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EAN : 9782081331051
130 pages
Éditeur : Flammarion (12/03/2014)
3.17/5   9 notes
Résumé :

" A quoi pensez-vous tout ce temps ? La question m'a souvent été posée à l'occasion de mes Grands Tours de trois semaines à vélo. Elle tend à démontrer le caractère fondamentalement optimiste de ceux qui pensent que l'homme est fait pour penser. À chaque fois, la même réponse m'est venue. À tout et à rien ! Ce qui ne serait sans doute pas la plus mauvaise approche de la philosophie... "... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (4) Ajouter une critique
Junie
  03 juin 2014
Après m'être mise dans la roue d'Eben Weiss pour "Bike Snob", j'ai changé de braquet pour suivre Bernard Chambaz, à l'assaut des sommets de la pensée cyclo-philosophique.
Une différence fondamentale sépare ces deux auteurs: pour l'un,c'est John Kemp Starley, (neveu de James Starley, inventeur du Grand-Bi) qui inventa la première bicyclette de sécurité, avec transmission par chaine, en 1887.
Pour l'autre, le génie s'appelle Pierre Michaux, serrurier et inventeur du pédalier en 1861, et c'est lui qui créa un engouement populaire pour les déplacements vélocipédiques avec ses Michaudines.
Mais là n'est pas la vraie question. La vraie question est: "faites vous de la bicyclette ou du vélo?"
Pour ma part, je suis 100% à bicyclette, sans cuissardes, ni compteur, ni maillot fluo, rebutée par les pelotons, la compétition, les chronos et la caravane du Tour de France.
Je suis pédaleuse de ville ou de campagne, de bois, de chemins, de plage, de shopping, de marchés, de départementales. de randonnée aussi, longeant les côtes du Finistère ou grimpant l'inaccessible Connor Pass pour découvrir Dingle au soleil couchant.
De ces deux lectures, il ressort que le cycliste avance dans la vie à une allure différente, qu'il doit s'attendre à tout moment à se casser la figure, qu'il doit rester stoïque quand il découvre que seule sa roue avant est restée accrochée avec l'antivol au lampadaire, et que pédaler ne rend ni plus beau ni plus intelligent, mais qu'à défaut de pouvoir décoller, la bécane peut nous conduire sur les chemins ardus de la philosophie.
La philo par le vélo, vous pouvez commencer les révisions du bac, c'est de saison!
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Palindrome1881
  05 juin 2021
Ouvrage fin (aux sens propre et figuré) et drôle qui mêle la passion du vélo et l'art de philosopher. L'auteur part de ces deux expériences, l'une interpelle ou appelle l'autre.
Ainsi, c'est à ou en vélo que nous dissertons sur le corps, l'âme, le langage, la technique, le plaisir, la grâce, la tristesse ou la joie, la mémoire, la générosité, la finitude... le tout s'enchaîne comme des étapes sur le Tour, c'est cohérent et ça passe très bien. C'est même drôle et on s'y nourrit de références, d'étymologies, de citations, de dates et d'anecdotes aussi bien sur les philosophes que sur les vélos et les cyclistes "que les moins de vingt ans (bien plus, en fait) ne peuvent pas connaître" ( Poupou et toute la clique) .
Plutôt adepte de la bicyclette, cela ne m'a pas empêchée d'apprécier l' ouvrage très ouvert sur le monde et la vie. Un livre qui décloisonne: on peut être "professionnel" de la philosophie, et amateur de vélo, de Tours dans toutes les langues (vuelta, giro... ).
J'ai apprécié l'humour fin et taquin de l'auteur. Un livre très sympathique à lire au crépuscule du printemps où vélos et bicyclettes sont à nouveau de sortie.
Il m'est arrivé, certaines pages, de repenser à Sami Frey sur scène, pédalant et racontant les souvenirs d'un autre (Pérec - Je me souviens)....
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LaTchalette
  05 octobre 2020
Ce livre m'a été proposé par une bibliothécaire qui sait que je lis de plus en plus de livre sur la philosophie. Je ne connaissais pas cet auteur.
Je pensais trouver un passionné de vélo pour qui cette activité relève de la philo. le concept était intéressant à la base mais dés les premières pages, j'ai été déçu.
L'auteur part dans tous les sens. Lorsqu'il retranscrit les propos de passionnés comme lui , on ressent cette amour pour le cyclisme mais aussitôt , il introduit des citations de philosophe sans liens avec ces propos comme s'il faisait un catalogue.
Très vite , je me suis détachée de ce livre. J'ai lu ces petits chapitres l'un derrière l'autre sans ressentir la moindre émotion.
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gregostar77
  29 avril 2018
Il y aurait matière à développer une vélo-sophie, en quête d'une sagesse ou d'une vérité. La bicyclette n'est jamais que le prolongement de nous-mêmes, de notre corps et de notre pensée. Et pourtant, "À quoi pensez-vous tout ce temps?" La question m'a souvent été posée à l'occasion de mes Grands Tours de trois semaines à vélo. À chaque fois, la même réponse m'est venue : à tout et à rien ! Ce qui ne serait sans doute pas la plus mauvaise approche de la philosophie. »
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Citations et extraits (3) Ajouter une citation
JunieJunie   02 juin 2014
Souvent j'ai éprouvé dès les premiers coups de pédale, dans la fraicheur du matin, une allégresse qui se substitue à la fatigue du réveil. Somme toute, le vélo fabrique une fatigue qui défatigue. Cette bonne fatigue remplace la maussade, la forme de lassitude décrite chez Lévinas par la parabole du Voyageur et de son ombre, un Voyageur qui voyage au moins depuis sa naissance: "l'existence projette une ombre qui la poursuit infatigablement."
Lévinas fait naitre l'effort de la fatigue. Paradoxalement, il rejoint la finesse de l'analyse de Descartes dans une lettre adressée à la princesse Elizabeth, où, évoquant les exercices, il signale une fatigue que l'on peut entendre comme légère et qui nous permet de toucher une perfection du corps. C'est une chance, voire un luxe que de dépenser ses ressources. Et non seulement la dépense augmente encore les ressources, mais elle fortifie aussi la force d'âme et confine à la joie.
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picturapictura   17 mai 2014
Un matin, le temps se suspendit un instant quand notre professeur de philosophie (Michel Deguy) employa un nouveau mot, « prolégomènes », qui visait à introduire les Prolégomènes à toute métaphysique future (qui pourra se présenter comme science). Le tout avait de quoi impressionner des garçons de seize ans et nous laisser dans l’embarras, avant de retrouver l’air libre et regarder le professeur repartir sur son deux-roues, un Solex, qui lui conférait une allure de maître du monde.
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Palindrome1881Palindrome1881   04 juin 2021
C'est la langue, et non le langage, qui fait la "littérature".
Voilà pourquoi il n'y a pas davantage d'écrivains-cyclistes que d'écrivains-voyageurs. En effet, il y a des écrivains qui voyagent et qui écrivent des livres sur leurs voyages, d'autres pas. Que des écrivains fassent du vélo et que des types qui font du vélo soient écrivains sont deux assertions distinctes.
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Videos de Bernard Chambaz (16) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Bernard Chambaz
"Un autre Eden" nous emporte sur les traces d'un type génial et malgré tout méconnu, Jack London, accompagné de notre fils Martin car tous les deux sont nés un jour de janvier 76. On y découvre des femmes magnifiques, une robe en feuilles de cocotier, des aventures hors du commun, une machine à best-sellers, la permanence d'une pauvreté qui devrait nous être insupportable, un vélo, des grandes poudreries et les mers vertes du Sud, le poids du chagrin, une joie supérieure, des contradictions en tout genre, l'Enfer et l'Éden, les illusions et les désillusions du socialisme, des eucalyptus et des phoques, des invités surprises, le tumulte des relations entre parents et enfants, des vies, des capricornes, l'impératif « Je me souviens », la route, le bord de la route, un vieux chien avec des yeux mouillés, notre incurable légèreté.
« Aux morts pour qu'ils vivent. Aux vivants pour qu'ils aiment ».
Voici deux bonnes raisons d'écrire un roman. B. C.
Bernard Chambaz est romancier, poète, historien. Il a notamment reçu le prix Goncourt du premier roman en 1993 pour "L'Arbre de vies" (F. Bourin), le prix Apollinaire 2005 pour "Été" (Flammarion), le prix Jouvenel de l'Académie française et le Grand Prix de littérature sportive en 2014 pour "Dernières Nouvelles du martin-pêcheur" (Flammarion).
Retrouvez les informations sur notre site :http://bit.ly/30r1Jly
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