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ISBN : 2377311482
Éditeur : Sarbacane Editions (05/09/2018)

Note moyenne : 4.39/5 (sur 76 notes)
Résumé :
Alex, 17 ans, est un hors-la-vie.

Après avoir essayé d'éteindre son cœur, il se retrouve dans une clinique pour y être "réhabilité à la vie". Il y rencontre Alice, aussi belle que cynique ; Victor, aussi obèse que candide ; la vieille Colette, aussi espiègle qu'élégante ; et Jacopo, aussi riche que grincheux.

A eux cinq, ils décident de s'évader de la clinique, direction le manoir de Jacopo. Le but du voyage ? Se jeter d'une falaise, to... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (50) Voir plus Ajouter une critique
gouelan
  28 novembre 2018
Un roman poétique et facétieux pour parler du mal être, du suicide, pour aborder en douceur les chagrins, les bosses, les blessures, ne peut que jeter de l'espoir sur les ténèbres.
Les personnages, las de la vie, ne prennent pas de gants pour l'écraser, pour détruire tout ce qui peut la rendre belle. L'humour est là, à la fois tranchant et poétique, pour se moquer de la vie, se moquer de la mort, ils n'ont rien à perdre, rien à craindre.
Et pourtant leur coeur bat encore, il se bat contre leur désir de sauter dans le vide, il se bat pour remplir leur vie d'un peu de chaleur.
Avec Alex, Alice, Victor, Colette et Jacopo, on ne s'ennuie pas à mort, on les suit dans leur évasion, leur délire, leur fougue, leur noirceur lumineuse. Leur regard aiguisé sur la vie, sur ses noeuds, offre une histoire profonde et sincère. Un régal en tout cas pour les métaphores, les citations, l'humour et la poésie.
Avec en prime en première page une bande-son rassemblant 22 titres.
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Shan_Ze
  11 septembre 2018
Alex a 17 ans, il a tenté de se suicider. Son père l'envoie dans une clinique pour l'aider à reprendre goût à la vie. Là-bas, il a des séances collectives qui sont sensées l'aider à aimer les bons côtés de la vie. Dans cette thérapie de groupe, il rencontre Victor, un jeune homme en surpoids, Colette, qui se languit de son mari décédé, Jacopo, un riche blasé et la belle Alice dont il tombe amoureux sans le vouloir... Ce petit groupe de Suicidants, comme ils sont nommés après les tentatives ratées, vont essayer ensemble de se donner une belle mort. Un road trip avec de sacrés moments pour cette équipe...!
J'aime beaucoup Axl Cendres, je l'ai découverte avec Mes idées folles et j'avais beaucoup aimé son humour et ses histoires complètements barrées. Celui-ci est bien original aussi. le thème n'est guère réjouissant, le suicide et pourtant, elle réussit à en faire un hymne à la vie, l'amour, l'amitié. Les personnages ont beaucoup de répartie malgré leurs idées noires. J'ai apprécie de suivre ses éclopés de la vie, leur cynisme. Leur voyage ensemble est un chemin pour montrer que le monde n'est pas si noir. Avec Colette, l'auteur s'amuse à faire un panorama de toutes ces belles phrases toutes faites sur l'amour, on aime, on rigole (parfois on se lasse) de cette poésie de tous les instants.
J'aime sa façon d'emmener ce petit groupe des ténèbres vers la lumière (ou presque). Merci Axl Cendres pour ce roman plein de joie et d'humour. Je lirai ses autres romans, une auteure que je prends toujours plaisir à lire !
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La_Licorne_a_lunettes
  25 octobre 2018
Avez-vous le coeur bien accroché ? J'espère car le nouveau roman d'Axl Cendres va vous alpaguer dans un roadtrip sensible et détonnant, où votre rythme cardiaque s'accélèrera au fil des pages.
Dès les premières lignes, le ton est donné : « Comme nous avons un petit nouveau parmi nous, et pour le mettre à l'aise, chacun va rappeler son prénom et la façon dont il a essayé de se suicider. » Ok, comme ça c'est clair, on entre tout de suite dans le vif du sujet, dans tous les sens du terme. Et bim, je te plante le décor direct dans l'hémisphère droit : une clinique psychiatrique fardée comme une « citadelle féérique », avec sur le devant de la scène des acteurs rescapés de la mort à l'écoute de leurs derniers maux et prêts à (re)sauter le pas.
Alex a 17 ans et comme il vient de tenter « d'abattre son coeur », il débarque à la Clinique de la Citadelle, un établissement haut de gamme pour fêlés en tous genres : Anorexiques, Alcooliques, SexAddicted et Suicidants comme lui… Autour de lui, le jeune Victor, la vieille Colette, le taciturne Jacopo qui s'ennuie à mourir et l'énigmatique Alice, une brochette de « hors la vie » sur la corde raide qu'on tente de réhabiliter à la vie via une thérapie de groupe mais qui ne l'entendent pas ainsi. Liés par leurs déchirures respectives, cette bande de suicidants projette de finir en beauté, mais ensemble, et à l'issue d'un ultime voyage les amenant au bord d'une falaise. Mortel comme programme, non ? Mais la route leur réserve quelques surprises de taille. Atteindront-ils leur morbide objectif ?
Attachez votre ceinture émotionnelle, ça va tanguer.
Et dire qu'il m'aura fallu Coeur Battant pour découvrir le talent d'Axl Cendres… Mais où étais-je auparavant pour ne pas avoir croisé cette plume percutante ? Et en même temps, quelle chance de découvrir un tel talent (on se console comme on peut, rester digne dans ses failles littéraires surtout et sourire). Quelle claque donc ! Je ne m'en suis pas encore dé-livrée… même après la deuxième lecture (deuxième et non pas seconde, car il y en aura d'autres).
"«Je suis en vie à partir de toi.» La joie étoilait le visage de Maman comme une poudre de diamant. "
Zoom sur les personnages qui m'ont particulièrement touché le coeur pour vous allécher un brin.
Alex, ce coeur à prendre ou à abattre donc, navigue entre mi-ombre et mi-lumière. Sa part d'ombre : la mort tragique de sa mère – perdue dans son monde – alors qu'il avait 8 ans, qu'il a refoulé en congelant ses émotions pour ne pas souffrir. Mais la glace vient de fondre et la douleur s'est réveillée, l'amenant à cette conclusion insupportable que tout son amour pour elle n'a pas su la guérir. Un personnage d'une grande intelligence et sensibilité, des hormones qui le travaillent et un coeur qui palpite malgré lui, un homme battant.
"J'étais un gosse parmi d'autres, sauf que moi, mon enfance était terminée. Un enfant, ça se croit à l'abri du noir grâce à un ours en peluche; et la fin de l'enfance, c'est comprendre que rien, absolument rien, ne vous protège du noir. "
Alice, son alter-égo(ïste), mi-ange mi-démon mais 100% cynique, cette « fille belle comme la nuit » qu'Alex – foudroyé dès le premier regard – imagine comme la femme de sa vie ou de sa mort. Bien plus fragile qu'elle ne paraît sous sa carapace blasée, résolue au pire pour être libérée.
Colette, cette vieille dame élégante à la verve fleurie, qui pense en avoir fini avec la vie, et qui balance ses punchlines décapantes façon aphorismes philosophiques, souvent teintés de noirceur, vous transperçant le cerveau et le coeur de vérités pleines de justesse et de sagesse. Un festival à la Audiard.
« Je ne connais pas les coups que la vie a donnés à cette petite, mais je peux voir qu'elle a des bleus plein les yeux. »
« Comme il y avait un blanc, Colette en a profité pour le noircir »
« C'est une jeune femme brillante. Malheureusement, le feu qui l'illumine est celui qui la consume… Une inflammable »
« À trop faire chauffer sa matière grise, elle finit par donner des idées noires. »
« La jeunesse, c'est être acteur de la construction de sa vie ; la vieillesse, c'est être spectateur de sa destruction. »
Au final, une bande de braqueurs d'émotions fortes diablement attachants qui vous embarquent dans un roadtrip palpitant, résolument poignant, où l'amour et l'amitié ont pris place aux côtés de la douleur et du désir de mort… Il n'y aura pas de la place pour tout le monde…
"Les larmes qu'on verse sur la mort de sa mère sont celles qu'elle ne peut pas sécher ; c'est l'irrémédiable qui pleure l'irremplaçable. On ne se console jamais de la mort de sa mère. "

Un focus sur le type de narration et le rythme de ce petit bijou d'orfèvrerie stylistique.
Tout au long du roman, on est aux côtés d'Alex (et d'Axl aussi ), on vit avec lui le chamboulement des émotions qui l'animent et le bouleversent, alternant entre phases analytiques d'introspection à froid et embrasement physiques incontrôlables mais électrisants.
"Pourquoi on creuse des trous dans la terre pour que les morts soient enterrés ? Ce serait tellement plus beau si on creusait des trous dans le ciel pour que les morts soient encielés ! "
Côté style, l'autrice est un gage de qualité (vous le saviez déjà, bande de petits coquins chanceux) : une écriture dense et créative, une maîtrise de la langue, des dialogues ciselés donnant une voix spécifique à chaque personnage, leur conférant une réelle épaisseur charnelle et sonore. Un rythme enlevé, comme un battement de coeur qui s'accélère au fur et à mesure du voyage fou entrepris par les protagonistes. Complètement addictif, on est pris dès les premières pages, impossible de lâcher.
"C'était la première fois que je faisais sourire Alice – c'était beau comme si j'avais tiré une flèche solaire dans son hiver."
"Au bord de ses lèvres, mon coeur flambait, éclatant de lumières à en étoiler la nuit. "
Le sujet : « La mort, une alternative à l'amour, pour éviter de souffrir ? » Vous avez deux heures… (jetez-vous sur le roman, vous aurez la réponse, je dis ça je dis rien). Humm bon alors comment recommander un livre qui parle d'un des sujets tabous les plus délicats : le suicide ? Là, ça devient un poil velu. Pas vraiment le sujet tendance des good feel book ado de tête de gondole, non ? Et pourtant, lectrice, lecteur, IL FAUT LIRE CE LIVRE !!! (je crie assez fort ou je recommence ?) Parce que justement, ce petit bijou aux mots justes brodés d'humour noir et de tendresse à fleur de peau aborde bien plus que le thème du suicide : la reconstruction, l'espoir, la force de l'amitié et la complexité de l'amour, la VIE quoi !
« L'amour », j'ai pensé à voix haute, « c'est gommer les laideurs du monde avec la beauté d'un seul être. »
Pourquoi j'ai aimé ? PARCE QUE C'EST UN BON LIVRE ! Un peu court comme explication ? Et bien c'est justement parce que Coeur Battant a tout ce que j'attends d'un bon livre, que c'en est un : un sujet original, des personnages profondément ciselés dans leur complexité et leurs fragilité, des dialogues qui clouent la cervelle tant c'est éclatant de lucidité, un rythme endiablé qui t'emmène hors de ton quotidien pour te faire vivre plus fort au creux des pages, un jeu de yoyo entre humour noir macabre et déchirement émotionnel…
« La candeur est à la vie ce qu'est la confiture à la tartine rassie : elle la rend moins dégueulasse. »
Un roman comme un refuge, une bulle trépidante de laquelle tu ne veux pas t'extraire car le retour à ton ordinaire va te paraître un bri lisse. Allez cours, il en reste encore quelques exemplaires chez ton libraire !

Instant confession.
Une fois le livre fini, un état de manque s'installe… Vite, vite lire autre chose de l'autrice, pour mieux appréhender cette musicalité des mots qui résonnent encore, pour mieux comprendre comment elle agence les ingrédients dans ces précédents romans pour aboutir à cette alchimie.
Comme l'explique l'éditeur, Tibo Bérard, dans Coeur Battant le sujet est présenté dès la première scène et les descriptions détaillées des lieux et des personnages mettent en place le cadre de l'intrigue, qui se densifie au fur et à mesure du roadtrip dans lequel se lancent les personnages. Contrairement à Dysfonctionnelle (lu et adoré, on en reparle plus tard promis) davantage construit comme un crescendo vers un feu d'artifice. Au final, une démonstration parfaite du talent complet d'Axl Cendres, qui sait si bien jouer avec le coeur du lecteur, sur le mode endurance ou sauts d'obstacle réguliers.
Lien : http://la-licorne-a-lunettes..
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Mikasabouquine
  10 janvier 2019
BOUM BOUM
C'est ce que vient de me faire la plume d'Axl Cendres.
Je découvre tout fraîchement la poétique Axl Cendres et c'est pour mon plus grand plaisir. Pourtant, « Dysfonctionnelle », le titre qui l'a fait connaître, est dans ma pal depuis un certain temps déjà. Je n'ai pas d'explication sur le pourquoi cet ouvrage stagne dans ma bibliothèque, mais une chose est sûre, au vu de la qualité de son dernier livre, il n'y restera plus longtemps désormais.
Je n'ai jamais noté autant de belles citations que dans ce livre ! C'est incroyable le nombre de phrases qui ont retenues mon attention. J'en suis même venue à corner mes pages ! Chose que je ne fais JAMAIS (sacrilège!).
BOUM BOUM
C'est ce que m'ont fait ressentir les personnages.
Ils ont fait battre mon petit coeur ce petit groupe de « Suicidants ». Un groupe improbable et éclectique mais ils se complètent tous tellement bien. Je les ai tous aimé. Alex, le hors-la-vie-analyste-scientifique-du-sentiment-amoureux qui a décidé « d'abattre [s]on coeur ». Alice « la fille au teint de cadavre » qui a le malheur méchant et le coeur encrassé. Victor, le voleur de bouffe à la table des anorexiques futur sexoolique victime de harcèlement scolaire. Collette, une résidente Suicidante suicidaire, alcoolique (ou pas) et philosophe-psychologue à ses heures perdues. Et enfin Jacopo, l'emmerdeur emmerdant emmerdé et... c'est tout (et c'est déjà pas mal!).
BOUM BOUM
« Bienvenue à la Clinique de la Citadelle. »
Si tu « n'aime[s] pas le concept de la vie » parce que « On est programmés pour aimer les gens, et les gens sont programmés pour mourir. »
Que tu penses que « La vie, c'est long à crever » et que « Les gens ne pensent qu'à s'entre-bouffer » pendant que « Dieu s'emmerde à faire pousser les roses et les coquelicots ! » Alors, « Vole les lumières, toutes les lumières que tu peux... Les ténèbres ont un appétit féroce, alors vole les lumières... » Et surtout exprimes-toi : « Une déchirure, ça se partage ».
BOUM BOUM
Cette histoire c'est un coeur battant. C'EST « Coeur battant ».
BOUM BOUM
Coeur battant d'Axl Cendres. À découvrir absolument.
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orbe
  29 août 2018
Les suicidants sont un groupe hétéroclite de personnes qui ont tenté de mettre fin à leur vie et qui se retrouvent en hôpital psychiatrique.
Alex, 17 ans, partage ses activités avec Alice et Victor des adolescents comme lui mais aussi avec Colette, une retraitée excentrique et Jacopo, un milliardiaire qui s'ennuie à mort.
Ils vont ainsi partciciper à des groupes de parole mais aussi à de l'art thérapie ou encore de la marche en Pleine conscience.
Chacun a de bonnes raisons d'en vouloir à la vie comme le suicide d'une mère, des habitudes alimentaires pour combler un vide ou encore un viol.
Ils vont pourtant s'allier avec pour objectif commun d'en finir. Pourtant les liens d'amitié qu'ils tissent sont autant de pas qui font monter le "Taux d'Espérance" de chacun...
Un beau roman vif et tranchant qui remue le lecteur et l'amène à s'interroger sur les coups de l'existence mais aussi sur sa beauté.
Les protagonistes sont comme des équilibristes sans concession qui doivent en leur âme décider si la vie vaut la peine d'être vécue avec toutes ses souffrances.
A ces portraits émouvants se juxtaposent une langue qui tranche mais aussi magnifie ces héros et illumine le texte de métaphores, poèmes, maximes et pensées...
Ils proposent au lecteur des moments de pause et de réflexion mais semblent en même temps autant de dénonciations d'une société figée. Ce qui n'exclut nullement des passages décapants mais drôles.
A lire absolument !
Lien : http://www.nouveautes-jeunes..
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critiques presse (3)
LeMonde   27 novembre 2018
Dans un récit qui bat la chamade, ponctué de phrases drôles et exutoires, la romancière offre une incursion poétique mais sans voile sur la maladie mentale, la dépression, le chagrin. Elle évoque habilement les préoccupations adolescentes, comme le rapport au corps ou la rupture de dialogue avec les adultes.
Lire la critique sur le site : LeMonde
Actualitte   26 novembre 2018
Rarement on aura dans les mains un livre aussi poétique et doux pour parler du suicide, de ses causes, de ses origines et du mal-être des Suicidants. La langue d’Axl Cendres est souple, suffisamment enjouée pour évoquer le drame, la perte, la disparition, sans pathos ni excès.
Lire la critique sur le site : Actualitte
Liberation   18 octobre 2018
Ce roman n'est en aucun cas morbide. Il évoque tranquillement les pires extrémités, avec un humour noir, pour mieux retomber sur ses pieds, résolument du côté de la vie. L'âge veut ça : on peut, adolescent, jouer avec l'idée d'en finir, puisque c'est abstrait, on n'a pas commencé à vivre. L’autrice n’a pas froid aux yeux, elle fonce.
Lire la critique sur le site : Liberation
Citations et extraits (78) Voir plus Ajouter une citation
letilleulletilleul   11 février 2019
Dans une pièce qui ressemblait à une salle de classe, nous étions cinq à être assis derrière de petites tables formant un cercle.
Blouse blanche et barbe grise, celui que tout monde appelait le Doc, le psychiatre qui animait la séance, a joint les mains avec un sourire joyeux.
« Bien ! » il a dit. « Comme nous avons un petit nouveau parmi nous, et pour le mettre à l’aise, chacun va rappeler son prénom et la façon dont il a essayé de se suicider. »
Le petit nouveau, c’était moi. Nous étions tous ce que l’on appelle des Suicidants, c’est-à-dire des personnes qui ont raté leur tentative de suicide – à ne pas confondre avec les Suicidaires, ceux qui ne sont pas passés à l’acte.
Un garçon s’est lancé. Ses cheveux étaient aussi roux que les miens étaient bruns, et il était aussi gras que j’étais en os.
« J’m’appelle Victor, j’ai avalé une boîte de pilules que ma mère prenait pour dormir, j’croyais que c’étaient des somnifères, mais en fait c’était un truc avec des plantes... »
« Merci Victor ! » a dit le Doc d’un ton enjoué.
Son regard s’est tourné vers un monsieur blanc comme un linge sale.
« Jacopo ? »
« Mon nom est Jacopo », a soupiré le monsieur avec un léger accent italien. « J’ai essayé de me jeter d’une falaise... mais j’ai pas réussi à sauter. »
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MikasabouquineMikasabouquine   11 octobre 2018
« Et si tu me disais pourquoi tu as voulu te faire du mal? »
« J’ai pas voulu me faire du mal; j’ai voulu mourir. »
[...]
« Et pourquoi voulais-tu mourir? »
« Parce que je n’aime pas le concept de la vie. »
« Tu peux préciser? »
« On est programmés pour aimer les gens, et les gens sont programmés pour mourir. »
« Continue. »
« Notre espèce est donc programmée pour souffrir - la preuve, nous naissons avec la capacité de sécréter des larmes. »
[...]
« Parfois », j’ai repris, « c’est à se demander si les yeux servent à voir ou à pleurer. »
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MikasabouquineMikasabouquine   30 septembre 2018
Dans le grand escalier tapissé de marbre, tandis que je regagnais ma chambre, j'ai croisé Colette, la vieille dame élégante.
Elle m'a arrêté en m’attrapant par le coude, avant de chuchoter:
"Je sais que les jeunes sont avides de nouvelles expériences. Alors... si jamais un soir tu as envie de m'étouffer avec un oreiller pendant mon sommeil, n'hésite surtout pas!"
J'ai pas su quoi répondre à ça.
"Je suis à la chambre 44", elle a conclu avec un clin d’œil.
Bienvenue à la Clinique de la Citadelle.
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gouelangouelan   28 novembre 2018
« Je me suis découverte moins conne et moins superficielle, plus humaine et profonde… Peut-être que les cœurs de conne sont comme les noix de coco : il faut les briser pour révéler ce qu’il y a de bon en eux ! »
p.105
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KorriganKorrigan   27 novembre 2018
Le ciel, c'était son truc à Maman. Et ce qu'elle aimait par-dessus tout, c'était quand on allait à la mer et que l'horizon s'effaçait en un seul bleu.
Elle disait alors : "Le ciel se déverse dans la mer, c'est la vie qui se fait belle pour t'inviter à vivre..."
Et tandis que les autres se jetaient à l'eau, Maman et moi, on se jetait au ciel.
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