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ISBN : 2266156802
Éditeur : Pocket (21/12/2005)

Note moyenne : 3.77/5 (sur 52 notes)
Résumé :

Plume à la main ou caméra au poing, Hervé Chabalier couvre toutes les guerres depuis plus de trente ans. Pour son premier livre, il a choisi de raconter la sienne, contre l'alcool. Les drames d'une vie, ses succès et ses belles aventures, l'envoûtement et le dégoût provoqués par cette maîtresse insatiable et destructrice, ses longues défaites et sa victoire sur lui-même... Un récit intime qui fra... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (8) Voir plus Ajouter une critique
jg69
  04 avril 2015
Un jour d'août 2002, peu après le décès de son père, ce brillant reporter, fondateur de l'agence CAPA s'est reconnu alcoolique et a décidé de s'en sortir .
Il démonte le fil de journées pour s'apercevoir que sa vie ne tourne désormais plus qu'autour de l'alcool, que celui-ci est devenu sa préoccupation majeure. Ne jamais manquer de vin est de loin préférable à tout ce qui avait fait sa vie jusque là. Il prend conscience que ni son amour pour sa femme, ni sa passion du métier, ni ses solides amitiés ne priment sur l'alcool.
Il part alors pour la Suisse, dans un établissement de désintoxication.
Hervé Chabalier se veut lucide. Il a touché le fond, il va s'en sortir. Et s'il évoque une vie aussi riche que tragique, il dissèque le cheminement intime qui l'a conduit lui et pas un autre à cet état.
Il est le seul responsable même s'il a de fortes circonstances atténuantes qui en auraient fait plonger plus d'un également. Avec l'hérédité qui a sans doute sa part en la personne d'un grand-père alcoolique. Avec la responsabilité supposée même cinquante ans plus tard de la mort d'une petite soeur adorée. Et puis plus récemment le décès de sa deuxième fille, à l'âge de trois mois, et enfin la terrible maladie orpheline de son fils.
En quelques semaines, il découvre le « lâcher prise », la solidarité immense des alcooliques anonymes qui le laissait plus que sceptique jusqu'alors. Il s'avoue humble et dépendant lui qui se voulait battant et vainqueur toujours. Il a trouvé plus fort que lui : l'alcool et l'accepte.
Mais pourtant, jamais cette « chronique d'un divorce avec l'alcool » n'est pesante. L'humour et le talent du journaliste sont toujours là avec ses formules caustiques quand il fait la différence entre les maladies "présentables", l'asthme, le diabète opposées à l'alcoolisme, ce mot qui évoque clochard, dépravé, vicieux, amoral.
Ce livre est essentiel, salutaire même pour tous ceux qui vivent la maladie alcoolique au quotidien. Qu'ils en soient eux-mêmes victimes, ou qu'un de leurs proches le soient.
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Nadouch
  08 mars 2016
Avant de voir le film avec Cluzet, j'ai eu envie de lire les mots de Chabalier. Sous la forme d'un journal quotidien lors de ses 40 jours de clinique de sevrage, l'auteur nous livre (se livre) la chronique de son divorce avec l'alcool mais aussi (et surtout) le pourquoi et le comment de la dégringolade d'un alcoolique célèbre mais anonyme, comme tous les autres...
Fascinante, cette capacité à se remettre en question. Tout au long de son séjour, l'auteur émeut par sa franchise, force le respect par son charisme, donne de l'optimisme et de la confiance dans la vie, dans le genre humain, dans l'avenir quand on pense qu'il n'y en a plus...
De belles pages sur la perte d'un être cher (ouille, le vécu de ce type... on en deviendrait alcoolo-dépendant pour moins que ça !), sur la maladie, sur le repli sur soi... Mais aussi quelques moments très vrais sur le quotidien en clinique psy, le partage, l'ouverture aux autres, éclopés de la vie, parenthèse de rafistolage pour coeurs et corps cabossés qui sonne juste et vraie.
Je n'ai pas cherché à savoir si son sevrage avait perduré, mais je l'espère sincèrement, ce monsieur le mériterait.
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Christelle83230
  07 janvier 2016
Habitué des conflits et des épreuves, l'un des plus grands reporters de guerre se livre ici avec pudeur et sincérité sur un sujet jugé encore trop souvent tabou. Avec discernement sur son histoire, il nous relate son parcours et sa cure en Suisse qui lui sera salutaire.
Un beau livre de confidences fort et courageux, avec la note d'humour nécessaire, qui aide à mieux comprendre. Un témoignage chaleureux qui pour ne rien gâcher a un style littéraire et est très facile d'accès, ce qui permettra aux plus jeunes une prise de conscience sur ce fléau.

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emi13
  02 janvier 2013
trés beau livre d'un homme qui a connu l'enfer de l'alcool
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ben44
  15 novembre 2017
Très beau livre qui explique bien le fonctionnement de la maladie alcoolique a ceux qui ne connaissent pas forcément cette maladie, ici tout est dit avec pudeur et tendresse magnifique.Il montre aussi que l'on peut s'en sortir, même si le chemin est long et ardue!
Parole d'ancien buveur !!!!
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Citations et extraits (9) Voir plus Ajouter une citation
rkhettaouirkhettaoui   28 février 2019
Appliqué, perfectionniste comme toujours, j’avais déjà préparé le papier qu’il me faudrait écrire sur Auschwitz. Je le relisais, le corrigeais, le ciselais dans le wagon avec la meute – une vingtaine de confrères – venue ici pour rendre compte, comme moi. Chacun avec son style, son cœur, son métier. Et puis, à l’aube, il gelait, les grilles se sont ouvertes, le train a pénétré dans le calme assourdissant des camps. Jamais je n’ai ressenti, même aux plus sanglants, aux plus dégueulasses, aux plus dramatiques de mes reportages de guerre, un si grand effroi et une aussi forte appartenance à l’humanité. Un incroyable tournis de compassion, de culpabilité, de fraternité, de honte, d’amour m’a chaviré. J’ai jeté mon papier « prêt à porter ». J’ai bu une gorgée de la bouteille de vodka enfermée dans mon sac et j’ai écrit, ma plume guidée par la détresse et le trop-plein d’émotion, par l’espoir aussi.
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rkhettaouirkhettaoui   28 février 2019
Nous étions en 1958. De Gaulle commençait à décoloniser, avec ses nègres-blancs bien élevés, le Sénégalais Senghor et l’Ivoirien Houphouët, promus quarante-cinq ans plus tard sages d’une Afrique qui continue sa quête pour la dignité, la vraie : manger, se soigner, décider, exister. Un formidable leurre, on disait « la Communauté franco-africaine ». Dans les marchés, les rues, les haut-parleurs vissés sur des 403 breaks gueulaient sur un air de meringué : « Le gouvernement nous invite à voter, pour créer la Communauté. Faudra dire oui ou bien faudra dire non. Mais quand on se marie, ce qu’il faut dire c’est oui. »
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emi13emi13   02 janvier 2013
Alors on boit un verre en regardant loin derrière dans la glace du comptoir
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rkhettaouirkhettaoui   28 février 2019
Il me faut l’exorciser. J’ai besoin d’aide. Je le sens. Il est fort, il cajole, il envoûte, il finira par me tuer. Là où je vais, on dit qu’ils savent le combattre. J’ai hâte et j’ai peur. Cinq semaines pour tenter d’en sortir. Ils me l’ont dit au téléphone : c’est le tarif pour une cure rédemptrice. Ils vont me laver le foie, le cerveau, l’humeur, le cœur. Que restera-t-il de mon âme ?
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rkhettaouirkhettaoui   28 février 2019
Entre deux et trois litres par jour, soit de vingt à trente décilitres quotidiennement ou presque. Du blanc, du rosé, du rouge, plutôt de qualité. Il y a des multiplications qu’il vaut mieux ne pas tenter, sous peine de culpabiliser davantage et de noyer sa honte.
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Video de Hervé Chabalier (1) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Hervé Chabalier
Le Dernier pour la route, Bande-annonce VF
>Histoire, géographie, sciences auxiliaires de l'histoire>Biographie générale et généalogie>Biographie générale et généalogique (557)
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