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EAN : 9782221001172
Éditeur : Robert Laffont (21/02/1992)
3.77/5   77 notes
Résumé :
Jetés par le hasard au coeur d'un même drame, deux inconnus, deux étrangers se sont rencontrés, trouvés, aimés : Yann, le petit orphelin sans défense, et Jean-Louis Lerouville, le grand industriel qu'un accident cardiaque contraint soudain à la retraite...
Alors Lerouville adopte Yann et la tendresse jaillit dans sa vie de loup solitaire car l'enfant déborde de confiance, d'amour. Et bientôt ce père ne vit plus que pour son fils, d'autant plus attentif à l'ai... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (7) Voir plus Ajouter une critique
Iboo
  26 février 2020
Tragique destin que celui de cet orphelin diagnostiqué "débile léger" et qui, toute sa courte vie durant, raisonnera et se comportera comme un enfant de 7 ans.
Je ne suis habituellement pas versée sur le pathos - d'ailleurs, Gilbert Cesbron n'en use pas - mais cette histoire m'a sincèrement touchée.
Il y a des êtres dont le destin est fissuré dès la naissance. Ils auront beau le vouloir, le vouloir vraiment ; y croire, encore et toujours ; ils seront continuellement brisés, piétinés, et l'échec sera permanent.
Yann n'avait pourtant pas de grandes ambitions. Il voulait juste exister pour quelqu'un. Il ne demandait qu'un peu d'amour. Juste de l'amour.
Poignant !
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grumpydoll
  26 janvier 2014
Je ne sais pas si mon interprétation reflètera ce qu'il faut exactement comprendre de ce livre (je l'ai survolé, et je devrais le lire plus à fond), mais bon, j'essaie :
Il est dit de l'enfant qu'il serait un petit peu "attardé"... peut-être n'est-ce que l'effet d'un problème qui absorbe sa présence du monde apparent... peut-être est-il présent à autre chose, une ambiance, des détails pas tout à fait ad hoc dans sa vie.
Il me semble qu'il est pris en otage par des gens avec lesquels il développe une espèce de syndrome de Stockholm, et que lorsqu'on essaie de le sauver, il faut l'erreur de tuer un policier, ce qui le condamnera définitivement lui aussi.
On ne serait donc pas arrivé à le sauver. Mais était-ce possible en fait? Car si, parmi ceux qui viennent pour le sauver, il y en avait de la même sorte que ceux qui l'ont transformé en "otage", peut-être n'y avait-il réellement aucune solution pour lui dans ce monde. Qui sait?
Est-ce la raison pour laquelle son père roulait si vite sur la route ce soir-là avec l'enfant? et qu'il avait déjà prévu de donner son coeur? N'avait-il pas déjà compris peut-être, ou cru en tout cas, qu'il n'y avait aucun espoir pour eux? Que de tout de façon le chemin était sans issue?
Si c'est ainsi qu'il fallait le comprendre, ce roman, finalement l'enfant n'a peut-être pas été "arriéré" sur ce coup : sa fin n'a que été remise à plus tard, mais il n'a pas fini on ne sait de quelle manière sur la durée... en effet, quel aurait été son sort, avec l'étiquette "arriéré"?
Je comprends que beaucoup aient pleuré à sa mort : le désespoir du père, qui ne voyait pas de solutions au point de vouloir mourir avec l'enfant, un soir sur la route, les aurait donc atteint. C'est toujours poignant pour des sauveteurs de ne pas y arriver.
Mais ce roman, instructif ma foi, permettra sans doute d'arriver à comprendre comment à l'avenir en sauver d'autres? Il faut toujours laisser une petite lumière d'espoir même dans les heures les plus sombres ("you know it's darkest before the dawn, that helps me to keep moving on" à peu près ça, an old song by Pete Seeger).
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Bochard
  06 mars 2021
Ce roman n'est pas prêt de s'effacer de ma mémoire. Un choc, un coup de poing en pleine figure, et paf ! au tapis.
La vie de ce garçon (Yann) un peu simplet est une vraie odyssée. On suit son histoire avec avidité et on y croise des personnages attachants, d'autres peu reluisants, parfois hauts en couleur mais tellement réels. Comme dans la vraie vie.
Yann dérange la bonne société, pose souvent les bonnes questions et nous inonde de son amour inconditionnel. En plus il nous fait rire avec ses bons mots ratés et ses dictons foireux. On referme ce livre avec des questionnements sur notre vie, notre façon d'être, notre tolérance, le regard que nous portons sur les autres... Ce roman qui se déroule dans les années 70 est finalement intemporel, on peut s'y retrouver en 2021. Et dire qu'il dormait sur une étagère depuis plus de 40 ans sans que je pose la main dessus !
A lire absolument et à relire aussi.
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LaForceduTemps
  22 juillet 2013
"Mais moi je vous aimais" Préparez vous à ne jamais l'oublier : de 10 à 99 ans et plus
Il est des livres, comme cela que l'on n'oublies pas, des livres, qui si l'on a parle, refont leurs apparitions, avec les personnages qui nous ont touché, nous ressentons alors ceux que nous avons ressenti en fermant le livre, cette boule dans l'estomac.!!
- Mais moi, je vous aimais
- Quand, j'avais cinq ans, je m'ai tué!
- L'Emprunte de l'ange
...............
Des personnages que l'on a aimé et que l'on nous enlève, comme quelqu'un que l'on a aimé et qui passe le voile.
Les livres savent nous rappeler, des moments que nous avons vécu et qui nous reviennent en mémoire par l'intermédiaire d'un livre, non "d'un personnage
Ils est livres
L'Etranger --> assassins attachant, nous cherchons toujours à lui chercher des excuses!!!!
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Gadoue
  29 décembre 2015
Je l'ai lu quand j'avais 15-16 ans et je n'ai jamais eu besoin de le relire, car les images sont dans ma vidéothèque-mémoire-sensorielle personnelle.
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Citations et extraits (9) Voir plus Ajouter une citation
LaForceduTempsLaForceduTemps   22 juillet 2013
Ils sont des millions à entendre cette information La plupart n'y prêtent pas attention; beaucoup haussent les épaules en murmurant : "C'était bien la peine.... "ou "Tant que ce n'est pas au point, ils feraient mieux...."
Mais plusieurs trésaille en l'entendant, et leur coeur à eux s'arrête un instant. Un Vieux prêtre dans une maison de retraite. Une fille de salle dans un C.E.T. ; elle achevait de ranger dans une armoire et il lui faut s'asseoir, car ses jambes se dérobent sous elle. Un Professeur de psychiatrie infantile ; il se lève d'un bond et pousse un cri de bête blessée. Un personnage à double menton, et sa femme, qui porte au coup un collier de grosses perles.
Ils sont attablés pour dîner ; ils repoussent leur assiette sans un mot. Une fille rousse, aux ongles verts ; elle est nue dans un lit avec un type, et elle se met à pleurer et le type lui demande : "Qu'est-ce qu'il te prend?"
Et aussi un grand africain, seul dans un logement tout neuf, et il étend la main rose et noire vers le transistor et il fait taire l'Occident.......
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AproposdelivresAproposdelivres   11 septembre 2013
Les phares débusquaient des maisons livides, de grands arbres offusqués. Le conducteur fixait la route sans jamais ciller ses paupières. A un bruit à peine perceptible mais familier, il devina que le petit garçon, à son côté, tétait son pouce ; ou plutôt trois doigts de la main, selon son habitude. (« Tu vas encore agrandir ta bouche », répétait sa mère un peu trop souvent et toujours en vain.) « Il s'est endormi, songea l'homme, il s'est enfin endormi », mais il n'abaissa pas le regard pour s'en assurer.
Non, le petit ne dormait pas. Couché en rond, tel un chien, dans ce siège aussi large que son lit, il avait juste un peu peur, il était bien. Chaque fois qu'une autre voiture croisait la leur, il fermait ses yeux éblouis, et son père détournait les siens comme si cette rencontre lui eût fait honte ou l'eût inquiété.
- On est arrivés ? Demanda l'enfant à mi-voix d'un ton résigné.
C'était la troisième fois et, cette fois encore, son père fit oui de la tête sans un mot, sans un regard ; mais ce geste suffit à le mettre au bord des larmes. Il appuya vivement sur l'une des touches du tableau de bord, et Bach prit possession de ce royaume de cuir, de métal et de clignotants. « Jésus, que ma joie demeure... » C'était pour faire patienter l'enfant, sans doute, mais surtout pour se contraindre lui-même à l'impassibilité.
- Bach ! fit le petit en battant des mains.
C'était un de ses mots magiques, l'un des seuls. « Il sourit en ce moment, se dit le père, il est heureux. Oh ! mon Dieu... » Il imagina ces yeux que la joie fermait à demi comme ceux de sa mère. Il songea aussi à sa bouche trop large.
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BochardBochard   02 mars 2021
Un enfant un peu déficient dans une classe, voilà peut-être le seul moyen d'ouvrir les autres à la fraternité, à l'attention; de leur prouver qu'il existe d'autres qualités que celles qui conduisent à ce qu'on appelle la réussite. Les parents n'ont que ce mot à la bouche !
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sweetiesweetie   06 mars 2014
Une ou deux fois par an, les vivants s'aperçoivent qu'ils piétinent les morts. Alors, ils leur apportent des fleurs qui se faneront moins vite que leur gratitude.
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BochardBochard   03 mars 2021
Au fond, contrairement à ce qu'on répète depuis cinquante ans, l'argent, les crédits, c'est ce qu'il y a de plus facile à trouver. Ce qui manque , ce qui va manquer de plus en plus, c'est... c'est le reste.
Ils se turent ; aucun d'eux n'eût oser prononcer le mot "amour".
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Gilbert Cesbron " Voici le temps des imposteurs" Le Fond et la forme video 23 juin 1972
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