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ISBN : 2757875264
Éditeur : Points (14/03/2019)

Note moyenne : 3.26/5 (sur 19 notes)
Résumé :
Une étude américaine a prouvé que caresser un chat diminuait le risque d'infarctus, mais il n'est pas encore dit que cela arrêtait les balles : le propriétaire d'un bar à chats lillois est retrouvé gisant dans une mare de sang au milieu de ses matous. Comble de l'infamie, le chat star du commerce, Ruru, manque à l'appel. La commissaire Romano est mise sur le coup, assistée de son adjoint Tellier ? aussi terre à terre qu'elle est spirituelle et borderline. Étrangemen... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (11) Voir plus Ajouter une critique
sabine59
  26 mars 2018
Un grand merci aux éditions Seuil et à Babelio pour l'envoi de ce livre, je me suis régalée à le lire!
Un policier atypique, ça me plait! Je ne connaissais pas l'auteure, qui a écrit déjà d'autres romans, mais pas dans cet univers.
Atypique, oui, car j'ai beaucoup ri, quel humour! Les situations sont décrites très souvent de façon assez désopilante, les portraits des personnages sont eux aussi hilarants. Un petit exemple; évoquant son adjoint, le pur Thellier,"la commissaire Romano avait beau être immunisée contre son accoutrement miteux, elle ne put retenir un soupir. Le pull violet peluché qui lui arrivait au nombril , manifestement victime d'une erreur de lavage laissait entrevoir un large pan de tee-shirt jaunâtre, à coup sûr victime d'une autre erreur de lavage."...
Atypique par son enquête aussi. Il y a certes un meurtre , celui de Nicolas Peyrard mais déjà cette victime est retrouvée au milieu de matous, dans un bar à chats lillois... et sa veuve pleure la disparition de ...Ruru, superbe persan et pas celle de son mari! Gangs, ami de jeunesse du mort qui a réussi à la télévision , arnaque politique , on part un peu dans tous les sens! Mais quand c'est la commissaire Romano qui mène le jeu, on se réjouit.
Car oui, autre élément original: ce personnage déjanté, féministe ,célibataire séductrice, au franc-parler, à la brusquerie de surface qui cache en fait une humanité désarmante. On suit avec plaisir ses pérégrinations, ses intuitions, ses interrogatoires loufoques. Et ses réflexions pleins de bon sens sur la société. Les autres membres de son équipe ne sont pas en reste, question originalité !
Et petit plus pour moi, Lille, que j'adore, mise en scène de même que d'autres villes du Nord comme Bailleul, dans ce livre.
Vraiment un excellent moment à passer ! Je recommande vivement de découvrir l'univers décalé et si humoristique de Sophie Chabanel!
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argali
  05 mai 2018
Qu'ont en commun Bailleul, un cadavre, un bar à chats, un persan de concours disparu, un trio d'ados à la « Jules et Jim », un mémorial de la Première Guerre mondiale et une vedette du petit écran ? Rien en apparence sauf Nicolas… Encore faut-il savoir quel lien les unit. C'est ce que va tenter de résoudre le commissaire Romano, jeune femme déterminée et indépendante qui gère son équipe avec une fermeté bienveillante.
Lorsqu'elle arrive sur les lieux, tout semble penser que Nicolas s'est suicidé. La détresse émotionnelle de sa femme qui pleure… son chat disparu… ferait presque penser à Romano qu'il a eu de bonnes raisons d'en finir. Mais n'est-ce pas justement ce qu'on voudrait lui faire croire ? Suspicieuse, elle va chercher dans les moindres recoins, dans chaque faille ce que l'on tente de lui cacher. Sa mort a-t-elle un lien avec son enfance ou la mort de son père ? Avec ses fréquentations ? Faisait-il de l'ombre à quelqu'un ?
L'enquête que nous donne à suivre Sophie Chabanel est aussi l'occasion de déambuler dans les rues de Lille, une ville que je connais bien et que j'apprécie, d'évoquer le passé de Bailleul, d'Arras, de l'Artois et du Nord en général, notamment les grandes batailles de la Première Guerre mondiale et de jeter un oeil critique sur les relations humaines dans lesquelles l'homme peut être parfois si vil et égocentrique.
J'aime me plonger quelques fois dans la collection « Cadre noir » du Seuil qui sort des codes du polar actuel, toujours plus noirs et plus sanglants, pour nous proposer des récits plus soft où pointe un brin d'humour.
J'ai rencontré l'auteure, Sophie Chabanel, au boulevard du polar et l'échange spontané et chaleureux que nous avons eu m'a donné envie de découvrir son premier polar. Elle sait y faire pour rendre ses personnages attachants, distillant au fil des pages des informations sur leur caractère et leur vie privée qui les rendent humains. J'ai particulièrement aimé sa commissaire caustique et franche cachant une certaine tendresse pour ses partenaires parfois un peu lourds. Atypique, elle renouvelle agréablement le genre et c'est pour moi le point fort du livre.
Elle sait aussi rendre une histoire attrayante en dosant les rebondissements et les effets. Quant à son écriture, elle est fluide et cinématographique, comme un bon téléfilm policier. Tout concoure à nous faire passer un agréable moment de lecture, le chat sur les genoux.
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pilyen
  31 mars 2018
Rendons grâce aux éditions du Seuil de vouloir sortir le polar des ornières habituelles, c'est à dire le serial killer sadique ( je pense que quasi tous les cas de figures ont été évoqués, des bébés trucidés dans les ventres de leur mère aux violeurs de grands-mères en déambulateurs) ou des enquêtes nous plongeant dans les profondeurs les plus noires de nos sociétés. La collection "Cadre noir" a le mérite de publier quelques romans policiers alliant enquête et humour. Sophie Chabanel avec "La griffe du chat" entre dans ce cercle encore peu fréquenté. Pour les amateurs, on peut d'ors et déjà dire que nous sommes en dessous de l'excellent "Hôtel du Grand Cerf" de Franz Bartelt ou du piquant "Demain c'est loin" de Jacky Schwartzmann, parus l'an passé sous cette bannière.
Le cadavre du propriétaire d'un bar à chat ( concept venant du Japon où les consommateurs avalent leurs consommations tout en caressant des chats ) ainsi qu'un persan bien enrobé disparu suffisent à la commissaire Romano et à ses deux adjoints pour se rendre dans cet établissement lillois. Après avoir affronté une veuve éplorée par la disparition de son chat vedette, le cadavre, qui laisse à penser qu'il s'agit d'un suicide, ne va pas laisser indifférente l'enquêtrice vedette, flairant que rien ne semble clair dans cette histoire. Bonne pioche ! Malgré un habile maquillage, le médecin légiste démontre qu'il s'agit bien d'un assassinat. Sans beaucoup d'indices à se mettre sous la dent, l'enquête commence mollement et banalement en interrogeant l'entourage du mort dont le présentateur vedette d'une télévision privée...
Il faut bien reconnaître que l'intrigue, même si elle possède un point de départ plutôt rigolo, est loin d'être le point fort du livre. Elle va pas mal piétiner avant de s'accélérer assez artificiellement dans le dernier tiers, histoire de remplir le cahier des charges. Non, là ne se situe pas l'intérêt de ce roman, qui, stricto-sensu se rapproche d'un scénario planplan de téléfilm de deuxième partie de soirée. Ce n'est pas non plus l'humour plaqué dans cette histoire qui, même s'il est loin d'être désagréable, permet de s'attacher au récit. Il semble juste se contenter de pointer du doigt quelques petits travers de notre société et d'accentuer le caractère déjà passablement chargé des deux adjoints lourdauds de la commissaire. Ce qui fait que l'on tourne les pages de ce polar pas si noir, c'est son héroïne que l'auteure bichonne comme si elle était le prétexte majeur à l'écriture de ce roman. On s'attache très vite à cette célibataire caustique qui a acheté sur ses deniers des vélos d'appartement pour mettre dans son bureau du commissariat et sur lesquels tout le monde pédale lors des réunions ou qui peut acheter un billet pour Berlin pour aller rejoindre un mec croisé quelques jours avant juste pour le sexe. La commissaire Romano jouit d'un charisme, d'une liberté de vie et de ton comme on voit peu souvent dans un genre plus porté vers la testostérone masculine. Et du coup, on dévore le roman pour elle, l'intrigue passant au second plan.
Ces quelques coups de griffes pour ce premier roman policier de Sophie Chabanel ne doivent tout de même pas vous empêcher de découvrir son héroïne. Pas violent pour deux sous, drôle bien sûr sans pour autant être hilarant, il se lit facilement et saura vous faire passer un moment pas désagréable du tout. Un vrai polar de détente, à lire en caressant son chat.

Lien : http://sansconnivence.blogsp..
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Aufildelimaginaire
  21 avril 2018
J'ai reçu ce livre dans le cadre d'une masse critique organisée par Babélio. Je remercie la maison d'édition Seuil pour cet envoi.
Comme vous le savez j'adore les chats, ce n'est pas une surprise alors quand j'ai vu un polar avec un cadavre dans un bar à chats, je me suis dit ce livre il est pour moi.
On se retrouve dès les premières pages au coeur de l'enquête ce que j'ai trouvé vraiment génial car on échappait aux longues présentations des personnages en guise d'introduction. Malheureusement mon enthousiasme est vite retombé car j'ai trouvé le rythme très lent pour un roman policier. Beaucoup trop de détails sur la vie des personnages qu'ils soient principaux ou secondaires. Cela a apporté trop de lourdeur à l'histoire et elle a perdu du charme loufoque qui s'annonçait dès le départ.
Le commissaire est une femme, j'ai de suite pensé que cela allait être sympa d'avoir une femme au commande d'une enquête (c'est plutôt rare, enfin cela fait peut de temps que je me suis remis au genre polar/thriller donc c'est peut être une impression erronée). Que j'allais pouvoir découvrir une résolution de crime différente mais là encore je me suis trompée et c'est super dommage. L'auteur a fait de la commissaire Romano une copie d'un casanova qui enchaîne les histoires sans lendemain. J'aurais préféré une mère de famille agissant sur tous les fronts d'une main de maître.
Les personnages de ce roman étaient pour moi trop caricaturés et donc pas assez crédible à mon regard. Résultat l'histoire a perdu de son charme et mon intérêt a baissé au fil des pages.
Comme vous l'avez certainement compris ce roman n'a pas fonctionné avec moi, peut être que je suis de plus en plus exigeante envers mes lectures. Je vous rappelle que cet avis n'engage que moi, il est basé sur mon ressenti personnel et je suis persuadée que ce roman saura trouvé son lectorat.
J'ai beaucoup de mal à faire des retours négatifs car je sais qu'il y a une personne qui a passé des heures et des heures de travail pour écrire ce roman. En aucun cas je ne juge son travail. Je me doute qu'un retour négatif peut avoir un impact sur l'auteur mais j'estime que je dois rester honnête quand je vous livre mes avis.
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Lenocherdeslivres
  09 juin 2018
Voilà un petit polar bien sympathique, qui ne me laissera pas beaucoup de souvenirs, je pense, mais qui m'a offert un bon moment. Au début, ce n'était pas gagné. Car le ton, trop léger, trop badin, avec une recherche des bonnes phrases qui font mouche à toutes les pages m'ont agacé. Mais une fois ces petites tracasseries passées, j'ai pleinement plongé dans l'histoire. Un mort à la veuve éplorée, mais seulement pour son chat disparu. Un animateur télé vedette. Un maire véreux perdu dans un scandale immobilier. Un serveur adepte du hang (un instrument de musique que je ne connaissais pas ; voici la page Wikipédia qui lui est consacrée). Une ex qui déteste sa remplaçante. Tout cela dans le Nord de la France : dans un bar à chats (ah ! les inventions japonaises !), dans un musée aux tableaux disparus, sur un plateau de télévision, dans des banlieues chic. Et face à tout cela, la commissaire Romano, féministe revendiquée qui fustige tous les clichés (et ils sont nombreux) qui traversent notre société, enquêtrice efficace et supérieure bienveillante. Même avec certains de ses subordonnés qu'on pourrait considérer comme des boulets. Elle est épaulée par Tellier, idéaliste assez récemment divorcé, mais toujours très proche de son ex, prêt à partir en croisade au moindre écart devant la loi.
Le mélange est plutôt juste. Malgré une certaine dose d'exagération, comme je le disais plus tôt. Mais le ton léger permet de faire passer une intrigue agréable, mais pas phénoménale. le but de ce polar est plutôt de se divertir en découvrant une galerie de personnages hauts en couleurs. Et pour ça, c'est réussi. Chacun possède son caractère bien trempé : Tellier, apparemment si calme, est capable de frapper un individu si la cause l'y oblige ; Romano est prête à sacrifier une partie de jambes en l'air pour une bonne soirée tranquille dans un bain chaud. Les interactions entre tous ces individus sont souvent tendues, donc propres à faire sourire. Et certaines inventions sont plaisantes : par exemple, le vélo d'appartement obligatoire (ou presque) dans le bureau du commissaire pendant que l'équipe échange et réfléchit à la suite des actions à mener.
La griffe du chat est donc un roman idéal pour passer un bon moment sans prise de tête, un polar bien troussé, aux personnages attachants et à l'intrigue suffisamment bien ficelée pour tenir le lecteur tout au long de ses 267 pages.
Lien : https://lenocherdeslivres.wo..
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Citations et extraits (24) Voir plus Ajouter une citation
Dominique_LinDominique_Lin   25 mars 2018
« Je ne le reverrai plus jamais », hoquetait la femme effondrée sur la banquette, à trois mètres du corps étendu par terre. Elle tenait sa tête dans sa main gauche, tandis que son
bras droit, en attelle, restait stoïque à côté d’elle, curieusement désolidarisé de son corps en émoi. Sous le T-shirt fuchsia, sa poitrine volumineuse se gonflait et dégonflait au
rythme des hoquets. Au repos, elle devait être impressionnante ; en mouvement, elle était spectaculaire.
La commissaire Romano s’en voulut de cette observation, du niveau de ses collègues hommes. Avec toutefois une circonstance atténuante : ses minuscules seins l’avaient longtemps complexée et elle en gardait une fascination pour les fortes poitrines – image d’un destin qu’elle ne connaîtrait pas.
Elle se mordit la lèvre, hocha doucement la tête et s’efforça de prendre l’air grave de circonstance, malgré l’environnement sonore qui ne facilitait pas le recueillement.
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sabine59sabine59   25 mars 2018
Sur la porte du café des chats, une feuille A4 avait été scotchée:" Fermé pour convenance personnelle, réouverture jeudi 12 mars." Une expression inattendue pour évoquer un mari décédé, la veuve était décidément une personnalité créative.
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naiisnaiis   02 mai 2018
Romano avait l'idée d'équiper son bureau et une partie de l'open space en matériel sportif, en observant chez certains agents une brioche peu compatible avec la poursuite de criminels en fuite. ...Dans son commissariat on pédalerait. Le mouvement facilitait la réflexion: la preuve, Kant s'était promené tous les jours de sa vie pour chercher des idées.
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rkhettaouirkhettaoui   09 mars 2018
Au début, elle s’était dit qu’un type incapable à ce point de masquer ses sentiments devait être un flic catastrophique. Pas du tout. Sa sincérité insolite et son incapacité quasi pathologique à mentir étaient aussi efficaces dans les enquêtes que désastreuses pour sa carrière. Son honnêteté criante attirait la sympathie des témoins et suspects. Même les pires salauds étaient déroutés devant un type si profondément gentil. De la sympathie à la confidence ou l’aveu, le chemin n’était pas long.
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rkhettaouirkhettaoui   09 mars 2018
Sous le T-shirt fuchsia, sa poitrine volumineuse se gonflait et dégonflait au rythme des hoquets. Au repos, elle devait être impressionnante ; en mouvement, elle était spectaculaire.
La commissaire Romano s’en voulut de cette observation, du niveau de ses collègues hommes. Avec toutefois une circonstance atténuante : ses minuscules seins l’avaient longtemps complexée et elle en gardait une fascination pour les fortes poitrines – image d’un destin qu’elle ne connaîtrait pas.
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