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Critiques sur Chiens perdus sans collier (22)
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litolff
  22 octobre 2012
Gilbert Cesbron, écrivain profondément humaniste, occupait une place un peu à part de la littérature du XXe siècle. Chacun de ses livres était un témoignage sur un problème de société et il était avant tout préoccupé par l'enfance en détresse ainsi qu'en témoigne « Chiens perdus sans collier ».
Au début des années 50, la société prend en charge les orphelins, les délinquants broyés par la misère, l'alcoolisme, les logements insalubres, les séquelles de la guerre…
Juge, psychiatre et éducateurs croisent ces jeunes entre le centre d'éducation surveillé, le cabinet médical et le tribunal, et patiemment, avec beaucoup d'humanité, tentent d'offrir un semblant d'avenir à des gosses nés sous une mauvaise étoile, dans récit fort et passionnant.
60 ans plus tard, le bilan n'est pas forcément plus rose mais l'enfance en détresse est une préoccupation majeure au sein de notre société et Cesbron y est peut-être un tout petit peu pour quelque chose…
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isajulia
  06 mars 2013
Avec des êtres humains à sauver c'est forcément un livre pour moi.J'ai eu le coeur serré pendant presque 400 pages.
Quand il aborde un sujet monsieur Cesbron ne fait pas de quartier,c'est d'ailleurs pour cette raison que je suis tombée amoureuse de sa plume (merci maman).
Ici il est question des enfants de l'assistance publique et de la difficile profession de juge pour enfants,l'auteur porte un regard réaliste et incisif sur ces gosses nés sous une mauvaise étoile.Le regard que l'on peut avoir sur eux change au fil des pages,on s'attache à ces enfants que le destin n'a pas favorisés.De famille en centre de redressement,en passant par les audiences au tribunal,ces gamins qui ne sont que des "dossiers" ont une âme...et quelle âme !Je les ais tous adorés,même les plus pénibles d'entre eux,on a qu'une envie,les prendre dans nos bras et les serrer très fort contre nous pour leur montrer que malgré la misère le monde n'est pas si cruel.
Tout les protagonistes sont attachants,Marc,Alain,Albert dit Olaf...des coeurs purs tout simplement.Sans oublier les adultes, Lamy le juge,Darrier l'avocat,le personnel de Terneray ,le centre de redressement.De gens effrayants par leur métier,l'on se rend compte qu'ils sont tiraillés par leur devoir et leurs sentiments.Ils sont presque plus humains que le commun des mortels.
Ce livre est une vraie leçon de vie,d'humanité et une magnifique bouffée d'espoir malgré la noirceur de son contexte.
Très beau et touchant,je le relirai avec plaisir encore et encore.
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Jardinssecrets
  27 février 2018
Chiens perdus sans collier
de Gilbert Cesbron (Auteur)

Alain, Marc, Taka, Olaf et tant d'autres enfants se retrouvent à Terneray, un centre de redressement où des chefs et cheftaines au grand coeur tentent de leur rendre leur dignité. Ils sont tous issus de l'Assistance publique, ou délinquants, ou de parents jugés inaptes. Leurs souffrances sont terribles, mais ceux qui les entourent désormais, à l'image du juge pour enfants Lamy, savent les orienter et leur apporter, même dans les pires moments, l'amour qui leur a toujours manqué.
........................................
Cesbron n'est plus un auteur “à la mode”, mais ce livre a le mérite de respecter la langue française. En ces temps de maltraitance de notre langue, cette bouffée de classicisme m'a fait très plaisir même si l'histoire paraît parfois désuète, elle reste d'actualité dans un monde où tout devient de plus en plus compliqué au niveau des sentiments.
Des milliers d'enfants livrés chaque nuit à leurs fantômes, à leurs ennemies les grandes personnes… cependant que des dizaines de milliers d'autres enfants, à cette heure, trainent dans les rues, les foires et les bistrots les mains dans leurs poches vides. Ils boivent, volent, guettent, fuient, se prostituent parmi des milliers d'hommes et de femmes, leurs faux amis, semblables en tout à leurs parents — quelle différence ? le monde est déjà pour eux une immense usine, un immense bistrot, un immense terrain vague : une nuit d'hiver à jamais !
Tout est pareil partout, et chaque jour semblable au précédent…
Pour eux, que veut dire vivre ?
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sylvie2
  27 décembre 2013
C'est l'histoire d'un "Juge des enfants" compréhensif qui essaye de trouver les solutions les moins traumatisantes pour les enfants.

J'ai adoré ce livre quand j'avais 15 ans. J'ai ensuite lu toute une série de livre de Gilbert Cesbron, mais c'est celui-ci que j'ai toujours prérérré...
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Wyoming
  20 juillet 2018
Ecrit il y a une cinquantaine d'années, ce livre date quelque peu aujourd'hui mais les joies et souffrances de ces enfants à la dérive existent toujours sous des formes peut-être différentes. C'est donc un livre d'enfants pour adultes, triste souvent, comique à certains moments, sans concession avec le sujet traité dans le contexte de l'époque.
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Aproposdelivres
  22 août 2009
C'est un livre que j'ai lu et relu de nombreuses fois pendant mon adolescence. Il est beau et bouleversant, il nous fait partager l'univers peu connu des enfants abandonnés.

L'histoire se déroule en région parisienne dans les années 50. On découvre à travers les yeux d'un enfant, la vie de jeunes plutôt rebelles que dangereux qui sont confrontés à la rue, au poste de police, au tribunal, aux hospices et à un centre d'éducation spécialisé. Les situations décrites sont souvent très réaliste et le lecteur se laisse envahir par l'émotion. Tous les enfants décrits sont particulièrement attachants.


Lien : http://aproposdelivres.canal..
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nbocklandt
  13 mai 2018
Lu quand j'avais 13 ans, et cela m'avait beaucoup ému. J'ignore si aujourd'hui j'en trouverai le même plaisir.
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ivre_de_livres
  18 septembre 2016
J'ai pioché Chiens perdus sans colllier (Edition J'ai lu) totalement au hasard dans ma PAL et je ne le regrette absolument pas ! Je ne connaissais pas du tout l'histoire et après avoir fait des recherches il s'avère que celui-ci a été un très grand succès de librairie dans les années 1950 et 1960 pour avoir été édité à environ quatre millions d'exemplaires. Il a également fait l'objet d'une adaptation cinématographique avec Jean Gabin.

Délinquance d'enfants nés sous la mauvaise étoile
Dans ce livre, nous suivons plusieurs histoires et personnages au gré des chapitres. Alain Robert, jeune orphelin placé de famille en famille et l'adolescent Marc retiré à sa la sienne pour avoir volé (puis rapporté) un panier de pommes. Ils se rencontreront au centre d'éducation surveillé de Ternerey qui accueille déjà beaucoup d'autres enfants, tous plus attachants les uns que les autres.

L'intrigue ne se déroule pas seulement de leurs points de vue mais également à travers celui des différents adultes. En effet, nous faisons la connaissance des divers employés de Ternerey ainsi que du juge pour enfants Mr Lamy. Ce dernier donne toute son énergie à ce métier qu'il affectionne au point de délaisser son propre fils. C'est d'ailleurs le cas de la plupart des adultes que nous croisons, le métier qu'ils exercent étant plus que prenant et ne laissant que peu de place à une vie privée.

Gilbert Cesbron nous trace ici les pistes qui nous permettent de comprendre la divagation de ces enfants. C'est tout le contexte social qui joue ici un rôle non négligeable. L'environnement, la famille sont autant de prémices à ces errements, cette colère enfouie au fond de chacun d'eux. Eux qui ont du mal à donner leur confiance, à aimer, il leur faudra compter et s'appuyer les uns sur les autres pour enfin devenir adultes.

Ce livre a été un réel coup de coeur. C'est émouvant et à la fois profondément triste, certains passages sont durs et d'autres touchants. On a l'impression d'assister à quelque chose qui est de nos jours révolu, le système administratif commençant dès lors à évoluer et à amener avec lui beaucoup de changements, pas tous bénéfiques. Car ce sont bien les rouages administratifs et toute la « paperasserie » qui compliquent et déshumanisent ce métier d'accompagnement d'enfants en difficulté.

Un livre poignant sur l'enfance et les contextes sociaux qu'ils subissent de plein fouet.

On en ressort tout comme nos personnages, grandi.
Lien : http://ivredelivres.com/chie..
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allard95
  12 février 2017
Vu d'aujourd'hui, ce livre à succès des années 1950 (succès amplifié par un film, dans lequel Jean Gabin jouait le rôle du juge au grand coeur) est une curiosité. Tant le style que l'ensemble de la forme sont totalement désuets, et le rythme est faible: les adolescents d'il y a 60 ans le dévoraient, comme un livre d'aventures; on peut parier que ceux d'aujourd'hui n'iraient pas au-delà de la vingtième page. Cette littérature sociale et chrétienne d'alors voulait pointer du doigt la responsabilité réelle des maux de la société, et notamment celui de la délinquance juvénile: plutôt que de blâmer les enfants perdus, éduquez leurs parents, donnez-leur les moyens d'avoir un logement décent, donnez-leur une autre perspective de vie que de perdre leur argent et leur santé dans les bars. Bref, l'idée était de remonter à la source: le niveau au-dessus étant les parents, et, encore au-dessus, l'organisation sociale. Gilbert Cesbron nous accompagne dans une histoire d'orphelins et de petits délinquants (quel rapport?), placés dans un centre modèle, où, contrairement à l'idée d'alors des "maisons de correction" à la discipline impitoyable, les encadrants étaient au contraire des personnes indulgentes, patientes, bienveillantes, qui savaient voir en chaque enfant perdu toute sa part d'humanité, de lumière et d'optimisme. La question est de savoir ce qu'il reste aujourd'hui de cette vision, et de ces méthodes: pourquoi un adolescent dévisse-t'il? Comment corriger sa trajectoire déviante? Quelle perspective lui donner? On se posait ces questions il y a 60 ans, on espérait trouver des solutions: le sport, le travail, les jeux collectifs, l'amitié, la famille, la responsabilité. Hélas, de belles idées, des belles initiatives, le courage et le dévouement de belles personnes n'ont pas suffi: beaucoup d'espoirs se sont perdus en route. Et il faut toujours recommencer.
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BernieCalling
  25 décembre 2016
Je sais que j'avais dû le lire pour l'école il y a de ça 30 ans et je ne n'étais pas arrivée au bout de l'histoire. Ici j'ai réussi.
Seulement, je suis très déçue par le style de l'auteur, trop de métaphore parfois je n'étais pas certaines que tout ce que je comprenais était juste. Aucune notion du temps qui passe. Si certaines histoires sont émouvantes, je suis déçue de ne pas en savoir plus sur certains personnages qu'on nous décrit énormément au début et puis qu'on suit de très très loin comme s'il devenait secondaire.
On essaye de nous faire passer le Juge Lamy comme quelqu'un de très bien alors que j'étais dégoutée de ce qu'il a fait subir à son fils tout au long de l'histoire.
Je n'essayerai pas d'autres romans de l'auteur.
Dire qu'il décrit le monde de 1954 et que j'ai l'impression que tout est devenu encore pire qu'à l'époque
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