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EAN : 9782268084824
276 pages
Éditeur : Les Editions du Rocher (01/09/2016)

Note moyenne : 3.38/5 (sur 8 notes)
Résumé :
On connaît le vers de Lamartine : « Un seul être vous manque et tout est dépeuplé. » Le père du narrateur est mort. Il l'appelait Poupe. C'était un sacré bonhomme avec un sacré caractère. Une force de la nature. Un héros de western. Origine italienne. Il aimait, entre autres, les belles carrosseries, la bonne chair et les parties de tennis avec son fils, qui lui offre, dans ce roman, le plus beau des tombeaux : « Mon père si dur. Mon père si doux. Mon père, ce héros... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (4) Ajouter une critique
Bookycooky
  30 octobre 2016
Magnifique ode au père !
Un deuxième livre que j'ai pioché dans la liste " Première sélection du prix Interallié 2016", aprés "A la place du mort" ( entre-temps "A la place du mort" y est toujours, celui-ci est éliminé, plus que six dans la course,dont Petit Pays,.....mon coeur est pour ce dernier).
François Cérés ,écrivain et journaliste littéraire, nous y parle de Poupe, son père qui a disparu en 2013. Un parfum d'Alexandre Jardin y flotte, avec une famille plus prolétaire et moins extravagante mais avec la même plume cocasse.A travers ce père qu'il admire éperdument tout qualités et défauts confondus, il nous parle avec nostalgie d'une époque à jamais révolue avec sa disparition.
D'origine italienne, Poupe est " un pistolero de la truelle" qui quitte très tôt l'école.Une occasion lui donne la chance de réussir tôt dans les affaires et lui assure une ascension sociale qui le conduira à s'intéresser au monde des idées et fréquenter divers intellectuels. Un être d'exception, un ovni comme l'appelait sa fille, grand travailleur,aux multiples passions et talents, qu'il partagera d'ailleurs avec son fils, qu'il surnomme la Globule.
Grande complicité entre ces deux, du cinéma au tennis, beaucoup de passions partagées, beaucoup d'amour et de tendresse.
Mais François Cérésa est réaliste, ce formidable portrait d'un homme cache aussi failles, douleurs,angoisses et autres peines de la vie, mais qu'importe, le temps d'une lecture, il se fait et nous fait plaisir.....N'est-ce-pas mieux de ne garder que les bons souvenirs,....à quoi serviraient les mauvais ?
A travers ce sujet très intime à l'émotion intense, François Cérésa n'a pas d'autre choix que de dévoiler le plus profond de lui-même. Confessions pudiques, sincères,touchantes et terriblement humaines.
Un style puissant,sec et rapide où l'humour gicle de la prose.
"Je m'adresse à ceux qui aiment ou qui ont aimé leur père", j'en suis une.
Un livre qui m'a troublée et émue.
"By the river
Rio Bravo
I walk alone
And I wonder as I wander
By the river
When my love has flown."

(lonesome cowboy)
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Johnbelmond
  12 décembre 2016
Ode au père. Celui dont on voudrait se souvenir : sans faiblesse. Un livre qu'on aimerait avoir écrit pour son propre père avant qu'il ne disparaisse. de la générosité, pas de finasseries, pas de reproches par contumace de fils pleurnichards . C'est le père mythique dans toute sa splendeur avec tous les astres qui gravitent autour. Je pense à Jean Daniel, Edgar Morin, Louis Nucéra, Joseph Kessel.
Un mot sur les Éditions du Rocher : c'est raffiné.
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ZHAM
  13 avril 2020
Un bel hommage d'un fils envers son père.
Cela dit, cette histoire est trop personnelle pour se sentir vraiment concerné.
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JametAgnes
  14 septembre 2017
Je ne l'ai pas lu jusqu'au bout. Je ne me suis pas sentie concernée par cette vie idéale
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Citations et extraits (11) Voir plus Ajouter une citation
BookycookyBookycooky   30 octobre 2016
Il suffit de penser à la phrase de Borges : « Heureux ceux qui peuvent se passer de l’amour. » ....… Flaubert l’a dit : « Être bête, égoïste et avoir une bonne santé, voilà les trois conditions voulues pour être heureux. » Seulement où irons-nous après, je vous le demande.
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BookycookyBookycooky   28 octobre 2016
Seulement c’est bien connu, l’important n’est pas d’expliquer comment les choses se sont passées, mais comment elles ont été ressenties.
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BookycookyBookycooky   30 octobre 2016
Le temps, lui, se charge de tout. Parents unis, amants désunis, souvenirs, joies, tristesses : il s’en tape. Il efface, il brise, il détruit, il annihile.
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BookycookyBookycooky   30 octobre 2016
J’ai toujours été plus sensible à ceux qui font qu’à ceux qui disent. Les deux Jean n’ont rien à voir avec nos technocrates filiformes et chlorotiques qui parlent de tout sans rien savoir, chafouins et diplômés, qui rient sans rire, qui vivent sans vivre.
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BookycookyBookycooky   30 octobre 2016
Quand je rencontrais de grands intellectuels au Nouvel Observateur, j’avais l’impression d’être au zoo.
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Videos de François Cérésa (7) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de François Cérésa
La montre d'Errol Flynn sélectionné pour le prix Interallié 2019
Dans la peau d'un pirate
« Un jour, a Juan-les-Pins, mes parents et moi etions sur le port. Juche sur les epaules de mon pere, je regardais les bateaux a quai. En voyant un homme en blanc sur une passerelle, ma mere, qui tenait un petit bouquet de jasmin a la main, a dit : “C'est Errol Flynn.” Elle s'est approchee de lui et lui a donne son bouquet. Il l'a pris, l'a hume, l'a accroche au revers de son veston et a dit dans un francais impeccable : “C'est un beau cadeau. Merci, madame.” Intimidee, ne sachant plus quoi dire, elle a alors balbutie : “Avez- vous... l'heure ?” Errol Flynn a eclate de rire. Puis, detachant le bracelet de la montre qu'il portait au poignet, il la lui a tendue avec un grand sourire : “Je n'en ai pas besoin, je ne suis jamais a l'heure.” »
Depuis le jour de 1957 ou Robin des Bois en personne a donne sa montre a la mere de Patrick, ce dernier est devenu un inconditionnel. Au point de calquer sa conduite sur celle du heros de L'Aigle des mers et de Capitaine Blood, sportif, seducteur et parfait gentleman. Meme gout de l'aventure, des betises, des filles... et des boissons raides.
Devenu journaliste, Patrick decide de faire reparer la montre. Jamais il n'aurait cru que cet objet, tel un philtre magique, lui donnerait acces a l'intimite de l'une des plus grandes stars de Hollywood...
http://www.editionsecriture.com/livre/la-montre-derrol-flynn/ #prixInterallie #ecriture #Ceresa
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Ne en 1953 a Cannes, Francois Ceresa est l'auteur de plus de trente romans recompenses de nombreux prix. "Poupe" (Le Rocher, 2016), consacre a son pere, a ete salue par la presse. Chez Ecriture, ont paru "Merci qui ?" (2013) et "Les Princes de l'argot" (2014).
+ Lire la suite
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