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3,51

sur 98 notes
Avec son titre et son minois de chat noir sur la première de couverture, ce roman donne l'impression de surfer sur la vague très tendance de la ronronthérapie. Difficile d'imaginer que derrière cela, se cache un polar. Sophie Chabanel, auteure que je découvre, n'en est d'ailleurs pas à son premier coup d'essai puisqu'elle a déjà écrit "La griffe du chat", où son héroïne, à savoir la Commissaire Romano faisait connaissance, lors d'une enquête, avec celui qui allait désormais partager sa vie, le chat Ruru, félin à tendance dépressive, qui complique l'existence déjà mouvementée de sa propriétaire.

Vous comprendrez ainsi que ce roman n'est pas un polar sanglant même si mort, il y a. Succomber d'un choc anaphylactique pour cause d'allergie aux crevettes, le jour de sa remise de la Légion d'Honneur, c'est plutôt ballot. C'est pourtant ce qui est arrivé à François-Xavier Tourtier, ancien trader véreux reconverti dans une start-up écolo développant les fours solaires. Notre commissaire dépêchée sur place, avec ses adjoints Tellier et Clément, ne va pas tarder à flairer l'entourloupe, d'autant plus que le récipiendaire n'était pas un modèle de chasteté, ni de probité. Dans son entourage, tout le monde connaissait cette dangereuse allergie, les meurtriers potentiels sont donc nombreux.

Je ne vais pas vous mentir en disant que l'intrigue policière n'est pas un modèle d'originalité. Ce qui fait le charme de ce polar, ce sont les personnages. Ce n'est pas nouveau non plus (je pense notamment à l'équipe d'Adamsberg de Fred Vargas), mais j'ai bien aimé la complémentarité entre Romano, la cheffe féministe, directe mais estimée car très soucieuse de ses collaborateurs et Tellier, son adjoint tourmenté, prêt à s'enflammer pour toutes les causes sociales. Les dialogues sont savoureux mais le fait d'user d'humour n'empêche pas l'auteure d'évoquer des sujets sérieux, comme les abus sexuels faits aux femmes et l'émergence du site "Balance ton porc" ou des faits divers comme l'affaire Jérôme Kerviel ou la polémique Mélanchon/Cazeneuve. Notre commissaire qui tente encore de se libérer du milieu dans lequel elle a été élevée a également quelques paroles revanchardes vis à vis de l'aristocratie et à l'Église plutôt salées.
Je remercie Babelio et les éditions du Seuil d'avoir mis cette brigade anti-conventionnelle sur ma route. J'ai très envie de me pencher sur leur première enquête. J'accorde un 16/20 à cette lecture qui ne manque pas de chien (ou plutôt de chat !). Au fait, amis écologistes, avez-vous testé la cuisson des aliments au four solaire ?
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Ce n'est certes pas LE livre du mois, ni de l'année, mais j'ai aimé le sens de l'humour parfois un peu trash de la commissaire Romano. Et les autres protagonistes n'ont rien à lui envier.
Pour tout vous dire, j'avais acheté ce livre parce que sur la couverture un joli chat me faisait de l'oeil.
Hé oui, je suis comme ça : un chat, j'achète ; le titre parle de bibliothèque, de librairie, de libraire, de bibliothécaire, de livres, je suis preneuse.
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François-Xavier Tourtier meurt d'un choc anaphylactique pendant la soirée organisée en honneur de sa remise de médaille. À la fois arrogant et suffisant, cet ancien trader véreux qui a échappé à la prison en faisant accuser son subordonné, ne faisait clairement pas l'unanimité. du coup, l'enquête de la commissaire Romano se complique sévèrement: le nombre d'invités multiplié par le nombre de toasts de la soirée, ça promet une belle prise de tête.
Sophie Chabanel nous emmène tambour battant derrière son enquêtrice de choc, Romano, féministe assumée et caractère bien trempé, mais qui n'hésite pas à materner ses coéquipiers, souvent déprimants, toujours décalés. J'ai passé un excellent moment de lecture, à la fois intelligent et très drôle. J'ai adoré le ton et la verve que l'autrice met dans chacun de ses personnages et je me réjouis d'avance de lire ses autres livres…
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Le blues du chat, je l'ai lu le week-end dernier, et j'ai attendu pour rédiger mon avis. Mon actualité personnelle influence-t-elle mon jugement ? Peut-être. Il n'empêche : Ruru, le chat recueilli par la commissaire, est peut-être dépressif, mais c'est certainement une certaine catégorie de vétérinaire qui a trouvé le moyen de s'en mettre plein les poches pour des problèmes qui n'en sont pas réellement. Remontée, moi ? Oui, mais ce n'est pas contre l'autrice, elle ne fait qu'exposer un phénomène de société.
Le commissaire Romano enquête, et doit gérer aussi un supérieur qui a des idées très arrêtées sur le management, et elle des idées très arrêtées sur les manières de contourner les choses. La mort du banquier en plein cocktail ? le pauvre. Il meurt de la manière la pire qui soit pour quelqu'un qui souffre d'allergie : son traitement n'a pas fait effet, parce qu'on l'a remplacé par un placebo. le pauvre. Non, ne pensons pas à toutes les personnes qu'il a ruinées, à son associé qui est parti en prison à sa place, à sa femme pas si heureuse que cela. Non, pensons à ce pauvre homme riche parti trop tôt et qu'il s'apprêtait à inonder le marché avec des fours solaires. L'écologie, c'est cool, surtout si cela rapporte et permet de redorer son blason très très terni.
Oui, j'ai passé un moment très agréable grâce au commissaire, à ses hommes, et à ce pauvre Ruru contraint de maigrir.
Lien : https://deslivresetsharon.wo..
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En demandant ce roman à Babelio, je savais que ce serait un polar sans hémoglobine ou effets de terreur, et qu'il y aurait un chat et de l'humour. Donc ça m'allait.

Le lecteur a pu faire connaissance dans La griffe du chat de la commissaire Romano et de ses adjoints le capitaine Tellier et l'adjudant Clément. Tellier, aux réactions parfois étranges, qu'il faut manipuler avec doigté, et Clément, pas forcément très futé et efficace mais dévoué et obéissant. de plus dans son couple c'est lui qui se porte absent quand son gamin est malade, partage des tâches dont se réjouit (mais faut pas abuser) Romano la féministe.

Célibataire, 47 ans, Romano mène une vie où la gent masculine peut intervenir, mais pas trop longtemps. Elle est parfois borderline (son utilisation du gyrophare étant la moins grave, finalement) et n'hésite pas à bousculer (verbalement) les suspects ou ses collègues, et même son supérieur (en mode hypocrite). Elle a son franc parler:
"Ils ne sont pas obligés de colporter les propos nauséabonds de tous les abrutis sans conscience ni morale. Pour ça, on a déjà Internet."
"Un interrogatoire de nuit dans des bureaux vides, ça a toujours de la gueule."

Bon, mais qui dit polar dit (au moins ) un mort, non? L'ex-trader François-Xavier Tourtier s'y colle. Allergique à la crevette, le voilà qui meurt lors de la réception célébrant sa remise de légion d'honneur. Des suspects, mais bien plus sympathiques que le mort! Romano va cependant mener à bien son enquête, avec les rebondissements habituels. (je trouve juste que la personne coupable aurait pu régler le problème François-Xavier -un type plus qu'odieux, je le rappelle- sans le tuer, il existe des moyens autres et légaux)
On découvrira une veuve pas tellement éplorée, un amoureux écolo et transi, un prêtre fort regardable (et un évêque pas langue de bois), un grand père très classe et une voisine bien curieuse.

Bon, et le chat? le pauvre Ruru est assez spécial, mon amour des chats ne peut celer cette vérité...
"Payer un psy à mon chat? Alors que j'ai soigné mes névroses familiales en automédication, à coup de bière et de Nutella?"

En résumé : lecture fort plaisante, ça file tout seul, sans temps morts, on s'amuse bien.
Lien : https://enlisantenvoyageant...
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Entre deux tomes de la saga « Les enfants de Poséidon » de Alastair Reynolds, je me suis offert un peu de détente avec le deuxième volume des enquêtes de la commissaire Romano, l'héroïne créée par Sophie Chabanel.
Cette fois, la commissaire et sa fine équipe enquêtent sur le décès d'un industriel lors d'un cocktail où il fêtait sa Légion d'Honneur : ce personnage, assez peu sympathique au demeurant, a succombé à une allergie à la crevette … qui n'était sans doute pas accidentelle !
Parmi les suspects, l'épouse du défunt, son associé, son ancien subordonné qui a apparemment séjourné en prison à la place de son patron, et un séduisant ecclésiastique.
L'intrigue policière est plutôt classique, avec ce qu'il faut de rebondissements et de fausses pistes, mais je dirais que pour moi, l'intérêt est ailleurs : c'est le personnage de Romano qui fait l'intérêt du livre (et je ne sais toujours pas son prénom !)
Sophie Chabanel manie un humour ravageur en nous montrant cette héroïne peu banale, qui piétine allégrement les conventions surtout quand elles sont un peu machistes, qui mène une vie sentimentale plutôt débridée sans beaucoup d'états d'âme, mais joue un rôle de mère attentive auprès de ses deux subordonnés et finalement leur permet de donner le meilleur d'eux-mêmes.
Le dénouement de l'enquête est plutôt inattendu, voire invraisemblable, mais peu importe : je me suis régalé des pointes d'ironie qui émaillent les chapitres, avec un peu de militantisme féministe, des réflexions percutantes sur notre mode de vie actuel, et un don particulier pour la formule qui fait mouche.
Le rôle du chat dans l'histoire est plutôt réduit, il accentue par contraste la pétulance et l'originalité de Romano.
Il me reste à me procurer maintenant le troisième tome, « L'emprise du chat »… dans lequel je trouverai peut-être le prénom de l'héroïne !
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C'est un plaisir de retrouver la détonnante commissaire Romano et ses hommes, même si j'ai un chouïa moins adhéré à cette enquête. Les chats sont toujours en arrière plan, avec un nouveau Ruru en provenance du bar à chats de la première enquête (« La griffe du chat »), qui fait du gras dans l'appartement de Romano, au grand dam de la commissaire pour qui la forme physique est indispensable (« Elle avait muni son bureau, ainsi que la salle de réunion du rez-de-chaussée, de vélos d'appartement. Pédaler n'empêchait pas de réfléchir, au contraire. »). L'humour est encore bien présent !

On le retrouve bien sûr chez les enquêteurs, avec une Romano usant de son charme pour accélérer les investigations (« Le fait d'avoir couché avec un certain nombre de collègues d'autres départements améliorait spectaculairement la collaboration transversale interservices), de son pouvoir de manipulation pour embobiner son chef (Bertin) et de patience face aux « emportements verbaux de son adjoint » toujours prompt à défendre ses idéaux.
Les suspects ne sont pas en reste puisque l'on a un ecclésiastique (« à se mettre sous la dent ») beau garçon, confident (et plus si affinités?) de la veuve pas si éplorée ; une voisine jalouse qui espionne derrière les pots de fleurs de son balcon ;
un ancien collègue (rancunier?) qui a fait de la prison à cause du mort (mais qui se rattrape avec les ventes de son témoignage) ; sans oublier l'associé qui se retrouve seul à encaisser les futurs (juteux?) bénéfices d'une invention révolutionnaire : le four solaire (même s'il ne faut pas être pressé pour la cuisson quand on habite Lille).

J'ai trouvé que l'enquête était un peu longue à démarrer même si le point de départ est intrigant : comment l'assassin a-t-il provoqué le choc anaphylactique alors qu'il n'y avait pas de crevette dans les amuse-gueule ? Qui aurait pu remplacer les seringues d'adrénaline par de l'eau ? C'est lorsque Romano découvre le modus operandi (« une idée machiavélique »!) que mon intérêt s'est réactivé. J'aime aussi beaucoup les échanges avec Tellier, mélange d'oppositions et de complicité (« Ils avaient développé une capacité impressionnante à se comprendre sans se parler »). Quant à Clément, sa maladresse est à la fois drôle et touchante.

La particularité de cette enquête, c'est aussi la victime, un ex-trader qui se fait de plus en plus antipathique au fur et à mesure que l'équipe creuse son passé. Au final, Romano trouvera François-Xavier Tourtier plus détestable que son meurtrier, c'est dire. Ce dernier sera difficile à démasquer et les derniers chapitres offrent des retournements de position surprenants. Cela fait oublier les petites longueurs et donne envie de poursuivre avec l'équipe !
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À coup sûr, un roman et une histoire distrayante à rebondissements
S.chabanel n'en est pas à un coup d'essai, nous arrachant à certains blues composant souvent nos quotidiens tout en nous énumérant dans un style très personnel diverses facettes censées nous divertir des intrigues curieuses et originales
En résumé se laisse découvrir avec curiosité non sans être trop sous le charme toutefois
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Laborieux vous avez dit laborieux ? Non J'AI dit laborieux !

Bon je ne suis définitivement pas le bon public pour ce genre de roman.
Ma lecture a été très très difficile, je n'en voyais pas le bout, quasi un mois pour lire ce polars (en sautant beaucoup de passages pour être tout à fait honnête) et vous l'aurez compris ma critique ne sera pas très positive.
On assiste ici à une enquête policière pure, un homme est mort lors d'une cérémonie de remise de légion d'honneur donc Romano et ses hommes vont mener l'enquête. Par cette enquête, plusieurs sujets sociétaux seront mis en avant tels que : l'écologie avec ses fours solaires, l'église avec un prêtre plutôt pas mal au regard de certains, l'argent, le pouvoir, les traders et tout ce qui va avec, les abus sexuels et promotions canapés, et la cause animale avec ce Ruru, "le chat" psychologiquement border-line.
Alors, vous me direz qu'il y a pas mal de choses pour attirer le chaland mais voilà moi je me suis profondément ennuyée. Désolée, je pensais y trouver de l'humour, que nenni......Du moins pas l'humour qui me fait réagir.
Bref très grosse déception pour ma part mais en même temps je remercie Babelio et les éditions Seuil de m'avoir ouvert les yeux sur le fait que je suis assez hermétique finalement "aux polars enquête policière pure" si je me permets de créer une catégorie. Après plusieurs tentatives, je m'aperçois que je suis attirée par les polars "thrillers", à suspens, psychologiquement dérangé ou dérangeant !

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François-Xavier Tourtier, dirigeant d'une start-up de l'agglomération lilloise, est victime d'une réaction allergique (pardon, anaphylactique) mortelle, au cours de la réception destinée à fêter sa légion d'honneur. Et ce malgré les deux piqûres d'adrénaline et le bouche-à-bouche effectués pourtant largement à temps par la belle Ariane, son épouse. Avec ses faux airs de Capitaine Marleau (chapka non comprise), la commissaire Romano, affublée de ses deux adjoints Tellier, l'inconditionnel pourfendeur des injustices et Clément, dont le prénom résume à lui seul le personnage, va mener son enquête sur cette mort hautement suspecte. N'hésitant pas à provoquer le bourgeois et bravant allégrement les consignes de sa hiérarchie, elle va forcer les suspects dans leurs derniers retranchements et susciter les témoignages qui vont l'amener à une vérité qui va la mettre dans un sérieux embarras. Un polar addictif, plein de rebondissements et de savoureuses notes d'humour, sollicitant l'attention constante du lecteur qui doit rivaliser d'astuce pour tenter de résoudre l'énigme avant les enquêteurs. Et pendant ce temps-là, le chat Ruru, hérité d'une précédente enquête (voir "La griffe du chat") est engagé dans une cure d'amaigrissement à l'aide d'un distributeur de croquettes sollicitant intelligence et dextérité. On espère le voir revenu à des proportions idéales dans le prochain opus…
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