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ISBN : 2290307858
Éditeur : J'ai Lu (27/09/2000)

Note moyenne : 3.53/5 (sur 522 notes)
Résumé :
Des hommes, des femmes, animés par une vocation irrésistible, se penchent sur les pauvres gosses dont la famille est indigne et sur ceux, plus malheureux encore, qui n'ont pas de famille du tout. Le "juge d'enfants" est un personnage caractéristique et bien mal connu de notre époque.

Dans ce livre, Gilbert Cesbron le fait vivre et agir. Son problème, c'est celui de chaque père envers ses enfants, celui de chaque homme face à cet univers fermé et si s... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (22) Voir plus Ajouter une critique
litolff
  22 octobre 2012
Gilbert Cesbron, écrivain profondément humaniste, occupait une place un peu à part de la littérature du XXe siècle. Chacun de ses livres était un témoignage sur un problème de société et il était avant tout préoccupé par l'enfance en détresse ainsi qu'en témoigne « Chiens perdus sans collier ».
Au début des années 50, la société prend en charge les orphelins, les délinquants broyés par la misère, l'alcoolisme, les logements insalubres, les séquelles de la guerre…
Juge, psychiatre et éducateurs croisent ces jeunes entre le centre d'éducation surveillé, le cabinet médical et le tribunal, et patiemment, avec beaucoup d'humanité, tentent d'offrir un semblant d'avenir à des gosses nés sous une mauvaise étoile, dans récit fort et passionnant.
60 ans plus tard, le bilan n'est pas forcément plus rose mais l'enfance en détresse est une préoccupation majeure au sein de notre société et Cesbron y est peut-être un tout petit peu pour quelque chose…
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isajulia
  06 mars 2013
Avec des êtres humains à sauver c'est forcément un livre pour moi.J'ai eu le coeur serré pendant presque 400 pages.
Quand il aborde un sujet monsieur Cesbron ne fait pas de quartier,c'est d'ailleurs pour cette raison que je suis tombée amoureuse de sa plume (merci maman).
Ici il est question des enfants de l'assistance publique et de la difficile profession de juge pour enfants,l'auteur porte un regard réaliste et incisif sur ces gosses nés sous une mauvaise étoile.Le regard que l'on peut avoir sur eux change au fil des pages,on s'attache à ces enfants que le destin n'a pas favorisés.De famille en centre de redressement,en passant par les audiences au tribunal,ces gamins qui ne sont que des "dossiers" ont une âme...et quelle âme !Je les ais tous adorés,même les plus pénibles d'entre eux,on a qu'une envie,les prendre dans nos bras et les serrer très fort contre nous pour leur montrer que malgré la misère le monde n'est pas si cruel.
Tout les protagonistes sont attachants,Marc,Alain,Albert dit Olaf...des coeurs purs tout simplement.Sans oublier les adultes, Lamy le juge,Darrier l'avocat,le personnel de Terneray ,le centre de redressement.De gens effrayants par leur métier,l'on se rend compte qu'ils sont tiraillés par leur devoir et leurs sentiments.Ils sont presque plus humains que le commun des mortels.
Ce livre est une vraie leçon de vie,d'humanité et une magnifique bouffée d'espoir malgré la noirceur de son contexte.
Très beau et touchant,je le relirai avec plaisir encore et encore.
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Jardinssecrets
  27 février 2018
Chiens perdus sans collier
de Gilbert Cesbron (Auteur)
Alain, Marc, Taka, Olaf et tant d'autres enfants se retrouvent à Terneray, un centre de redressement où des chefs et cheftaines au grand coeur tentent de leur rendre leur dignité. Ils sont tous issus de l'Assistance publique, ou délinquants, ou de parents jugés inaptes. Leurs souffrances sont terribles, mais ceux qui les entourent désormais, à l'image du juge pour enfants Lamy, savent les orienter et leur apporter, même dans les pires moments, l'amour qui leur a toujours manqué.
........................................
Cesbron n'est plus un auteur “à la mode”, mais ce livre a le mérite de respecter la langue française. En ces temps de maltraitance de notre langue, cette bouffée de classicisme m'a fait très plaisir même si l'histoire paraît parfois désuète, elle reste d'actualité dans un monde où tout devient de plus en plus compliqué au niveau des sentiments.
Des milliers d'enfants livrés chaque nuit à leurs fantômes, à leurs ennemies les grandes personnes… cependant que des dizaines de milliers d'autres enfants, à cette heure, trainent dans les rues, les foires et les bistrots les mains dans leurs poches vides. Ils boivent, volent, guettent, fuient, se prostituent parmi des milliers d'hommes et de femmes, leurs faux amis, semblables en tout à leurs parents — quelle différence ? le monde est déjà pour eux une immense usine, un immense bistrot, un immense terrain vague : une nuit d'hiver à jamais !
Tout est pareil partout, et chaque jour semblable au précédent…
Pour eux, que veut dire vivre ?
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allard95
  12 février 2017
Vu d'aujourd'hui, ce livre à succès des années 1950 (succès amplifié par un film, dans lequel Jean Gabin jouait le rôle du juge au grand coeur) est une curiosité. Tant le style que l'ensemble de la forme sont totalement désuets, et le rythme est faible: les adolescents d'il y a 60 ans le dévoraient, comme un livre d'aventures; on peut parier que ceux d'aujourd'hui n'iraient pas au-delà de la vingtième page. Cette littérature sociale et chrétienne d'alors voulait pointer du doigt la responsabilité réelle des maux de la société, et notamment celui de la délinquance juvénile: plutôt que de blâmer les enfants perdus, éduquez leurs parents, donnez-leur les moyens d'avoir un logement décent, donnez-leur une autre perspective de vie que de perdre leur argent et leur santé dans les bars. Bref, l'idée était de remonter à la source: le niveau au-dessus étant les parents, et, encore au-dessus, l'organisation sociale. Gilbert Cesbron nous accompagne dans une histoire d'orphelins et de petits délinquants (quel rapport?), placés dans un centre modèle, où, contrairement à l'idée d'alors des "maisons de correction" à la discipline impitoyable, les encadrants étaient au contraire des personnes indulgentes, patientes, bienveillantes, qui savaient voir en chaque enfant perdu toute sa part d'humanité, de lumière et d'optimisme. La question est de savoir ce qu'il reste aujourd'hui de cette vision, et de ces méthodes: pourquoi un adolescent dévisse-t'il? Comment corriger sa trajectoire déviante? Quelle perspective lui donner? On se posait ces questions il y a 60 ans, on espérait trouver des solutions: le sport, le travail, les jeux collectifs, l'amitié, la famille, la responsabilité. Hélas, de belles idées, des belles initiatives, le courage et le dévouement de belles personnes n'ont pas suffi: beaucoup d'espoirs se sont perdus en route. Et il faut toujours recommencer.
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ivre_de_livres
  18 septembre 2016
J'ai pioché Chiens perdus sans colllier (Edition J'ai lu) totalement au hasard dans ma PAL et je ne le regrette absolument pas ! Je ne connaissais pas du tout l'histoire et après avoir fait des recherches il s'avère que celui-ci a été un très grand succès de librairie dans les années 1950 et 1960 pour avoir été édité à environ quatre millions d'exemplaires. Il a également fait l'objet d'une adaptation cinématographique avec Jean Gabin.
Délinquance d'enfants nés sous la mauvaise étoile
Dans ce livre, nous suivons plusieurs histoires et personnages au gré des chapitres. Alain Robert, jeune orphelin placé de famille en famille et l'adolescent Marc retiré à sa la sienne pour avoir volé (puis rapporté) un panier de pommes. Ils se rencontreront au centre d'éducation surveillé de Ternerey qui accueille déjà beaucoup d'autres enfants, tous plus attachants les uns que les autres.
L'intrigue ne se déroule pas seulement de leurs points de vue mais également à travers celui des différents adultes. En effet, nous faisons la connaissance des divers employés de Ternerey ainsi que du juge pour enfants Mr Lamy. Ce dernier donne toute son énergie à ce métier qu'il affectionne au point de délaisser son propre fils. C'est d'ailleurs le cas de la plupart des adultes que nous croisons, le métier qu'ils exercent étant plus que prenant et ne laissant que peu de place à une vie privée.
Gilbert Cesbron nous trace ici les pistes qui nous permettent de comprendre la divagation de ces enfants. C'est tout le contexte social qui joue ici un rôle non négligeable. L'environnement, la famille sont autant de prémices à ces errements, cette colère enfouie au fond de chacun d'eux. Eux qui ont du mal à donner leur confiance, à aimer, il leur faudra compter et s'appuyer les uns sur les autres pour enfin devenir adultes.
Ce livre a été un réel coup de coeur. C'est émouvant et à la fois profondément triste, certains passages sont durs et d'autres touchants. On a l'impression d'assister à quelque chose qui est de nos jours révolu, le système administratif commençant dès lors à évoluer et à amener avec lui beaucoup de changements, pas tous bénéfiques. Car ce sont bien les rouages administratifs et toute la « paperasserie » qui compliquent et déshumanisent ce métier d'accompagnement d'enfants en difficulté.
Un livre poignant sur l'enfance et les contextes sociaux qu'ils subissent de plein fouet.
On en ressort tout comme nos personnages, grandi.
Lien : http://ivredelivres.com/chie..
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Citations et extraits (13) Voir plus Ajouter une citation
litolfflitolff   22 octobre 2012
- En fin de compte, tous ces enfants menteurs, fugueurs, voleurs ou mêmes assassins ont, à Terneray, des conditions de vie beaucoup plus agréables que les enfants normaux. C'est une prime à la délinquance.
- Vous avez raison, dit M. Lamy : ils ont tout ! Tout sauf une petite chose essentielle. Au fond de la mer aussi, il paraît qu'il existe tout ce qu'il faut pour que nous puissions y subsister. il n'y manque que l'air, malheureusement !
- Et que leur manque-t-il d'essentiel à Terneray ?
- A Terneray et, par définition, dans tous nos centres : l'amour de leur famille.
- Vous voulez dire les coups, l'humiliation, l'abandon, les sévices ?
- Oui, reprit M. Lamy avec une sorte de tendresse, tout cela dont ils ne peuvent pas savoir que, justement, ce n'est pas le lot de toutes les familles... Tout cela qui, par contraste, fait un éblouissement de joie de la moindre attention, d'un regard plus doux, d'un sourire. L'amour... On peut les priver de n'importe quoi, ajouta-t-il en apercevant la grille d'entrée. Mais le seul crime, Doublet, serait de pénétrer à Terneray sans apporter avec soi tout l'amour dont on est capable.
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AproposdelivresAproposdelivres   22 août 2009
L'enfant le plus ingrat, les sourcils noirs, les lèvres entrouvertes, s'acharne à dessiner sans joie une famille. Mlle Alice entame la lecture des documents annexes : curriculum vitae d'Alain Robert, déclarations (à l'encre violette) des parents nourriciers, rapport (sur copie d'écolier) de M. l'instituteur, certificats du médecin, enquête de l'assistance sociale, renseignements complémentaires reçus par téléphone, Carnet de Santé, premier Bulletin de Comportement en Division, ouf... A travers ces feuillets de tous formats et de toutes couleurs, une dizaine de grandes personnes tournent autour du pupille Alain Robert ; mais le secret de l'enfant Alain Robert leur demeure clos.

- Tu as fini la famille ? Alors, fais-moi un bonhomme : oui, quelqu'un que tu aimes ou n'aimes pas, que tu connais ou ne connais pas, comme tu voudras !

Alain Robert, si décidé d'avance à répondre non, à tout refuser, reprend les crayons avec plaisir : dessiner, comme courir ou s'endormir, l'allège, le détend, le délivre. Un bonhomme ?

- Voilà ! … Mais l'autre n'a pas encore terminé sa lecture. Le gosse l'observe froidement : ces lèvres qui balbutient sans paroles, ces yeux qui courent à la ligne... « Elle doit être un peu sonnée, le grand me l'avait bien dit ! »

En effet, voici qu'à présent, le dossier refermé, les dessins soigneusement rangés, Mlle Alice lui fait aligner des poids par ordre décroissant, rendre la monnaie, énumérer les mois (Merde ! Entre octobre et décembre, il y en avait pourtant un), définir une table, une auto (Elle me prend pour un crétin), la patrie (Euh...). Autre chose à présent ! Elle lui raconte une histoire absurde : « Un enfant rentre de l'école et sa maman lui dit : « Ne commence pas tout de suite tes leçons, j'ai une nouvelle à t'annoncer. » Qu'est-ce que sa maman va lui dire ? »

- A ton idée...

- Que... que son fils est mort.

- Bien. (Pourquoi « Bien » ?) Écoute-moi maintenant : je vais te dire des phrases dans lesquelles il y a des bêtis
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isajuliaisajulia   05 mars 2013
Vous n'avez donc pas compris que,séparément,vous n'êtes que de pauvres gosses,et que vous ne pourrez vous en sortir que tous ensemble?Et que si vous devez vous battre ,c'est côte à côte?Vous battre un jour pour sortir de votre crasse,de vos taudis,de votre prison? Nom ou pas nom,famille ou pas famille,vous n'êtes déjà que des matricules! Et vos places sont déjà marquées dans un monde ou vous ne serez que des numéros d'Assurances Sociales,des servants de machine,des manoeuvres légers! "La taule" : c'est le même mot qui désigne la prison et l'usine!...Le flic,fils d'ouvrier,cogne sur les ouvriers...La concierge,de sa loge sordide,tyrannise les locataires de ses piaules sordides...L'employé en col blanc,qui crève de misère,méprise et craint le type en casquette qui crève de misère...Ah! s'il pouvait se battre contre lui !...Le petit commerçant vole l'ouvrier,et l'ouvrier humilie le Nord-Africain...C'est ça,le monde : partout,le pauvre écrasant le pauvre sous le regard des autres qui viennent recruter leurs domestiques!
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isajuliaisajulia   02 mars 2013
Et c'est le même invisible spectacle,en ce moment,dans les deux autres bâtiments de Terneray,dans tous les bâtiments de tous les centres de la France:ces milliers d'enfants,chaque nuit,livrés à leur fantômes,à leurs ennemies les grandes personnes...Cependant que des dizaines de milliers d'autres enfants,à cette heure,traînent dans les rues,les foires et les bistrots,les mains dans leurs poches vides.Ils boivent,volent,guettent,fuient,se prostituent parmi des hommes et des femmes,leurs faux amis,semblables en tout à leurs parents - quelle différence?Le monde est déjà pour eux,une immense usine,un immense bistrot,un immense terrain vague : une nuit d'hiver à jamais! Tout est pareil partout,et chaque jour semblable au précédent . Qu'est-ce que ça veut dire,vivre?
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isajuliaisajulia   16 février 2013
C'était donc la Vie,malgré les murs gris,les tabliers à carreaux,les escaliers aux marches usées!La Vie,malgré les Dossiers et les Monuments aux Morts,malgré la solitude et l'abandon,c'était la Vie qui triomphait!
Et ce monument intempestif était seulement là pour rappeler qu'avant de mourir pour la France,les enfants abandonnés voulaient vivre,vivre pour quelqu'un.
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