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EAN : 9782917745199
200 pages
Éditeur : Brumerge (17/05/2010)

Note moyenne : 4/5 (sur 1 notes)
Résumé :
Nicolas, que la 2ème guerre mondiale a exilé vers le sud a dû, à 26 ans, se reconstruire une nouvelle existence avec tous les inconvénients que le changement de région apporte et se faire adopter dans le village où le terme de «Rapporté» est attribué à ceux qui n’y ont pas vu le jour.

A l’époque où se construit l’Europe, il aura, durant 60 années souffert de la différence provenant du fait qu’il était né dans un département de l’est de la France.
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Critiques, Analyses et Avis (2) Ajouter une critique
becdanlo
  15 juin 2010
« Le récit de vie » a ceci de particulier qu'en quelques heures de lecture c'est tout une époque qui défile sous nos yeux : l'histoire d'un pays, d'une communauté mais aussi d'un individu avec sa famille, ses amis. L'histoire que nous raconte l'auteur de ce livre n'échappe pas à ce que la vie peut nous apporter de meilleur, comme de pire... l'amour et la guerre. C'est sous le signe de la vitalité que Nicolas aborde sa vie qu'il construit patiemment à l'image de ces machines qu'il invente comme ces automates qui émerveillent ses contemporains.
« Le Rapporté » c'est aussi cette immigration intérieure... à la fois dans son propre pays.. et en soi... ce sentiment d'être autre, étranger... « Son souhait était de ne plus être un « rapporté » mais de faire partie intégrante des habitants de ce village » peut-on lire à la fin du récit. C'est aussi ce sentiment de solitude qui nous accompagne de notre naissance à notre mort et que l'on sent si bien lorsqu'il faut accompagner quelqu'un a sa « dernière demeure ». Nous avons beau être des centaines nous ne pouvons pas nous empêcher d'être étreint par l'incommensurable ….
Le livre de Pierrette Champon-Chirac, qu'elle estime être son premier « essai en prose », était un exercice difficile qu'elle a définitivement réussi. Les dernières pages lues, se sont des images qui nous restent... celle d'Adèle qui doit affronter la dureté de la vie, de Nicolas le conscrit à la recherche de son régiment, les lettres envoyées, les efforts pour le travail et la pensée de sa petite famille qui vit au loin... celle enfin de cette intégration dans un pays autre que le sien. La vie des villages avec l'arrivée de l'eau courante, des récepteurs radio et télévision... Des images aux couleurs sépias découpées avec de fines dentelures.
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Ishtar
  04 juin 2010
Voilà je viens de terminer "Le Rapporté" de Pierrette Champon-Chirac durant ma pause de midi...
Que dire de ce récit, sinon que sa beauté tient à la figure bouleversante d'Angèle confrontée à de terribles épreuves, à l'évocation de la vie de la terre, à la beauté des paysages dépeints.
La seconde partie du récit raconte le sens du dessein impitoyable qui pèse sur Nicolas (le fils cadet d'Angèle), sur les tristes conditions humaines, et la souffrance tant physique que psychique de la vie durant la deuxième guerre mondiale.
La troisième partie du récit raconte les avancées, et les nouveautés technologiques, ainsi que le décès de Nicolas.
Que dire d'autre de ce récit, sinon qu'il est émouvant, et très bien écrit.
Un récit beau, parce que "vrai", sincère et vibrant de vie. Et surtout une écriture riche et belle.
Bref, je suis vraiment emballée...
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Citations et extraits (1) Ajouter une citation
becdanlobecdanlo   04 juin 2010
Enfin de bonnes nouvelles ! Le débarquement tant attendu a eu lieu le 6 juin 1944. Les alliés sont en Normandie. Peu à peu l'armée allemande est repoussée et l'ennemi rentre chez lui. Paris vient d'être libéré, la guerre serait-elle terminée?
Alors que cette région avait été épargnée et vivait tranquille, un après-midi d’août 44, on signala une colonne allemande qui se dirigeait vers le village. Aussitôt, l’alerte fut donnée. Les chars, à moins de quatre kilomètres, ne devaient plus tarder à rentrer dans le bourg. Ce fut la panique et tous les hommes en âge d’être inquiétés fuirent à la hâte dès que la nouvelle fut connue, pour aller se cacher dans la campagne environnante. Le patron de Nicolas, chef de la Résistance, était dans les premiers fuyards. Le bruit de l'arrivée des chars n'était pas parvenu à Nicolas qui vivait un peu à l'écart du bourg. Vers vingt heures, alors qu'ils étaient tous les trois entrain de manger dans leur petit logement derrière le grand bâtiment du magasin, ils entendirent des ronflements de moteur inhabituels. Ils sortirent pour voir ce qui se passait: dans la rue centrale ils aperçurent de l'endroit où ils étaient, des chars allemands qui traversaient le village lentement en faisant trembler les vitres des habitations. Nicolas était cloué au sol par la surprise. Au même moment, la voisine cria en le voyant:
- Ne restez pas là, ne restez pas là, il faut partir, les Allemands vont vous prendre. Fuyez, tous les hommes sont déjà partis, vous êtes le dernier.
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