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EAN : 9782203042247
32 pages
Casterman (07/11/2012)
4.24/5   74 notes
Résumé :
Dès sa plus tendre enfance de louveteau, Fenris arborait un air si féroce qu'il suscitait l'effroi. Même ses congénères les loups s'écartaient de lui. Et ce qui était inévitable finit par arriver : devenu un gigantesque loup rouge aussi redouté de ses semblables que de ses proies, Fenris fut banni. Grisé par l'intensité de la crainte qu'il inspirait. Le fauve esseulé croisa un jour, dans une clairière, la route d'une petite fille partie cueillir des fleurs. Quelle n... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (23) Voir plus Ajouter une critique
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SUPERBE album qui sort du lot par les illustrations de haut vol de David Sala, qui rappellent toutes des tableaux de Gustav Klimt.
L'histoire est un peu plus convenue mais très bien ficelée tout de même et aborde les thèmes de la différence (et de son acceptation ou non acceptation par les autres) de l'isolement et du renforcement négatif que peut opérer la répétition d'un caractère que l'on est supposé détenir.
Par exemple, à force de vous dire que vous êtes bête ou peu original, vous finissez par vous en persuader. Et bien ici, un loup est né un peu différent des autres, avec un air terrifiant. Si terrifiant que tout le monde le lui rappelle à longueur de journées. de sorte que ce loup, de caractère normal et d'allure anormale, finit par se forger un caractère à son image.
Jusqu'au jour où il rencontre une petite fille, elle aussi exclue des siens, elle aussi jugée mal à propos et qui, étant elle-même marginale, va juger ce loup d'une façon non conventionnelle...
Je vous laisse découvrir la suite et enfonce encore le clou sur le caractère réellement exceptionnel des illustrations, qui plus est, mises en valeur par un format et un papier de qualité (certaines pages sont à rabats), mais c'est une considération toute personnelle, ce n'est que mon avis, c'est-à-dire, pas grand-chose.
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Déjà à sa naissance Fenris faisait peur à sa mère et ses frères, il avait des dents pointues et un pelage rouge. En grandissant il fait trembler les loups les plus valeureux et ne parlons même pas des autres animaux de la forêt. Mais que lui veut cette minuscule petite fille, elle ose le caresser... Fenris va t-il la croquer, n'en faire qu'une bouchée ?

Comme toujours de superbes dessins de David Sala. Personnellement, je ne m'en lasse pas !
Lien : http://latetedelart2.blogspo..
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La rencontre du loup et de la petite fille vêtue de rouge- Petit Chaperon rouge, bien sûr- est prise à contre-emploi dans sa morale de fin, la jeune fille sait parfaitement qu'on lui a inculqué de ne pas parler aux inconnus cependant elle décide très clairement seule de ne pas en avoir peur. Au caractère et au franc-parler très affirmé, cette petite là est bien moins naïve que notre chaperon, elle ne tentera pas de changer la bête comme notre "Marlaguette", elle se montre plus téméraire que la bête car du loup, elle n'a pas peur

Une perception peut-être plus moderne de la jeunesse d'aujourd'hui et évoquant le début de l'adolescence.

La jeune fille démontre dans le texte de Jean-François Chabas qu'elle a assimilé les leçons d'éducation, elle les assume et fait après ses propres choix, pour le bien du loup d'ailleurs qui découvrira enfin la chaleur, la générosité et la bienveillance d'un contact. L'histoire fait la part belle à l'ouverture des enfants et à leur esprit de tolérance. Les grands en prendront de la graine probablement.

Ce loup choisissant, lui, de se montrer redoutable mais pas cruel, du fait de son apparence et du rejet, se montre à l'égal de ce que l'on attend de lui afin d'être tout simplement, d'attirer l'attention ou de se satisfaire un peu.

Cette leçon de vie s'adresse donc bel et bien à des pré-ados, démontrant que nous nous construisant à partir de la qualité d'éducation que l'on nous donne et qu'il n'y a pas de nature fatale ou innée, ni sotte ni féroce, avec un peu de compréhension et d'amour les choses peuvent changer, rien n'est écrit. En grandissant nous avons la possibilité de décider car le "bagage est bien rempli". Cette marginalité assumée jusqu'à la fin de l'histoire s'ouvre sur des questionnements que les parents ne manqueront pas de noter mais auxquels les auteurs laissent la liberté du choix des possibles. La petite fille décidera de continuer à partager son temps avec ce nouveau compagnon, grandissant au fil du récit. Rappelons-nous le "géant de Zéralda" de Tomi Ungerer, où finalement la petite fille adoptée développe des sentiments pour le géant qui l'adopte bien différents de ceux que l'on pouvait supposer, et réciproquement. Ceci suppose une réalité du coeur avec des lois que la raison ne saurait dominer, laissant aux lecteurs le choix de se faire leurs propres interprétations et leurs propres jugements.

Le petit format rend sa petite part d'enfance à l'album, rendant les illustrations moins impressionnantes et le propos moins grave. L'enfance. le duo a manifestement toujours souhaité délivré de petites philosophies par le biais de cette étincelle d'innocence, inscrivant leur création dans une certaine tradition du conte.

La beauté des planches de David Sala sont restituées par des jeux de rabats, permettant de ne pas perdre du format habituellement plus grands, rappelez-vous "la colère de Banshee" et "le coffre enchanté". Nous retrouvons toujours son goût pour l'art décoratif rappelant Klimt. Superbe!

D'ailleurs, de jolies rencontres avec les enfants ont donné de belles créations avec David Sala: http://ecoles.ac-rouen.fr/massillon/articles.php?lng=fr&pg=715
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Les auteurs, Jean-François Chabas et David Sala, nous livrent encore une fois un album tout simplement magnifique. Depuis ma lecture de "La colère de Banshee", je cherche d'autres de leurs ouvrages et je suis tombée sur "Féroce".
L'histoire d'un loup, pas comme les autres, tant son apparence est terrifiante, qui est rejeté par les siens. Fenris devient féroce et sème la peur partout autour de lui jusqu'à sa rencontre avec une petite fille qui ne semble pas effrayée. Une amitié naît. Ce conte ou légende est une ode à la tolérance. Même si c'est un album, le texte est à destination des plus grands et pointe des thématiques omniprésentes dans la littérature de jeunesse comme la tolérance et la différence.
Que dire des illustrations, elles sont superbes. Grande fanatique de Klimt, je retrouve tout à fait l'identité picturale de ce dernier, notamment lorsque le dessinateur met en scène des personnages féminins. En bref, je suis conquise.
Voici le genre de livre qu'on achète pour feuilleter de temps à autre avec délice et plaisir.
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Féroce ce conte jeunesse aux fabuleux dessins de David Sala. Je suis tellement fan de ses illustrations aux couleurs vives et aux graphismes inspiré de Klimt. C'est le genre de lire que je voudrais faire découvrir a mes enfants.

Dans cette histoire, on retrouve Fenris un louveteau qui a toujours eu cet air si féroce qu'il suscitait l'effroi parmi toute la foret, même ses semblables s'écartaient de lui... Il finit par devenir un énorme loup au pelage rouge sang, si redouté qu'il fut banni juste à cause de la crainte qu'il inspirait...

Persuader d'être si méchant, il parti faire sa vie ailleurs, comme un loup solitaire, jusqu'a ce qu'il rencontre un jour, une petite fille, seule dans une clairière en train de cueillir des fleurs. Et qu'elle fut sa stupeur lorsqu'il constata que l'enfant n'avais pas peur de lui.

Elle su quoi faire et comment s'y prendre pour rendre la fureur bestiale de Fenris en loup sans craintes de lui-même.

C'est un conte tendre et poétique, où l'on aurai envie que cesse de dire aux enfants d'avoir peur du grand loup pour les ramener de leurs erreurs, il n'y a pas de méchant loup qui rôdes !
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critiques presse (1)
Ce sont surtout les illustrations de David Sala qui font de Féroce un album d'une rare beauté. Les bleus et verts sombres font ressortir les rouges vifs. [...] Une pure merveille !
Lire la critique sur le site : HistoiresSansFin
Citations et extraits (10) Voir plus Ajouter une citation
Les sentences nous sculptent. Et comme Fenris avait cette terrible apparence, qui manquait faire s'évanouir d'effroi les loups les plus aguerris, il en vint, en plus de son allure redoutable, à commettre des actes qu'il jugeait en accord avec ce qu'on pensait de lui.
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Le grand loup lui offrit son sourire le plus affreux, croyant déjà entendre son cri d'épouvante. Mais la petite fille se contenta de hausser les sourcils ; elle prit le temps d'assurer la belle fleur dans ses chevaux, puis s'approcha de Fenris et, à l'immense stupéfaction de celui-ci, tendit la main pour tirer sur sa paupière.
- Hmm, grommela-t-elle d'une voix ténue, mais au ton assuré. Hmm, oui, oui... Je vois. Ces yeux rouges... Vous faites des allergies au pollen ? Non ? Vous ne fumez pas, j'imagine... Alors, mon petit vieux, vous avez de la conjonctivite !
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"Il se produisit une chose commune, qui fût que Fenris, à force d'avoir malgré lui l'air méchant et de terroriser chacun par sa seule apparence, finit par devenir vraiment cruel.
Pour peu qu'on soit fragile de caractère, on grandit en imaginant qu'on est ce que les autres nous renvoient."
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Quand Fenris naquit, il n'était, comme tous les louveteaux, qu'une petite boule de poils gluante, que sa mère lécha afin de la nettoyer. Mais dès qu'il écarquilla les yeux et ouvrit la bouche pour bâiller, il eut l'air tout à fait sanguinaire, épouvantable et cruel. C'était certes une qualité indéniable pour un loup, mais point trop n'en faut: ses frères eux-même furent effrayés.
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"LES LIVRES, C'EST BON POUR GRANDIR, APPRIVOISER SES PEURS, ENTRER EN AMITIÉ AVEC SOI-MÊME"

Voici un témoignage qui me touche beaucoup.
Dans "Féroce", Ilyona, reçoit des images et des mots qui lui font tant de bien.
Enfant malmenée par la vie, Ilyona aime lire et relire l'histoire de ce loup.
En caressant Féroce au fil du récit, Ilyona apprivoise sa propre colère face à l'adversité de la vie.
Merci à la plume de Jean-François Chabas.
Merci aussi à David Sala.

"Martine, bonjour.
merci de ton méssage.Ilyana, a fait de sérieux progrès, à l'école.
lorsqu'elle vient, elle va chercher toute seule, le livre " Féroce", et elle me le lis. (...)
M-C
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