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ISBN : 2742780211
Éditeur : Actes Sud (07/11/2008)

Note moyenne : 4.01/5 (sur 74 notes)
Résumé :
Partir, c'est mourir un peu... Pour Muriel, c'est avant tout quitter Paris, mégapole inhumaine et aseptisée. Plonger dans les âpres sentiers de la découverte... En route pour l'Asie ! Avec d'abord la moisissure géante de Bombay, ses guenilleux, le corps fardé de cendre sacrée. Puis Katmandou, confuse, bourgeonnante, livrée à Kâli la noire. Calcutta, paradis pour crève-la-faim mais aussi Bangkok et ses déesses cradingues. Singapour, jardin des délices... Et si tout c... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (11) Voir plus Ajouter une critique
madameduberry
  21 octobre 2013
Un petit bout de femme-enfant part au bout du monde avec l'inséparable copine et des rêves rimbaldiens plein la tête. A l'arrivée du charter, l'Asie, ses merveilles et ses maléfices, son humanité grouillante et la mort au coin de la rue, ses parfums enivrants et sa merde, sa misère et sa splendeur. Les rencontres aussi, les passions et les nécessaires séparations.
Tout cela décrit , inventé ou magnifié par une écriture étincelante, gorgée de jeunesse et de désir, ciselée et précise, échevelée et baroque. Ombres et lumière, choc des cultures entre une post lycéenne nourrie de littérature et assoiffée d'ailleurs, à la sensibilité indéniable, absorbant les effluves et les miasmes de l'orient par tous les pores et restituant au lecteur éberlué les clés des religions, mythologies et civilisations de ce continent asiatique qui semble avoir été fabriqué uniquement pour la belle Muriel (et ses lecteurs captivés).
Un trésor de ma bibliothèque, lu et relu au fil des années. Comme Cendrars, avec son style propre de parigote lettrée, l'auteur nous fait vivre un kaléidoscope de visions et de sensations.Muriel Cerf est décédée, touchée par la maladie après avoir échappé à tant de pièges lors de ses voyages de jeunesse; elle laisse entre autres ce livre flamboyant qui n'a pas fini de faire voyager les âmes aventureuses ,mais casanières..
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AgatheD
  30 octobre 2014
Quand j'ai découvert Muriel cerf à l'époque,,je peux dire que j'ai été eblouie autant par son physique que par son écriture,je n'ai jamais retrouvé une telle intensité ....j'ai lu plusieurs de ses ouvrages ; moi je trouvais que c'était une merveille de romancière...la vie a passé avec ses occupations..j'ai moins lu et l'ai perdue de vue...je le regrette à présent que je suis revenue à la lecture et c'est sur une critique de Babelio que j'ai découvert qu'elle avait quitté la vie....son "Antivoyage" et les autres ont toujours fait partie de mon carton de livres dans tous mes déménagements ....je me demande pourquoi elle a été si peu connue,sans doute est elle arrivée trop tôt dans le système de réseau de clientélisme ...
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Pancrace
  27 août 2017
Après avoir moi-même humé les vents népalais sur les rives du lac de Pokhara, je peux attester que seule Muriel Cerf a su effacer l'espace et le temps où l'on retrouve intacte l'odeur de patchouli prisonnière des étoles chamarrées aux cous des filles.
Les phrases de ce récit sont tellement ciselées et percutantes qu'elles pourraient être toutes alignées comme des citations par les « babeliotes » avides de faire partager leur douces bien qu'acerbes mélopées, qu'il serait plus simple de recopier le livre entier !
Les phrases coulent telles du Bach, leurs petites musiques enchantent comme l'eau claire des torrents himalayens. le texte lui, oscille entre Jimmy Hendrix et Janis Joplin, les rifs verbaux tempétueux répondent aux solos de termes rocailleux bourrés de hasch.
Etrange mélange des « Chemins de Katmandou » de Barjavel et de « L'herbe bleue » de Béatrice Sparks. Mais, qui suis-je pour faire une critique sur un bouquin plébiscité par Monsieur Malraux et « culte » dès sa sortie ?
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Danieljean
  25 février 2016
Quel style éblouissant pour une femme aussi jeune, chaque ligne est un pur chef d'oeuvre, c'est brillant, poétique, puissant. Un tourbillon qui nous emporte de Paris jusqu'à Singapour, Bombay, Népal, Sikkim, Calcutta pour finir par Bangkok, Penang et Singapour.
On est au niveau d'un autre voyage en même temps, tant de talent, par moments, c'est presque trop.
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Elamia
  14 avril 2012
Muriel Cerf a une très belle écriture. On a réellement l'impression de voyager à ses côtés. Pour moi, elle n'a pas la reconnaissance qu'elle mérite. Pourtant son écriture est raffinée, poétique, ça change de tous les auteurs qui écrivent à la chaîne (Nothomb etc..). Muriel Cerf a vraiment un don !
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Citations et extraits (6) Voir plus Ajouter une citation
nath45nath45   04 janvier 2018
"Vegetable thali" sur un plateau d'argent où sont disposées en cercle une dizaine de petites coupes contenant les légumes et les sauces...On ferme les yeux, on pique au hasard au bout de la fourchette, et c'est une explosion de plaisirs variés, violents comme un incendie au fond du palais. On a envie de tout mélanger, la confiture de mangue épicée, gluante, orange comme le soleil, le safran délicat, les poivrons verts, le gingembre sucré-salé, la coriandre, les cardamones, les petit pois baignant dans l'huile rouge. (Page 46)
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DanieljeanDanieljean   25 février 2016
J’ai vu Devi l’épouse de Civa laver sa culotte dans les fontaines de Katmandou, Kâli la noire s’épouiller avec la minutie d’une mère babouin, Radhâ la bergère chiquer le bétel et cracher par terre des jets de salive rouges, les bayadères d’Anghor continuer leur ronde déhanchée à Bangkok le long de Patpong Road et faire le tapin à Klong Toï, j’ai filé cent baths à Lakshimi sortie de sa mer de lait pour me masser le dos au Takara Palace, j’ai croisé le fatal regard de la princesse Sita parmi les beautés en cage d’un bordel de Bombay, les apsaras de Khajurâho ont dansé rien que pour moi et j’ai pénétré dans le gynécée de Siddhârtha avant qu’il ne devienne Bouddha quand il veillait encore sur le sommeil de ses femmes.
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zorazurzorazur   15 mars 2012
Le vert, couleur fade, bâtarde et lamentable, je me mets à l'adorer en arrivant à Katmandou. Ce vert, c'est celui du premier végétal poussé sur la terre, grinçant et suraigu, comme une vibration en suspension dans l'air, glorieux et neuf comme la vie - le vert, c'est la rizière et la vie !
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mimabrumemimabrume   01 avril 2016
il faut des flambées de délires pour incinérer les chienneries de la vie quotidienne
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nath45nath45   04 janvier 2018
Cette nourriture-là (le curry) n'est vraiment pas pour les enfants. On devrait censurer le curry comme on interdit les films ou on cache les livres aux yeux et aux oreilles non avertis ; elle est forte et défonçante comme une jouissance, brûlante comme la douleur, traitre comme une drogue, torturante comme un poison délicieux, elle fait suer, rougir, pâlir, changer de sens la circulation du sang et carburer à mort le métabolisme. Une vraie révolution organique. (Page 45)
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Videos de Muriel Cerf (14) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Muriel Cerf
Tout le monde en parle : [émission du 7 janvier 2006] Murief Cerf, invitée pour son livre "Bertrand Cantat ou le chant des automates" s'accroche violemment avec Lio-chanteuse au sujet de l'approche "indulgente" qu'elle envisage dans son livre à propos du meurtre de Marie Trintignant par Bertrand Cantat. Lio déchiffre une certaine forme "d'absolution" ( de Cantat) dans le livre de Muriel Cerf. Images d'archive INA Institut National de l'Audiovisuel
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Chez Muriel Cerf

Dans le journal Le Monde du 31 octobre 1975, Muriel Cerf déclarait à propos de son premier ouvrage (paru en 1974 au Mercure de France) apprécié de toute une génération, décrié par d'autres : Je ne répondais pas à une mode. Je me suis sentie propulsée en Asie sans motivation particulière, sinon celle d'une nécessité biologique.

La voyageuse du soir
Partir
L'antivoyage
Les chemins de Katmandou
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