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EAN : 9782263148873
240 pages
Éditeur : Solar (26/10/2017)

Note moyenne : 3.81/5 (sur 85 notes)
Résumé :
Résumé
Féministes avant l'heure, les sorcières ont laissé en héritage leurs savoirs et leurs pouvoirs, autant de clés au service d'une féminité libre et puissante.

Présentation
Symbole subversif de la révolte féministe, la figure de la sorcière est aujourd'hui de retour, prête à questionner nos choix, notre rapport au monde, à la nature, au corps, à la rationalité, à la sexualité... Et ce qu'elle a à nous apprendre peut réellement change... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (21) Voir plus Ajouter une critique
Mladoria
  15 août 2020
Dans un esprit apaisé et tempéré, l'autrice nous invite à nous initier à la magie ancestrale, celle du lien à la terre, à la nature.
Dans la première partie, elle fait état d'un historique de la figure de la sorcière assez objectivement et avec bienveillance et ouverture d'esprit. Elle se place dans un esprit beaucoup plus ésotérique que Mona Chollet, moins militant mais plus engagé, concerné. Elle est active dans les pratiques qu'elle décrit et non plus spectatrice.
Dans la seconde partie, elle donne les 8 clés pour développer la sorcière en chacun et chacune de nous. Oui, les hommes sont ici présents même si la figure féminine reste centrale car plus sensible et ayant plus facilement accès aux énergies de la nature. Cette tolérance m'a donné le sourire car la vindicte n'aurait pas été pour moi en concordance avec l'esprit d'harmonie que dégage ce livre.
Le style et le contenu tout en étant particulièrement technique sont riches en enseignement et tout à fait abordables même si la relecture annotée semble nécessaire pour s'initier à une ou plusieurs de ces pratiques occultes : tarot, cristaux, méditation, visualisation...etc.
Une lecture qui apaise l'esprit et donne envie de mettre en pratique par curiosité, pour s'ouvrir à un nouveau mode de pensée plus en accord avec notre lien à la Nature.
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Commenter  J’apprécie          110
Morgause
  27 avril 2018
Je ne suis pas quelqu'un de spirituel, j'ai besoin de preuves tangibles pour penser que quelque chose puisse être vrai, pour "croire". Malgré mon caractère rêveur, je suis très rationnelle. Cela ne m'empêche pourtant pas d'explorer les questions ésotériques et mystiques, surtout quand cela touche à la magie. Je suis fascinée depuis l'enfance par la figure de la sorcière. Je me reconnais instinctivement dans plusieurs femmes qui font les légendes, comme Morgause (mon ancien pseudonyme) ou Morgane, les déesses lunaires comme Hécate, ou encore dans la saga Harry Potter, qui a bercé toute mon adolescence, et qui me touche profondément. C'est pourquoi je lis à peu près tout ce que je trouve sur les sorcières. Évidemment, quand une de mes rédactrices pour Faunerie a chroniqué Âme de sorcières, ou la magie du féminin, d'Odile Chabrillac, cela m'a intriguée. Quelques jours plus tard, une amie a souhaité se rendre au Gibert ésotérique, et je suis tombée nez à nez avec ce livre. Ni une, ni deux, je l'ai embarqué. Sympathique coïncidence, non ?
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Odile Chabrillac est une naturopathe et psychothérapeute, en plus d'être auteure. Âme de sorcière, ou la magie du féminin, est le témoignage d'un parcours initiatique : la construction d'une femme, et plus précisément, d'une sorcière. L'auteure souhaite réhabiliter ce qualificatif, qui a longtemps été corrélé au Diable - car tout le monde sait que la sorcière mange des enfants et se fait prendre par le Cornu lors des sabbats ! -, et en propose une définition moderne, gardant toutefois son histoire controversée. Une sorcière, c'est une femme épanouie dans sa vie, dans sa féminité, sa sexualité, et sa vie spirituelle. Elle fait fi des conventions sociales, elle s'écoute, et tant pis si ça dérange ; elle veut rester vraie, être en accord avec elle-même et la nature.
L'auteure propose un retour dans L Histoire, afin de mieux cerner le personnage et ce qu'il a enduré à travers des siècles de misogynie sous le christianisme, mais surtout, elle conte toutes ces femmes, ces guérisseuses, sages-femmes, qui ont été mises sur le banc de la société parce qu'elles faisaient de l'ombre à la médecine masculine, qui a tout fait pour que les femmes et leur corps soient dissociés. Justement, cet essai parle de corps : l'auteure invite les femmes à se libérer sexuellement, à oser, à s'affirmer, à se connaître. La sorcière est une femme qui s'assume et connaît son plaisir sans jamais en avoir honte. C'est dit : la sorcière est féministe.
La sorcière explore également sa dimension spirituelle et magique, à travers des rituels, la célébration des saisons, des éléments. Elle écoute sa voix intérieure, aiguise son instinct. Chaque femme qui souhaite développer son esprit utilise ses vecteurs magiques favoris, qu'ils soient pendules, cartes de Tarot, pierres, etc. La sorcière est évidemment très intéressée par l'environnement et se veut proche de la nature. En effet, elle tient ses savoirs des plantes, qui ont trois facettes : l'une qui guérit, une autre qui empoisonne, et une dernière spirituelle. L'auteure propose aux femmes qui souhaitent devenir des sorcières de s'approprier cette culture des plantes, et de vivre en harmonie avec le cycle des saisons.
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En somme, c'est un livre très agréable à lire, au style fluide, qui propose une vision intéressante de la sorcière d'aujourd'hui. J'ai apprécié que l'auteure livre son témoignage et offre un rapide panorama de la sorcellerie à travers les âges, et qu'elle propose un féminisme axé sur les spécificités féminines, longtemps boudées ou uniquement mises en avant pour des questions essentialistes qui font le jeu du patriarcat (la femme n'est bonne que pour enfanter, elle est plus faible, etc.). J'ai trouvé la partie ésotérique assez intéressante, même si le détail du Tarot ou des rituels étaient assommants. Par ailleurs, alors que les chapitres sont très courts et tout de même assez superficiels, j'ai trouvé étrange que l'auteure se soit attardée à détailler toutes les arcanes du Tarot.
C'est un livre qui fait toutefois du bien : l'auteure rappelle qu'on a notre place à prendre, qu'elle n'est pas définie et qu'on est maîtresses de notre vie ! Elle nous invite à nous réapproprier notre histoire, nos racines, notre corps, à prendre confiance en nous et à nous entraider. Dans ce monde où les femmes sont mises compétition non seulement dans le monde du travail, mais aussi dans l'intimité, il est bon de réinstaurer une sorte de sororité. Odile Chabrillac réussit, en l'espace de quelques pages, à nous insuffler une part de "féminin sacré", et à nous délester du fardeau des injonctions à la femme parfaite, qui nuit à notre santé mentale comme physique. Soyons libres, mes soeurs !
Lien : https://mots-silencieux.blog..
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Suny
  11 mars 2020
Il y a du bon et du moins bon dans cet ouvrage...
J'ai beaucoup aimé les deux premiers tiers, où elle aborde, forcément, le thème des sorcières, de l'acharnement dont elles ont été les victimes pendant des siècles et de ses mécanismes, en particulier de la façon dont elles ont été éjectées par la "vraie médecine"... Mais aussi de la façon dont elles communient avec la nature ; beaucoup de choses très inspirantes qui m'ont portée bien plus loin que je ne l'espérais.
J'ai moins aimé le dernier tiers, où elle aborde des thèmes plus spirituels et ésotériques, que j'ai trouvés insuffisamment personnels, trop tirés d'une bibliographie qui, de plus, peut laisser à désirer (coucou Sperandio). Moins aimé également le fait que ce livre ne soit pas écrit au féminin de manière générale. Certes, les hommes aussi on le droit de s'intéresser à toutes ces choses, d'être des "sorciers", mais je trouve que ce livre devrait avant tout s'adresser aux femmes, privilégier le féminin (pour une fois), bref, aller au bout de son idée. Quelques réflexions également qui m'ont semblé déplacées. Par exemple, pour illustrer la signification de "s'impliquer" et "s'engager", elle donne pour exemple les poules qui "donnent" leurs oeufs, et le cochon qui "donne" sa vie pour qu'on les mange. Lolilol...
Hormis ces quelques points faibles, ça reste une lecture globalement plaisante, dans laquelle il faut juste savoir prendre ce dont on a besoin et laisser le reste de côté.
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Pixie-Flore
  10 août 2018
" Âme de sorcière " nous parle du féminin, de la puissance d'être soi, de l'importance de se reconnecter au monde, de la force physique, psychologique et spirituelle qui se trouve en chacune de nous mais aussi en chaque individu.
L'auteur y retrace les affronts et les meurtrissures que les femmes ont accumulés au fil des siècles. Beaucoup de barrières ont été dressées pour qu'elles obéissent au conditionnement que les sociétés - dirigées au masculin - voulaient leur imposer. C'est ce qui a longtemps empêché leurs personnalités, leurs créativités, leurs forces, de s'exprimer. Et si elles arrivaient tout de même à s'affirmer, le bûcher ou l'asile n'étaient pas loin. L'auteur le croit et l'argumente avec sincérité et intelligence. Je la rejoins totalement dans ses propos.
Odile Chabrillac a une écriture douce mais ferme. Elle explique avec simplicité ses expériences et ses croyances - ça ressemble parfois un peu à une sorte de guide pour devenir une bonne sorcière -, mais elle montre surtout la multiplicité et la fascinante complexité du féminin. Son livre est une source d'inspiration mais surtout de compréhension. C'est une lecture vivifiante et apaisante.
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LaetiCat
  24 février 2020
Un livre clair et concis, à mi-chemin entre développement personnel et revendication féminine qui permet d'avoir une connaissance de base de l'archétype de la sorcière.
Cet ouvrage de 200 pages est facilement accessible aux novices comme moi :
=> de la sorcière, je ne connaissais que la représentation issue de la littérature imaginaire
=> de la Wicca je ne connaissais que le nom
=> du féminisme, je n'en connaissais que les dérives
=> concernant la chasse aux sorcières, je ne connaissais que ses ravages
On survole un peu toutes les facettes de la sorcières au travers du parcours personnel d'Odile Chabrillac : définition de la sorcière, sa place dans L Histoire, ses valeurs, ses liens avec la nature, etc ...
Tout au long de l'ouvrage l'auteure cite ses sources et propose une bibliographie à la fin du livre ... de quoi approfondir cette belle entrée en matière sur le pouvoir féminin.
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Citations et extraits (22) Voir plus Ajouter une citation
michokomichoko   24 août 2018
Une femme ménopausée est-elle une femme comme les autres ? Ou, pis, est-elle vraiment une femme ? En faisant d'elles des sorcières en majuscule comme nous l'avons vu, les Anciens ont encore nourri ce fantasme que la ménopause risquait d'être un problème pour l'ordre familial et social. D'ailleurs, la question des bouffées de chaleur est particulièrement symptomatique : véritable métaphore de la ménopause, elles parlent de cette énergie de feu qui monte en nous. Comme une énergie sauvage et animale qui semble se libérer, une implosion dont on ne balise pas le territoire et qui nous met en face de changements à réaliser dans nos vies. Elles sont comme un volcan qui fait éclater nos frontières, un accélérateur potentiel de conscience. On mue comme le serpent, on brûle sa vieille peau et on se détache de ses peurs pour donner naissance à l'autre femme que l'on est (aussi) au fond de soi. On vit bien souvent cette période en solitaire, sans en parler, même à ses plus proches ami(e)s, comme s'il fallait apprivoiser cette femme vieillissante nous habitant de plus en plus, faire face symboliquement à notre propre mort, s'interroger sur le temps qui reste.
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Pixie-FlorePixie-Flore   27 juillet 2018
J'en suis convaincue, en m'appuyant sur mon expérience ou sur celles de mes patients, la liberté, c'est paradoxalement d'accepter de ne pas savoir ce qui va se passer. C'est reprendre le chemin des écoliers tout en se laissant initier par la vie. C'est davantage se fier à sa boussole intérieure plutôt qu'aux avis des autres, car eux réagissent avec leurs peurs, leur histoire, leurs conditionnements, leurs envies et leur jalousie aussi, ce que l'on appelle en psychologie " leurs projections ". Ils ne savent finalement pas grand-chose en ce qui nous concerne. Non, seul chacun sait pour soi.

[p52]
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SophieAhSophieAh   19 mai 2019
Ici, le chant est loin d'être anodin, puisqu'il est réalisé dans une optique de transformation et de communion. Il renoue avec des traditions ancestrales de guérison par les sons qui, par l'usage approprié des vibrations de la voix, traiteraient certains troubles et contribueraient à restaurer l'équilibre du sujet, ainsi qu'à une meilleure connaissance. Simple à pratiquer, ne nécessitant aucune connaissance musicale, cette technique utilise le support de la voix dans toutes ses tonalités, avec ses heurts et ses éclats, dans sa fluidité et ses blocages : en induisant des états émotionnels, la voix, riche d'une véritable énergie physique, mentale et spirituelle, peut ainsi soutenir une envie, un projet, une intention.

Lorsque l'on chante collectivement, on utilise alors la présence de l'autre pour améliorer l'échange et la création dans le partage : on a alors la sensation de se mettre à nu, et l'on doit dépasser la crainte des autres, de leur jugement, ce qui permet de retrouver au fil du temps davantage d'assurance et de confiance. Comme le disait Platon : "Chanter, c'est mettre à l'unisson l'air qui est à l'intérieur avec l'air qui est à l'extérieur."
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Pixie-FlorePixie-Flore   27 juillet 2018
Oui, cela ne fait aucun doute pour moi, parler des sorcières, parler de la magie, c'est parler du féminin, du pouvoir des femmes, de celui qui peut faire tellement peur aux hommes mais - ne soyons pas dupes - aux femmes aussi ! C'est cesser de se définir par rapport à eux, pour eux, juste s'inscrire dans la réalité de notre vie, sans comparaison, sans compétition. Être ce que l'on est. L'accepter, l'aimer, l'embrasser. Authentiquement femme, joyeusement femme, puissamment femme.

[p15]
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michokomichoko   28 juillet 2018
Lorsque je repense aux sorcières-sourcières que j'ai l'occasion de côtoyer, c'est avant tout leur liberté qui m'interpelle, leur capacité à vivre la vie qu'elle se sont choisie, en acceptant si nécessaire d'en payer le prix (solitude, éloignement, perte de certains liens sociaux voire familiaux). Elles font le choix de ne ressembler à personne d'autre, façonnent leur destin et s'inventent elles-mêmes, se réalisent, s'engagent avec l'ambition de trouver et suivre leur propre voie, de créer ce que sera demain... Elles avancent. Sans s'occuper du reste et surtout de ce que l'on peut bien en penser. Libres.
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Vidéo de Odile Chabrillac
Marcher pour se (re) trouver, c'est simple, pas cher et addictif ! Odile Chabrillac raconte à Ariane, notre journaliste et rédactrice du catalogue, comment la marche permet à la fois de s'ancrer et s'ouvrir au monde. A l'occasion d'une balade à Paris, (oui on peut aussi se (re) trouver en milieu urbain ?), l'auteure, qui est aussi naturopathe, a partagé avec nous sa vision de la marche et nous donné des astuces...
? bit.ly/marcherpourseretrouver
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