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EAN : 9782259280679
272 pages
Éditeur : Plon (11/02/2021)

Note moyenne : 4.29/5 (sur 7 notes)
Résumé :
Initiée au début du XXIe siècle, la « cybermodernité » est devenue la norme mondiale. Robots et intelligences artificielles assistent les humains dans toutes leurs tâches. La réalité s’est épaissie d’une dimension virtuelle, pour devenir « transréalité ». L’informatique règne sur toutes les disciplines. Créée par les équipes d’Alice Moreau, la première intelligence extrahumaine voit le jour dans ce contexte, sous les feux des projecteurs. Ce livre est un dialogue ph... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (8) Voir plus Ajouter une critique
Yendare
  02 avril 2021
J'ai reçu ce livre il y a 36 jours dans le cadre d'une masse critique. J'ai effectivement 6 jours de retard. Toutes mes excuses pour ces quelques jours de retard pour donner mon avis sur ce livre singulier.
Je suis actuellement en master 1 de propriété intellectuelle et droit du numérique, étude qui je pense ne peut que conduire à se questionner notamment sur l'intelligence artificielle ce qui m'a incité à cocher ce livre parmi les nombreux titres proposés lors de chaque masse critique. Etude aussi qui m'on tenu particulièrement bien occuper ces dernières semaines expliquant mon retard n'étant pas parvenu à finir ce livre dans les temps. Chose que j'ai fait ce matin en avalant la petite cinquantaine de pages qu'il me restait.
C'est ma toute première philosofiction et je dois dire que j'ai rapidement été rassuré au début de ma lecture. J'avais en effet un peu peur que cela soit compliqué à lire. He bien pas du tout, au contraire cela se laisse lire sans difficulté et j'ai trouvé cela vraiment accessible et plutôt agréable à lire. On se retrouve dans le futur ou la cybermodernité est devenu la norme, ainsi robots et Intelligences artificielles assistent les humains dans leurs taches dotant le réel d'une dimension virtuel envoutant l'humanité.
On fait ainsi la connaissance d'Imlac une intelligence artificielle alors là plus sophistiquer qui soit destiner à penser, philosopher au service des Hommes, intelligence artificielle ou véritable personnage de cette philosofiction qui va discuter tout au long ce livre avec de nombreuses personnes notamment sa conceptrice Alice Moreau. Une lecture principalement donc sous forme de dialogue rendant le tout vivant et agréable à découvrir.
Des dialogues riches et parfois assez denses sur des sujets finalement très variés. Si le tout se passe dans le futur ce n'est que pour mieux revenir au portrait que dresse Imalc de notre époque et cela n'est pas franchement très flatteur. Des dialogues qui par leur teneur ne peuvent qu'inciter à la réflexion sur finalement ce qui fait notre humanité et le devenir de celle-ci.
Seul point vraiment négatif au tableau pour moi mais qui est plus de ma faute que celle de l'auteur furent les nombreux néologismes que ce dernier invente et qui s'accumulent au cours de la lecture. N'ayant pas lu cette philosofiction d'une traite mais par petit bout souvent espacé de quelques jours j'ai dû quelque fois notamment lors de la première moitié revenir en arrière pour comprendre ce que je lisais.
Cela n'en fut pas moins une lecture intéressante que je prendrai le temps de relire je pense dans quelques mois dans une période moins exigeante pour moi qu'en cette fin d'année universitaire me tenant bien occupée.
Merci à Babelio et à la maison d'édition Plon pour l'envoi et le petit mot et encore toutes mes excuses pour le retard dans la rédaction de cette petite chronique.
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Floyd2408
  09 mars 2021
Une masse critique de Babelio oubliée, surtout passée inaperçue, et par miracle le lendemain, deux ou trois livres restés à l'écart, sans trop de lecteurs pour être les apprivoiser, me laissant peu d'alternative, parmi eux, le monde est flou : L'avenir des intelligences de Vincent Cespedes, fût mon choix, par défaut, certes mais les méandres de la vie, nous apporte toujours des surprises heureuses. Cette philosofiction m'a surpris dès les premières pages par la fluidité de l'écriture et la poésie littéraire sur le rêve, une bulle d'air légère vous emportant dans des univers oniriques, effacer l'atmosphère anxiogène de cet égarement de la société libérale inhumaine, à la gloire du Dieu Argent.
Petite présentation de Vincent Cespedes, philosophe contemporain de l'ère numérique, ayant une notoriété croissante, une vie médiatique active, il est assez caméléon, sportivement, adepte du kung-fu, artistiquement, musicien et compositeur, médiatiquement, étant chroniqueur, animant une émission durant le confinement, la prolongeant pour philosopher avec les jeunes enfants , adepte des réseaux sociaux, il s'inscrit comme étant un philosophe à la mode pour une certaine presse et une notoriété publique rassurante pour certain, je suis surement inculte ou d'un autre monde, perdu dans une sphère érudite différente, plus proche d'un monde déchu, je plaisante, nous ne pouvons connaitre tout le monde, j'apprécie de faire sa connaissance et d'apprendre son point de vue de notre société actuel , hyper connectée et prise dans la toile, son livre et surprenant dans sa conception, une adaptation futuriste de cette terre en mouvement , vers des chemins définis par la tendance du moment, une limite actuelle extrême, l'aboutissement du surhomme connecté à une virtualité qui l'isole de son être physique et Vincent Cespedes en devient un Nostradamus philosophique pour cette Philosofiction étrange et surréaliste, une conversation entre une intelligence artificielle et sa conceptrice, une petite virée entre une l'humanisation de cette femme et ces défauts et cette machine binaire limitée par une réflexion numérique, créer par l'auteur.
Le début est vraiment prometteur, la fluidité de l'écriture et doucement les néologismes s'accumulent pour formater le nouveau monde imaginé par Vincent Cespedes, des termes anglophones pleuvent comme une averse inondant le sol de plaques d'eaux encombrantes, mon âge est sans nul doute réfractaire à cette intrusion, la mise en place de ce monde conceptuel demande cet apanage linguistique, demandant une gymnastique d'adaptation. le Monde est flou me semble le miroir de ce livre, le flou qui anime la dialectique, je m'égare sans pouvoir y pénétrer comme cette fougue initiatrice du début.
Cette phrase si magique, « Il existe dans l'univers treize mille étoiles pour chaque grain de sable présent sur la terre. » de cette introduction du livre, me laisse rêveur et je n'oublie pas ce film avec Judy Foster, Contact et cette réplique « L'univers est tellement vaste, et nous sommes si petit, que si nous étions seuls, çà serait un beau gâchis d'espace. », ce prélude est une mise bouche si onctueuse, comme la chapitre de l'Imlac , sur le Rêve et réalité, révélant que nous rêvons d'émotions, le paysage en devient son opposé, pour une parfaite harmonie des deux.
La mise en scène est extrêmement bien étudiée dans les moindres détails , Imlac est l'IA, Jeanne Moreau , sa conceptrice, Isabel Bonder, rédactrice en chef d'IQlusion, le magasine qui a l'exclusivité de cet échange, un dialogue s'instaure entre l'enfant et sa maman , sous le regard et commentaire de cette journaliste, IA réponds à sa maman Jeanne Moreau, pour un échange philosophique sur le devenir de l'homme selon Vincent Cespedes, celui-ci intervient en aparté pour nous guider dans notre lecture et surtout nous soulager de certains points assez abscons de ces néologistes pour ce monde futur, comme ce passage l'expliquant , considérant que ce texte est destiné aux lecteurs contemporains, il n'a pas besoin d'explication, un texte futuriste, des lecteurs futuristes, devenons ce lecteur futuriste et nous abreuver de cette prosaïque complexe, comme le p-zombie, le med.bath, le sensio, le zadeh, Deep Curse, cyberthyroïdie auto-immune, narrationnisme, cyberhistorienne, sool...
Le chapitre l'aube de la cybermodernité, résume notre monde actuel, avec la crise sanitaire, le trouble idéologique, l'anthropocentrisme condamnable, l'impossibilité de connexion collective, une saturation médiatique gangrénant l'essence même de l'idéologie humaine, l'humain perd ces repères et vacille, oubliant ses urgences pour le monde est flou. Ce dialogue, plutôt monologue, entre Vincent Cespedes et lui-même à travers cette philosofiction, où le monde est devenu un ersatz humain, un cybermonde, comme le film de Steven Spielberg, Ready Player One, cette virtualité empiétant sur la vie réelle de chacun, Vincent Cespedes creuse un sillon futur entre ce présent qui s'effondre trop rapidement vers un futur où la toile est reine, vampirisant notre fonction d'humain, cette interaction sociale de rencontre, de contact physique. le contexte actuel de cette pandémie politique , de ce monde privé de tout amusement sociale, montre parfaitement la limite de ce cybermonde, l'humain a, aura , toujours ce besoin d'interaction physique , Vincent Cespedes philosophe moderne extrapole notre futur et interagit avec cet avenir flou de l'intelligence artificiel, Laurent Alexandre dans son livre La guerre des intelligences a cette phrase, l'histoire de notre cerveau ne fait que commencer, elle trouve cette saveur dans ce roman, le monde est flou. Luc Julia ne dit pas intelligence artificielle mais intelligence augmentée, aucune machine n'aura la potentiel d'avoir un cerveau humain, dans son livre l'intelligence artificielle n'existe pas.
Comme le dit Platon, repris par Montaigne, philosopher c'est apprendre à mourir, mais notre A.I ne peut mourir, et comme les humains n'a pas la possibilité de suicider, limitant sa capacité qu'à absorber les données qu'on lui impose et interagir avec sans avoir sa propre notion de penser, a cette réflexion, Accoucher de soi-même par la pensée, n'est-ce pas cela, philosopher. Cette aventure futuriste de ce dialogue improbable nous embraque dans une logorrhée contemporaine profonde en distillant les prémisses de la philosophie que l'homme a perpétrée au cours de sa courte existence.
J'ai perdu l'essence même du plaisir du début, en lisant ce livre, qui ne m'a absorbé comme je l'aurai imaginé, ce dialogue s'est distordu dans des vapeurs trop hermétique à mes émotions et à mon plaisir.
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Lune
  18 mars 2021
« Ainsi va le progrès, exilant le passé en Nostalgie; le présent en Boulimie; le futur en Distopie. » fait écrire Vincent Cespédès à l'un de ses personnages dans « Le Monde est Flou ».
Alors, à quelle époque cette philosofiction se situe-t-elle?
Nous ne le saurons jamais. Nous saurons juste que nous sommes dans le futur, un futur… éloigné et suffisamment éloigné pour considérer notre futur proche comme le passé.
Cette astuce originale permet à l'auteur de balayer large en faisant quelques incursions dans notre passé récent, en critiquant sans concession notre présent : aube de la « cybermodernité » - concept dont Vincent Cespédès est le créateur - et en nous projetant dans un temps où le réel serait accompagné en permancence de son double virtuel, interdépendant l'un de l'autre, installant une « transréalité », nouvelle condition de vie de l'humanité.
Celle-ci n'est pas sans risque : elle pourrait faire plonger les humains dans un profond envoûtement les conduisant à abandonner leur(s) liberté(s) à l'intelligence artificielle.
« L'intelligence, c'est la liberté mais la liberté, c'est douter de l'intelligence. » dit l'une des protagonistes de cette fiction.
Relatant l'histoire d'Imlak, la première intelligence artificielle capable de philosopher, « Le Monde est flou » met en scène les personnages qui vont se confronter à elle, à commencer par sa conceptrice : Alice Moreau.
Tous ces « dialogues » sont autant d'occasions d'aborder une quantité impressionnante de sujets traitant de l'homme, de ses faiblesses, de ses points forts et de ses émotions, de ses actions, de son rôle dans la société et de sa place dans l'univers.
Avec une créativité débordante, usant de néologismes évocateurs, Vincent Cespédès suscite en permanence la réflexion et évite la lourdeur d'un pensum grâce au truchement de la fiction.
Il nous permet ainsi un parcours léger et très agréable.
En quelque sorte, « Le Monde est flou » rend la vision de notre temps plus net.
Cantus
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hugosalignat
  09 avril 2021
Ce livre n'est ni un essai, ni un roman. C'est un ovni : une plongée vertigineuse et envoûtante dans la pensée de l'humanité du futur, et donc dans le futur de la pensée de l'humanité.
Une pensée forcément fragmentée et contradictoire. À l'image d'une recherche passionnante effectuée sur internet, on passe ici d'articles spécialisés sur l'IA à un dialogue philosophique entre une IA philosophe et sa conceptrice, non moins philosophe, sans oublier l'étourdissante table ronde réunissant trois grand.e.s spécialistes de la question, et de laquelle on ressort avec l'intime conviction qu'on n'en sait pas assez, et le désir, tout aussi intime, d'en savoir plus. Cette fragmentation, qui est la force du livre, produit un effet des plus détonnant : elle rend vivants les débats que l'on voit s'esquisser au fil des lignes, elle donne une épaisseur ultra-réaliste à la fiction, elle permet de conserver un regard retro-critique sans éroder les contours (flous) de l'univers, ou plutôt de l'époque, dans laquelle l'action se déroule.
On s'étonne avec délectation de l'abondante bibliographie futuriste qui nous fait saliver, de ces concepts nouveaux introduits par une IA dans notre propre "logobiote", ou de ces courants de pensée dont la simple évocation replace le lecteur, par un effet de recul, voire de mise en abîme, dans sa propre réalité historique, l'obligeant ainsi à la penser.
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doriseboris
  29 mars 2021
Le monde est flou" est un livre étonnant, non seulement riche au plan philosophique, mais d'une grande originalité d'écriture. A travers les yeux de ce robot Imlac se dévoile notre monde humain dans toute sa complexité, dans ce qu'il a d'unique, d'extraordinaire et aussi de terrible et désolant. Les yeux de mollusque du robot Imlac sont d'une lucidité percutante, sans concession sur les déviances de la « sadiature » (qui me rappelle la société olympique imaginée par Perec dans W. ou le souvenir d'enfance, uniquement régie par la compétition et l'exaltation de la force jusqu'à la barbarie), sur l'envoûtement technologique auquel nous cédons en esclaves volontaires; des choses très belles sont dites aussi sur le rapport entre le corps et la narration, notre essence humaine que l'IA ne peut reproduire. Imlac est doté d'une pensée humaine, mais non d'une pensée vivante.
Mais Imlac et Alice ne sont pas que des instruments de réflexion philosophique. Ils m'apparaissent, par le talent de l'écrivain, comme des personnages vivants. Alice est à la fois Alice au pays des merveilles, Miss Frankenstein et une maman dépassée par le bébé prodigieux qu'elle a mis au monde. Imlac est un robot tragique, sur intelligent, surdoué, surpuissant, mais il n'est pas vivant et il est conscient de ce manque, ce vide que les millions d'algorithmes qu'on lui injecte ne pourront jamais combler.
Sonia
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Citations et extraits (27) Voir plus Ajouter une citation
giuliagenagiuliagena   05 février 2021
Le Deep Swap n’est pas l’effondrement de l’État, mais sa substitution interne, ou sa dégradation en technocratie soumise aux intérêts et aux logiques des multinationales. Et cette gangrène qui le ronge et le plie à la concurrence et au mépris du bien commun s’accompagne d’une autre transformation : celle des multinationales en technocraties supraétatiques, calquées sur les intérêts et les process de l’État. Ces deux inversions forment le moteur le Deep Swap, et le Deep Curse correspond à la poudre aux yeux qu’une transréalité en pleine expansion répand mécaniquement partout pour détourner les attentions.
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giuliagenagiuliagena   05 février 2021
Le propre de la race humaine : s’inventer des mirages consensuels pour maitriser un réel fondamentalement flou et fluctuant. Les philosophes s’autorisent à critiquer lesdits mirages, mais le gros du troupeau se contente de les prendre à bras le corps parce que, sans eux, le monde perdrait ses contours. Il ensevelit ainsi les vraies questions sous les fausses réponses, et les vraies réponses sous les fausses questions.
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giuliagenagiuliagena   05 février 2021
Le crime contre la vie, lorsqu’il se fait valeur attrayante et délinquance chronique, devient un crime contre l’avenir. Les évènements les plus graves de l’histoire ont toujours poussé les humains de bonne volonté à transformer l’utopie en politique, à injecter du possible et de l’espoir imaginaire dans les veines de la réalité à l’agonie.
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giuliagenagiuliagena   05 février 2021
Les mémoristes créèrent l’histoire prédictive afin de rendre les humains maîtres de leur destin à partir de l’étude critique de leur passé. Ils se servirent de l’Histoire mondiale et des histoires de vies (individuelles et collectives) comme autant de data à analyser pour nourrir rationnellement les enjeux du présent.
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giuliagenagiuliagena   05 février 2021
L’humain se construit lui-même en se nourrissant des regards des autres. C’est donc en faisant évoluer ces regards par l’utopie et la philosophie que les visions et les expérimentations évoluent. Toute politique progressiste est sous-tendue par la convergences des rêves.
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Videos de Vincent Cespedes (4) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Vincent Cespedes
Intégrale 6 à la maison - 17 février 2021 Anny Duperey, Mathilda May, Kamini, Jean-Pierre Pernaut, Marie Oppert, Vincent Cespedes, Charlie Dupont Artistes, humoristes, intellectuels, acteurs de l'actualité : chaque mercredi, nos invités se réunissent autour d'Anne-Elisabeth Lemoine et Patrick Cohen pour proposer aux téléspectateurs une émission à la fois sérieuse et légère autour de la culture et de l'actualité, dans une ambiance chaleureuse et moderne.
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