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ISBN : 2843047013
Éditeur : Zulma (09/04/2015)

Note moyenne : 3.74/5 (sur 19 notes)
Résumé :

Étourdissante de liberté rebelle, de beauté et d’intelligence, Eileen Chang commence sa carrière d’écrivain à vingt ans, entre Hongkong et Shanghai, au plus fort de la guerre sino-japonaise. À la fois portée par un souffle de liberté venu d’Occident et pénétrée de culture traditionnelle, elle déploie tout son art d’observatrice romanesque dans cette Chine en mutation.

C’est le cœur battant qu’on entre dans l’univers de ces Deux brûle-parfums, ... >Voir plus
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Critiques, Analyses & Avis (9) Voir plus Ajouter une critique
Bookycooky
10 juin 2015
Deux courts romans de l'écrivaine chinoise Eileen Chang (1920-1995), écrits en 1943,se déroulant à Hong-Kong, à l'époque coloniale et retraçant les mœurs chinoises et anglaises d'une époque révolue.
Le premier récit est l'histoire d'une jeune collégienne, qui pour pouvoir poursuivre ses études à Hong-Kong, va demander l'aide de sa tante, une ancienne courtisane, bannie de la famille.Le marché conclu entre la jeune fille et la tante sera cruel...
Le deuxiéme, un récit encore plus cruel.Un anglais dans la quarantaine, professeur d'université respecté de la South China University s'éprend d'une jeune fille d'origine irlandaise,élevée dans une stricte discipline ,n'ayant aucune notion du désir sexuel d'un homme normalement constitué .La nuit de noce, épouvantée, elle s'enfuit le moins discrètement possible, laissant derrière elle, une image publique de mari pervers....
Dans la première histoire,la femme,dans la deuxiéme, l'homme se font prendre dans les nœuds du mariage.Les brûle -parfums brûlent le temps du récit et s'éteignent avec la fin, laissant le personnage avec son destin scellé.
Deux histoires originales,trés bien écrites,trés belle lecture,aux éditions Zulma(maison d'édition dont je raffole )!
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zellereb
15 juillet 2015
Ce livre rassemble deux petits romans, intitulés :"brûle parfum - copeaux de bois d'aloès". Ils racontent l'histoire de deux vies qui se consument. L'une plus lentement que l'autre. Sous des dehors jolis, raffinés, nous assistons à une sorte d''etiolement d'un côté comme de l'autre. Ce livre est une lecture aigre douce un peu ambiguë comme il s'en rencontrent souvent dans la littérature orientale.
Tout le long de ce deux récits, le rappel de ces copeaux qui se consument nous est fait au travers d'indices tels que des brûlures diverses, des trous dans les objets, etc. et la vision poétique n'en est que sublimée, ravissante. On pourrait lire le livre deux fois et y trouver de nouvelles choses.
Dans le premier récit, il s'agit d'une collégienne, Wei-Long, qui vient solliciter sa tante Liang, afin que celle-ci puisse éventuellement subvenir à ses besoins. Commence alors pour elle une nouvelle vie dans sa nouvelle demeure, avec cette tante qui est courtisée et qui mène grand train. Wei-Long tombe amoureuse d'un jeune homme lors d'une fête, et c'est de cette histoire compliquée dont il s'agit. Je ne vous raconterai pas tout, mais un des grand mérites de ce livre est aussi de vous prendre par la main pour vous faire réfléchir beaucoup beaucoup.
Pour le deuxième récit, il s'agit d'un couple de jeune mariés, Roger et Susie. Susie le soir des noces, fait une fugue, et met Roger dans un embarras monstre, si bien que le futur devient soudain pour lui une perspective assez angoissante.
J'ai aimé cette lecture, pleine de richesses et de délicatesse. À lire bien-sûr.
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chroniquesassidues
24 juin 2015
Deux brûle-parfums, ce sont deux court romans dont l'action se situent à Hong Kong à l'époque coloniale.
Dans le premier brûle-parfum, Ko Wei-lung est une jeune Shanghaienne d'origine modeste qui demande à Madame Liang, sa riche tante à la réputation sulfureuse, de l'héberger pour pouvoir continuer ses études à Hong Kong. Bien qu'elle ait presque atteint la cinquantaine, Madame Liang, une mondaine sur le déclin, se fait appeler "Jeune madame" par ses domestiques et voit en Wei-lung une nouvelle occasion d'attirer de jeunes hommes dans ses soirées... Wei-lung s'y résout au risque de perdre ses illusions et son innocence.
Dans le deuxième brûle-parfum, Roger Empton est un professeur respecté de la South China University à Hong-Kong, sur le point d'épouser la jeune et belle Susie Mitchell. Cette dernière, de par son éducation incomplète, ne connaît rien à l'amour et aux plaisirs de la chair. Lors de sa nuit de noces, elle réagit très mal au point de compromettre la réputation de Roger...
Quel plaisir que de plonger dans ces deux romans qui évoquent une société partagée entre les traditions et la modernité occidentale. le choc de culture est très bien représenté par Eileen Chang qui nous fait ressentir l'ambiance coloniale comme si on y était. On y aperçoit les mauvais travers et l'hypocrisie d'une société mondaine qui se veut trop moralisante tout en acceptant certains comportements indécents, une société où les femmes manquent d'éducation sexuelle par puritanisme, ou bien se laissent aller à tous leurs désirs.
L'écriture d'Eileen Chang est agréable et nous embarque dans son univers dès le début par ses mots qui ouvrent le récit : Retrouvez chez vous, s'il vous plaît, un vieux brûle-parfum de famille tout constellé de vert-de-gris, allumez-y des copeaux d'aloès et écoutez-moi vous raconter une histoire du Hongkong d'avant-guerre : lorsque les copeaux auront fini de brûler, mon histoire, elle aussi, sera terminée.
Deux brûle-parfums est une très belle découverte et je remercie grandement Babelio et les éditions Zulma pour leur confiance.
Lien : http://leschroniquesassidues..
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Atasi
15 mars 2015
Deux brûle-parfums, deux histoires, une ville : Hong-Kong, une période : l'avant-guerre.
La première nous plonge dans la vie côté des natifs de Hong-Kong ou de la Chine. La seconde nous plonge du côté des émigrés, les anglais.
Ko Wei-lung ne voulait pas retourner à Shangai car elle voulait poursuivre ses études à Hong-Kong. C'est pourquoi, elle demande à sa tante son aide. Cette dernière accepta, y voyant l'intérêt d'avoir de la compagnie et à travers sa nièce attirer de jeunes étalons. Madame Liang est veuve, riche, est réputée pour ses soirées mondaines et attire beaucoup de profiteurs qui en veulent à son argent. Ko Wei-lung découvrira à travers sa tante un nouveau monde et modifiera à travers elle, sa propre vie.
Roger est professeur et maître d'internat dans une université de Hong-Kong. Après un long célibat, il va se marier avec Susie, qui est tombée amoureuse de lui. Mais ce qu'il ne sait pas, elle n'apportera pas de la joie dans sa vie.
"Deux brûle-parfum" est une agréable lecture qui nous transporte sur ce confetti colonial du bout du monde au porte de la Chine. Deux styles, deux histoires, deux communautés, deux jeux de séduction, deux jeux de trahisons. Eileen Chang, à travers ces deux romans, a réussi un livre avant-gardiste, en scindant avec brio la culture traditionnelle et la culture occidentale. La culture traditonnelle n'est pourtant pas exactement ce à quoi le lecteur s'attendra.
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alexandra.boulanger
26 juin 2015
Deux brûle-parfums est composé de deux romans, courts, qui se savourent lentement, mais d'une traite.
Dans ces deux romans, le lecteur découvre la vie à l'époque coloniale, une époque qui reste encore mal connue et qui est subtilement et habilement analysée par l'auteur.
Dans le premier brûle-parfum, Wei-lung, une jeune fille chinoise, vient solliciter la protection de sa tante, une riche femme mondaine qui se bat pour ne pas perdre son statut au sein du cercle dans lequel elle évolue et qui est pourtant sur le déclin. Pour ce faire, elle va utiliser sa nièce.
Dans le second brûle-parfum, le professeur anglais Roger Ampton épouse une jeune femme idéale, qui ne connaît pourtant rien du désir.
Ces deux romans révèlent donc l'intime d'une société décadente et offrent un moment de lecture agréable, car ils sont merveilleusement bien écrits.
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Les critiques presse (1)
Bibliobs03 juin 2015
Dans un Hong-Kong estival, où tout corps solide semble flotter dans un brouillard étouffant, les larmes de Wei-lung ajoutent à l’humidité le goût salé du désenchantement.
Lire la critique sur le site : Bibliobs
Citations & extraits (9) Voir plus Ajouter une citation
yv1yv104 août 2015
Mais oui, (...) je suis une sang-mêlé, moi aussi j'en souffre. Regardez, les seuls partis que nous pourrons trouver, ce sont des garçons comme nous. Certainement pas des Chinois, parce qu'avec notre éducation étrangère nous ne pouvons pas nous entendre avec les Chinois de souche. Pas des étrangers non plus ! Lequel parmi les Blancs qui vivent ici n'a pas de préjugés raciaux ? Et même si l'un d'entre eux voulait un tel mariage, la société s'y opposerait. Celui qui épouse une Orientale, il peut faire une croix sur sa carrière. Personne, de nos jours, ne serait encore assez stupidement romantique pour s'y risquer."(p.69/70)
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zellerebzellereb09 juillet 2015
Madame Liang enfila ses mules, jeta son mégot dans un pot d'azalees, puis elle s'en alla. L'azalee était couverte de fleurs, serrées et denses. Le mégot tomba sur l'une d'entre elles dont les pétales roussirent en un instant.
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alexandra.boulangeralexandra.boulanger26 juin 2015
La vraie vie, la vie humaine faite de chair et de sang, lui faisait peur. Évidemment, les êtres humains sont vivants, même si nous préférons nous en souvenir le moins souvent possible.
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zellerebzellereb14 juillet 2015
Le monde entier paraissait une dent cariee, engourdie et sans grande sensation, hormis une douleur sourde, quand le vent se levait.
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zellerebzellereb15 juillet 2015
De l'autre côté de la fenêtre s'étendait la grande pelouse rectangulaire, impeccablement tondue, vert émeraude sous la rosée du matin, un vert quelque peu prétentieux. Un moineau s'y avançait prudemment, sur ses petites pattes en angle aigu, après avoir franchi une certaine distance, comme hebete par la niaiserie de ce continent vert, il répartit d'où il venait.
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Videos de Eileen Chang (2) Voir plusAjouter une vidéo
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