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ISBN : 2266290770
Éditeur : Pocket (07/03/2019)

Note moyenne : 3.81/5 (sur 47 notes)
Résumé :
Résumé
Féministes avant l'heure, les sorcières ont laissé en héritage leurs savoirs et leurs pouvoirs, autant de clés au service d'une féminité libre et puissante.

Présentation
Symbole subversif de la révolte féministe, la figure de la sorcière est aujourd'hui de retour, prête à questionner nos choix, notre rapport au monde, à la nature, au corps, à la rationalité, à la sexualité... Et ce qu'elle a à nous apprendre peut réellement change... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (12) Voir plus Ajouter une critique
Morgause
  27 avril 2018
Je ne suis pas quelqu'un de spirituel, j'ai besoin de preuves tangibles pour penser que quelque chose puisse être vrai, pour "croire". Malgré mon caractère rêveur, je suis très rationnelle. Cela ne m'empêche pourtant pas d'explorer les questions ésotériques et mystiques, surtout quand cela touche à la magie. Je suis fascinée depuis l'enfance par la figure de la sorcière. Je me reconnais instinctivement dans plusieurs femmes qui font les légendes, comme Morgause (mon ancien pseudonyme) ou Morgane, les déesses lunaires comme Hécate, ou encore dans la saga Harry Potter, qui a bercé toute mon adolescence, et qui me touche profondément. C'est pourquoi je lis à peu près tout ce que je trouve sur les sorcières. Évidemment, quand une de mes rédactrices pour Faunerie a chroniqué Âme de sorcières, ou la magie du féminin, d'Odile Chabrillac, cela m'a intriguée. Quelques jours plus tard, une amie a souhaité se rendre au Gibert ésotérique, et je suis tombée nez à nez avec ce livre. Ni une, ni deux, je l'ai embarqué. Sympathique coïncidence, non ?
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Odile Chabrillac est une naturopathe et psychothérapeute, en plus d'être auteure. Âme de sorcière, ou la magie du féminin, est le témoignage d'un parcours initiatique : la construction d'une femme, et plus précisément, d'une sorcière. L'auteure souhaite réhabiliter ce qualificatif, qui a longtemps été corrélé au Diable - car tout le monde sait que la sorcière mange des enfants et se fait prendre par le Cornu lors des sabbats ! -, et en propose une définition moderne, gardant toutefois son histoire controversée. Une sorcière, c'est une femme épanouie dans sa vie, dans sa féminité, sa sexualité, et sa vie spirituelle. Elle fait fi des conventions sociales, elle s'écoute, et tant pis si ça dérange ; elle veut rester vraie, être en accord avec elle-même et la nature.
L'auteure propose un retour dans L Histoire, afin de mieux cerner le personnage et ce qu'il a enduré à travers des siècles de misogynie sous le christianisme, mais surtout, elle conte toutes ces femmes, ces guérisseuses, sages-femmes, qui ont été mises sur le banc de la société parce qu'elles faisaient de l'ombre à la médecine masculine, qui a tout fait pour que les femmes et leur corps soient dissociés. Justement, cet essai parle de corps : l'auteure invite les femmes à se libérer sexuellement, à oser, à s'affirmer, à se connaître. La sorcière est une femme qui s'assume et connaît son plaisir sans jamais en avoir honte. C'est dit : la sorcière est féministe.
La sorcière explore également sa dimension spirituelle et magique, à travers des rituels, la célébration des saisons, des éléments. Elle écoute sa voix intérieure, aiguise son instinct. Chaque femme qui souhaite développer son esprit utilise ses vecteurs magiques favoris, qu'ils soient pendules, cartes de Tarot, pierres, etc. La sorcière est évidemment très intéressée par l'environnement et se veut proche de la nature. En effet, elle tient ses savoirs des plantes, qui ont trois facettes : l'une qui guérit, une autre qui empoisonne, et une dernière spirituelle. L'auteure propose aux femmes qui souhaitent devenir des sorcières de s'approprier cette culture des plantes, et de vivre en harmonie avec le cycle des saisons.
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En somme, c'est un livre très agréable à lire, au style fluide, qui propose une vision intéressante de la sorcière d'aujourd'hui. J'ai apprécié que l'auteure livre son témoignage et offre un rapide panorama de la sorcellerie à travers les âges, et qu'elle propose un féminisme axé sur les spécificités féminines, longtemps boudées ou uniquement mises en avant pour des questions essentialistes qui font le jeu du patriarcat (la femme n'est bonne que pour enfanter, elle est plus faible, etc.). J'ai trouvé la partie ésotérique assez intéressante, même si le détail du Tarot ou des rituels étaient assommants. Par ailleurs, alors que les chapitres sont très courts et tout de même assez superficiels, j'ai trouvé étrange que l'auteure se soit attardée à détailler toutes les arcanes du Tarot.
C'est un livre qui fait toutefois du bien : l'auteure rappelle qu'on a notre place à prendre, qu'elle n'est pas définie et qu'on est maîtresses de notre vie ! Elle nous invite à nous réapproprier notre histoire, nos racines, notre corps, à prendre confiance en nous et à nous entraider. Dans ce monde où les femmes sont mises compétition non seulement dans le monde du travail, mais aussi dans l'intimité, il est bon de réinstaurer une sorte de sororité. Odile Chabrillac réussit, en l'espace de quelques pages, à nous insuffler une part de "féminin sacré", et à nous délester du fardeau des injonctions à la femme parfaite, qui nuit à notre santé mentale comme physique. Soyons libres, mes soeurs !
Lien : https://mots-silencieux.blog..
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Pixie-Flore
  10 août 2018
" Âme de sorcière " nous parle du féminin, de la puissance d'être soi, de l'importance de se reconnecter au monde, de la force physique, psychologique et spirituelle qui se trouve en chacune de nous mais aussi en chaque individu.
L'auteur y retrace les affronts et les meurtrissures que les femmes ont accumulés au fil des siècles. Beaucoup de barrières ont été dressées pour qu'elles obéissent au conditionnement que les sociétés - dirigées au masculin - voulaient leur imposer. C'est ce qui a longtemps empêché leurs personnalités, leurs créativités, leurs forces, de s'exprimer. Et si elles arrivaient tout de même à s'affirmer, le bûcher ou l'asile n'étaient pas loin. L'auteur le croit et l'argumente avec sincérité et intelligence. Je la rejoins totalement dans ses propos.
Odile Chabrillac a une écriture douce mais ferme. Elle explique avec simplicité ses expériences et ses croyances - ça ressemble parfois un peu à une sorte de guide pour devenir une bonne sorcière -, mais elle montre surtout la multiplicité et la fascinante complexité du féminin. Son livre est une source d'inspiration mais surtout de compréhension. C'est une lecture vivifiante et apaisante.
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aventurine
  19 janvier 2019
Un vrai coup de coeur pour ce livre qui a enfin posé un nom sur ce que je pouvais vivre au quotidien, sur la femme que je suis (et la jeune fille que j'étais), sur mon lien avec la nature, avec la vie...
Cela m'a permis d'aller me trouver un peu plus profondément, pour découvrir des choses que j'aimais et que je n'avais finalement pas oser vivre au grand jour. Il m'a également fait découvrir un autre livre coup de coeur, au nom de Bucher sous la Neige. Je ne suis pas prête d'oublier le message d'Odille Chabrillac puisqu'il a crée un véritablement changement dans ma vie !
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Dianouche
  12 novembre 2018
Une question me vient en parcourant l'ouvrage d'Odile :
La femme n'est-elle pas par nature « magicienne » ? Et ainsi associée à la sorcellerie ?
La création est en soi un phénomène magique.
Quelque soit le manteau que revêt la femme, quand elle est dans sa fonction de procréatrice, elle se retrouve nue, dans son règne animal et ne peut s'en cacher. Indépendamment de son désir ou de sa volonté, elle est reliée à ses qualités intrinsèques telles qu'intuition, spontanéité sensibilité, créativité, intériorité, protection… Qualités inverses à la rationalité.
Les sorcières sont des femmes ypra connectées, en lien avec la Terre et l'Univers. Elles assument pleinement et librement leurs caractéristiques intrinsèques. Elles ne sont pas façonnées dans le moule de la société.
A travers le développement des religions et le des sciences, la société a rationalisé la vie.
Tout phénomène nécessite une explication scientifique et « religieuse ». Tout ce qui ne s'explique pas est exclu : dangereux, et donc pure folie.
Les femmes, pour survivre dans cette société, ont naturellement refoulé leurs propres qualités, elles les ont « occultées ».
Celles qui ne sont pas entrées dans le moule ont été catégorisées « sorcières ». Leur survie s'est trouvée à travers l'isolement et des biais occultes.
Dans notre société occidentale, la notion d'occultisme a une connotation négative ou néfaste, alors qu'objectivement elle correspond juste à un état d'incompréhension.
Si le fonctionnement de la société fût utile pendant des siècles, nous en rencontrons peut-être certaines limites aujourd'hui. La société se confronte à de nouveaux modèles, ou puisent des schémas dans l'histoire, d'autres civilisations ou dans la nature.
Dans ce sens, elle peut nous appeler à nous affranchir dans notre féminité et libérer nos fonctions englouties depuis des siècles.
Cet ouvrage nous décrit l'histoire, et aborde les forces intérieures de ces femmes. Il nous propose des clés (des potions ?) pour nous découvrir (dans les 2 sens du terme), pour mieux nous comprendre et réussir à faire émerger ces qualités pour qu'elles soient au coeur même de nos vies.
Merci Odile !:)
Lien : https://www.etre-agir.com/
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tantquilyauradeslivres
  28 juin 2019
En ouvrant ce livre, je ne m'attendais pas du tout à ce que j'allais lire. J'espérais entre autre une partie historique sur la chasse aux sorcières plus développée. Ce livre, à mi-chemin entre le développement personnel et la revendication féminine m'a plutôt surprise... mais en m'a pas du tout déplu!
On y parle certes des sorcières et de leur passé où elles ont été pourchassées mais également des femmes d'aujourd'hui et de celles de demain. Mais qu'est-ce donc qu'une sorcière? Loin des contes de fées, Odile Chabrillac nous explique qu'une sorcière est avant tout une femme qui s'accepte en tant que femme, quitte à défier l'ordre établi, à contrer ce qui lui est imposée par la société et ce quelque soit l'époque. au delà des conventions sociales, elle cherche avant tout à être en harmonie avec elle-même et la nature, avec son corps, avec sa vie. Une sorcière est elle finalement simplement une femme en quête de liberté?
Un peu d'ésotérisme, un peu de développement personnel, un peu de naturopathie... Je ne sais trop comment classer ce livre mais qu'importe... Je n'ai pas l'habitude de lire ce genre de livres, ne l'aurais d'ailleurs probablement jamais lu si on ne me l'avais pas offert. Mais pourquoi pas finalement ?
Ce livre m'a "parlé" à plusieurs reprises. quand on me dit "sorcière", je pense habituellement au côté historique (la chasse aux sorcières, les guérisseuses...) et à tout le folklore qui tourne autour (contes de fées, légendes...). Je pense aux "fées" diabolisées dont les histoires m'ont si souvent captivée (Morgane ou Mélusine pour ne citer que les plus célèbres!). je pense à la notion de liberté et de non convention dont nous parle ce livre mais je pense rarement à de nombreux points autres points qu'il soulève (sans vouloir trop en dire pour ceux qui souhaiteraient le lire!). Et pourtant, eh bien oui, j'ai été plutôt en accord avec beaucoup d'entre eux au fil de ma lecture.
Les livres de développement personnel ne sont pas forcément ma tasse de thé mais si l'on y mêle le mot "sorcière" et que l'on y voit le féminisme sous un autre angle, alors, en réalité, ils me parlent beaucoup plus! Une lecture à laquelle je ne m'attendais pas mais en réalité plutôt positive!

Lien : http://tantquilyauradeslivre..
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Citations et extraits (13) Voir plus Ajouter une citation
michokomichoko   24 août 2018
Une femme ménopausée est-elle une femme comme les autres ? Ou, pis, est-elle vraiment une femme ? En faisant d'elles des sorcières en majuscule comme nous l'avons vu, les Anciens ont encore nourri ce fantasme que la ménopause risquait d'être un problème pour l'ordre familial et social. D'ailleurs, la question des bouffées de chaleur est particulièrement symptomatique : véritable métaphore de la ménopause, elles parlent de cette énergie de feu qui monte en nous. Comme une énergie sauvage et animale qui semble se libérer, une implosion dont on ne balise pas le territoire et qui nous met en face de changements à réaliser dans nos vies. Elles sont comme un volcan qui fait éclater nos frontières, un accélérateur potentiel de conscience. On mue comme le serpent, on brûle sa vieille peau et on se détache de ses peurs pour donner naissance à l'autre femme que l'on est (aussi) au fond de soi. On vit bien souvent cette période en solitaire, sans en parler, même à ses plus proches ami(e)s, comme s'il fallait apprivoiser cette femme vieillissante nous habitant de plus en plus, faire face symboliquement à notre propre mort, s'interroger sur le temps qui reste.
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SophieAhSophieAh   19 mai 2019
Ici, le chant est loin d'être anodin, puisqu'il est réalisé dans une optique de transformation et de communion. Il renoue avec des traditions ancestrales de guérison par les sons qui, par l'usage approprié des vibrations de la voix, traiteraient certains troubles et contribueraient à restaurer l'équilibre du sujet, ainsi qu'à une meilleure connaissance. Simple à pratiquer, ne nécessitant aucune connaissance musicale, cette technique utilise le support de la voix dans toutes ses tonalités, avec ses heurts et ses éclats, dans sa fluidité et ses blocages : en induisant des états émotionnels, la voix, riche d'une véritable énergie physique, mentale et spirituelle, peut ainsi soutenir une envie, un projet, une intention.

Lorsque l'on chante collectivement, on utilise alors la présence de l'autre pour améliorer l'échange et la création dans le partage : on a alors la sensation de se mettre à nu, et l'on doit dépasser la crainte des autres, de leur jugement, ce qui permet de retrouver au fil du temps davantage d'assurance et de confiance. Comme le disait Platon : "Chanter, c'est mettre à l'unisson l'air qui est à l'intérieur avec l'air qui est à l'extérieur."
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Pixie-FlorePixie-Flore   27 juillet 2018
J'en suis convaincue, en m'appuyant sur mon expérience ou sur celles de mes patients, la liberté, c'est paradoxalement d'accepter de ne pas savoir ce qui va se passer. C'est reprendre le chemin des écoliers tout en se laissant initier par la vie. C'est davantage se fier à sa boussole intérieure plutôt qu'aux avis des autres, car eux réagissent avec leurs peurs, leur histoire, leurs conditionnements, leurs envies et leur jalousie aussi, ce que l'on appelle en psychologie " leurs projections ". Ils ne savent finalement pas grand-chose en ce qui nous concerne. Non, seul chacun sait pour soi.

[p52]
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michokomichoko   28 juillet 2018
Lorsque je repense aux sorcières-sourcières que j'ai l'occasion de côtoyer, c'est avant tout leur liberté qui m'interpelle, leur capacité à vivre la vie qu'elle se sont choisie, en acceptant si nécessaire d'en payer le prix (solitude, éloignement, perte de certains liens sociaux voire familiaux). Elles font le choix de ne ressembler à personne d'autre, façonnent leur destin et s'inventent elles-mêmes, se réalisent, s'engagent avec l'ambition de trouver et suivre leur propre voie, de créer ce que sera demain... Elles avancent. Sans s'occuper du reste et surtout de ce que l'on peut bien en penser. Libres.
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michokomichoko   28 juillet 2018
La liberté, qu'est-ce que c'est sinon agir selon son cœur, selon ce qu'on croit juste, selon notre désir, sans se laisser imposer notre comportement par l'extérieur. En n'ayant plus peur. C'est être qui l'on est et faire ce que l'on a à faire, sans se laisser intimider.
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Videos de Odile Chabrillac (2) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Odile Chabrillac
Marcher pour se (re) trouver, c'est simple, pas cher et addictif ! Odile Chabrillac raconte à Ariane, notre journaliste et rédactrice du catalogue, comment la marche permet à la fois de s'ancrer et s'ouvrir au monde. A l'occasion d'une balade à Paris, (oui on peut aussi se (re) trouver en milieu urbain ?), l'auteure, qui est aussi naturopathe, a partagé avec nous sa vision de la marche et nous donné des astuces...
? bit.ly/marcherpourseretrouver
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