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ISBN : 2070400018
Éditeur : Gallimard (21/06/1996)

Note moyenne : 3.97/5 (sur 43 notes)
Résumé :
Patrick Chamoiseau nous donne ici ses souvenirs d'enfance.
Enfance prise dans l'En-ville de Fort-de-France, dans le giron de la merveilleuse Man Ninotte qui ne cesse d'organiser la vie familiale avec un art de vivre et de survivre dont le cocasse et la poésie nous charment. Sous le regard du négrillon se révèle la société créole chatoyante, complexe, aux origines multiples, symbolisée par une ville qui lui ressemble. Il y vivra ses premières expériences : les... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (7) Voir plus Ajouter une critique
Gwordia
  03 mai 2012
Pawol pa ni koulè. Les mots n'ont pas de couleurs.
Et pourtant, ceux de Patrick Chamoiseau dans Une enfance créole I, Antan d'enfance ont le parfum délicieux de la Martinique. Malgré une plongée dans un monde bien loin de la métro(politaine) que je suis, Chamoiseau parvient à éveiller ce sentiment de nostalgie avec des parfums, des couleurs, des atmosphères... que je ne peux qu'imaginer et ce, si facilement grâce aux mots-ventés du poète à mi-chemin entre deux langues, entre deux mondes, entre deux histoires, entre deux vies.
Et encore deux tomes à découvrir : tome II Chemin-d'école, tome III A bout d'enfance.
Lien : http://gwordia.hautetfort.co..
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Oscarchen
  06 septembre 2016
Rien d'extraordinaire n'est conté dans ce livre, et pourtant...
Pourtant, l'écrivain, retrouvant le regard qu'il portait sur le monde alentour lorsqu'il était enfant, nous offre une vison merveilleuse de la vie.
A cet âge où tout est découverte, tout parait extraordinaire. L'écriture est portée par une langue magnifique, dans un français soutenu, émaillé de nombreuses expressions créoles. Splendide.
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celinefabre27
  22 février 2016
Je découvre cet auteur. Je voulais me plonger dans les caraibes, mais j'ai davantage trouvé un récit d'enfance. J'ai préféré la 2 nd partie où justement on découvre, un peu, la ville de Fort de France.
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lorolay
  04 juin 2016
Trop long. Lecture difficile voir acharnée. Peut être suis-je trop jeune ou ai-je été trop habitué aux livres traduits. C'est un style d'écriture que je ne connaissais pas. Même si je m'y suis retrouvé d'un point de vu culturel, je ne suis pas sûre de recommandé ce livre.
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Regardorion
  26 juillet 2011
une magnifique plongée dans l'univers improbable de la prime enfance, ou l'on découvre un monde sensuellement puissant, vaste à l'échelle de toute une société
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Citations et extraits (8) Voir plus Ajouter une citation
GwordiaGwordia   22 mars 2011
On ne quitte pas l'enfance, on la serre au fond de soi. On ne s'en détache pas, on la refoule. Ce n'est pas un processus d'amélioration qui achemine vers l'adulte, mais la lente sédimentation d'une croûte autour d'un état sensible qui posera toujours le principe de ce que l'on est. On ne quitte pas l'enfance, on se met à croire à la réalité, ce que l'on dit être réel. La réalité est ferme, stable, tracée bien souvent à l'équerre - et confortable. Le réel (que l'enfance perçoit en ample proximité) est une déflagration complexe, inconfortable, de possibles et d'impossibles. Grandir, c'est ne plus avoir la force d'en assumer la perception. Ou alors c'est dresser entre cette perception et soi le bouclier d'une enveloppe mentale. Le poète - c'est pourquoi - ne grandit jamais ou si peu.
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AMRAMR   27 octobre 2016
Préface d’Antan d’enfance : « [Ces textes] disent de mon enfance la magie, le regard libre, le regard autre, les effets qui ont structuré mon imaginaire, modelé ma sensibilité, et qui grouillent […] dans mes ruses d’écriture ».

Mémoire, je vois ton jeu : tu prends racine et te structures dans l’imagination, et cette dernière ne fleurit qu’avec toi (p. 71).


Sur la maison :
Les nègres avaient déjà donné dans les cases en paille, puis dans les cases en bois puis dans les cases en fibrociment… Vu leur prédisposition à être rayées des surfaces de notre boue, ces qualités de cases ne furent jamais vraiment des données du Bon Dieu. […]Le ciment était non seulement porteur d’avenir mais aussi d’un art de vivre (p. 44).

Ô mes frères, vous avez cette maison que je ne pourrais décrire, sa noblesse diffuse, sa mémoire de poussière. De la rue, elle semblait un taudis. Elle signifiait la misère du bois dans un Fort-de-France qui commençait à se bétonner les paupières. […] Située au mitan de la ville, elle nous filtrait la ville (p. 185).

Sur les mères :
Les manmans ne se reposaient jamais. Elle changeaient simplement de travail et de rythme (p. 84).

Les manmans cultivaient la fierté. Il était impensable que leurs enfants puissent ne pas bien manger. La hantise du plat vide est de culture créole, elle rode dans l’histoire et parvient jusqu’aux cases de la ville (p. 177).

Le négrillon passait les journées à la fenêtre, suivant des yeux Man Ninotte à travers le quartier. Elle n’était jamais plus à l’aise que dans l’apocalypse. S’il n’y avait plus d’eau, elle ramenait de l’eau. S’il n’y avait plus de poissons, elle brassait du poisson. Elle trouvait du pain chaud. Elle trouvait des bougies. Elle trouvait des paquets de rêves et les charriait en équilibre dessus son grand chapeau. Et surtout, elle ramenait […] des objets perdus sous une gangue sans prénoms. […] Il la voyait disparaître au bout de la rue, réapparaître à l’autre, massive et puissante sous les ailes de son chapeau, parlant fort, saluant tous, distribuant des conseils que nul ne demandait. Pour cette adversaire des déveines, le désastre était un vieil ami. Elle s’y démenait à peine plus que d’habitude et nous en extrayait le meilleur (p. 121-122).

Sur son père :
Le papa déployait un ramage du mulâtre, dense et gonflant (p. 115).

Sur la langue créole :
La langue créole avait de la ressource dans l’affaire d’injurier […] par son aptitude à contester (en deux trois mots, une onomatopée, un bruit de succion, douze rafales sur la manman et les organes génitaux) l’ordre français régnant dans la parole. Elle s’était comme racornie autour de l’indicible, là où les convenances du parler perdaient pied dans les mangroves du sentiment. Avec elle, on existait rageusement, agressivement, de manière iconoclaste et détournée. […] La langue créole est un bel espace pour les frustrations enfantines, et possède un impact souterrain de structuration psychique inaccessible aux structurations établies de la langue française (p. 69).
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SachenkaSachenka   28 août 2018
L'homme connaît aujourd'hui un faible mélancolique pour les temps de pluies, les vents humides et les nuits advenues en rivière. Peut-être même eut-il été poète s'il n'y avait pas eu autant de mauvais goût dans ces préférences trop évidemment belles.
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OscarchenOscarchen   05 septembre 2016
On ne quitte pas l'enfance, on la serre au fond de soi. On ne s'en détache pas, on la refoule. Ce n'est pas un processus d'amélioration qui achemine vers l'adulte, mais la lente sédimentation d'une croûte autour d'un état sensible qui posera toujours le principe de ce que l'on est.
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SZRAMOWOSZRAMOWO   26 avril 2018
PEUX-TU DIRE de l'enfance ce que l'on n'en sait plus ? Peux-tu, non la décrire, mais l'arpenter dans ses états magiques, retrouver son arcane d'argile et de nuages, d'ombres d'escalier et de vent fol, et témoigner de cette enveloppe construite à mesure qu'effeuillant le rêve et le mystère, tu inventoriais le monde ? Mémoire ho, cette quête est pour toi. Et quel est ce recel, que veut dire cette ruine, ces paysages vides, faussement déménagés ? L'oubli, sur place, agriffe encore (impuissant) et traque l'émotion persistante du souvenir tombé. A quoi sert-il, qui dénude tes hautes branches, ce nouvel effeuilleur ?
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