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ISBN : 2070433153
Éditeur : Gallimard (21/06/1979)

Note moyenne : 3.69/5 (sur 83 notes)
Résumé :
«À vrai dire quand j'ai fait la connaissance de Terry Lennox, il venait de glisser par la portière d'une Rolls décapotable, arrêtée devant l'une des boîtes les plus chic d'Hollywood. Enveloppée de vison bleu, une rousse étincelante se trouvait au volant. Je saisis l'homme sous les aisselles.
- Voulez-vous que j'essaie de l'installer derrière ? criai-je à la fille ;
- Mille regrets, mais je suis déjà en retard.
La longue voiture s'ébranlait silen... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (8) Voir plus Ajouter une critique
Ambages
  11 février 2017
Sur un air de navaja... sincèrement le titre anglais est bien mieux « The long goodbye » car il colle parfaitement à l'histoire. Ce roman fut récompensé en 1955 du prix Edgard Allan Poe et porté à l'écran en 1973 par Altman sous le titre français « Le Privé ».
Pour commencer, il faut s'assoir avec un Gimlet à la main, assez frais de préférence. Et, bien installé dans le fauteuil de cuir usé du bar de l'hôtel, ouvrir un roman quand le soir tombe et que la salle est encore assez vide de monde. J'attends un compagnon de route qui tarde. Alors j'ouvre The long goodbye.
« La première fois que je vis Terry Lennox, il était fin saoul dans une Rolls Royce Silver Wraith devant la terrasse des Dancers. le gardien du parc à voitures avait sorti la Rolls et maintenait la portière ouverte ; car le pied gauche de Terry Lennox pendait à l'extérieur comme si son propriétaire en avait oublié l'existence. »
Merde, ça commence fort. L'ambiance me prend tout de suite, la Rolls, le bar, et la bibine, manque plus que la belle blonde aux longs cheveux, un sourire vague sur les lèvres et j'y suis !
Enfin Marlowe arrive, en retard comme d'habitude. Regarde, je commençais un bouquin d'enfer, lui dis-je en l'invitant à me rejoindre dans ce coin du bar, lumière tamisée propice à la confidence.
Il me répond qu'il connait déjà la fin et commande un Gimlet pour m'accompagner.
On discute de choses et d'autres mais je vois qu'il a un truc qui le chagrine. Je lui demande cash ce qui ne tourne pas rond, ça ce voit quand un mec est dans les embrouilles.
Mais Marlowe préfère le silence. Une fois qu'il a mis les pièces du puzzle en ordre, il se tait. L'amitié c'est ça aussi, le respect du silence.
Alors, je continue ma lecture et il reste. de toute manière, dans cinq Gimlet, on sera gris lui et moi, et le reste, on pourra s'en foutre. Les créatures de rêve aux jambes interminables et aux yeux violets, les petits caïds du coin, les richards qui annoncent la couleur aux flics dont une partie est pourrie... tout ça nous passera dessus.
Avec mon pote, on n'a rien à se dire de plus qu'on ne sache déjà sur cette société.
Trinquons aux meilleurs écrivains qui nous font passer du bon temps ! le reste peut attendre.
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DanielGauthier
  10 mars 2010
"Sur un air de navaja" est le sixième (et avant dernier) roman de Raymond Chandler.
Au fil d'une intrigue qui se complexifie peu à peu, on y retrouve tout l'univers de l'auteur : gigolos gominés, flics fatigués, milliardaires arrogants,truands à la coule, créatures à la beauté fatale... et Marlowe !
Un chevalier des temps modernes, ce Philip Marlowe : séduisant (pour celles qui aiment les grands costauds au visage buriné), vaguement porté sur la bouteille, n'aimant ni l'argent facile ni les richards, portant un regard désabusé, amusé, sur tout et tout le monde (y compris lui-même), doté d'un sens de la répartie cinglant en toutes circonstances (en particulier lorsqu'il vient d'être passé à tabac), scrupuleusement honnête - avec lui-même comme avec les autres...
Rien que pour Marlowe, "Sur un air de navaja" vaudrait le coup. S'y ajoutent le style, tout à la fois extraordinairement ciselé et efficace, l'humour, férocement distancié, ainsi qu'une très sensible et profonde réflexion sur l'amitié.
Un conseil : lisez les Chandler selon l'ordre de parution - ce sont tous des chefs d'oeuvre (sauf "Charades pour écroulés", le petit dernier, écrit lorsque l'auteur était déjà très malade).
Et puis, c'est tellement agréable de voir Marlowe évoluer, changer imperceptiblement de livre en livre...
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fannyvincent
  31 octobre 2014
Je me suis découvert, à la lecture de "sur un air de navaja" (the long good-bye en VO), un point commun avec Philip Marlowe : l'âge, 42 ans. En revanche, contrairement au héros de Raymond Chandler, je mets rarement une cravate, jamais de chapeau.Je ne fume pas. Mon job, moins risqué, ne me conduit pas à cotoyer flics, truands ou gens de la haute société. Je n'ai pas été emprisonné, menacé, je n'ai pas découvert de cadavre, ni consolé une riche jeune femme dans mon lit (on sent une pointe de regret par rapport à l'un des points précédents, non ?). Ai-je oublié quelque chose ? Ah oui, Humphrey Bogart n'a jamais tenu mon rôle à l'écran. Ou alors on a oublié de me le signaler...
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Bigmammy
  11 juillet 2011
« Sur un air de Navaja », ou « The long Good-Bye » fut écrit en 1954, année du décès de l'épouse de Raymond Chandler. Retombé dans l'alcoolisme, il ne lui survit que cinq ans avant d'être terrassé par une pneumonie.
Nous avons tous au fond de la tête le personnage de Philip Marlowe, héros de ses romans, incarné à l'écran par Humphrey Bogart : une pipe ou une cigarette, un verre de Whisky à la main, un regard froid, des coups reçus et rendus, de belles femmes, des réparties cinglantes …Ici, le rôle la belle Eileen Wade pourrait être tenu par Scarlett Johansson.
long good-byeComme à l'accoutumée, l'histoire est compliquée. Elle tourne autour d'un personnage attachant aux identités multiples : Terry Lennox, un « chien égaré ». Un homme qui ne passe pas inaperçu avec ses cheveux prématurément blanchis et ses multiples cicatrices de guerre sur le visage. Il boit mais cela n'altère pas son charme désuet, décalé, honnête, élégant, tout comme Philip Marlowe. Il a épousé la fille d'un magnat de la Presse inflexible et aux multiples influences, jusque dans la police et la pègre. Cette rousse étincelante est retrouvée assassinée, une balle dans la tête et le visage en bouillie, et Lennox est en fuite car il sait qu'il sera immanquablement soupçonné. Il demande à Marlowe de l'aider à passer au Mexique. Et de fait, Marlowe s'attachera à prouver que Lennox, malgré ses aveux et son suicide, n'est pas l'assassin de sa femme.
Les relations entre les deux hommes, qui se ressemblent beaucoup, sont devenues amicales autour de verres de gimlet sirotés au bar de Victor (moitié gin, moitié jus de citron vert). Philip Marlowe va se mouiller pour Lennox, mais le père de la morte, Harlan Potter (tiens, tiens, ce prénom, ce patronyme…sont-ils tout à fait anodins… ?) va tirer Marlowe de là. Un peu plus tard, celui-ci va être engagé par la soeur de la morte pour protéger de lui-même son mari, écrivain à succès alcoolique et violent qui méprise son propre travail. Et cet homme aussi, est retrouvé mort dans son bureau. Suicide ? Trop facile !
Philip Marlowe va déjouer cette intrigue à multiples tiroirs…et aux personnages secondaires – gangsters mexicains, flics irlandais et domestiques gominés – bien campés.
Un roman largement autobiographique puisque Chandler mourra en laissant inachevé son dernier livre … Tout est dans le style : intemporel, étincelant, inimitable.
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caryatide
  04 mars 2015
Le Philippe Marlowe que nous connaissons est un solitaire : pas de famille, pas d'amis (ni de petite amie), pas de secrétaire, pas d'associés, et la solitude semble lui convenir. Pourtant dans ce livre, après qu'une somptueuse jeune femme au volant d'une Rolls somptueuse lui ait déversé sur les pieds son ex-mari ivre, il va s'occuper de ce malheureux abandonné et même, étrangement, se prendre d'affection pour lui. Si étrangement, que certains critiques ont parlé de penchants homosexuels chez Marlowe.
A la suite du meurtre de la richissime épouse, les voila séparés et Marlowe commence à dire adieu à son ami, un adieu qui durera jusqu'à la fin du livre.
Il a à peine commencé le rituel du deuil, qu'on veut lui fournir une nouvelle mission de baby-sitter : un écrivain qui boit trop et qui ne peut terminer son prochain best-seller. Mais là, aucune sympathie particulière pour le nouveau client et malgré l'insistance de l'éditeur et de l'épouse c'est à contrecoeur que le détective s'occupe de l'écrivain.
Dans ce livre on rencontre le monde très étrange de Chandler, magnat de la presse, jeunes femmes richissimes, truands fidèles en amitié, et domestique mexicain (pardon, chilien) qui joue avec son navaja...et les environs de Los Angeles, on n'habite pas dans cette cuvette pleine de brouillard quand on est riche.
Voila encore un excellent livre dont le titre d'origine fleure bon la période où il a été traduit pour la première fois, donc, pour moi, inutile de le changer.
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Citations et extraits (33) Voir plus Ajouter une citation
AmbagesAmbages   09 février 2017
Nous sortîmes dans la lassitude du soir ; il voulait marcher, me dit-il. Nous étions venus dans ma voiture et, pour une fois, j'avais réussi à payer l'addition. Je le regardais s'éloigner. La lumière d'une vitrine s'accrocha dans ses soyeux cheveux blancs et il disparut dans le brouillard ténu du soir. Je le préférais encore saoul, au bout de son rouleau, affamé, mais avec une étincelle de fierté. Ou peut-être était-ce moi qui préférais après tout jouer les saint-bernard ?
Il m'aurait raconté toute sa vie si je le lui avais demandé. Mais je ne cherchais même pas à savoir comment il avait été défiguré. Si je lui avais posé la question et s'il m'avait répondu, deux vies auraient peut-être pu être sauvées.
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AmbagesAmbages   11 février 2017
- T'es drôlement verni, Marlowe. Deux fois de suite, tu t'en tires de justesse. Tu finiras par tourner mal. Tu t'es échiné pour ces gens-là et tu n'en as pas tiré un sou. Tu t'es aussi échiné pour un nommé Lennox, si je ne me trompe et ça ne t'a rien rapporté non plus. Comment fais-tu pour gagner ton bifteck ? T'as fait assez d'économies pour vivre de tes rentes ?
Je me levai et me plantai en face de lui.
- Je suis un romantique, Bernie. J'entends des voix qui pleurent la nuit, et je ne peux pas m'empêcher d'aller voir ce qui se passe.
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rkhettaouirkhettaoui   03 août 2013
 Je possède des journaux, mais je ne les aime pas. Je les considère comme une menace permanente pour le peu qui nous reste de vie privée. Leurs constantes récriminations en faveur d’une presse libre signifient, quelques honorables exceptions mises à part, la liberté de tripatouiller dans les scandales, les crimes, la haine, la diffamation, le sexe, etc. Un journal est une affaire qui rapporte grâce à sa publicité. Je n’ai pas à vous apprendre ce qui assure les gros tirages.
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AmbagesAmbages   09 février 2017
J'étais en train de grimper le perron quand ils se décidèrent à sortir pour m'interpeller. C'était le tandem classique, les deux mirontons fagotés comme toujours, avec cette inévitable souplesse de robot et cet air de croire le monde entier suspendu à leurs lèvres, dans l'attente de leurs directives.
-C'est vous Marlowe ? On a deux mots à vous dire.
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AmbagesAmbages   10 février 2017
Tu as été flic, tu sais comment ça se passe. Résumons-nous. Si c'est un crime, qui voulait sa mort ? Sa femme ? Elle n'était pas là. Toi ? Tu réunis toutes les conditions, sauf une, le mobile. D'ailleurs, je suppose que si tu voulais descendre un type, tu t'y prendrais un peu mieux.
- Merci, Bernie, je suis bien de ton avis.
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Videos de Raymond Chandler (7) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Raymond Chandler
Chronique animée par Fabien Delorme, consacrée aux grands noms de la littérature policière, dans le cadre de l'émission La Vie des Livres (Radio Plus - Douvrin). Pour sa seizième chronique, le 08 novembre 2017, Fabien présente l'auteur Raymond Chandler. Fabien Delorme est aussi conteur. N'hésitez pas à vous rendre sur son site : http://www.fabiendelorme.fr/ ou sur sa page Facebook : https://www.facebook.com/fabiendelormeconteur La page Facebook de l'émission La Vie des Livres : https://www.facebook.com/laviedeslivres62
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