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ISBN : B01F1545CW
Éditeur : (30/04/2016)

Note moyenne : 4.5/5 (sur 24 notes)
Résumé :
Enfermé dans un service de soins aux personnes âgées, Frank est un vieil homme. Très vieux.
Bientôt 100 ans, physiquement dépendant, la somme de ses douleurs pourrait emplir un océan.
Pourtant, une seule le fait horriblement souffrir: celle, mentale, liée à sa solitude, à l'abandon dont il est l'objet.
Il attend donc la fin, sans horizons autres que les murs de sa chambre.
Jusqu'au jour où une étincelle va lui redonner espoir.
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Critiques, Analyses et Avis (14) Voir plus Ajouter une critique
Patpepette
  30 octobre 2016
J'ai choisi ce livre par hasard en fouinant, en lisant le résumé ce fut pour moi une évidence, il fallait que je
découvre cette histoire. le titre « au bout du chemin » et le synopsis ne présageait rien de très très joyeux.
Toutefois, ma curiosité l'a emportée, ce qui m'a permis de dénicher une pépite !
En effet, nous avons Frank et Patrick vieillards enfermés dans un hospice qui attendent tout simplement
l'heure de partir… Puis, un beau jour ils reçoivent la visite d'une certaine Camille… Un miracle ? Une apparition ? Toujours est-il que cette rencontre va bouleverser leur vie. Au début du roman, j'étais un peu partagée, dubitative… Frank à chaque visite revient sur son passé et nous décrit son existence. Je trouvais qu'il y avait un peu trop d'aller-retours entre son récit et son état actuel, j'ai donc mis un peu de temps à m'immerger totalement dans l'univers de Frank. Puis au fil des pages, les événements qu'il énumère avec beaucoup de sincérité, de nostalgie se sont fait plus longs, plus étoffés. À partir de cet instant ce roman m'a
littéralement transporté dans le milieu rural dans lequel a évolué notre héros. Je me suis attachée à tous
les personnages faisant parti de sa famille. L'auteur nous dépeint le destin laborieux et incertain des gens
de la campagne. Ils vivent avec peu de moyens mais en même temps ils détiennent une richesse qui n'a pas de
prix. le sens des valeurs, l'instinct de protection les uns envers les autres, le soutien dans l'adversité de tous
les jours. Cela m'a replongée également dans des souvenirs d'enfance, puisque mes grands-parents étaient
des paysans. J'y ai retrouvé, les mêmes gestes de tendresse, cet océan d'amour qui règne dans cette ferme.
Dans ce milieu là, en général ils se succèdent de génération en génération… Il y a le patriarche est tout
son petit monde gravit autour. Un roman où les sentiments se mélangent, c'est à la fois une bouffée d'air
frais, de liberté, mais aussi de lutte pour survivre et subvenir à leurs besoins. Ces gens se contentent de peu
mais ils sont heureux. Au fil des pages, malgré les flash-backs entre le présent et le passé, je me suis senti
totalement liée à nos protagonistes. Ils vont affronter la précarité, l'injustice, la peur, la tristesse, l'insupportable… Ils vont rester soudés comme les cinq doigts d'une main, et vont espérer et ne plus y croire… Lors des retours vers le présent, Frank et Patrick sont métamorphosés, pour eux c'est une renaissance. Camille très investit dans son rôle de bénévole, va s'attacher outre mesure à ces deux hommes.
Ils vont lui enseigner beaucoup.
Ce roman est une formidable leçon de courage, un destin difficile, une bataille acharnée pour rester digne
coûte que coûte. Sans parler de l'amour fraternel qu'il règne entre Frank et son frère Anthony. Un récit
poignant, ce livre m'a profondément chamboulé et je n'ai cessez de penser qu'ils avaient une existence
particulière mais ô combien riche. Je conseille vivement ce roman où l'on rit, où l'on craint, où l'on pleure.
C'est une nouvelle fois un gros coup de coeur. Je ne connaissais pas l'auteur mais j'ai hâte de lire
quelques-uns de ses ouvrages.
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Virginieriaute
  06 août 2017
J'ai du laisser décanter un peu mes émotions avant de réussir ( si tant est que je puisse le faire correctement ) à vous parler d'Au bout de chemin de Cetro
Ce livre est d'abord une douceur, une friandise, du baume pour le coeur... En me permettant de partager le quotidien modeste mais riche de l'essentiel, de cette merveilleuse famille mêlant 3 générations, je me suis retrouvée bercée par les souvenirs de mon enfance
J'y ai tout retrouvé... L'atmosphère rassurant du petits 2 pièces de mes grands-parents, l'amour inconditionnel qu'ils me portaient, jusqu'aux souvenirs olfactifs... mais également des sentiments plus pénibles : ceux ressentis par les personnes âgées avec leur solitude à porter comme unique vêtement, qui non contents de ne plus se sentir d'aucune utilité sont abandonnées à une fin toute tracée... des souvenirs douloureux...
Je ne crois pas m'être sentie si impliquée dans une lecture auparavant, si connectée à un auteur...
J'ai du souvent faire une pause dans le récit pour souffler un peu, prendre du recul, ressassant mes souvenirs, mes regrets, mes peines, mes actes manqués... irréversibles...
Parce qu'il est dur aussi ce livre, dur dans sa réalité, dur dans les sujets abordés
La nostalgie s'est mêlée souvent à ce sentiment de culpabilité qui me ronge parfois
J'y ai retrouvé aussi le "Père Goriot" de mon adolescence qui m'avait arrachée mes 1ères larmes de lectrice ...Je sais maintenant pourquoi j'ai une telle tendresse pour les petits vieux...
Cetro est un magicien, et j'ai ressenti que tout cela n'était pas que des mots sur du papier, il y avait me semble-t-il beaucoup plus dans ce conte...
Parfois, je note sur un papier, des morceaux de mes lectures, des fragments volés à l'insu de l'auteur sur des bouts de papier que je perds aussitôt... parce qu'ils me touchent, me bousculent, m'interpellent où simplement parce que je les trouve beaux
Cette fois, j'ai cédé, j'ai abandonné cette idée, c'est presque tout le livre qu'il m'aurait fallu plagier tant l'écriture m'a plue, tant j'y ai trouvé de fraîcheur, de poésie douce amer et de cruauté aussi
Cetro est un magicien comme Frankie l'eut été...
Je vais avoir du mal à fermer ce livre définitivement... Je n'en ai aucune envie d'ailleurs, est ce bien nécessaire ?
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cat58
  03 novembre 2016
« Entre-temps, la télé accompagne ma somnolence. Yeux vitreux et fixes, je la contemple, hypnotisé. le temps s'écoule ainsi et tourne en boucle. Nous vivons et revivons inlassablement les mêmes journées, sans que rien n'interfère dans ce quotidien figé, sans que rien n'évolue jamais. Je me fais chier ».

Voilà tout est dit, tel est le quotidien de Franck Carlotti presque centenaire dans ce mouroir qui est sa dernière demeure. Et puis un jour, une visite, celle de Camille qui travaille pour une association et intervient dans le cadre d'un programme d'assistance aux personnes en situation de solitude. Et là, l'espoir pour Franck, cette jeune femme va lui donner l'occasion de renouer avec la vie, d'en finir avec la solitude. En échange, il va lui offrir son bien le plus précieux son temps, son histoire, et lui révéler le drame qu'il a vécu et qui a, avec lui, emporté l'insouciance de son enfance… Déchirant…
Cetro dénonce la situation des personnes âgées qui croupissent dans les hôpitaux ou dans les maisons de retraite, il dénonce les conditions de travail du personnel. Ce n'est pas de la fiction et les premières pages du roman sont magnifiquement écrites et sont criantes de vérité. Qu'il est triste de mourir ainsi, seul ! Où est-il le temps où les vieux restaient chez eux et y mouraient entourés de leurs proches. Franck, le héros du roman, est né dans les années 90, il vivait dans une ferme avec son frère, ses parents, son grand-père paternel et sa grand-mère maternelle. La ferme ne leur appartenait pas, le père était métayer et pour arrondir ses fins de mois, c'est à l'abattoir qu'il travaillait, un boulot qui le démolissait parce qu'il était le témoin de la maltraitance des animaux, une fin de vie dans d'atroces tortures. Les animaux ne méritent pas de mourir ainsi. Les vieux aussi ne méritent pas de mourir dans l'indifférence.
Cetro écrit bien, très bien. Il a le don de raconter des histoires qui font du bien, qui redonnent l'espoir en l'humain. Il parle d'enfants, d'animaux intelligents, de parents aimants et de vieilles personnes qui ont tant d'amour à donner et de savoir à transmettre. Avec Cetro, c'est comme une sorte de leçon de vie à suivre, c'est aussi un visionnaire puisqu'il pointe du doigt notre société et ce qu'elle tend à devenir. Il veut d'un monde où règne l'amour, l'amitié, le partage, la justice sociale, le respect de l'individu, le respect de l'animal, le respect de la planète. Que ses personnages sont attachants, des gens simples, sans tralala. Que d'émotions dans l'écriture qui font que nous devenons les personnages, que nous ressentons ce qu'ils ressentent et nous avons peur pour eux à chaque instant.
Ce livre devrait être lu dans les écoles parce qu'il véhicule des valeurs saines, simples et essentielles.
À lire ! C'est sans danger!
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mina94
  07 juin 2016
Frank est vieux et partage avec Patrick une chambre dans une maison de retraite, comme on dit pudiquement. La mort rôde, implacable, sournoise. Que faire sinon l'attendre en s'ennuyant ? Patrick est un mort vivant, un homme dont le cerveau a renoncé car pourquoi se plier aux règles de la bienséance alors que l'on peut laisser son corps partir à vau l'eau ?
Pourtant, un jour une jeune femme vient bousculer leur morne quotidien et demande à Frank de se raconter afin de transmettre à ses jeunes élèves ce qu'était la vie avant.
Avant quoi ? Tout simplement, et avant tout, la vie d'avant la course au profit imbécile qui fait s'agiter les hommes lâchés sur le ring de l'existence tels des poulets sans tête. Celle où les humains se nourrissaient d'animaux élevés dans le respect, celle où l'on vivait tous sous le même toit. Celle où l'amour de son prochain dictait actions et réflexions.
Frank, donc, évoque avec une infinie pudeur l'existence qui fut la sienne. Une vie simple d'enfant qui aime les livres, adule son petit frère Antho, se plaît dans les bras de "mémé" qui passe son temps à vilipender "pépé" qui fait tout pour l'agacer. Ses parents sont présents aussi dans cette ferme. Son père hait son travail qui va à l'encontre de ce en quoi il croit, en cela, c'est une victime d'un système dont il est un rouage dispensable.
Puis, un jour, tout bascule. Deux événements concomitants viennent bouleverser les vacances d'été pendant lesquelles Frank et Antho s'occupent avec passion des animaux, Thor, le veau, est le chouchou. Son destin tout tracé perturbe le jeune Antho qui n'a qu'une obsession : le sauver d'une mort violente et abjecte.
Ces deux événements donnent à ce récit toute sa force. Je ne vous en dirai pas davantage, si ce n'est que ce roman est porté par une plume superbe. Les dialogues sont savoureux, attendrissants et parfois drôles.
Je l'ai fini la larme à l'oeil car tout ne se finit pas bien et c'est heureux puisque la vie est cruelle et que ce roman est d'un réalisme bouleversant.
Lisez-le et conservez-le afin de le faire lire à vos enfants. Nous sommes face à une oeuvre qui dénonce, bouscule, nous oblige à nous questionner sur nos propres existences.
Bravo monsieur, vous êtes très doué et vous affranchissez avec talent des règles et donnez des coups de pied dans la fange. J'aime cela !
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Goewin
  11 novembre 2016
Ce livre est une merveille avec un brin de fantastique. Je l'ai terminé en larmes, complètement bouleversée et malgré tout avec un sourire dans le coeur.
Cetro est un magicien. Non seulement il écrit très bien mais il nous dépouille de tous nos faux-semblants, de nos défenses pour nous atteindre en plein coeur. Avec Frank, il dénonce la terrible solitude de la personne âgée qui n'a plus personne pour s'inquiéter d'elle ou pour la visiter. Il nous découvre la solitude qui est la nôtre face à la maladie, la souffrance, la mort. Mais la rencontre de Frank avec Camille Delune va tout changer.
Cetro avec un humour rempli de tendresse nous offre un magnifique plaidoyer pour réunir les générations. Avec une indulgence attendrie, il va donner vie à Frank Carlotti, 99 ans, totalement dépendant, Frank qui va raconter sa vie à Camille et plus particulièrement l'été de ses 12 ans. Et par la grâce de son écriture, j'ai totalement basculé dans son monde.
Frank et son petit frère Anthony plus jeune de 2 ans vivent dans une ferme où se pratique l'élevage et l'agriculture bio respectueux des êtres et de l'environnement, avec leurs parents, leur grand-père paternel et grand-mère maternelle. Cette ferme, j'ai rêvé qu'elle existait avec ses animaux intelligents avec une « âme » qui en remontrerait à la plupart d'entre nous – je pense en particulier à la truie Eglantine, au veau Thor – ses habitants tellement pleins d'amour qu'ils en débordent et nous bouleversent. Et en même temps ils sont si simples et si vrais qu'on voudrait que nos familles leur ressemblent. Eglantine et Thor nous démontrent l'intelligence et le coeur de ceux que nous appelons bêtes avec notre aveugle et imbécile sentiment de supériorité.
Frank attendant la visite de Camille m'a fait penser au renard dans « le Petit Prince » et j'ai ressenti à travers lui le douloureux désir d'exister pour quelqu'un.
Avec la visite de Camille, tout l'étage revit, il y a un regain d'énergie inexplicable. Jusqu'à Patrick le voisin de lit grabataire de Frank qui retrouve l'envie de parler, le goût d'échanger. C'est une grande vague de joie qui déferle sur tous les malades et soignants. L'amour déborde des mots, des phrases et Frank et Patrick sont pris d'une envie de vivre inédite.
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« Au bout du chemin » est un livre d'une richesse extraordinaire, il dénonce notre mode de vie qui ne respecte plus rien, les excès de l'industrie agro-alimentaire dont nous sommes complices, les animaux nourris à la chaîne en batteries inhumaines et qui n'ont jamais vu un brin d'herbe, les pesticides et autres polluants qui violent la nature, tout ça au nom du sacro-saint profit ! le passage sur ce qui se passe à l'abattoir est insoutenable et pose la question déchirante : peut-on se battre pour défendre ses idées, notre humanité, au risque d'être licencié ou au contraire doit-on tout accepter pour continuer à toucher son salaire et nourrir sa famille ?
J'ai été horrifiée par le travail inhumain qu'accomplit le père de Frank aux abattoirs ; j'ai eu envie de vomir à certains moments, à d'autres j'aurais volontiers cassé la figure au directeur tellement j'avais la haine face à son comportement ignoble motivé par le rendement et l'argent. Et j'ai bouilli de colère impuissante face à l'injustice du jugement qui veut que les riches et les puissants aient tous les droits et les pauvres seulement celui de s'écraser.
Cetro dénonce encore le « racisme vestimentaire » qui fait que l'on se moque sans pitié de celui qui est différent, pas à la mode.
Je terminerai avec un grand, un énorme MERCI à Cetro qui nous rappelle qu'« on ne voit bien qu'avec le coeur, l'essentiel est invisible pour les yeux » (Le Petit Prince). Lisez ce livre, vous en ressortirez différent, certainement bouleversé mais meilleur, plus humain et avec le désir que les choses changent.

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Citations et extraits (22) Voir plus Ajouter une citation
rkhettaouirkhettaoui   05 juin 2016
Comme un ours en cage, un poisson rouge dans un bocal, je tourne et retourne mes souvenirs et mes idées.
Pour mes douleurs physiques, j'ai droit à quelques cachetons, qui parviennent à me soulager, bien qu'imparfaitement. Pour mes souffrances morales, il n'existe rien qui puisse en venir à bout. En tout cas, rien n'est mis en place en ce sens.
J'ai souvent envie de dire et de hurler que je n'ai pas toujours été ce paquet gênant et vide, que j'ai été un enfant puis un homme autonome.
Mais c'est peine perdue, comme un dément qui crierait qu'il n'est pas fou, un criminel qu'il est innocent.
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rkhettaouirkhettaoui   05 juin 2016
Personne ne peut imaginer la puissance des sentiments de fierté et de bien-être que nous ressentions à cet instant. Je me sentais euphorique, galvanisé par la sensation d'accomplir un acte généreux et noble, et sans échanger la moindre parole à ce sujet, il m'était évident qu'Anthony éprouvait la même satisfaction intérieure.
Si j'avais pu m'extraire de mon corps et nous regarder passer en prenant un certain recul, je suis convaincu que j'aurais alors vu un halo de lumière matérialiser notre bonheur.
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rkhettaouirkhettaoui   05 juin 2016
Si cette jalousie voulait bien ramener avec elle d'autres éléments de ma jeunesse oubliée, je suis preneur.
Si mon corps est émoussé, mes réflexes vitaux lézardés comme une antique masure, tout n'est pas mort. La puissance des sentiments éprouvés est intacte.
La jalousie, miraculeuse drogue aux pouvoirs excitants et revigorants, afflue et reflue, bat à mes tempes et m'empêche de sombrer dans l'état semi-comateux dans lequel nous sommes tous, ici.
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rkhettaouirkhettaoui   05 juin 2016
Nous vivons et revivons inlassablement les mêmes journées, sans que rien n'interfère dans ce quotidien figé, sans que rien n'évolue jamais. Je me fais chier.
La journée passe sur l'éternel tempo, celui du rien et du néant, entre inaction et encéphalogramme plat.
Lorsque vient la nuit, rien ne change vraiment. Seul le sommeil intermittent me délivre parfois du poids de ce présent, et me renvoie en rêve vers un passé chantant.
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rkhettaouirkhettaoui   05 juin 2016
La nourriture est insipide. De quoi ont-ils peur ? À l'âge que j'ai, qu'est-ce qui pourrait me tuer plus sûrement que la vieillesse ? À quoi bon faire attention, maintenant ?
On bouffe sans sel, sans graisse, sans sucre... sans goût et sans plaisir, surtout.
Tout a un goût de flotte, jusqu'au steak haché, je le suppute. J'ai arrêté de manger de la viande depuis des décennies, alors que j'étais tout jeune, et Frank a dû se tromper, se mélanger dans les plateaux. Un autre pensionnaire sera privé de viande. Enfin, au fond il ne perdra rien, car l'appellation est usurpée.
Si c'est bien haché, j'émets un doute sur l'appellation steak. Ça n'a rien de viande, rien à voir en tout cas avec ce que nous mangions parfois, enfants, lorsqu'un de nos animaux était sacrifié pour satisfaire aux envies et besoins de notre logeur, propriétaire de la ferme.
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