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ISBN : 2911794354
Éditeur : Jeanne D'arc (01/04/2005)

Note moyenne : 4.1/5 (sur 5 notes)
Résumé :
Pardon la vie si j'ai survécu
Des deux premières années de ma vie, je ne sais rien ou presque : « j'ai failli mourir ».
Enfant, je suis déjà une adulte en réduction : je ne dois rien laisser paraître de mes joies ou de mes peines. « Ce n'est pas bien, c'est agaçant ». Les silences font partie de mon langage. Trop jeune je comprends intellectuellement l'étendue et la complexité du monde « des grands ».
À l'âge de 10 ans un séisme affectif me frap... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (5) Ajouter une critique
Chrichrilecture
  31 juillet 2018
Une vie
Je n'ais pas accroché une histoire banale d'une vie qui pourrait être celle de notre mère ou de n'importe qui rien de bien surprenant. le texte est relativement assez bien écrit
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MAMIEJAUNE
  09 janvier 2018
Je viens de terminer « Pardon la vie si j'ai survécu », premier roman de Christine CHANCEL. J'ai découvert récemment la plume fluide et sensible de cet auteur lors de la lecture de « La face cachée des blogs lol ! ».
Par ce premier roman très prometteur inspiré de faits réels, l'auteur raconte la vie pleine de rebondissements de Martine, enfant rejetée par ses parents, mal aimée, sans cesse rabaissée par sa mère, se sentant « bonne à rien ». Nous partageons ses joies, ses peines, ses espoirs, ses amours, ses projets professionnels...
J'ai beaucoup aimé ce récit poignant et bouleversant, très agréable à lire que j'ai dévoré en une soirée et je vais très bientôt connaître la suite de cette histoire en lisant « Une femme de caractère ».
Je vous recommande donc ce livre très bien écrit, triste certes mais tellement authentique et empli d'espoir malgré la souffrance et les injustices endurées par l'héroïne pendant son enfance. Un témoignage très émouvant qui ne peut laisser insensible. A découvrir absolument !
Bonne lecture.
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Sauvanet
  21 décembre 2016
J'ai lu les deux romans, à suivre, mon avis porte donc sur les deux romansVoici deux romans de Christine Chancel, un auteur que je ne connaissais pas encore même si je connais Christine avec une autre casquette : celle d'animatrice radio. C'est dans ce cadre que je l'ai connue puisqu'elle anime une émission littéraire à ... Radio Coquelicot... une émission faite pour moi !!!
Donc, revenons à ces deux romans, " Pardon la vie si j'ai survécu " et " Une femme de caractères"... Même s'ils peuvent se lire séparément, c'est tout de même une suite...
Dans le premier, le lecteur découvre Martine, l'héroïne.. Un roman qui fait penser à une autobiographie... Une petite fille qui raconte sa vie, son regard sur le monde des grands... Ses questions, ses interprétations... Ses peines... Un présent douloureux souvent injuste...
L'entrée dans l'adolescence suivi trop rapidement dans celui des adultes... il lui faudra assurer coûte que coûte... et elle le fera...
Le ton n'est jamais geignard, il est presque froid, comme si le personnage regardait sa vie, de l'autre côté, en simple observateur... un ton que je qualifierai de journalistique...
Des rebondissements, un scénario qui nous laisse croire que tout s'arrange... Bref, on suit l'héroïne, sans jamais vraiment savoir où cela nous entraîne...
Une vraie question dans les toutes dernières lignes nous donne l'envie d'ouvrir le second rapidement... Mais cela doit être la la marque de fabrique de l'auteur puisqu'on se retrouve dans le même cas de figure à la fin du second récit...
Dans ce second récit on découvrira une femme forte, bien décidée à réussir.. Une maman aussi, très attentive...
Une vie qui s'écoule... Une histoire parmi d'autres... mais une histoire à nulle autre pareille comme toutes les histoires ... Ce qui nous donne deux romans sympathiques à découvrir ...

Lien : https://www.actu-monyclaire...
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martinemagnin
  29 novembre 2016
c'est le premier livre que je lis de cet auteur et je suis séduite par le rythme soutenu, le verbe efficace. le ton mordant.
Christine Chancel nous offre une tranche de vie émouvante, sincère et chaotique qui nous emmène sans faiblir du rire aux émotions les plus profondes. A lire sans modération.
merci à l'auteur.
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CatherineA
  30 juin 2017
Un témoignage émouvant, une belle plume. Une histoire hors du commun qui touche forcément
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Citations et extraits (4) Ajouter une citation
genougenou   06 novembre 2016
Extrait (Pardon la vie si j'ai survécu)
Les cigarettes étaient rares, pour un fumeur invétéré tel que mon père, pour qui, l'approvisionnement en nicotine relevait de l'indispensable. En plein maquis de la seconde guerre mondiale, chacun utilisait le système « D », dans cette tourmente. Un compagnon de combat, de misère, de papa, l'entraîna dans un tabac-presse, fréquenté essentiellement de journalistes, puisque situé près d'un quotidien notoirement connu.
– Tu verras, tu te mets la fille dans la poche, belle plante, en plus, et tu les auras tes mégots, Tony !
Devant tant de promesses alléchantes, en cette période de privations en tous genres, nos deux compères s'y rendirent sans hésitation. Ma venue au monde est liée à ces quelques volutes de fumée...

Ma naissance fut pour le moins indésirable. Si j'en crois la rumeur familiale, ma mère dansait et se déchaînait frénétiquement avec le vif espoir que le fœtus ne résisterait pas. Là, commence l'acharnement prénatal plus condamnable que l'avortement, plus lâche aussi. Pauvre fœtus ! Comme il dut lutter avec pugnacité !
Papa, disparu dans d'atroces souffrances, était issu d'une famille pauvre, pour laquelle se nourrir chaque jour restait incertain. Le respect d'autrui, la soif de connaissances, voilà ce que grand-mère Marie a su inculquer à ses quatre enfants. Seule, elle les éleva, tous menèrent à bien leur vie sociale et professionnelle. En revanche, sur le plan familial, pour chacun d'eux et leur progéniture, ce fut un cuisant échec !

Anne, ma mère, fille de commerçant, avec sa sœur Line, avait été élevée dans un milieu bourgeois décadent. Une « boniche » était là, intégrée à la famille, partageait ce qui pouvait l'être et cette présence marquait bien cette qualité de « bourgeois » qui restait la préoccupation fondamentale.
Mon grand-père maternel partit (abandonnant femme, enfants, commerce) poursuivre sa vie, dans le Nord de la France, avec une autre compagne.
Petite fille, je vivais chez grand-mère Laure. J'ai rencontré la compagne de mon grand-père, venue pour je ne sais quelle raison. Des bruits de disputes retentissaient dans la maison.

Je ne comprenais pas qu'il s'agissait tout simplement de grand-mère Laure qui tentait, vainement de rattraper l'infidèle... Bien sûr, maman était là !
Née, je ne sais trop par suite de quel miracle, je dus manifestement à un autre miracle ma survie. Mes deux premières années, d'après ce que j'appris plus tard, ma vie ne tenait qu'à un fil ténu, se déroulant entre « l'Hôpital des Enfants Malades » et les deux pièces de grand-mère Laure qui m'entoura de tout son amour et chez laquelle je vécus jusqu'à l'âge de douze ans.
En 1976, je me suis rendue à l'Hôpital. Cette allée interminable, bordée d'arbres, devait tout de même me reconnaître ! J'avais le secret espoir que derrière la baie vitrée, un docteur sortirait d'un tiroir mon dossier médical... La réalité fut toute autre et tranchante comme la lame d'un couperet :
– Madame, je suis désolé, nous ne conservons les dossiers que vingt-cinq ans.
Née en 1949, mes deux premières années, effacées, gommées, balayées...
Ma plus fidèle compagne, fut la maladie. Si elle m'affligeait d'une otite ou d'une infection quelconque, je me retrouvais alitée – le jeûne, était d'avis familial déjà un bon remède – nourrie d'une soupe panade (mélange de pain dans de l'eau bouillie). Souvenir gustatif qui n'excite en rien mes papilles !
Papa souffrait d'une maladie, dite contagieuse, à ce titre, je ne devais pas vivre avec mes parents. Papa vivait « isolé » chez grand-mère Marie, sa mère, à six kilomètres de chez grand-mère Laure.
Onze années durant, maman chevauchait, par tous les temps, son vélo, le soir, pour rejoindre son mari et revenait par le même moyen de transport le matin.
Le microbe qui rongeait malignement papa était très discipliné. Il s'immisçait au sein du couple dès dix-neuf heures et le quittait le matin à sept heures ! Il ne devait pas apprécier le trajet matinal en deux roues... !
Dès son arrivée, maman me conduisait en classe avant d'aller effectuer quelques heures de ménage chez les commerçants du quartier, tout comme grand-mère Laure.



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ChrichrilectureChrichrilecture   27 juillet 2018
Mon album photo, gravé de mes initiales, des coupures de journaux sous les yeux attirent mon attention sur une petite brunette aux cheveux longs, le regard souriant dans le vague. C’est ainsi, que chaque mardi-gras, costumée, maman me présentait à un jury pour l’élection du plus beau travesti. Elle assouvissait son besoin de côtoyer des « gens bien ». A vrai dire, je ne sais si l’un de mes costumes fut primé, et quelle importance ? Croyez-vous que le chimpanzé se préoccupe du regard du visiteur ? Ce qu’il attend… les cacahuètes, bien sûr les miennes… le goûter offert par la municipalité et, maman rencontrait « ces dames ».
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ChrichrilectureChrichrilecture   29 juillet 2018
Le peu de temps que papa avait vécu avec son père lui avait laissé, ainsi qu’à ses frère et sœurs, des cicatrices morales indélébiles. Ils étaient tour à tour frappés violemment, humiliés sans aucune raison. Si leur mère intervenait, elle aussi subissait des violences. De ce triste vécu papa n’avait de cesse de répéter que seuls les faibles se servent de leurs mains à bout d’arguments, dépourvus d’intelligence.
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ChrichrilectureChrichrilecture   27 juillet 2018
Mon album photo, gravé de mes initiales, des coupures de journaux sous les yeux attirent mon attention sur une petite brunette aux cheveux longs, le regard souriant dans le vague. C’est ainsi, que chaque mardi-gras, costumée, maman me présentait à un jury pour l’élection du plus beau travesti. Elle assouvissait son besoin de côtoyer des « gens bien ». A vrai dire, je ne sais si l’un de mes costumes fut primé, et quelle importance ? Croyez-vous que le chimpanzé se préoccupe du regard du visiteur ? Ce qu’il attend… les cacahuètes, bien sûr les miennes… le goûter offert par la municipalité et, maman rencontrait « ces dames ».
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Vidéo de Christine Chancel
Christine Chancel reçoit dans son émission "D'une plume à l'autre" sur RADIO COQUELICOT 99FM, l'auteur de la série de romans noirs COMMISSAIRE GARON, Raoul Saint-Luc, venu lui parler de ses ouvrages publiés aux Editions Beaurepaire, "La jeune chair", "Les cahiers du ministre" et "Le piège thaï".
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