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Justine Richard (Traducteur)
EAN : 9782266338936
368 pages
Pocket (11/04/2024)
3.47/5   105 notes
Résumé :
Vous aimez Scream ? Vous aimez It ? Vous êtes au bon endroit.

Kettle Springs, patelin du Missouri perdu au milieu des champs de maïs, est en proie à un véritable conflit de générations. D'un côté, des adultes qui ne supportent pas de voir bafouer leur ville et ses traditions. De l'autre, des teenagers qui ne pensent qu'à dénigrer ce trou paumé. C'est alors que Frendo, un mystérieux clown, décide de se joindre à l'affrontement en séparant leurs têtes d... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (53) Voir plus Ajouter une critique
3,47

sur 105 notes
1. le champ de maïs. Si vous connaissez un peu les champs de maïs, vous savez que c'est un lieu idéal pour jouer à cache-cache. Ma grand-mère vivait près d'un champ de maïs et lorsqu'on était gosse, avec mes frères, nos activités principales : attraper les sauterelles, écosser les haricots verts, cueillir des mûres, voler des pommes (oui c'est mal), faire des tartes ou des crumbles, écouter la radio en regardant le soleil se coucher, lire et évidemment se faire peur dans le champ de maïs. C'est mythique. C'est rigolo de se faire peur entre gens innocents ou volontaires. Ce n'est d'ailleurs pas pour rien qu'Aven Parc fait une nocturne le soir d'Halloween dans son champ de maïs. Mais cela l'ai beaucoup moins, lorsqu'on n'a pas choisi de s'y trouver et de nombreux films feront appels au champ de maïs pour intensifier des angoisses.
2. le clown. Alors, à la base, le clown est censé faire rire les enfants. D'ailleurs, j'en ai vu un dimanche qui m'a fait rire avec ses cartons de livraison de Starsky Minute mais lui n'a pas pris la peine de s'affubler d'un maquillage outrancié car, et Stephen King l'a bien compris, la coulrophobie est beaucoup plus présente chez les petits et chez les grands, qu'on ne l'imagine. Si on pense déjà à Pennywise, Capitaine Spaulding, Stitches, les clowns extraterrestres, les clowns dans les films de zombies (y a souvent un putain de clown zombie, même dans le jeu Left4dead, mais qu'est-ce que vous avez enfin ?), le psychopathe John Wayne Gacy (il a existé lui), Ronald Mcdonald (ah non pardon, quoi que), Terrifier a définitivement enterré la confiance que l'on a pour les clowns.
En résumé, notre innocence : jouer dans les champs de maïs et rire des clowns, est mis à rude épreuve avec les films d'horreurs. L'éjaculation précoce, l'acné, les poils qui poussent, la dépression, les pieds qui sentent le fromage et l'excès de narcissisme n'étaient pas suffisants pour marquer notre enfance perdue ?

***

Un Clown dans un champ de maïs est un brillant hommage au slasher. Il en respecte les codes tout en étant fort original et c'était très plaisant à lire. Il marque également profondément la réflexion sur la place de l'adolescent et les conflits entre générations. Qu'est-ce qu'un ado ? Un petit con libidineux irrespectueux qui ne fait que filmer ses conneries pour les mettre sur instagram ou TikTok ? Il ne sert qu'à provoquer, se plaindre et à paresser ? Il détruit l'image du village avec ses vidéos de merde ? Auparavant, l'adolescent des cambrousses, buchait pour réussir, ou aidait à contre-coeur ses parents dans l'entreprise familial ou avait des vocations sportives... Que fait-il aujourd'hui à part faire le guignol sur son smartphone? Et comment éradiquer ces larves de taupin des champs de maïs ? Frendo, le clown, mascotte du village, a trouvé la solution…
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Ça fait depuis les années 80 qu'on ne regarde plus les clowns de la même manière. le King a définitivement modifié notre perception des bouffons maquillés, de génération en génération. Ceci est donc bien l'histoire de Un clown dans un champ de maïs, mais l'histoire concoctée par Adem Cesare n'a pas grand chose à voir avec son illustre aînée.

Aucune tromperie sur la marchandise, le ton est donné par le titre et par la couverture. Il s'agit bien d'un slasher, la version écrite d'un sous-genre du film d'horreur, où un tueur psychopathe élimine un à un les personnages. Immortalisé par les séries Scream ou encore Vendredi 13. Beaucoup de navets, mais aussi des pépites, je me souviendrai toujours des émotions fortes que j'ai ressenties lors du visionnage des Griffes de la nuit de Wes Craven à sa sortie en 1985.

De l'horreur à l'état pur, sans doute, mais pas que, en ce qui concerne ce roman. Si un éditeur de qualité, aussi chevronné que Sonatine, décide de s'y pencher, c'est qu'il y a de quoi le sortir du lot.

En creusant plus loin, on constate que le livre a été adoubé par Clive Barker sur sa couverture américaine, rien de moins qu'un des maîtres de l'horreur. Voilà qui pose les bases d'une lecture qui cochera les cases d'une réussite.

Et c'est le cas. Adam Cesare joue parfaitement avec les codes et met en scène les ingrédients du genre : une bande de teenagers désoeuvrés, une fête qui dégénère, une traque incessante, des péchés à expier (et j'en passe).

Sauf que… Cette histoire de clown psychopathe est un brin plus compliquée qu'il n'y paraît. Que cette bande de jeunes, prompts à faire des conneries, et pourtant constituée de protagonistes moins débiles qu'habituellement.

L'auteur n'invente absolument rien, mais sait écrire, sait raconter une intrigue, et son récit n'est pas qu'une seule affaire de massacre. Oui, il y a bien une histoire !

L'écrivain avance masqué, ayant mine de rien des choses à exprimer, ce massacre ne se perpétuant pas sans raison.

En 300 pages à peine, il arrive à bien caractériser ses personnages, à joliment jouer sur la confrontation des générations. Et à développer l'ambiance bien spécifique d'un patelin du Missouri, qui se meurt peu à peu, même si le shériff distribue des tracts avec inscrit « Make Kettle Springs great again ». On sent bien l'atmosphère qui sévit dans les états du Midwest des États-Unis, même si on est évidemment dans la caricature.

Cesare ne se gêne pas pour égratigner la mentalité de la région, même si c'est bien un roman sans prise de tête (coupée).

Totalement contemporain dans son approche, avec ces manies des jeunes de vouloir tout filmer sur Youtube, y compris des Réels. C'est une des clés de cette affaire sanglante. C'est là que le livre se démarque de ses illustres prédécesseurs des 80's.

Une intrigue bien menée, qui verse ses seaux d'hémoglobine, qui pulse, gicle, tend les nerfs, coupe des membres. Un divertissement totalement assumé.

Mais comme l'auteur a eu le bon goût de prendre le temps de présenter ses personnages et de les rendre moins idiots qu'ils n'y paraissent, ce teen book est un moment fun qui fonctionne et rend les coups espérés.

A conseiller à ceux qui ont gardé leur capacité d'amusement à lire des horreurs. Si c'est votre cas, autant lire un bouquin qui fait bien le job, comme Un clown dans un champ de Maïs.

Il n'y a rien à redire, Adam Cesare sait y faire, maîtrise son sujet, sait raconter une histoire fun, et arrive même à insuffler un semblant de modernité tout en rendant hommage aux canons du genre.
Lien : https://gruznamur.com/2023/0..
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Je suis une grande fan des romans et films d'horreur et il en faut beaucoup pour me faire peur, alors là, ce n'est rien de dire que j'ai été carrément déçue car ce roman est lent, mou et d'une fadeur extrême.
On nous allèche avec une histoire de village américain reculé, d'une opposition entre les adultes et les jeunes et d'un clown qui trucide tout le monde.
Je m'imaginais déjà une région où la moitié des habitants sont consanguins et l'autre moitié attardée, avec des tendances violentes et sadiques, mais ça, c'est dans les films.
Ici, il faut attendre presque 100 pages, soit un tiers du roman pour qu'il commence enfin à se passer quelque chose.
Le style est lourd, je ne sais pas si le problème vient de la traduction, mais ça donne des phrases plates du style : "Elle a ouvert la porte. Elle a vu son père faire la vaisselle. Elle a monté l'escalier pour aller dans sa chambre"...
Je me suis énormément ennuyée car la plupart du temps, il ne se passe rien ou du moins rien d'intéressant dans ce village où un homme et sa fille adolescente viennent de s'installer.
Quand enfin les réjouissances commencent, on comprend très rapidement qui est à l'origine de tout ça et franchement, c'est nul, et ça ne fait absolument pas peur une seule seconde, il faut dire que le style est plat même quand l'auteur décrit un massacre.
Il n'y a rien à sauver dans ce roman, ni l'histoire, ni le style.
Bref, énorme déception pour ce roman, moi qui adore l'horreur, ici, c'est complètement raté et je suis étonnée que le roman soit publié chez Sonatine, un éditeur dont j'aime beaucoup le catalogue par ailleurs.

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🤡Chronique🤡

« Toute la ville adore Frendo. C'est, genre, notre mascotte. »

Qui veut connaître le clown de Kettle Springs? Il paraît qu'il existe une phobie des clowns, la coulrophobie. Après Ça, peut-être que ce n'est pas près de s'arrêter…C'est une peur née de fiction ou de mauvaises rencontres, alors entrer dans cette ville, où un clown est une mascotte, c'est déjà pressentir que ça va mal tourner. Et en bonne fan de Stephen King, voir qu'il y a également, un champ de maïs, c'est déjà savoir que ça risque de prendre des proportions gigantesques, mais j'y vais quand même! Même pas peur!
Nous allons suivre une bande de jeunes, victimes de l'ennui et des conséquences nébuleuses de la désindustrialisation, de l'agonie d'une ville et de ces modèles, ne leur reste qu'un clown, Frendo, de son petit nom, pour tenter un divertissement dans leurs vies mornes.
Les adultes regardent, dépités et démissionnaires, cette génération ultra-connectée, bruyante et fuyante. En laissant à l'abandon la culture intellectuelle et celle du maïs, ils s'accrochent tant bien que mal, à leurs gloires d'antan. Ne leur reste qu'une fête annuelle pour renouer avec leurs valeurs conservatrices et un clown, Frendo, de son petit nom, pour tenter un divertissement dans leurs petites routines bien ancrées…
Dans cette petite ville reculée, la frontière entre bien et mal semble tanguer, tel un épi de maïs au gré du vent. Trop facilement. Trop dangereusement. Trop horrifiquement.
Et c'est souvent dans ces contextes là, de misère sociale et affective, que l'horreur aime à s'inviter. Elle aime les failles, les scissions, les gouffres, et elle y fait son chemin. À coups et à sang. Soudain, le clown devient ce visage masqué aux intentions floues, le monstre sortant de l'ombre, jusqu'à incarner la vengeance même, à l'état brut…
C'est un page-Turner efficace. Adam Cesare saisit tous les codes du genre slasher, tout en nous donnant à lire, une histoire sur cette jeunesse américaine désemparée très interessante. On est pris dans cette frénésie d'hémoglobine et d'action où rien ne semble arrêter Frendo! On entendrait presque les hurlements d'ici! Toutes les peurs sont invitées dans ces labyrinthes grandeur nature de maïs, mais nous, nous n'avons qu'à nous éclater de ce frisson réussi, avec une box remplie de pop-corn!
J'ai déjà hâte de lire la suite!
(Car oui, la suite est déjà annoncée chez Sonatine Éditions et je ne veux rien rater des aventures de ce clown rageux.)
Lien : https://fairystelphique.word..
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Mais qu'est-ce qu'un clown fout dans un champ de maïs ? Si on avait eu deux pastèques dans ce champ de maïs, j'aurais dit tout de suite que c'étaient les coui**** du Géant vert… Mais un clown ?

Serait-ce Grippe-Sou, le clown maléfique du roman ÇA, de Stephen King, qui serait revenu à la vie ?

Ce roman, qui se veut être aussi une ode aux films d'épouvante façon "Scream" commence gentiment, avec des jeunes qui nagent dans un réservoir.

Puis, on se retrouve à Kettle Springs, (Missouri) version américaine de Trifouillis-les-Oies, donc, le trou du cul du Missouri, perdu au milieu de champs de maïs…

Peut-on ramer dans un champ de maïs ? Non, bien entendu, ce serait impossible… Et pourtant, je peux vous assurer que j'ai ramé durant presque la moitié de ce roman d'épouvante (150 pages au moins) qui m'a plus ennuyé que foutu les chocottes.

Désolée pour celles et ceux qui ont adoré ce roman (dont des copinautes blogueurs que j'adore), mais avec moi, ça n'a pas pris.

C'est seulement quand les meurtres ont commencé que j'ai avancé plus rapidement dans ce roman et qu'il a commencé à me coller aux mains. L'action du sirop de maïs et de l'hémoglobine, sans aucun doute.

Qu'est-ce qui a foiré dans ce roman d'hommage aux films d'épouvante ? L'écriture… Je l'ai trouvée plate. le scénario manquait de profondeur (alors que dans "Les maudits", dans le même genre d'hommage, on n'en manquait pas), sauf à un moment donné, comme si l'auteur, se rendant compte de la vacuité de son récit, avait ajouté un peu de profondeur et de réflexion. Trop tard.

Et la bande jeune, celles des personnages principaux, manquait de corps (au sens figuré), d'épaisseur. Leurs dialogues étaient plats, inintéressants (tiens, comme dans la réalité) et je ne me suis attachée à aucun d'un, si ce n'est à celui que l'on disait bouseux. Un chasseur… c'est vous dire !

Entre nous, je m'ennuyais tellement dans la première moitié que j'ai failli arrête ma lecture. Mais comme je voulais voir ce qui allait se passer d'horrible dans ce champ de maïs, je suis restée et j'ai eu raison, car quand le carnage commence, le récit devient addictif, mais hélas, jamais il ne fait flipper.

L'auteur a voulu sans doute rendre trop hommage et a loupé le coche. Arbalète, tronçonneuse, fourche, machette… Trop c'est trop et cela a sucré le sirop de maïs. Si le motif de l'attaque est inédit, il semble tout de même un peu exagéré… Surréaliste, même. Bon, au moins, il est surprenant. Pas réaliste, mais surprenant.

Oui, la seconde moitié était addictive, oui, il y avait du suspense, des rebondissements, du sang, de l'adrénaline, mais le tout est resté un peu fadasse, malgré l'abus de sirop !

Méfiez-vous tout de même des champs de maïs et des clowns, on ne le dira jamais assez…

Les avis sur Babelio sont en majorité positifs (on est peu à s'être emmerdée dans le début de ce roman), ce qui me fait dire qu'il faut donner sa chance à ce roman et vous faire votre propre avis sur le début : lent et ennuyeux ou intéressant dans sa manière de présenter cette petite ville où les adultes semblent regarder les jeunes de travers…

Lien : https://thecanniballecteur.w..
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Citations et extraits (5) Ajouter une citation
Ils ont marché de plus en plus loin dans l'océan de maïs, le chemin éclairé par les étoiles et par des jeunes égarés qui passaient de temps en temps en brandissant la lampe torche de leur Iphone.
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Vous vous inquiétez tellement de ce qui va pas chez les jeunes. Mais c’est vous qui nous vendez des armes, qui affirmez que c’était mieux quand les hommes étaient des hommes, qui soutenez que le réchauffement climatique est une arnaque. Vous faites de la haine un sport d’équipe. Je veux dire, ouais, vous, vous êtes allés un cran plus loin, c’est vrai, mais c’est pas comme si les gens de plus de cinquante ans en avaient vraiment quoi que ce soit à foutre de nous.
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Quel type d'arbalète fallait-il à un chasseur si son gibier était des adolescents ?
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C'était à cause de ce ton que les gens la voyaient comme une connasse. Ca, et le fait que c'était un peu une connasse.
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Folie. Haine. Angoisse. Tradition. Le rêve américain.
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