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ISBN : 2-253-03901-2
Éditeur : Le Livre de Poche (01/05/1986)

Note moyenne : 3.83/5 (sur 35 notes)
Résumé :
Elle se voulait libre d’aimer et de peindre.
Qui était donc cette Suzanne Valadon qui, au début du siècle, brave préjugés et interdits par amour de son art ?
Au-delà de tout scandale, sa vérité à elle ne tenait qu'en un seul mot : la peinture. De ce désir d'être pleinement et sans entrave naquit en effet __ et quel fut le prix à payer pour elle et pour ses proches __ une œuvre puissante et singulière, que l'on méconnaît aujourd'hui.
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Critiques, Analyses & Avis (5) Ajouter une critique
SophiePatchouli
18 août 2015
Après Peyramaure et ses fabuleux ouvrages :" Les escaliers de la butte" et "Le temps des ivresses", c'est au tour de Jeanne Champion de nous plonger dans la Belle Époque en nous livrant une biographie géniale de ces artistes maudits que furent Suzanne Valadon et Maurice Utrillo. Pétrie de sensibilité, rythmée de bons mots d'artistes et aussi d'anecdotes véridiques et surtout écrite dans un style superbe, madame Champion signe une biographie romancée qui n'a rien à envier aux grand romans ! Chapeau !
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manaud
30 juin 2014
Magnifique roman d'une artiste méconnue, en dehors du fait qu'elle est la mère du célèbre peintre Utrillo... Une vie dure, de misère, de réprobation, pour arriver à exprimer sa passé pour la peinture.
quelques précisions puisées ici et là :
«Né à Paris de père inconnu, Maurice Utrillo porte le nom d'un critique d'art espagnol, Miguel Utrillo, qui l'adopta en 1891» ... «sa mère l'initie au dessin et à la peinture en 1902. Aussitôt, l'élève fait preuve de remarquables disposition» .
«Les historiens d'art rendent désormais justice à Valadon et saluent en elle un talent d'une réelle envergure. Encouragée par les plus exigeants des maîtres, Toulouse-Lautrec et Degas, cette autodidacte se révéla d'emblée un dessinateur de grande race.»
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claudine42
17 janvier 2015

BIOGRAPHIE SUZANNE VALADON
Fille d'une blanchisseuse, Suzanne Valadon, de son vrai nom Marie-Clémentine, grandit à Paris dans le quartier de Montmartre. Apprentie couturière puis acrobate de cirque, elle doit cesser cette activité à cause d'une chute de trapèze. Elle devient modèle à Montmartre, se choisit le prénom de Suzanne, se fait apprécier des peintres qui l'initient à l'art et réalise ses premières études dessinées. En 1883, elle donne naissance à un fils (Maurice Valadon), qui deviendra le célèbre Maurice Utrillo. Elle pose pour Puvis de Chavanne, Renoir, Toulouse-Lautrec qui la représente dans 'La Buveuse' en 1889, le sculpteur Bartholomé, Degas. Ce dernier, découvrant ses dessins, l'encourage et lui prodigue des conseils. Elle passe à l'huile et expose à partir de 1895. Son mariage avec Paul Mousis, un négociant en tissu, lui assure le confort nécessaire pour s'adonner à son art. Natures mortes, bouquets, paysages, nus, représentations réalistes de la vie montmartroise, dont les traits épais et appuyés, aux puissants contrastes de couleurs révèlent un tempérament entier, sont autant de sujets que l'on peut admirer dans les salons et galeries. Maîtresse d'Erik Satie dont elle peint le portrait, pionnière dans un monde encore réservé aux hommes, Suzanne Valadon produit au tournant du siècle une oeuvre puissante et singulière encore méconnue. En 2009, la Pinacothèque de Paris présente une cinquantaine de toiles du couple mère-fils qu'elle forme avec son fils Maurice Utrillo.


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Mimimelie
15 mai 2013
J'avais lu cette biographie eu égard à sa relation avec son fils Maurice Utrillo, et autant qu'il m'en souvienne, elle m'avait laissé un goût amer. J'ai toujours gardé un a priori assez défavorable vis-à-vis de cette femme, pourtant libre, mais fantasque, parfois jusqu'à la bizarrerie, et l'ai toujours tenue pour quelque peu opportuniste et vénale, de ce fait je me suis plutôt désintéressée de sa peinture, c'est certainement injuste de ma part. Je vais aller y voir de plus près.
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Lali
04 février 2011
Il est rare que je lise des biographies. Probablement parce qu'il y a tant de romans qui m'interpellent que j'oublie de le faire. Mais ce coup-ci, j'ai succombé. La table de soldes de la librairie d'occasion que je fréquente assidûment était si attirante que je n'ai pu m'empêcher de partir avec Suzanne Valadon de la peintre et écrivaine Jeanne Champion.
Et quelles heures de bonheur pur que cette biographie qui sent bon l'écriture et qui dépeint une époque en même temps que ce personnage qu'était Suzanne Valadon. Tout y est pour donner à cette biographie une idée de la vie d'artiste et encore plus quand on est une femme, et quand on vit hors des normes de la société bien-pensante : des anecdotes, des lieux (Montmartre et ses cafés), des extraits de chansons d'Aristide Bruant, des personnages qui ont pour nom Satie, Degas, Toulouse-Lautrec, Van Gogh, Renoir, Utrillo, pour nommer que ceux-ci.
Un livre passionnant, aux couleurs de celle qui l'a inspiré, une artiste, une femme, qui aurait voulu ne vivre que pour son art et dont Jeanne Champion dresse un portrait sans concession et sans préjugés, avec un remarquable souci du détail.
Lien : http://lalitoutsimplement.co..
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Citations & extraits (5) Ajouter une citation
SophiePatchouliSophiePatchouli04 août 2015
Monte là-dessus et tu verras Montmartre!... ses jardins escarpés et ses talus d'herbes folles, ses moulins qui bientôt ne tourneront plus, ses vignes, parce que là-haut, n'en déplaise à la capitale qui nous taxe d'orgueil, la terre est bonne! Comment t'appelles-tu? Marie-Clémentine? C'est un joli prénom! Monte là-dessus, petite, et tu verras le chapeau de paille de Renoir, son verger hanté par les coquelicots, les guinguettes fréquentées par les génies d'un soir et les bosquets où l'on fait l'amour sans façon... mais aussi les abreuvoirs où viennent se reluquer les ânes... J'en suis un qui voudrait te plaire... hi! han !hi !han!...Monte là-dessus petite Marie, et tu verras les tonnelles où roucoulent les amants, les passerelles sur lesquelles, le croiras tu? Les rapins continuent à jurer un amour éternel à des niaises parées de bijoux à quatre sous! Monte là-dessus et tu respireras les lilas en avril et les cytises en mai, et les roses en juin, et le bon air toute l'année, toi dont le teint à l'éclat...bref! tu connais la suite!... Monte là-dessus _"Graine de garce, et tant que reluira l'été, pirouette de farce en farce!" Ah! que voilà un joli couplet! Dommage que ça ne soit pas moi qui...Monte là-dessus et tu verras le coucher de soleil avec l’œil de Nerval!
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SophiePatchouliSophiePatchouli04 août 2015
LE BOIS SACRE CHER AUX ARTS ET AUX MUSES
Œuvre monumentale de Puvis de Chavannes destinée au Palais des arts à Lyon

Sur les bords d'un lac cerné par des montagnes violacées, des femmes drapées à l'antique semblent fixer l’éternité. Dans cette nature qu'ordonne la perfection géométrique, des pins, des chênes et des oliviers rappellent la campagne méditerranéenne, à moins que ce ne soit la nature toscane chère à Fra Angelico? Parmi les rochers qui s'élèvent en un savant désordre jusqu'à un bois aux dimensions modeste, poussent des figuiers et des arbrisseaux. Au loin, la mer a creusé un golfe dans les terres. Elle s'étale calme dans une vague, sous un ciel presque trop limpide. Des colonnes doriques apportent à ce site serein, quoique mélancolique, une note hellénique.
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SophiePatchouliSophiePatchouli11 août 2015
"Que de poses de tête j'ai faites pour Renoir; soit à l'atelier de la rue Saint Georges, soit à celui de la rue d'Orchampt! La danseuse qui sourit en s'abandonnant aux bras de son danseur,c'est moi, et c'est encore moi qui suis la demoiselle du monde, gantée jusqu'au coude et en robe de traîne. Rue d'Orchampt, j'ai posé aussi pour un motif de Bougival. Et quant aux nus, Renoir en a peint un certain nombre d'après moi non seulement dans un jardin de la rue de la Barre qu'il avait loué et où se trouvait une baraque servant d'abris, mais à l'atelier du boulevard de Clichy et notamment pour un de ses tableaux de baigneuses."
Suzanne Valadon
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SophiePatchouliSophiePatchouli18 août 2015
"Dès que j'ai bu, je me sens mieux. C'est comme si le malheur restait au fond des verres." Maurice Utrillo V
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SophiePatchouliSophiePatchouli11 août 2015
"La peinture c'est comme la merde. Ça se sent, ça ne s'explique pas."
TOULOUSE-LAUTREC
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