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La Reine oubliée tome 2 sur 4
EAN : 9782226240040
448 pages
Albin Michel (01/03/2012)
  Existe en édition audio
3.72/5   152 notes
Résumé :
Rome la rouge, Rome la sanglante a vaincu. Lorsque Séléné, la fille de Marc Antoine et de Cléopâtre, y pénètre, enchaînée à son jumeau lors du triomphe d’Octave, elle n’entend que les hurlements de la foule et les cris des prisonniers qu’on traîne.

La petite captive, bientôt seule survivante de sa fratrie, est confiée à Octavie, sœur du nouveau maître et première dame de Rome, mère nourricière de nombreux orphelins de haute lignée. Séléné grandit au... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (26) Voir plus Ajouter une critique
3,72

sur 152 notes
Dans ce second tome, nous passons de la Grande Histoire à la petite, du fracas des batailles aux intrigues d'alcôve, des géants foudroyés aux seconds couteaux qui s'ébattent dans un panier de crabes.
Nous suivons la petite Séléné, ramenée captive à Rome. Fille de Cléopâtre et de Marc Antoine, elle est la dernière représentante de la longue dynastie des Ptolémée. Elle est une vaincue, une déchue, et si elle est encore en vie, c'est parce qu'Auguste le veut bien.
On la verra subsister, tant bien que mal, dans Rome, la ville rouge et cruelle, trainant derrière elle ses vieux cauchemars de survivante.
Cléopâtre est traitée de putain et la mémoire de Marc Antoine frappée d'interdit. Pourtant, dans le regard que les autres lui portent, elle sent toujours leurs légendes lui coller aux pattes.
Séléné va tenir bon contre les méchancetés, les moqueries, le mépris, le rabaissement. Elle va tenir bon contre les petites perversités d'Auguste.
Elle veut sa vengeance contre ce tyran qui a massacré toute sa famille. Elle veut assurer une descendance à la dynastie des Ptolémée, ce qui lui est interdit.
Octavie, peut-être impressionné par la ténacité de cette jeune fille et troublée par sa souffrance contenue, lui laissera une unique chance de prendre sa revanche.
Autour d'Auguste, homme verrouillé, sombre tyran d'un immense empire, secret, méfiant, dissimulateur, impitoyable, toujours prêchant le faux pour savoir le vrai, il y a toutes ces femmes qui frétillent, tous ces courtisans empressés, ces poignards cachés dans l'ombre, ces poisons prêts à l'emploi, … Quelle extraordinaire comédie ! Avec quel talent la romancière vient combler les béances laissées par l'Histoire.
Passionnant. Instructif, et tellement vivant. Un deuxième tome supérieur au premier. J'ai hâte de suivre les suites des aventures de la petite Séléné, dernière descendante des Ptolémée.




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Après Alexandrie et le couple mythique Cléopâtre et Marc Antoine, Françoise Chandernagor nous entraîne dans la Rome d'Octave Auguste. Et c'est vrai qu'on a l'impression qu'on nous parle davantage de la "grande Histoire" que de Séléné qui semble souvent rester au second plan et n'être qu'un prétexte pour parler de la Rome d'Auguste, d'Octavie et des grandes familles en concurrence pour la moindre miette de pouvoir. L'auteur le reconnaît d'ailleurs elle-même dans les notes en fin de livre : il lui a été difficile de ne pas laisser l'héroïne qui tient une si petite place dans les livres d'Histoire être éclipsée par tous les grands personnages au milieu desquels elle évolue.

Comme lors de ma première lecture, j'ai moins aimé le deuxième tome que le premier, mais cela reste un excellent roman historique, érudit et fourmillant de détails historiques, très agréable et facile à lire grâce la plume pleine d'énergie de Françoise Chandernagor.

J'ai maintenant hâte de découvrir le troisième et dernier tome de la Reine Oubliée.
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Roman très soigné quant à la forme littéraire, au support historique et la vraisemblance de l'immersion dans le monde romain antique. Françoise Chandernagor manie son art avec grand talent, mais comme elle le reconnaît elle-même, mettre en avant un personnage secondaire de l'histoire (Cléopâtre Séléné) pour en faire un personnage principal alors qu'il évolue au milieu de ceux qui ont marqué la grande histoire par leurs personnalités et leurs destins imposants relève de la mission difficile voire impossible. Et c'est bien de cette gageur que souffre le roman. Cléopâtre Séléné est étouffée par l'ombre d'Auguste et par les agissements intrigants des dames de Rome de sorte que, même si sa destiné est bien mise en avant, elle apparaît presque incongru, un peu comme un cheveu dans la soupe.
Mais l'exercice est vraiment très périlleux et, à mon sens, l'auteur reste vraiment méritante dans son art de nous faire vivre tous ces personnages dans une réalité exceptionnelle et, cerise sur le gâteau, la suite du destin de notre Cléopâtre Séléné se dessine en point d'interrogation et donc sur un suspens qui va nous faire trépigner jusqu'à la parution du troisième volume du cycle.

petit résumé si vous le souhaitez:

Cléopâtre Séléné et ses frères sont emmenés à Rome pour « participer » au triomphe d'Octave, participer en tant que prises de guerre.
Ptolémée, sont petit frère ne supportera pas la fatigue, la maltraitance, il mourra durant le triomphe, sous les yeux de sa soeur. Son frère Alexandre hélios, ne lui survivra guère.
Cléopâtre Séléné ne souhaitera plus dès lors que venger ses frères en tuant Auguste et rêvera de faire survivre les Ptolémée dont elle est la dernière survivante.
Nous la suivrons après son adoption par Octavie, soeur d'Auguste et nous vivrons les nombreuses intrigues menées par ces dames de Rome qu'étaient Octavie et Fulvia sa femme pour placer leurs enfants comme héritier d'Auguste.
Lentement Séléné saura absorber cette culture romaine qui lui paraît bien barbare et saura devenir la protégée d'Octavie et ainsi se voir offrir la perspective de survivre en tant que descendante de la Grande Cléopâtre par l'inespéré mariage au roi de Maurétanie, Juba.

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Le second livre d'une trilogie est souvent le maillon faible de l'histoire : il joue le rôle de pivot et nous laisse sur notre faim tout en nous paraissant traîner en longueur. "Les dames de Rome" ne fait pas exception à cette remarque mais il est tout de même passionnant quant à son analyse du pouvoir, son portrait d'Auguste tracé au scalpel et aux descriptions des personnages qui l'entourent dont les fameuses dames(respectivement épouse et soeur du prince), qui, pour être femmes et donc en théorie exclues de toute forme de gouvernance, n'en exercent pas moins un pouvoir occulte -et d'autant plus redoutable- à travers l'influence qu'elles exercent sur le prince et une pratique assez efficace de l'empoisonnement (du genre ni vu ni connu.)
Vu à travers le regard d'une jeune égyptienne exilée Rome nous apparaît sous un autre angle que celui sous lequel nous l'avions étudié à l'école : à la fois monstrueuse (on finit par se demander qui sont les "barbares" des étrangers ou des romains), puissante (elle invente la colonisation avant l'heure) et civilisatrice (plutôt de force que de gré, mais bon ) elle semble violemment brutale et vulgaire aux yeux du raffinement et de la douceur de l'Orient. Séléné, fille de Cléopâtre et de Marc-Antoine, parvient à se faire une place au milieu de la famille d'Auguste (non sans larmes) jusqu'au moment où elle va devoir s'en arracher, ce qui sera l'histoire du troisième tome. En dépit d'inévitables longueurs j'ai trouvé cet épisode captivant et j'attends avec impatience de pouvoir terminer l'histoire de cette jeune princesse oubliée de tous.
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Octave – futur Auguste – a vaincu Marc Antoine et Cléopâtre qui ont mis fin à leurs jours. Restent les enfants. Césarion, fils de César et Cléopâtre, est assassiné : s'il n'a même pas 17 ans il demeure trop dangereux pour l'avenir.
Restent les trois autres, les enfants de Cléopâtre et Marc Antoine, dont Séléné. Ils seront emmenés en captivité à Rome et participeront au Triomphe du vainqueur en tant que prises de guerre. Seule Séléné survivra.
En ces temps, les enfants étaient les jouets de l'Histoire et des instruments aux mains des vainqueurs.
L'auteure suivra la destinée de Séléné pendant son exil romain. Elle sera confiée à la garde d'Octavie, soeur d'Auguste. Si Séléné reste le fil rouge de la trilogie « La reine oubliée », dans cet opus le personnage central est Auguste. Françoise Chandernagor nous en fait un portrait saisissant et un tableau vivant et aigu des moeurs politiques romaines de la fin du 1er siècle avant JC. Voilà un roman historique bien documenté, fondé sur une forte érudition, honnête et sensible.
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critiques presse (3)
Lexpress
11 avril 2012
Un beau morceau d'histoire romaine.
Lire la critique sur le site : Lexpress
Lexpress
14 mars 2012
On suit avec curiosité les tribulations de Séléné au milieu de toutes ces matrones.
Lire la critique sur le site : Lexpress
LePoint
07 mars 2012
Vie quotidienne, cultes, divertissements, condition des femme et des enfants, complots et vilenies, Françoise Chandernagor raconte tout avec une verve sans pareille.
Lire la critique sur le site : LePoint
Citations et extraits (26) Voir plus Ajouter une citation
Elle rit, elle babille, elle embrasse, elle donne : c'est Julie. Elle batifole avec ses nains, joue avec ses singes, folâtre avec ses musiciens, gazouille avec ses enfants, effeuille un palmier, croque une pêche au vinaigre, plume un éventail : Julie. " Sais-tu que j'ai déjà vu ton mari ? Quand j'étais petite. Enfin, pas si petite. Juste avant la guerre des Basques. Je l'ai aperçu deux ou trois fois derrière mon père, dans des défilés. Quel cavalier ! Bel homme... Remarque, je ne l'ai jamais vu sans son cheval. Un vrai centaure. Homme pour le haut et cheval pour le bas ! Entre nous, un centaure, c'est le rêve de toutes les femmes : oui, oui, on aime toujours mieux embrasser les lèvres d'un homme que la bouche d'un cheval, mais, pour le reste, crois-moi, le cheval amoureux est beaucoup plus "avantageux" ! Allons, ne rougis pas, vierge pudique, tu n'es pas censée comprendre les folies que je dis ! "
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Rome. Une ville rouge qui cuit à l'étouffée dans ses vieilles murailles, une ville étranglée entre ses collines couronnées de temples raides. Du creux des vallons jaillissent des tours crénelées ; çà et là, des immeubles étroits, dressés comme des pieux, crèvent le maillage serré des tuiles brunes. Tout est vertical ici, tout semble hérissé. Une ville bossue et pleine d'épines...
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Peut-être s'est-elle un jour rappelé cette fable d'Esope apprise ailleurs, il y a longtemps... : l'histoire d'un homme assis sur le rivage d'une mer houleuse et qui essayait de compter les vagues ; en les comptant il s'embrouillait, s'énervait ; survint un renard qui lui dit : "Pourquoi t'attrister à cause des vagues qui sont passées ? Recommence à compter à partir de maintenant...."
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De toute façon, nous ne coucherons pas Auguste sur le divan... Cet homme qui sut mieux que personne préserver les apparences pour ménager les imbéciles, et instaurer la monarchie sous couvert de restaurer la république, cet homme qui inventa le chiffrage des correspondances et préparait par écrit ses conversations les plus intimes, est un inquiet. Constamment sous tension. Son mot préféré ? Auctoritas. Avec son double sens : celle qu'on exerce sur soi avant de l'exercer sur autrui. Dès que le jeune chef s'autorise à se relâcher, il compense en resserrant son emprise sur ceux qui l'approchent. Avant de céder au plaisir, il lui faut renforcer sa domination jusqu'à la cruauté ; seul l'abaissement du partenaire le rassure sur son propre abandon.
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Julie, tendre et libertine, généreuse et fantasque, sera la plus belle des « cent fleurs » poussées sur le terreau de la dictature paternelle, la plus belle et la plus aimée du peuple romain. Pour l’heure, n’écoutant que son bon cœur, elle se désole pour sa cousine Marcella. Elle n’a pas voulu, dit-elle, lui prendre son vieux mari. Et si on lui avait demandé son avis, elle aurait autant aimé, quant à elle, épouser Iullus, qui a vingt ans et qui n’est pas laid.
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Videos de Françoise Chandernagor (30) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Françoise Chandernagor
« Une anthologie de femmes-poètes ! - Eh oui, pourquoi pas ? […] On a dit du XIXe siècle que ce fut le siècle de la vapeur. le XXe siècle sera le siècle de la femme. - Dans les sciences, dans les arts, dans les affaires et jusque dans la politique, la femme jouera un rôle de plus en plus important. Mais c'est dans les lettres surtout, - et particulièrement dans la poésie, - qu'elle est appelée à tenir une place considérable. En nos temps d'émancipation féminine, alors que, pour conquérir sa liberté, la femme accepte résolument de travailler, - quel travail saurait mieux lui convenir que le travail littéraire ?! […] Poète par essence, elle s'exprimera aussi facilement en vers qu'en prose. Plus facilement même, car elle n'aura point à se préoccuper d'inventer des intrigues, de se créer un genre, de se faire le champion d'une idée quelconque ; - non, il lui suffira d'aimer, de souffrir, de vivre. Sa sensibilité, voilà le meilleur de son imagination. Elle chantera ses joies et ses peines, elle écoutera battre son coeur, et tout ce qu'elle sentira, elle saura le dire avec facilité qui est bien une des caractéristiques du talent féminin. […] Et puis, au moment où la femme va devenir, dans les lettres comme dans la vie sociale, la rivale de l'homme, ne convient-il pas de dresser le bilan, d'inventorier - si l'on peut dire, - son trésor poétique. Les temps sont arrivés où chacun va réclamer le bénéfice de son apport personnel. […] » (Alphonse Séché [1876-1964])
« Il n'y a pas de poésie féminine. Il y a la poésie. Certains et certaines y excellent, d'autres non. On ne peut donc parler d'un avenir spécial de telle poésie, masculine ou féminine. La poésie a toujours tout l'avenir. Il naîtra toujours de grands poètes, hommes ou femmes […]. Où ? Quand ? Cela gît sur les genoux des dieux, et nul ne peut prophétiser là-dessus. […]. » (Fernand Gregh [1873-1960])
0:00 - Martine Broda 0:32 - Sylvie Fabre G 1:57 - Maximine Lagier-Durand 2:33 - Amina Saïd 3:53 - Béatrice Bonhomme 4:17 - Hélène Dorion 5:15 - Alicia Gallienne
6:50 - Générique
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Références bibliographiques : Couleurs femmes, poèmes de 57 femmes, Paris, co-édition le Castor Astral/Le Nouvel Athanor, 2010. La poésie à plusieurs voix, rencontres avec trente poètes d'aujourd'hui, sous la direction de Serge Martin, Paris, Armand Colin, 2010. Françoise Chandernagor, Quand les femmes parlent d'amour, Paris, Cherche midi, 2016. Alicia Gallienne, L'autre moitié du songe m'appartient, Paris, Gallimard, 2019.
Images d'illustration : Martine Broda : https://www.babelio.com/auteur/Martine-Broda/183879 Sylvie Fabre G : https://www.editionsunes.fr/catalogue/sylvie-fabre-g/ Maximine Lagier-Durand : http://editionsws.cluster011.ovh.net/wp-content/uploads/2011/04/Maximine.jpg Amina Saïd : https://fr.wikipedia.org/wiki/Amina_Saïd#/media/Fichier:Amina-Saïd_Hazam_(21e_Maghreb_des_Livres,_Paris,_7_et_8_février_2015).jpg Béatrice Bonhomme : https://www.southeastreview.org/single-post/poetry-by-béatrice-bonhomme-translated-by-emelie-griffin Hélène Dorion : https://www.lesoleil.com/2020/10/15/entretien-public-avec-helene-dorion-pour-donner-vie-aux-mots-4119980a99b2ea22baac03f17396a0e7 Alicia Gallienne : https://www.lemonde.fr/m-le-mag/article/2020/01/31/alicia-gallienne-etoile-filante-de-la-poesie_6027964_
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