'est la frousse qui vous étreint, la peur de la vie, la peur des hommes d'action, de l'action, du désordre. Désordre que les végétaux, les minéraux et les bêtes ; désordre que la multitude des races humaines ; désordre que la vie des hommes, la pensée, l'histoire, les batailles, les inventions, le commerce, les arts ; désordre que les théories, les passions, les systèmes. C'a toujours été comme ça. pourquoi voulez-vous y mettre de l'ordre ? Quel ordre? Que cherchez-vous ? Il n'y a pas de vérité. Il n' y a que l'action, l'action qui obéit à un million de mobiles différents, l'action éphémère, l'action qui subit toutes les contingences possibles et inimaginables, l'action antagoniste. La vie. La vie c'est le crime, la vol, la jalousie, la faim, le mensonge, le foutre, la bêtise, les maladies, les éruptions volcaniques, les tremblements de terre, des monceaux de cadavres.
Tu n'y peux rien, mon pauvre vieux, tu ne vas pas te mettre à pondre des livres, hein?
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CaligariCaligari   18 juin 2011
Nous remontions l'Orénoque sans parler. Cela dura des semaines, des mois. Il faisait une chaleur d'étuve. Deux d'entre nous étaient toujours en train de ramer, le troisième s'occupait de pêche et de chasse. A l'aide de quelques branchages et des palmes, nous avions transformé notre chaloupe en carbet'. Nous étions donc à l'ombre. Malgré cela, nous pelions, la peau nous tombait de partout et nos visages étaient tellement racornis que chacun de nous avait l'air de porter un masque. Et ce masque nouveau qui nous collait au visage, qui se rétrécissait, nous comprimait le crâne, nous meurtrissait, nous déformait le cerveau. Coincées, à l'étroit, nos pensées s'atrophiaient. Vie mystérieuse de l'oeil. Agrandissement. Milliards d'éphémères, d'infusoires, de bacilles, d'algues, de levures, regards, ferments du cerveau. Silence. Tout devenait monstrueux dans cette solitude aquatique, dans cette profondeur sylvestre, la chaloupe, nos ustensiles, nos gestes, nos mets, ce fleuve sans courant que nous remontions et qui allai s'élargissant, ces arbres barbus, ces taillis élastiques, ces fourres secrets, ces frondaisons séculaires, les lianes, toutes ces herbes sans nom, cette sève débordante, ce soleil prisonnier comme une nymphe et qui tissait, tissait son cocon, cette buée de chaleur que nous remorquions, ces nuages en formation, ces vapeurs molles, cette route ondoyante, cet océan de feuilles, de coton, d'étoupe, de lichens, de mousses, ce grouillement d'étoiles, ce ciel de velours, cette lune qui coulait comme un sirop, nos avirons feutrés, les remous, le silence. Nous étions entourés de fougères arborescentes, de fleurs velues, de parfums charnus, d'humus glauque. Écoulement. Devenir. Compénétration. Tumescence. Boursouflure d'un bourgeon, éclosion d'une feuille, écorce poisseuse, fruit baveux, racine qui suce, graine qui distille. Germination. Champignonnage. Phosphorescence. Pourriture. Vie. Vie, vie, vie, vie, vie, vie, vie, vie. Mystérieuse présence pour laquelle éclatent à heure fixe les spectacles les plus grandioses de la nature. Misère de l'impuissance humaine, comment ne pas en être épouvanté, c'était tous les jours la même chose !
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Videos de Blaise Cendrars (59) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Blaise Cendrars
Chaque vendredi matin, Valérie Expert vous donne rendez-vous avec Gérard Collard pour leurs coups de c?ur... Voici les références des livres présentés dans l'émission du 15 février 2019 :
Un si petit oiseau de Marie Pavlenko aux éditions Flammarion https://www.lagriffenoire.com/136126-romans-pour-enfants-un-si-petit-oiseau.html
La main coupée de Blaise Cendrars aux éditions Folio https://www.lagriffenoire.com/19750-poche-la-main-coupee.html
Une vie sans peur et sans regret de Denise Bombardier aux éditions Plon https://www.lagriffenoire.com/140028-article_recherche-une-vie-sans-peur-et-sans-regret.html
La Ferme du bout du monde de Sarah Vaughan aux éditions Livre de Poche https://www.lagriffenoire.com/108846-divers-litterature-la-ferme-du-bout-du-monde.html
Anatomie d'un scandale de Sarah Vaughan aux éditions Préludes https://www.lagriffenoire.com/137154-nouveautes-polar-anatomie-d-un-scandale.html
L'Empreinte de Alexandria Marazano-Lesnevich et Héloïse Esquié aux éditions Sonatine https://www.lagriffenoire.com/137702-divers-litterature-l-empreinte.html
Le chant des âmes le chant des âmes de Frédérick Rapilly aux éditions Critic https://www.lagriffenoire.com/140029-article_recherche-le-chant-des-ames.html
Le chant du diable de Frédérick Rapilly aux éditions Pocket 9782266223768
Dragon noir de Frédérick Rapilly aux éditions Critic https://www.lagriffenoire.com/?fond=produit&id_produit=125490&id_rubrique=409
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#soutenezpartagezcommentezlgn Merci pour votre soutien et votre amitié qui nous sont inestimables. @Gérard Collard @Jean-Edgar Casel
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