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EAN : 9782021365290
144 pages
Éditeur : Seuil (26/04/2017)
3.79/5   36 notes
Résumé :
La poésie n’est au service de rien, rien n’est à son service. Elle ne donne pas d’ordre et elle n’en reçoit pas. Elle ne résiste pas, elle existe -- c’est ainsi qu’elle s’oppose, ou mieux : qu’elle s’appose et signale tout ce qui est contraire à la dignité, à la décence. À tout ce qui est contraire aux beautés relationnelles du vivant. Quand un inacceptable surgissait quelque part, Edouard Glissant m’appelait pour me dire : « On ne peut pas laisser passer cela ! » I... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (13) Voir plus Ajouter une critique
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Cacha
  02 juin 2019
Ce livre indispensable se situe dans la lignée d'Edouard Glissant, d'Aimé Césaire et de tous les autre poètes que l'auteur cite à la fin de son recueil.
Philosophie et poésie s'entremêlent pour évoquer le dur chemin et l'arrivée tout aussi difficile des migrants sur une terre qu'ils imaginent bien différente de ce qu'elle est vraiment (exit le pays des droits de l'humain).
C'est un hommage aux accueillant.e.s et un hymne à l'acceptation de l'altérité.
Patrick Chamoiseau préconise l'emploi du terme "mondialité" plutôt que celui de "mondialisation", souligne l'aberration du "délit de solidarité" et met en lumière l'utilité de la relation à l'autre humain, sans le juger.
Tout cela est écrit dans une prose hautement poétique, avec clarté et intelligence.
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steka
  08 septembre 2017
Plutôt qu'une critique supplémentaire sur ce livre vrai en son discours et ses intentions, voici une petite illustration chantée d'actualité : https://www.youtube.com/watch?v=6a6DWb5dxKs
Les migrants, les migrations en général, sont la réalité critique incontournable de ce monde, le nôtre, tel qu'il s'est construit avec la prise de pouvoir de la domination marchande sur la quasi totalité de son organisation. La légitimité des migrations, qu'elles soient consécutives aux guerres ou aux oppressions de toutes sortes (économiques et sociales), aux dégradations climatiques, est absolue. Vouloir rejeter les migrants, c'est rejeter le monde, c'est rejeter la vie. C'est aussi rejeter les conséquences de nos actes, de nos choix ou tout aussi bien de notre passivité; c'est rejeter l'histoire. Les migrants sont l'expression la plus visible de la nécessité du renversement d'une société régit par la logique marchande, par l'argent roi et l'égoïsme promu valeur dominante. Les migrants sont nos frères humains. La peur ne peut faire oublier que c'est juste un hasard que nous ne soyons pas à leur place. D'un coté il y a un devenir humain qui s'annonce difficile mais de l'autre, il n'y a que l'inhumanité, la barbarie et la honte.
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Fandol
  23 janvier 2018
Voilà un livre qui devrait être sur la table de chevet de tous les responsables politiques à quelque niveau qu'ils se trouvent ! La lecture et la relecture de Frères migrants de Patrick Chamoiseau devrait leur être essentielle et nécessaire afin de ramener un peu d'humanité et de raison sur notre bonne vieille planète.
Tout au long de cet essai, l'auteur se réfère à son grand ami, Édouard Glissant (1928 – 2011), écrivain, poète et philosophe d'origine martiniquaise, comme lui. Mais le problème est là : « le Politique se désertant lui-même dans des démocraties devenues erratiques ; l'État qui s'amenuise, abandonnant la barre aux seuls économistes, et qui s'incline sous d'innombrables entités mercantiles, diffuses et agissantes dans le tissu du monde. »
Ce texte est d'abord un cri, une souffrance devant ce qui se passe et qui dure depuis des années : « … des gens, des milliers de personnes, pas des méduses ou des grappes d'algues jaunes mais des gens, petites grandes vieilles toutes qualités de personnes, qui dépérissent et qui périssent, et longtemps vont mourir dans des garrots de frontières, en bordure des nations, des villes et des États de droit… »
Difficile de ne pas citer Patrick Chamoiseau mais ce petit livre regorge de vie et d'émotion et de colère : « … nous pensions que le plus archaïque était derrière nous… Seulement la paix capitaliste et financière n'est pas la Paix. » Il stigmatise la course au profit maximal alors que la pénurie règne partout et nous rappelle : « La liberté, l'égalité, la fraternité, le partage, l'équité, la dignité humaine et le bonheur pour tous sont des forces qui se sont vues construites contre les barbaries. »
Notre planète est une mais «… les États-nations d'Europe préfèrent dire à la vie qu'elle ne saurait passer. » Pourtant, il faut le reconnaître : « Homo sapiens est aussi et surtout un Homo migrator... Sapiens l'Africain n'est pas né dans un lacis de frontières aiguisées, mais dans des écosystèmes ouverts, rythmés par les climats, les pénuries, les abondances, sécheresses et submersions... » Enfin, il s'insurge contre la mondialisation : « Je dis : leur mondialisation n'a pas prévu le surgissement de l'humain. Elle n'a prévu que des consommateurs. »
Il rappelle cette mondialité dont a parlé Glissant : « la mondialité, c'est tout l'humain envahi par la divination de sa diversité, reliée en étendue et profondeur à travers la planète… C'est ce qui leur démontre que le monde n'est pas à eux, ni écuelle à profit ni porte-container ! »
Saint-Exupéry, Césaire et tous les poètes sont appelés à la rescousse pour redonner à l'humanité sa vraie dimension. le livre se termine avec seize articles généreux, optimistes, indispensables rappelant, entre autres qu'il n'y a aucune terre étrangère sur cette planète.

Lien : http://notre-jardin-des-livr..
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Apoapo
  18 mars 2018
Ce livre précieux est à la fois une analyse et un plaidoyer. En prenant comme angle d'attaque les migrants et comme interlocutrices une bénévole d'association (Jane) et une réalisatrice de documentaires (Hind), dans un court mais très dense ouvrage au style poétique autant qu'enlevé, il affronte les principaux thèmes de la mondialisation néo-libérale, requalifiée de « barbarie » – côté analyse – et prône une réinvention inclusive, hospitalière, ouverte, solidaire et vitaliste de la politique des Nations désuètes, frileuses et apeurées – côté plaidoyer. Pour cela, il convoque et cite certains concepts-clefs d'Édouard Glissant, qui ont la particularité de former par assonance des couples d'opposés avec mots bateau propres à ladite barbarie : mondialisation vs. mondialité, relationnel vs. Relation, et quelques autres partagés avec des spécialistes (Michel Agier), des philosophes (Deleuze, Morin) et des écrivains (Pasolini, et alii [cit. in extenso, p. 128]).
Le concept de Relation de Glissant, le plus propre à s'adapter au contexte migratoire, est donc particulièrement développé. Cependant le côté plaidoyer de l'ouvrage auquel il s'applique, semble plus « poétique » et plus utopique, voire plus irréaliste que l'analyse : l'indiquent entre autres choses l'intitulé du chapitre « Le Droit aux poétiques » - (alors que certains spécialistes reconnaissent le surgissement timide d'un véritable et juridique droit international relatif aux migrations, cf. Claire Rodier) – et le très réussi ch. conclusif, « Déclaration des poètes », qui, en 16 articles, sonne comme un texte de loi édicté par « les poètes », dans un vocabulaire imagé et métaphorique qui leur est propre. Nécessairement, pourra-t-on rétorquer, du fait qu'il requiert la mobilisation d'un changement d'imaginaire politique. Forcément, puisque les auteurs convoqués, et Glissant le premiers, sont d'abord des poètes... Évidemment, vu que Chamoiseau l'est aussi. Pourtant, aurions-nous oublié comment le poète devient intellectuel engagé, lorsque sa conscience le lui impose, et quels sont les horizons actuels de l'engagement ? Pourrions-nous, peut-être par méfiance envers certaines méprises de la génération précédente d'intellectuels engagés, refuser, avec leur appellation, leur fonction sociale tout entière, et faire comme si la haute responsabilité morale de dénonciation politique qui leur incombe fût dorénavant déléguée aux « poètes » et à leurs « poétiques »... ?
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de
  07 février 2020
Une des modalités du juste-vivre au monde
Hind celle qui filme, Jane celle qui écrit, l'ombre des corps, des silhouettes et les charges des « lendemains endossés sans fatigue, portés sans devenir », les solitudes étranges, les métèques congénitaux, les apatrides divers·es, celles et ceux livré·es au « décret de méduses et de bateaux noyés »…
Les mots et les phrases de Patrick Chamoiseau frappent et résonnent comme comme un longue plainte contre les traitements réservés à certain·es, une rébellion ouverte contre l'ordre du mépris et de la mort, un regard souriant et accueillant envers tous les êtres humains. Des mots rougeoyants et musicaux contre celleux qui pourchassent l'espoir…
Nous sommes ici, contre les lignes imaginaires mais bien meurtrières des frontières, du coté des géographies du vent, des étincelles de sel ou de ciel, du refus du planétaire assombrissement…
L'auteur nous parle, entre autres, de la mort invisible, des frontières, de Lampedusa, de « l'accès au Refuge, de la demande d'Asile et des Droits dits de l'homme », de l'Irak, de la Syrie, de l'Érythrée, de l'Afghanistan, du Soudan, de la Libye, et d'autres artères ouvertes, « je parle de personnes, saigne de nous, saigne vers nous, parmi nous, saigne pour tous », des forces réadmises de l'horreur, de la paix – peu paisible – néo-libérale, (« Ho ! Que les morts massives en Méditerranée nous dessillent le regard ! ») de vies réduites à la consommation et à la consumation, de la barbarie nouvelle, des richesses pourtant surgissant « toujours des industries de tous ! », de ce qui est du à chacun·e dès « son cri de naissance », de l'évidence et de l'enjeu, des résistances, de ceux qui veulent « enchouker à résidence misères terreurs et pauvretés humaines », des démons mercenaires, de celleux arguant d'« identités menacées », de cet Homo sapiens aussi et surtout Homo migrator…
« Là-bas est dans l'ici », l'auteur décline sous différentes formes « le chemin par lequel on frappe l'Autre est le même que ceux-là qui direct touchent à soi ». Il parle de mondialité et de polyrythmie, de présence d'un invisible plus large que notre lieu, de démultiplications de points d'accroche, de « brasillement dans un vrac ténébreux », des autres devenirs, d'accueil, « Kay mwen sé kay-ou tou ! », des forces imaginantes de Droit, des essaims d'images improvisées qui virevoltent comme des lumières en nous, de justice et d'égalité…
Patrick Chamoiseau cite Aimé Césaire : « Un homme qui crie n'est pas un ours qui danse !… »
Le monde et ses misères sont des régions de nous, l'incertain du possible trouve source dans les différenciations radieuses, l'installation dans l'ardeur d'une promesse. le poète insiste sur l'invention des passages, l'ouverture de voies, l'idée de relation, « L'altérité ultime devient le tout-possible », la création échappant à la fixité, « Ce cheminement nous dit qu'il n'est tumulte d'écarts qui ne s'apaise et ne goûte le concert d'une différence nouvelle, d'un écart renouvelé, riches de l'âme des anciens, forts du sucre des premiers, dépassant leurs propres sources, les magnifiant ainsi », l'instance des migrations inouïes, « L'identité la plus saine est une confiance qui ouvre et qui appelle, qui va au change aussi », l'élection d'un autre imaginaire, la plénitude intraitable du don, l'accueil comme exigence, les lieux sensibles, le vivre ensemble « multi-trans-culturel », les combinaison utiles à la survie, la cartographie des désirs erratiques…
L'auteur n'oublie pas les inversions possibles, « Quand son accomplissement n'est pas assuré, qu'il ne parvient pas à construire sa personne, l'individu rebrousse chemin dans l'absolu communautaire ou dans l'égoïsme marginal et stérile », le repli en absence du monde, les barbelés et les cerbères, les irruptions de l'impensable…
J'ai largement puisé dans les mots et les images de l'écrivain, « le trésor partagé des ombres et des merveilles », tout en tentant de « démasculiniser » la langue. Je ne saurai cependant rendre la richesse du tissu linguistique, la force de l'énonciation, l'inscription particulière des deux faces du monde… « Voici ce que je balbutie et que j'asserte là : les migrances sont une des forces de la Relation. Elles ne sauraient manquer à la santé relationnelle du monde ».
Reste une question qui détruit partiellement l'engagement du récit, assourdit la parole du poète, grisaille les hautes couleurs de l'écrivain, assombrit l'ode à la liberté, voile ce soleil des rives du monde… l'absence des soeurs migrantes.
Le masculin ne saurait représenter les deux sexes, leurs exigences propres ou communes, les Droits des êtres humains.
Comment ne pas souscrire aux commentaires féministes sur la Déclaration des poètes
(https://entreleslignesentrelesmots.blog/2020/01/26/declaration-des-poetes/).
Nous parlons ici d'êtres humains, de poètes et de poétesses, de femmes et d'hommes, de migrant·es et du traitement infâme qui leur est réservé. « D'ailleurs, nous sommes d'ici ! »
Lien : https://entreleslignesentrel..
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critiques presse (3)
LaPresse   07 juillet 2017
L'auteur martiniquais a couché sur papier un essai poétique, Frères migrants, dans lequel il dénonce le néolibéralisme et s'afflige du sort de ces gens.
Lire la critique sur le site : LaPresse
LaLibreBelgique   20 juin 2017
Geneviève Damas avec "Patricia" et Patrick Chamoiseau abordent avec chaleur le drame des réfugiés.
Lire la critique sur le site : LaLibreBelgique
LeMonde   16 juin 2017
D’envolées lyriques en tirades politiques, ce court texte nous jette ainsi à la figure nos échecs, et nous intime d’inventer autre chose.
Lire la critique sur le site : LeMonde
Citations et extraits (29) Voir plus Ajouter une citation
ApoapoApoapo   18 mars 2018
« Celui qui ouvre, qui attire et qui offre ses trésors à la sensibilité relationnelle de tous fait du monde non seulement sa demeure, mais son bouclier, son gardien, et le degré le plus exact de sa richesse. Nul ne s'étonne que ces milliers de personnes veuillent sauter par-dessus la Ville lumière, zapper la terre des Droits de l'Homme pour s'en aller vers l'Angleterre ou vers l'Allemagne. Leur vision particulière du monde peut expliquer un tel dédain. Mais je redoute d'y voir le pire : l'attractivité devenue faible de ce que la France a de plus admirable.
[…]
Un écosystème relationnel suscite de la multi-attractivité. Les mobilités du monde ne se feront plus comme on ne voit encore, de la pauvreté vers la richesse, du dominé vers le dominant, de la guerre vers la quiétude, de la pénurie vers l'abondance. Elles actionneront une cartographie de désirs erratiques, les stimulations imprévisibles de l'inconnu, de l'étrangeté, du possible ou de l'impossible.
Une "sentimographie" de la mondialité.
Ce sont ces mobilités autorisées et, pour tout dire, organisées qui vont, mieux que toute institution mondiale, disséminer les richesses, répartir les pauvretés, équilibrer les pénuries, et en finale rompre avec les accumulations absurdes. L'équité, la sobriété, la stigmatisation des richesses indécentes se feront autant par les flux de la mondialité – ce sentiment panoramique qu'elles offrent – que par les règles de Droit qui surgiront tôt ou tard de cet autre imaginaire du monde. » (pp. 102-104)
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AdalarasiAdalarasi   29 juillet 2018
Le monde et ses misères sont des régions de nous.
Faire pays de ce monde, richesse de ces misères, ce sont le nôtres.
Faire courage de ces peurs, ce sont les nôtres.
Faire rencontre des fuites et des terreurs, ce sont les nôtres.
Faire minaret de l’Asile, cathédrale du Refuge, temple de la Bienveillance, ce sont nos dignités.
Appliquer cette étendue à notre propre abondance, quelle qu’elle soit, quoi qu’elle craigne, voilà notre plus beau défi. Refuser de contempler ce qui vient du haut d’un trône sécuritaire, ou depuis les retranchements d’un ilet au trésor, c’est ici notre gloire. Organiser en pleine humanité nos irruptions dans l’irruption du monde, c’est notre humilité. Tout déverrouiller en soi pour mieux ouvrir en nous le sanctuaire de l’humain, c’est notre liberté. Négocier ainsi la crête d’une aventure, déjà vécue par tous, dont gardent mémoire les cheminements de notre conscience, c’est notre manière de demeurer vivants.
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MarianneLMarianneL   23 juillet 2017
La mondialité, c’est surtout ce que la mondialisation économique n’a pas envisagé, qui surgit et se produit sur la gamme d’un brasillement dans le vrac ténébreux. C’est l’inattendu humain – poétiquement humain – qui leur résiste, les outrepasse, et qui refuse de déserter le monde !
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rigasrigas   01 juin 2017
Les frontières de l'Europe s'érigent en de mauves meurtrières.
Elles alimentent un des enfers de Dante et réinstallent une manière de ce Gouffre dont a parlé Glissant. Gouffre de vies noyées, de paupières ouvertes fixes, de plages où des corps arrachés aux abysses vont affoler l'écum. Gouffre d'enfants flottés, ensommeillés dans un moule de corail, avalés par le sable ou désarticulés tendres par des houles impavides.
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rigasrigas   01 juin 2017
la richesse, toute richesse quelle qu'elle soit, surgit toujours des industries de tous !
Aucun manager, aucun capitaine d'industrie, aucun manicou du business ne saurait distinguer son ouvrage de ceux qui la portent, la supportent et en finale la font.
(...)
Toute naissance est nue, fragile et démunie. (...) toute naissance en ce monde convoque cette générosité : richesse acquise, toujours produite par tous, se doit d'être redistribuée dans l'équitable et dans le généreux, entre tous et pour tous ! Toute naissance en ses fragilités appelle cette justice, cet héritage universel et l'ordonne autant.
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Vidéo de Patrick Chamoiseau
Lecture par Greg Germain, Mariann Mathéus, Roberto Jean, Sophie Bourel & Steffy Glissant Accompagnés de Viktor Lazlo (chant), Marie-Claude Bottius (chant) & de Grégory Privat (piano) Mise en musique par le Trio Mahagony
« Every great dream begins with a dreamer. Always remember, you have within you the strength, the patience, and the passion to reach for the stars to change the world. »
Harriet Tubman

Il y a 20 ans, le 10 mai 2001, le Parlement français votait la loi reconnaissant la traite négrière et l'esclavage transatlantique comme crime contre l'humanité, loi portée et défendue par Christiane Taubira. le texte stipule en son article 1 :
« La République française reconnaît que la traite négrière transatlantique ainsi que la traite dans l'Océan Indien d'une part, et l'esclavage d'autre part, perpétrés à partir du XVe siècle, aux Amériques et aux Caraïbes, dans l'Océan Indien et en Europe contre les populations africaines, amérindiennes, malgaches et indiennes constituent un crime contre l'humanité. »
Dans son discours de présentation du projet de loi, Christiane Taubira déclarait :
« Nous sommes là pour dire que la traite et l'esclavage furent et sont un crime contre l'humanité ; que les textes juridiques ou ecclésiastiques qui les ont autorisés, organisés percutent la morale universelle ; qu'il est juste d'énoncer que c'est dans nos idéaux de justice, de fraternité, de solidarité, que nous puisons les raisons de dire que le crime doit être qualifié. Et inscrit dans la loi parce que la loi seule dira la parole solennelle au nom du peuple français. »
Pour commémorer ce mois des mémoires, l'institut du Tout-Monde présente un « Chaos-opéra » imaginé par Sylvie Glissant et Greg Germain.

Avec les textes de Christiane Taubira, Léon-Gontran Damas, Édouard Glissant, Patrick Chamoiseau, Eugène Pottier, Gaël Faye, Marie-José Mondzain, Monique Arien-Carrère, Dénètem Touam Bona, Nicole Cage, Nancy Morejón, Léonora Miano, Estelle Coppolani, Aimé Césaire, Toni Morrison …

Soirée proposée par l'Institut du Tout-Monde.
+ Lire la suite
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