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ISBN : 2714474136
Éditeur : Belfond (12/01/2017)

Note moyenne : 2.58/5 (sur 31 notes)
Résumé :
Aux États-Unis en 2008. Mauvais placements, effondrement de la Bourse et Charles Wang, jusqu'ici tycoon des cosmétiques à L.A., se retrouve sur la paille. Adieu la villa de Bel-Air, les écoles privées de ses deux plus jeunes enfants, les parures de bijoux et toilettes luxueuses de sa deuxième épouse, le mécénat pour la galerie new- yorkaise d'art contemporain et très conceptuelle de sa fille aînée. De la splendeur passée, il ne reste rien si ce n'est Ama, la vieille... >Voir plus
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Critiques, Analyses & Avis (23) Voir plus Ajouter une critique
Ambages
31 décembre 2016
Statistiquement, cela devait arriver... Les goûts et les couleurs, on n'y peut rien. Je n'ai pas vibré et encore moins ri à la lecture de ce roman qui pourtant, à la vue des critiques outre-atlantique paraissait irrésistiblement drôle. Je pense qu'il m'a manqué sans doute une partie de la culture américaine pour être touchée par l'histoire de cette famille chinoise vivant aux États-Unis. le père arrivé de Taïwan monte une entreprise florissante de cosmétiques jusqu'au jour où il voit trop grand et fait faillite. Père de trois enfants qui n'ont jamais connu les problèmes financiers, qui ont toujours vécu dans l'opulence sans même savoir que c'était une chance, vont tomber de haut quand tous les comptes bancaires sont bloqués et les voitures saisies. Fini la fac pour Andrew qui de toute manière n'y trouvait pas un grand intérêt puisqu'il souhaite devenir humoriste. La cadette quant à elle, est exfiltrée de la pension où elle devait préparer son bac mais s'intéressait plus à sa garde robe et son blog de mode. L'aînée, adulte, avait déjà quitté la famille et vivait son rêve, être une artiste peintre, mais était partie se mettre au vert à la campagne suite à une rupture amoureuse. Leur mère était décédée dans un accident d'hélicoptère quand la cadette était encore toute jeune, Charles, le père s'était alors remarié avec Barbra, qu'il avait connu lorsqu'il vivait à Taïwan. Dès lors, ruiné, le père embarque tout le monde dans une vieille guimbarde empruntée et se lance dans une folle course pour rejoindre sa fille aînée à l'autre bout du pays (la voiture "empruntée" à la nourrice de la famille, dont je n'évoquerai même pas la destinée tant cette famille à tout à apprendre).
Il y a beaucoup de thématiques abordées dans ce livre : le décès d'un parent et la construction des enfants, la recomposition d'une famille lors d'un remariage, l'éducation des enfants, la volonté de s'enraciner dans un autre pays et de vivre son rêve américain, le déracinement pour avoir quitter sa terre d'origine (les Wang étaient en Chine et avaient fui les communistes en s'implantant à Taïwan avant d'arriver aux États-Unis), la survivance de certaines traditions culturelles... Et c'est ce qui est dérangeant car finalement, tout est survolé à trop vouloir tout aborder. Par ailleurs, je n'ai pu ressentir aucune empathie pour cette famille qui du jour au lendemain découvre le prix d'un donut et l'intérêt qu'il peut y avoir à regarder et écouter son prochain. Enfin, j'ai regretté que certaines partie des dialogues soient restées non traduites (toujours essayer de deviner ce qui se dit en lisant la réponse suivante traduite, trouble la lecture et devient fastidieux sur la longueur).
Je remercie Babélio pour cette Masse critique et les éditions Belfond et suis désolée de ne pas avoir su trouver le charme qui doit se révéler à la lecture de ce roman, mais d'autres lecteurs sauront voir ce qui m'a échappé à n'en point douter.
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koalas
08 janvier 2017

Etats-Unis, la crise financière de 2008 frappe de plein fouet
la famille Wang à la tête d'un empire de la cosmétique.
Ruiné, Charles Wang décide de partir en Chine récupérer
ses terres ancestrales spoliées par les communistes....
Mais avant le grand bond, il doit traverser
toute une partie de l'Amérique à bord d'une voiture d'occasion
pour y déposer son fils et sa fille cadette
chez sa fille ainée, une artiste à la dérive.
Enclenchez le pilotage automatique, le road-movie va être long...
Soyons franc, le voyage en leur compagnie m'a semblé interminable.
Je n'ai éprouvé aucune empathie pour le nombrilisme
et les déboires financiers et sentimentaux des Wang
et je me suis fortement ennuyé à la lecture de ce roman
qui tourne en semi dérision le rêve américain.
Le style insipide de l'auteur n'aide pas non plus à avaler les niaiseries.
Les grandes tirades pompeuses sur l'amour m'ont littérairement achevé.
Décidément pas ma tasse de thé.
Au gong final, le premier roman de Jade Wang ne casse pas trois pattes à un canard.. laqué !
Je remercie malgré tout Babelio, Masse critique et les Editions Belfond pour cette découverte, ma fois vite oubliée.
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isabelleisapure
04 janvier 2017

Il est toujours difficile d'émettre un avis négatif sur un livre, d'autant plus lorsque celui-ci-vous a été gentiment offert en vue d'une critique.
J'étais pourtant impatiente de passer quelques heures avec la famille Wang.
Dès les premières pages, j'étais bien en leur compagnie.
J'ai eu d'emblée une certaine sympathie pour Charles Wang venu aux Etats Unis, à la poursuite de son « American dream ». Il met tout en oeuvre pour que ses usines de cosmétiques soient des réussites exemplaires et ça marche plutôt bien.
Les enfants ont tous leurs problèmes, des soucis d'enfants gâtés, égoïstes et superficiels.
Mais, voilà, peu à peu, j'ai senti monter une pointe d'agacement pour de multiples détails aussi inutiles que peu crédibles bientôt suivi d'un ennui total transformant ma lecture en presque supplice.
Suis-je passé à côté de cet humour typiquement américain ? Probablement et je le regrette.
Merci à Babelio et aux Editions Belfond pour cet envoi.

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llamy89
01 février 2017
Tout d'abord merci à Babelio et aux Editions Belfond pour l'envoi de ce roman.
Après avoir lu, le très beau premier roman de Imbolo Mbue "Voici venir les rêveurs", sur le même thème de la crise 2008 et des aspirations d'une famille d'immigrants venus toucher le rêve américain, je me suis dit que "Les Wang contre le monde entier" serait plus léger et que j'en apprécierai l'humour.
Je me suis trompée. Je n'ai pas su m'attacher à Charles Wang, sa famille, sa dégringolade, sa mesquinerie et son ambition de retrouver les biens de ses ancêtres à son retour en Chine.
Charles s'était offert son rêve californien avec 200 millions de dollars à la clé. Devenu roi des cosmétiques, opulent grâce à de "la pisse chimique" nouvel ingrédient du maquillage américain. Seulement, après avoir perdu sa première épouse opportunément dans un accident d'avion, s'être remarié avec la superficielle et vénale Barbra ; avoir eu 3 enfants (la prunelle de ses yeux) : Saina l'aînée, artiste contemporaine en déveine suite à une exposition polémique, Andrew étudiant à l'université, aspirant humoriste et Grace la petite dernière, en pension dans un collège privé, qui n'existe que pour son blog, Il entame un road-movie pour sauver ce qui pourrait l'être encore en emmenant sa petite famille chez Saina à Hélios. Son périple débute avec la vintage Mercedes bleue layette qui va se dégrader au fil du voyage, seule rescapée de ses nombreuses automobiles car offerte à Ama, la nourrice.
Son ambition ensuite est d'aller réclamer les terres de ses ancêtres spoliées en terre de Chine et de redevenir quelqu'un de riche et respecté, le "Roi".
Malgré tous les déboires de Charles, a émergé un sourire parfois, au gré des longues longues péripéties du voyage. Malgré tout, je n'ai réussi ni à totalement détester la famille Wang, ni à l'aimer...
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Ikebukuro
17 janvier 2017
Un roman que j'ai plutôt bien aimé dans l'ensemble ce qui m'a surpris dans la mesure où ce n'est pas forcément mon style de lecture. J'avais l'impression d'être dans une sorte de chick-lit revisitée avec son grand patron plein aux as, sa fille artiste incomprise, son ado qui se cherche et sa reine de la mode... qui embarquent tous ensemble dans la grande aventure de leur vie : traverser l'Amérique profonde dans une voiture pourrie. le propos me semblait sans grande originalité mais j'avais lu de bonnes critiques de ce roman et j'avais envie de lui donner une chance et de me faire ma propre opinion. Au final, c'est avant tout le récit de la fuite en avant d'une famille en déroute qui va finir par se retrouver et faire bloc face aux difficultés. le thème n'est pas très original, on embarque dans une sorte de road-movie un peu convenu mais malgré tout plein de charme et de petits moments de tendresse qui apparaissent où on s'y attend le moins.
Je dois avouer que j'ai eu un peu de mal à rentrer dans cette histoire, je n'arrivais pas vraiment à m'attacher aux personnages, ils me semblaient pourtant tous sympathiques malgré leurs défauts mais je n'arrivais pas à m'intéresser à leur sort. Je les trouvais tous trop caricaturaux, trop superficiels, comme une sorte de galerie de portraits obligée pour ce genre de roman. Bizarrement au fur et à mesure que j'avançais dans l'histoire, ils devenaient plus attachants, peut-être parce que le vernis commençait à s'écailler et qu'ils prenaient un peu plus de profondeur. de tous, je crois que j'ai préféré Saina, c'est celle qui "me parlait" le plus, c'est peut-être aussi celle que je sentais la plus fragile et la plus responsable. Tellement responsable qu'elle avait quitté cette famille où tout semblait un peu figé et ensuite quitté New York pour s'isoler en pleine campagne. Finalement elle aussi menait sa propre fuite en avant… C'est le personnage qui m'a semblé le plus travaillé et le plus abouti du livre et donc le plus attachant.
Beaucoup de jolis moment dans ce roman, une façon originale d'aborder des thèmes difficiles comme le poids du passé, les origines, le racisme ainsi qu'une belle évolution des personnages, notamment celui de Barbra qui semble prendre de la consistance au fur et à mesure du périple. Plus je trouvais que leurs caractères s'étoffaient et plus j'appréciais ma lecture. le style d'écriture est assez dynamique avec de nombreux dialogues qui donnent du rythme à l'ensemble. Par contre, super point négatif, beaucoup de phrases en mandarin je pense (j'espère que je ne dis pas de bêtise…) sans aucune traduction. J'ai trouvé cela franchement dommage et je me suis sentie frustrée tout au long de ma lecture.
Je remercie Babelio et les éditions Belfond pour cette découverte.
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Citations & extraits (13) Voir plus Ajouter une citation
AmbagesAmbages25 décembre 2016
Pourquoi perdrait-il son énergie à apprendre l'anglais quand, dans un avenir proche, le monde entier parlerait chinois ? lui avait-il expliqué une fois. Cela dit, aujourd'hui, elle avait plutôt l'impression d'entendre un livreur de poulet aux noix de cajou qui aurait loupé l'embranchement vers l'Amérique et élu domicile dans un nouveau pays appelé Quartier chinois.
- Comment ça ? Vous venez vivre à New York ?
- On n'a plus de maison, Jiejie. Nous vivre chez toi.
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AmbagesAmbages30 décembre 2016
Qui étaient ces gens restés en Chine ? Cet homme aux cheveux gris qui essayait une F. P. Journe clinquante et demandait si elle était waterproof était-il un de ces étudiants qui s'étaient laissé impressionner par Mao et avaient occupé les terres de la famille Wang ?
A côté, une vieille dame regardait son amie s'extasier quand la vendeuse lui attacha un collier de perles énormes autour du cou. Ces tai-tai qui gloussaient devant de la bimbeloterie étaient-elles ces cruelles écolières des gardes rouges qui avaient sorti ses vieilles tantes de leurs lits et les avaient fait défiler dans les rues, les bras passés dans un joug, un bonnet d'âne enfoncé sur leurs cheveux blancs ?
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AmbagesAmbages26 décembre 2016
Les femmes étaient guidées par les émotions, les hommes par la passion. Voilà le fin mot de l'histoire. Oubliés Mars et Vénus, le véritable secret de la différence entre les sexes était là.
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AmbagesAmbages30 décembre 2016
Ça, c'était la seule Chine.
Les terres incandescentes qui miroitaient autour de lui.
La boue séchée sur la plante de ses pieds et les mouches qui bourdonnaient autour de ses orteils nus.
Les montagnes qui s'élevaient comme dans les peintures à l'encre des anciens maîtres, une gamme de gris à l'infini qui devenaient de plus en plus sombres à mesure que les montagnes reculaient. Charles plongea les mains dans la terre et creusa un trou. Il sortit l'os de son père, poreux et gris, et le laissa tomber au fond avant de reboucher le trou. C'était sans doute son idée depuis le début.
Il cueillit un brin d'herbe, le mit dans sa bouche et le mâcha prudemment. Il avait un goût de légume poivré et ça, c'était la Chine aussi. il lécha un peu de terre qui restait sur son pouce. Elle n'avait pas grand goût, juste un riche goût de terre. Il aurait pu se nourrir de ces éléments, de rien d'autre jusqu'à la fin de sa vie.
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AmbagesAmbages28 décembre 2016
Était-il vrai qu'elle avait épousé Charles pour son argent ?
Oui.
Il le savait.
En fait, elle était à peu près sûre qu'il l'en avait aimée davantage.
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