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EAN : 9782021331271
352 pages
Éditeur : Seuil (14/08/2019)
3.46/5   26 notes
Résumé :
Un autre Eden nous emporte sur les traces d'un type génial et malgré tout méconnu, Jack London, accompagné de notre fils Martin car tous les deux sont nés un jour de janvier 76. On y découvre des femmes magnifiques, une robe en feuilles de cocotier, des aventures hors du commun, une machine à best-sellers, la permanence d'une pauvreté qui devrait nous être insupportable, un vélo, des grandes poudreries et les mers vertes du Sud, le poids du chagrin, une joie supérie... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (13) Voir plus Ajouter une critique
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Kirzy
  07 octobre 2019
°°° Rentrée littéraire 2019 #29 °°°
Le point de départ de ce récit est puissant.
Janvier 2016. Martin, le fils de l'auteur, disparu dans un accident de voiture à 16 ans, aurait eu 40 ans … âge auquel Jack London est décédé. Tous deux sont nés en janvier 76, à un siècle de distance. Avec son amoureuse, Bernard Chambaz trace la route à vélo dans les pas du grand Jack, 5000 km de périple entre Etats-Unis et Canada. Mais ils ne sont pas seuls, Martin et Jack, tels deux anges tutélaires, les accompagnent.
Les admirateurs de Jack London ( j'en suis, Martin Eden est mon roman préféré de tous les temps ) plussoieront cette proposition qui s'affranchit des codes poussiéreux de la biographie avec une liberté jouissive tout en offrant mille anecdotes pertinentes pour comprendre ce grand humaniste, ce grand révolté, ce grand aventurier qu'a été Jack London. Quel plaisir de plonger dans les coulisses de la rédaction de Radieuse Aurore, du Talon de fer, de Martin Eden and co !
Les autres seront emportés dans le tourbillon des mille vies de Jack London en plus que celle d'écrivain :  balayeur de jardins publics, menuisier, agriculteur, éleveur de poulets, chasseur de, pilleur d'huîtres, patrouilleur maritimes, blanchisseur, chercheur d'or au Klondike !
Et puis, il y a ces passages où Martin et Jack cheminent ensemble en potes complices : cette amitié imaginaire est solaire, empreinte de poésie, bourrée de tendresse. Qu'elle est belle cette littérature lorsqu'elle devient un autre Eden. Qu'elle est belle cette littérature lorsqu'elle pousse des personnages vers l'assomption. Plus forte que le paradis ! avec elle le deuil s'efface devant la pulsion de vie, même si elle se teinte d'une douce mélancolie. Plus de conditionnel, plus de « si », la littérature comme une aventure où tout est réel, où le fils de l'auteur campe avec Jack et s'amuse à faire des ricochets avec lui.
« Aux morts pour qu'ils vivent. Aux vivants pour qu'ils aiment » nous dit la citation en exergue de Joseph Delteil. Bernard Chambaz ne pouvait pas mieux choisir tant ce récit surprenant, entre introspection et biographie, est perfusé à l'amour et à la vie.
Lu dans le cadre de la Masse critique Babelio de septembre 2019 ( merci ! )
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ODP31
  26 septembre 2019
Bernard Chambaz fréquente le jardin d'Eden pour composer des herbiers littéraires qui entretiennent, livre après livre, le souvenir de Martin, son fils disparu à l'âge de 16 ans dans un accident de voiture.
Martin Eden, c'est aussi le chef d'oeuvre absolu de Jack London, le grand aventurier à l'âme révolutionnaire, auteur de Croc blanc, du Talon de Fer ou de l'Appel de la forêt, mort en 1916, à l'âge de 40 ans.
Deux homonymes poétiques, nés en janvier 76… à un siècle d'intervalle.
A défaut de pouvoir réunir ces destins séparés par plusieurs générations, Bernard Chambaz joue l'entremetteur de mémoires.
Dans « Un autre Eden », il retrace les milles vies de Jack London et glisse des intermèdes imaginaires qui permettent aux deux Martin de faire un peu de covoiturage entre les nuages.
Jack London a toujours eu la bougeotte et pour retrouver sa trace, l'écrivain, accompagné de celle qu'il appelle avec beaucoup de tendresse pendant tout le roman "son amoureuse", se lance dans un voyage en vélo entre les Etats-Unis et le Canada.
Bernard Chambaz nous raconte l'enfance de London et la floraison de ses passions : la lecture, la mer, les bateaux et les voyages.
Le jeune Jack doit très jeune aider sa famille à vivre et il découvre à 13 ans l'usine et les injustices sociales. Privé de paradis, il soufflera toute sa vie sur les braises de la révolte des damnés.
A l'adolescence, il embarque sur des bateaux de pêche et découvre le monde. A ses premiers écrits succèdent des reportages en zone de guerre ou dans les bas-fonds londoniens. Autant de paysages et de rencontres qui inspireront son oeuvre.
La gloire littéraire ne tarde pas mais Jack London aura toujours des trous dans les poches. L'aventure est une maîtresse égoïste et il ne sera ni un bon mari, ni le meilleur des pères. Ses rêves de tour du monde en voilier ou de ranch engloutiront son argent et sa vie de famille.
« Un autre Eden » est un voyage romancé et assaisonné par le personnage lui-même, car l'écrivain sut enjoliver sa biographie. On y croise aussi d'autres personnages aux vies iconoclastes: Charmian, écrivain et seconde femme de Jack qui l'accompagna dans ses projets les plus fous, le boxeur Jack Johnson qui fut le premier champion du monde poids lourds noir, ou encore le marathonien de l'espoir contre le cancer, Terry Fox.
Si les chapitres sont aussi courts que l'existence de Jack et de Martin, deux émotions traversent le livre comme Jack London les océans : le deuil en longitude, la liberté en toute latitude.
Une écriture pudique bouleversante accompagne chaque apparition de Martin dans ce roman ainsi que les retrouvailles post-mortem de Jack avec ses deux filles, pour solde de tout compte.
J'ai pris enfin beaucoup de plaisir à parcourir les passerelles construites par l'auteur entre la vie de Jack London et ses romans. Un guide des sources de son inspiration.
Il ne me reste plus qu'à relire pour la cinquième fois Martin Eden.
+ Lire la suite
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fanfanouche24
  24 juin 2020
**acquis à sa publication, en septembre 2019- Lu par étapes jusqu ‘à
ce 21 juin 2020 ! J'ai fait, sans le vouloir, le bon choix du temps
et de la lenteur, pour savourer toute la qualité de ce très beau
texte. Livre dense et prodigue en informations et en émotions !
« Aux morts pour qu'ils vivent. Aux vivants pour qu'ils aiment « …

Un récit doublement émotionnant car Bernard Chambaz, tout en exprimant tout son attachement admiratif, inconditionnel pour
l'écrivain-voyageur, casse-cou rebelle, Jack London , associe son
jeune fils perdu prématurément à 19 ans, qu'il n'a évidemment pas nommé par hasard , Martin [cf. Martin Eden ]
Il n'y a plus d'absents ni de morts, il n'existe que les gens aimés,
adorés, « vénérés »… tel ce couple insolite qui va de pair, côte à côte,
formé par Jack London et le fils cadet de Bernard Chambaz, Martin…
"Après cette traversée, je me suis senti encore plus proche de Jack
London grâce au patronage de Martin, qui aura été notre go-between.
Ils m'auront démontré l'amplitude du monde. J'ai marché à leur côté, légèrement en retrait, j'ai tenté d'accorder mon pas au leur, avec
l'illusion d'être à l'unisson de Jack, un peu au large, comme si je flottais dans sa robe de feuilles de cocotier. Je les ai suivis avec passion.
Il est temps de leur adresser un ultime salut. Et je voudrais leur dire à
mon tour que j'aime beaucoup "la tendresse timide de [leur ] coeur forcené." (p. 338)
Un roman intimiste, impression renforcée par le choix narratif de
Bernard Chambaz qui narre les doubles parcours de London et de son
fils, en s'adressant à eux en les tutoyant…
« Faute de mieux, elle se tourne vers le spiritisme. Flora [la mère ] est persuadée qu'elle a le don de communiquer avec les morts et elle
aura l'intuition que, somme toute, Jack ne fait pas autre chose avec les histoires qu'il écrit. « (p. 26)
Premier texte lu de cet auteur, écrit précieux à plus d'un titre, nous
offrant , en noyau central, une Re-visite personnelle et détaillée de
l'oeuvre et du parcours humain, social, intellectuel de Jack London ;
écrivain engagé, jusqu'au-boutiste, me laissant chaque fois , tout aussi captivée et « époustouflée »…En lignes parallèles, de vibrants souvenirs
et évocations du fils cadet de Bernard Chambaz, Martin, décédé dans sa 19e année… Cela aurait pu être larmoyant, mais l'ensemble possède une grâce, une lumière, une sorte d'harmonie…
Je ne rentrerai pas dans les détails, tant l'existence de J. London
déborde de partout !!!
J'ai toutefois appris qu'Emma Goldman, féministe libertaire, fera connaître à son ami, Jack London, l'oeuvre de la poétesse d'Emily Dickinson….
Le récit de B. Chambaz nous rappelle à quel point London était visionnaire en tout, et ne supportait pas la misère et les iniquités criantes induites par le système capitaliste…
« Comme d'habitude Jack apprend vite. Il participe aux débats, il n'a pas peur des mots, il écoute, il intervient, il prend la plume, c'est son truc, il pourfend un système qui génère des gagnants et des perdants. Tant
qu'à faire, il prône des mesures évidentes : diminuer la durée de la semaine de travail, dégager des moyens pour l'éducation, interdire le travail des enfants et, voyant son père affaibli, les poumons ratatinés, instaurer une retraite pour les vieux. (p. 99)”
***Cela ravive mon envie de revoir, admirer un autre talent indéniable de
l'écrivain- reporter: ses photographies....
Merci à Bernard Chambaz pour ce texte plein de sensibilité, de richesses
humaines et littéraires !!
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ChtiBaboun
  30 août 2019
Un autre Éden est le premier livre de Bernard Chambaz que je lis.
Quel coup de coeur !
Tout au long de ce roman tenant de l'introspection, de la biographie et de la fiction, il règne une empathie, une douce mélancolie , un chaloupement des émotions qui nous emmènent sur les chemins de la planète avec Jack London.Mais le tour de force de Bernard Chambaz est de faire plus qu'une biographie. Il va convoquer à cette biographie son fils Martin , son amoureuse et lui même.
Et la biographie ( le voyage ?) va se dérouler à trois voix :
La voix de Bernard Chambaz et de son amoureuse. Lui en vélo, elle en voiture se lancent dans la traversée du Canada d'Ouest en Est dans certains pas de Jack London.
La voix de Martin , le fils décédé accidentellement en 1976
La voix de Jack London nous racontant ses voyages , ses amours, ses combats, sa littérature .
La disparition de son fils Martin hante l'oeuvre de Bernard Chambaz.
Le verbe hanter n'est pas le bon . La disparition de Martin accompagne les livres de Bernard Chambaz. Qu'aurait était Martin aujourd'hui alors qu'il aurait 40 ans.
Ce fils , ce garçon disparu à 16 ans et qu'il appelle plus qu'affectueusement "Martin pêcheur Ce fils , Martin né en janvier 1976, cent ans mois pour mois après Jack London... et Jack London qui écrit l'un de ses plus beaux livre de voyage :Martin Éden
Le lien, le fil qui relie Bernard Chambaz, Martin, Jack London est là.
Ce fil qui va unir tous les chapitres du livre.
A premier abord le roman est destructuré. On passe volontiers de la ballade à vélo au Canada, à un discours imaginaire entre Jack London et Martin,pour terminer en 1910 à Klondike avec les chercheurs d'or.
J'ai eu la tentation au début de la lecture , d'aller sur Internet pour en apprendre plus sur Jack London.
Puis j'ai abandonné et je me suis laissé bercer par le rythme du roman de Bernard Chambaz.
Je suis rentré dans ce labyrinthe des 3 voix qui a donné vie à un puzzle entre réalité et imaginaire.
C'est dans ces interstices entre la réalité et l'imaginaire qu'Un autre Éden apparaît.
Et comme le dit Bernard Chambaz en parlant de Jack et Martin :Je voudrais leur dire à mon tour que j'aime beaucoup la tendresse timide de leur coeur forcené .
C'est cette même tendresse timide qui irrigue ce roman et nous dit l'amour que porte Bernard Chambaz à son petit martin- pêcheur qui s'est envolé.
Et avant de refermer ce roman, revenons à son exergue : Aux morts pour qu'ils vivent. Aux vivants pour qu'ils aiment.
Définitivement sous le charme!
+ Lire la suite
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nath45
  25 août 2019
Bernard Chambaz nous propose un bon roman d'aventure avec pour compagnons de route deux Martin, tous deux nés en janvier à quelques jours près et à cent ans d'intervalle. L'un son fils Martin qui aurait 40 ans et l'autre Jack London qui est mort à 40 ans.
L'auteur vous fait une place sur son porte bagage, car c'est en vélo qu'il nous emporte sur la vie de Jack London. Attention la route peut être longue car au fil de la lecture, l'envie de se replonger dans les écrits de London est présente, mais j'ai résisté car la vie de Jack London a elle seule est un roman d'aventure.
J'ai passé un très bon moment malgré quelques longueurs, c'est un très bon livre pour découvrir la vie et l'oeuvre de Jack London et l'écriture, le goût de l'aventure de Bernard Chambaz.
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critiques presse (1)
Culturebox   11 septembre 2019
Avec ce dernier roman, Bernard Chambaz poursuit une œuvre romanesque hantée par le deuil. Dans une langue magnifique, il raconte avec une liberté et un souffle époustouflants la vie aventurière de Jack London, qui dans son sillage offre au fils disparu une nouvelle présence au monde.
Lire la critique sur le site : Culturebox
Citations et extraits (33) Voir plus Ajouter une citation
ODP31ODP31   26 septembre 2019
L'heure de la vengeance sonne dès le lendemain matin. Au petit déjeuner, Jack peut lire qu'il a abandonné ses enfants. La presse écrit tout et son contraire, que le mariage n'est pas valable ou qu'il n'est valable que dans l'Illinois. Charmian adore la réponse de Jack. Il proclame qu'il est prêt à l'épouser dans chaque Etat des Etats-Unis, quarante-cinq Etats quarante-cinq cérémonies, et même dans les cinq territoires qui ne sont pas encore entrés dans l'Union, elle rit sans être tout à fait sûre qu'il ne s'y attelle pas pour de bon, Oklahoma, Nouveau-Mexique, Arizona, passe encore, Alaska et Hawaï ils s'y rendront en bateau.
page 212
+ Lire la suite
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HarioutzHarioutz   03 novembre 2019
A près de quarante ans, l'accouchement de Charmian requiert un minimum de prudence. Elle, pourtant, voudrait accoucher au ranch, rassurée par l'expérience de la sage-femme.
Des amies l'exhortent à se rendre à l'hôpital en ville. Fabiola est une sorte de manoir anglais, réputé pour son hygiène et à la pointe de la modernité.
Jack est partagé, mais il lui plait que son fils naisse à Oakland, que ce choix réduise les risques et - tant qu'à faire - que Fabiola fût une sainte romaine qui vendit tout son bien pour l'employer à assister les pauvres.

Le 19 juin 1910 est un dimanche. A midi, après un travail pénible, le bébé est sorti aux forceps. La petite fille crie aussitôt et Jack peut se réjouir d'une troisième fille qui le pousse un peu plus dans le royaume des femmes.
Mais la joie est fugace.
A cause d'une délivrance compliquée, le médecin n'écarte pas que Charmian meure en couches. Puis il confesse que la nouvelle-née a les vertèbres cervicale endommagées par le forceps et, après un silence, qu'elle ne pourra pas vivre.
Au réveil de Charmian, les mots restent coincés dans la gorge de Jack. C'est Eliza qui lui révèle que Joy, puisque c'est son nom, s'en est allée à l'aube.

Le soir, Jack est seul, forcément seul, il va au bar, maudit le sort, alterne bourbons et whiskies, se bat, finit sa nuit en prison.
Dans le roman qu'il écrira bientôt, il donnera à l'héroïne son prénom, maigre consolation de papier.
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fanfanouche24fanfanouche24   11 septembre 2019
Après cette traversée, je me suis senti encore plus proche de Jack London grâce au patronage de Martin, qui aura été notre go-between. Ils m'auront démontré l'amplitude du monde. J'ai marché à leur côté, légèrement en retrait, j'ai tenté d'accorder mon pas au leur, avec l'illusion d'être à l'unisson de Jack, un peu au large, comme si je flottais dans sa robe de feuilles de cocotier. Je les ai suivis avec passion. Il est temps de leur adresser un ultime salut. Et je voudrais leur dire à mon tour que j'aime beaucoup "la tendresse timide de [leur ] coeur forcené. (p. 338)
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fanfanouche24fanfanouche24   20 juin 2020
Même le jour se traîne de bloc en bloc. Tu as du mal à détacher ton regard de l'estropié qui fait la manche au carrefour, tu as du mal et de la peine rien qu'à apercevoir des types étendus par terre, cuités ou camés, qui n'ont plus rien à voir avec les trimardeurs ni même les clochards d'autrefois. (...)
Tu vérifies qu'il y a là un abîme et que cet Abîme est un Scandale, à savoir "ce qui paraît incompréhensible et qui, par conséquent, pose problème à la conscience. " (p. 85)
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          140
fanfanouche24fanfanouche24   22 juin 2020
[ Après la publication et l'incroyable succès de -L'Appel de la forêt- ] Les femmes ne le regardent plus comme avant, ou est-ce une impression; les camarades non plus, au moment où -The Comrade- publie - Comment je suis devenue socialiste-, qui ramasse le choc qu'ont été la vision de l'abîme social où il s'est vu glisser naguère et le spectacle de l' Abîme des bas-fonds dont les miséreux ne se relèvent pas. Il ne mégote pas mais il ne se fait pas que des amis parmi les camarades, car si le socialisme est une nouvelle naissance, un degré supérieur de la conscience, Jack donne la primauté à l'individu sur les masses avec ce singulier mélange d'orgueil et d'humilité qui le constitue. " j'étais déjà cela, quel que soit le nom qu'on lui donne, et, avec l'aide des livres, j'ai découvert que cela, c'était socialiste. " (p. 172)
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"Un autre Eden" nous emporte sur les traces d'un type génial et malgré tout méconnu, Jack London, accompagné de notre fils Martin car tous les deux sont nés un jour de janvier 76. On y découvre des femmes magnifiques, une robe en feuilles de cocotier, des aventures hors du commun, une machine à best-sellers, la permanence d'une pauvreté qui devrait nous être insupportable, un vélo, des grandes poudreries et les mers vertes du Sud, le poids du chagrin, une joie supérieure, des contradictions en tout genre, l'Enfer et l'Éden, les illusions et les désillusions du socialisme, des eucalyptus et des phoques, des invités surprises, le tumulte des relations entre parents et enfants, des vies, des capricornes, l'impératif « Je me souviens », la route, le bord de la route, un vieux chien avec des yeux mouillés, notre incurable légèreté.
« Aux morts pour qu'ils vivent. Aux vivants pour qu'ils aiment ».
Voici deux bonnes raisons d'écrire un roman. B. C.
Bernard Chambaz est romancier, poète, historien. Il a notamment reçu le prix Goncourt du premier roman en 1993 pour "L'Arbre de vies" (F. Bourin), le prix Apollinaire 2005 pour "Été" (Flammarion), le prix Jouvenel de l'Académie française et le Grand Prix de littérature sportive en 2014 pour "Dernières Nouvelles du martin-pêcheur" (Flammarion).
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