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ISBN : 2210743486
Éditeur : Magnard (24/04/2015)

Note moyenne : 3.55/5 (sur 20 notes)
Résumé :
Si seulement Ferdinand avait écouté les sages conseils de son vieux maître rat, il aurait pu vivre sa vie de rongeur au côté de Ratine... Mais quand on naît dans l'abri d'un capitaine, on ne peut guère échapper à son destin ! Enrôlé malgré lui, le rat Ferdinand devient vite la mascotte du soldat Victor Juvenet, et se trouve entraîné avec lui dans la Grande Guerre, à vivre le quotidien dans les tranchées et les assauts à Verdun.

Mémoires d'un rat, écr... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (12) Voir plus Ajouter une critique
ValerieLacaille
  07 janvier 2017
Un récit vraiment émouvant à lire tant par son sujet, une étape dans la vie d'un rat se retrouvant dans les tranchées de Verdun, que par la qualité de l'écriture. Quel plaisir que ce vocabulaire élaboré, mêlant terminologies militaires et expressions d'argot! le fait que le narrateur soit un rat apporte une touche non-négligeable de sensibilité. On y découvre un animal pourvu de raison et d'intelligence sensible. Ainsi les scènes de séduction avec sa "Ratine" sont amusantes; si proches de celles des humains!!!
Car c'est un récit humoristique tout de même; une formidable satire de la vie de l'homme, et ici plus particulièrement en temps de guerre!
D'un côté, on ressent de la compassion pour ce rat nommé "Ferdinand" par le soldat qui le capturera, et de l'autre, on ne peut que sourire à son analyse mordante de la race humaine, ces animaux doués de raison!
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pycrozet
  19 novembre 2017
La réalité des tranchées sans drame et sans larmes
L'édition scolaire Magnard "Classiques et contemporains" (pour les classes de 3e) présente un texte qui, s'il est tronqué, reste néanmoins bien structuré : les ellipses ne compromettent absolument pas la clarté du récit. Les notes de bas de page concernant le vocabulaire ou les tournures difficiles sont globalement satisfaisantes et adaptées au public visé.
À cause de l'illustration choisie pour la première de couverture (dessin d'un soldat qui ressemble au capitaine Haddock et tient un rat casqué par la queue) et ignorant que l'auteur avait rédigé cette histoire depuis les tranchées mêmes, je craignais que ce livre ne soit un peu bébête, simpliste et opportuniste (tant de livres ont été publiés pour "coller aux programmes" de l'Éducation nationale sans pour autant présenter la moindre valeur littéraire...) ; il n'en est rien. le style est assez soutenu, élégant, imagé, le vocabulaire est précis : ce n'est assurément pas de la sous-littérature.
Le récit de ce rat des tranchées offre une juste mise à distance de la réalité vécue par les "poilus" : l'auteur se permet ainsi d'évoquer les aspects les plus triviaux ou les plus dramatiques de la vie de ces soldats mais avec un certain humour. Il faut dire que le rat narrateur est parfois de mauvaise foi et qu'il déforme souvent la réalité à son avantage : un peu comme les humains, en quelque sorte...
Je conseille à tous cette lecture (à mon avis abordable dès 9-10 ans pour la 1e partie, 12-13 ans pour la seconde, moins récit d'aventure que réflexions philosophiques sur la guerre). Mais puisque la qualité est au rendez-vous, offrez-vous directement la version complète, le plaisir ne sera que plus grand !
P.S.
Un petit regret sur la forme : des fautes de grammaire et d'orthographe émaillent le texte. Pour les collègues qui voudraient les faire corriger à leurs élèves avant la lecture, voici celles que j'ai repérées dans le premier récit :
- page 18, ligne 24 : passé simple "provint" au lieu du subjonctif imparfait "provînt"
- page 19, ligne 53 : idem avec "fut" au lieu de "fût"
- page 24, ligne 27 : "quand" au lieu de son homonyme "quant (à)"
- page 24, ligne 35 : accentuation du radical du verbe arrêter : "arrétâmes" au lieu de "arrêtâmes"
- page 53, ligne 96 : "devint" au lieu de "devînt"
- page 61, note n°1 : virgule manquante entre "qui marchent sur deux pieds" et "les hommes"
- page 63, ligne 19 : "fit" au lieu de "fît"
- page 65, ligne 55 : pronom "on" au lieu de son homonyme "ont" dans "la coutume qu'ont les corvées"
- page 70, note 4 : "pull" au singulier au lieu de "pulls" comme synonyme de "chandails" au pluriel
- page 77, ligne 28 : "fit" au lieu de "fît"
- page 77, ligne 45 : "battit" au lieu de "battît"
Et dans le second récit :
- page 82, ligne 35 : "fut" au lieu de "fût"
- page 84, ligne 71 : "apparut" au lieu de "apparût"
- page 86, ligne 11 : "eut" au lieu de "eût"
- page 87, ligne 36 : ""eut" au lieu de "eût"
- page 87, ligne 43 : "intact" au masculin singulier au lieu de "intactes", attribut de l'objet féminin pluriel "les reliques du passé"
- page 89, ligne 82 : "fut" au lieu de "fût"
- page 92, ligne 57 : idem
- page 96, ligne 30 : "posséda" au lieu de "possédât"
- page 102, lignes 31-32 : "attentions" au lieu de "(nous nous ) attendions (à)"
- page 113, ligne 43 : subjonctif imparfait "pût" au lieu de l'indicatif passé simple "put"
- page 114, ligne 109 : "fut" au lieu de "fût"
- page 114, ligne 117 : "vrais" au pluriel dans la locution verbale "(dire) vrai"
- page 119, ligne 184 : "connut" au lieu de "connût"
- page 123, ligne 48 : "put" au lieu de "pût"
- page 124, ligne 5 : idem
- page 127, ligne 21 : "fut" au lieu de "fût"
- page 128, ligne 31 : "s'en suivit" au lieu de "s'ensuivit" dans le sens de "(cela) eut pour conséquence logique"
- page 131, ligne 58 : "plut" au lieu de "plût"
- page 131, ligne 58 : "eut" au lieu de "eût"
- page 134, ligne 33 : "fut" au lieu de "fût"
Malgré cela, et en espérant que les dernières éditions aient été corrigées, bonne lecture à toutes et tous !
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ProfDoc45
  18 août 2015
Ils ont été les compagnons des soldats dans les tranchées. Les rats faisaient partie du quotidien de la Première Guerre mondiale. C'est donc tout naturellement par le regard d'un de ces rongeurs que Pierre Chaine a décidé d'aborder la difficile condition des hommes du front, et plus particulièrement les déboires du soldat Juvenet, son "maître". Un choix insolite qui n'empêche pas l'auteur d'évoquer, avec sérieux, les thématiques générales de circonstance (assauts, hygiène, permission, courrier...).
Commenter  J’apprécie          90
sguillaume
  10 novembre 2015
Mémoire d'un rat qui a été écrit par Pierre Chaine, le rat se retrouve pris au piège des soldats, et l'un de ceux-ci va l'adopter. C'est à partir de ce moment- ci que le petit animal va vivre plusieurs expériences accompagné de son nouveau maître et nous faire part de ce qu'il pense.
C'est un livre auquel, de mon point de vue personnel, je n'ai pas du tout accroché. Mais je pense qu'il faut se sentir relativement à l'aise en lecture pour lire ce livre. Il reste tout de même très riche en vocabulaire et le fait que la guerre soit raconté d'un point de vue animal qui nous fait passer ses propres sentiments, sa propre expérience, permet de voir autrement le sujet et d'apprendre d'autre choses.
Je le conseille plutôt aux bond lecteurs.
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Valderosemont3
  04 février 2016
Ce livre est extrêmement intéressant parce qu'il nous fait mieux connaître le Poilus et leurs habitudes sur le front pendant la première guerre mondiale.
Le point de vue est lui aussi intéressant car ce n'est pas un homme qui parle mais un rat ce qui est original.
Le livre est écrit de façon à ce qu'il soit accessible pour tous mais il est plus fait pour des adolescents de troisième même si un élève de quatrième peut tout a fait le lire.
Thomas.
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Citations et extraits (4) Ajouter une citation
emilielettresemilielettres   25 septembre 2016
Restés seuls, notre première impression fut celle d'un isolement terrible. Murés entre deux zones de mort, nous nous sentions déjà retranchés des vivants.
Seuls, quelques coureurs nous reliaient avec l'arrière. Mais une si grande distance nous séparait des réserves qu'il ne fallait compter sur aucun secours de leur part.
Notre principale ressource consistait dans les fusées-signaux dont le lancement déclenchait les tirs de barrage à quelques mètres devant notre nez, ce qui supposait une confiance absolue dans la précision et dans la justesse de notre artillerie.
Le jour ne vint pas dissiper l'oppression qui nous étreignait. Sa clarté livide précisa au contraire la nudité et les convulsions du champ de bataille. Combien regrettaient les tranchées où le foisonnement des rats n'étaient que l'indice du confort et de la sécurité!
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ValerieLacailleValerieLacaille   07 janvier 2017
Le pinard, le galon et l'amour semblent donc être les trois stades du bonheur militaire.
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Zozo9604Zozo9604   11 août 2018
Pour le soldat quicombat dans le rang,la guerre n'est qu'un long tete a tete avec la mort.
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sofiane596sofiane596   04 mars 2019
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Videos de Pierre Chaine (2) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Pierre Chaine
" Ruy Blas 38" de Pierre Chaine.
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