AccueilMes livresAjouter des livres
Découvrir
LivresAuteursLecteursCritiquesCitationsListesQuizGroupesQuestionsPrix BabelioRencontres
Vasco tome 20 sur 30
EAN : 9782803619023
48 pages
Le Lombard (20/11/2003)
3.36/5   7 notes
Résumé :
1349. Les Bretons célèbrent la canonisation du moine Yves Hélori auquel ils attribuent de nombreux miracles et vouent une fervente dévotion. Afin de les soustraire aux pillages des troupes anglaises, les reliques miraculeuses du nouveau saint ont été longtemps mises à l'abri dans une abbaye et elles vont maintenant retourner dans la ville natale de cette désormais figure emblématique de la Bretagne. Une grande procession les escortera et elle s'arrêtera dans toutes ... >Voir plus
Critiques, Analyses et Avis (2) Ajouter une critique
Alfaric
  29 octobre 2019
Ce tome 20 paru en 2003 est mal nommé "Le Dogue de Brocéliande" puisque le Robin des Bois breton est moins au centre du récit que Frère Anselme le miraculé et ses reliques de Saint Yves Hélori…
Nous sommes en Bretagne durant la Guerre de Cent Ans, et les reliques de Saint Yves Hélori rapportent beaucoup d'argent à l'Église. Les autorités veulent les mettre en sécurité à Vitré, mais les campagnes pullulent de soldats, de mercenaires et de brigands :
- un convoi commandé par l'évêque Richard de Poiriers et le Seigneur Guy de Fougeray suit la route traditionnelle du Tro Breiz persuadés que les Godons n'oseront pas s'attaquer à un pèlerinage
- un convoi plus discret conduit par Frère Anselme et ce bon vieux Vasco suit lui l'ancienne route romaine allant de Rennes à Carhaix en traversant la Forêt de Brocéliande et ses chemins de Nulle Part
Gilles Chaillet se fait plaisir en mettre en scène toutes les légendes qui y sont liées par le texte et par l'image, comme il se plaît également à développer une ambiance joyeux compaings de la Forêt de Sherwood, mais au bout du bout le chef anglais Bamborought et le chef bandit Bertrand du Guesclin réclament rançon pour les reliques mais aucun des deux ne possèdent les vrais…
Jusque là on est un peu dans un « cosy mystery » médiéval à la "Ellis Peters" et c'est cool, sauf qu'il ne reste que 10 pages pour tout résoudre. L'auteur choisit de réaliser une ellipse de 6 ans, et Bertrand du Guesclin général français qui a reçu les confessions d'un mourant offrent à Tintin et Haddock la clé du mystère.
On a voulu mettre en parallèle les jumeaux Anselme et Eudes, Anselme le zélote bienveillant emporté par son altruisme, Eudes le fanatiques malveillant emporté par égoïsme. C'est bien sauf que n'est pas raccord car Vasco ne voit pas la ressemblance entre les jumeaux dans les tomes 7 et 8, et ne voit toujours pas la ressemblance entre eux dans ce tome 20 (mais van Loo qui n'a pas connu le premier et qui a à peine rencontré le deuxième si, allez comprendre !). Si c'était juste pour dessiner le Mont-Saint-Michel, ce n'était pas la peine et on aurait pu et dû rester dans le temps présent et aller plus loin encore mettant en parallèle Frère Erwan l'illuminé chrétien et la pseudo Morgane qui tenait elle de l'illuminée païenne…
En bref, un tome sympathique mais inabouti comme pas mal des tomes de la série !

PS3 : Gilles Chaillet nous gratifie d'une magnifique planche à la Milo Manara rempli de schnecks et de teubes, mais il y a encore de grands intellectuels pour clamer haut et fort que les bandes dessinées ce n'est que pour les enfants… (les cons ça ose tout, d'ailleurs c'est à cela qu'on les reconnaît !)
PS2: Gilles Chaillet a longtemps été un puriste de la Ligne Claire, mais après la parution du dernier tome consacré à Rienzo l'élaboration d'un style propre est de plus en plus sensible, et ce dernier est plus agréable même si parfois on perd un peu en détail
PS3: il est fin énervé notre Gilles Chaillet dans ce tome 20, il est même carrément lutte des classes car il ne perd pas une occasion de vomir les bourgeois qui parle valeurs moralité mais ne la pratiquent pas, clercs qui parlent valeurs chrétiennes mais ne les pratiquent pas, et seigneurs qui parlent valeurs nobiliaires mais n'en possèdes aucune, les classes aisées ne pensant qu'à engranger du pognon sur le dos gens qu'ils haïssent tant… Rien n'a changé, et on trouve encore de grands moralisateurs pour cracher leur venin suprématistes sur ceux « roulent au diesel et fument des clopes » (Benjamin Griveaux copyright : ce mec-là il faut lui marcher dessus, et du pied gauche ça porte bonheur) !
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          280
Sachenka
  05 mars 2018
Le dogue de Brocéliande contient la plupart des éléments que je trouve intéressant dans une bande dessinée à saveur historique.
D'abord, cette aventure est ancrée dans une période véridique de l'histoire, soit la guerre de Cent Ans. Français et Anglais se battent dans le nord, en Bretagne et en Normandie. Même le grand Bertrand du Guesclin, qui deviendra plus tard le grand connétable de France, y joue un rôle important. Bien sur, il faut enjoliver le tout pour en faire un album réussi. Je n'ai trouvé aucune mention du vol des reliques de saint Yves Hélori. Je n'ai pas fait de recherches approfondie mais, en pleine guerre, tout est possible.
Puis, le protagoniste, Vasco Baglioni, est jeune, intrépide, rusé, prévoyant et courageux. Il n'hésite pas à foncer quand il le faut. Dans ce vingtième tome, il est peut-être un peu plus impétueux qu'à l'habitude (comme quand il charge vers un lac près duquel il avait vu une apparition fantomatique) mais on le lui pardonne bien. Je dirais qu'il manque peut-être un peu d'action mais elle n'est pas essentielle.
Enfin, quelques touches de fantastique. Très tôt dans le récit, Vasco se fait rabrouer pour suggérer que la procession qui doit ramener les reliques de saint Yves Hélory de Vitré à Tréguier passe par la forêt de Brocéliande. C'est que ce lieu est dit hanté, on lui parle d'enchantement datant de l'époque de Merlin, de mystères païens, même du royaume de Satan. Certains y sont victimes d'hallucinations…
Pour ce qui est des dessins, wow ! Alors que les derniers tomes m'avaient paru ordinaires, le dogue de Brocéliande m'en rappelle d'autres qui m'avaient fait meilleure impression. le dessinateur Gilles Chaillet réussit à créer des personnages mémorables : les facéties de l'évêque de Tréguier, Richard de Poirier, l'expression d'humilité d'Anselme de Beaufort malgré ses traits assez communs, le frère Erwan, etc.
Dans la plupart de mes critiques des tomes précédents, je louangais le talent de Chaillet pour reconstituer l'architecture des villes et forteresse ainsi que la décoration intérieure des maisons. Cette fois-ci, je souhaiterais attirer l'attention sur des détails que peu vont remarquer à part les amateurs d'histoire : les tables des banquets. On voit rapidement les venaisons, les faisans, les coupes de vin, etc. Mais aucune fourchettes, que des couteaux de différentes formes. C'est normal, elles ne se sont répandues qu'à l'époque moderne.
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          280

Citations et extraits (1) Ajouter une citation
SachenkaSachenka   06 mars 2018
- Grâce à ce fracas de superstitions, personne n'a osé me traquer jusqu'ici. En poursuivant la belle qui incarnait la fée Morgane, tu as montré plus de courage. Tu as même failli découvrir le Graal qu'elle cache entre ses cuisses! Ha! Ha! Décidément, tu me plains, l'étranger!
Commenter  J’apprécie          30

Lire un extrait
Videos de Gilles Chaillet (5) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Gilles Chaillet
Bande annonce de "Vinci"
autres livres classés : ReliquesVoir plus
Notre sélection Bande dessinée Voir plus





Quiz Voir plus

Quelle guerre ?

Autant en emporte le vent, de Margaret Mitchell

la guerre hispano américaine
la guerre d'indépendance américaine
la guerre de sécession
la guerre des pâtissiers

12 questions
2714 lecteurs ont répondu
Thèmes : guerre , histoire militaire , histoireCréer un quiz sur ce livre