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ISBN : 226612112X
Éditeur : Pocket (14/11/2001)

Note moyenne : 4.26/5 (sur 132 notes)
Résumé :
Une fille. Une mère. Une grand-mère. Les mémoires d'une famille chinoise de l'Empire Céleste à Tiananmen

La grand-mère de Jung Chang naît en 1909, au coeur de la Chine féodale. Son père la donne comme concubine à un général de passage contre un peu d'argent et de pouvoir. Au bout de dix ans, la jeune femme s'enfuit avec sa petite fille. Elles sont recueillies par un médecin, qui fait de l'une son épouse et de l'autre son enfant.

La mèr... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (15) Voir plus Ajouter une critique
Myriam3
  20 décembre 2014
Ce témoignage sur la Chine du vingtième siècle nous transporte tout droit au sein d'une famille communiste engagée, avec ce que cela comporte de vicissitudes et d'aveuglement.
Ce qui est intéressant avec ce livre, c'est qu'il nous présente d'abord la fin de la période féodale par le chemin parcouru par la grand-mère de l'auteure: les pieds bandés, le mariage arrangé, l'invasion des Japonais, etc... et nous amène doucement aux portes des premiers mouvements communistes, dans lesquels la jeune mère de l'auteure s'est littéralement jetée; elle y rencontre son mari, fervent partisan de Mao et tous deux s'engagent dans cette révolution en délaissant régulièrement les enfants.
On pénètre dans ce monde de délation, de pensée unique, de châtiments corporels, tortures, humiliations, et tout au long de ces décennies, la roue tourne: les héros d'hier deviennent les ennemis de la Révolution culturelle, ceux qu'on tond, qu'on oblige à s'humilier en public.
Les maisons sont régulièrement saccagées, les bibliothèques brûlées, les monuments et bâtiments historiques, détruits par les adolescents gardes rouges, fils et filles des premiers communistes.
L'auteure, Jung Chang, traverse toutes ces années sans quitter des yeux les prises de position politique de ses parents puis leur exclusion et leurs souffrances. Elle-même fait brièvement partie des gardes rouges, tout comme son petit frère. Mais, à ses yeux du moins, sa famille veut avant tout changer la Chine, la rendre plus vivable et équitable, se débarrasser des carcans de la société traditionnaliste. Fidèles à leurs idées, ils refusent de participer aux violences et à ce qui leur semble injuste.
J'ai lu ce livre sur les conseils d'une amie et j'ai découvert tout un pan de ce pays que j'ignorais. Bien sûr, Mao, le communisme, tout ça ne m'était pas inconnu, mais j'ai été choquée par cette violence fulgurante et inacceptable qui s'est emparé de toute une population soumise à un seul homme, ce déchaînement bestial des uns contre les autres et ce lavage de cerveau à si grande échelle.
C'est une autobiographie historiquement passionnante, mais j'avoue, au bout des 300 premières pages - de longues pages - je finissais par redouter de me replonger dans cette société absurde et inhumaine, et si tristement réelle.
Lu dans le cadre du Challenge Pavés
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Woland
  11 avril 2013
Wild Swans
Traduction : Sabine Boulongne
ISBN : 9782266227032

Cet ouvrage porte comme sous-titre "Les Mémoires d'une Famille Chinoise, de l'Empire Céleste à Tiananmen." Et il le porte avec panache, croyez-moi. Si l'auteur est, par sa grand-mère maternelle, la petite-fille d'une concubine et d'un "Seigneur de la Guerre", elle eut pour père un communiste pur et dur, l'un de ces militants idéalistes mais sincères qui permirent à Mao Tsé-toung de fonder son empire sur des bases hélas ! terriblement solides. Non que Chang Sr. ait oeuvré consciemment pour asseoir dans son autorité l'un des dictateurs les plus sanglants du XXème siècle. Au contraire, le père de Jung Chang croyait dur comme fer à un avenir meilleur. Homme et cadre intègre, il allait jusqu'à ne pas user des passe-droits que lui ménageait son rang dans le Parti, à un point tel que, en nombre d'occasions, on peut dire qu'il privilégia l'idée qu'il se faisait du communisme aux dépens de sa famille, épouse et enfants.
C'est donc dans une foi aveugle dans le Parti communiste chinois et en ses dirigeants que fut élevée l'auteur des "Cygnes Sauvages." Il lui faudra bien des années - et bien des injustices - pour qu'elle commence à s'interroger sur le bien-fondé de l'idéologie marxiste et sur ce qu'en avait fait "le Grand Timonier." Bien des spectacles aussi dont elle se serait volontiers passée. Car, nul ne l'ignore, l'histoire du PCC se confond avec une suite d'épreuves toutes plus terribles les unes que les autres, infligées au peuple chinois par ses responsables et en particulier par Mao : les horreurs de la Longue Marche - que Mao, contrairement à la légende qu'il veilla à établir, ne fit pas à pied mais porté dans un palanquin - le Grand Bond en Avant et la famine qu'il entraîna, l'une des pires que la Chine, pourtant spécialiste en la matière, ait connue et puis, bien sûr, la Révolution culturelle et son acharnement mesquin de fauve pris de folie à détruire une culture qui demeure l'une des plus anciennes au monde. Tout cela pour ne citer que les grandes lignes de la dictature maoïste, si longtemps portée aux nues, rappelons-le, par nos "maos" occidentaux.
Curieusement, c'est parce que l'auteur a cru si longtemps au communisme et à Mao, tout-à-fait comme d'autres croient en Dieu, que "Les Cygnes Sauvages" représente un témoignage d'une grande valeur.
Dense, prenant, sans que jamais un mot n'en dépasse un autre, sans que jamais son auteur laisse la colère ou la haine l'emporter, ce livre est de ces mémoires qui captivent autant que le ferait la meilleure des fictions. L'Histoire à majuscule se déploie dans tout son souffle et dans toute sa tragédie, infliltrant l'histoire des humbles et des moins humbles avec l'indifférence d'un géant foulant une fourmilière. Et peu à peu, les personnages, qu'ils portent ou non des noms connus, deviennent ses prisonniers, jusqu'à Mao lui-même à qui son arrogance incroyable et son narcissisme de psychopathe auront cependant évité jusqu'au bout de le comprendre - et d'en souffrir.
Si l'Histoire de la Chine du XXème siècle vous intéresse mais si, jusqu'à ce jour, les livres spécialisés qui lui sont consacrés vous ont rebuté parce que trop touffus, trop systématiques, bourrés de trop de chiffres et de trop de statistiques, et écrits, qui pis est, dans une langue sans passion ni imagination, "Les Cygnes Sauvages" est l'ouvrage qu'il vous faut pour, enfin, y entrer de plain-pied. En ce sens, soulignons-le, la traduction est d'une grande qualité. Jung Chang a le don, plus rare qu'on ne le croit, de conter une histoire, fût-elle aussi complexe que le sont celle de sa famille et celle de son pays natal. Quand les deux s'interpénètrent, elle fait mieux : elle ne bronche pas et tient bien droit le gouvernail de son récit, bravant sans peur, avec l'assurance de celui qui se bat pour une cause qu'il sait juste, les lames les plus terribles et les monstres les plus innommables. Tout cela avec un sérieux qui n'ennuie jamais et un sens poétique qui illumine bien des passages pénibles.
Ce livre m'a tellement plu que, dans la foulée, je me suis procuré la biographie de Mao que Jung Chang a écrite avec son mari, Jon Halliday. J'espère que cela achèvera de vous convaincre de lire ses "Cygnes Sauvages." ;o)
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litolff
  30 août 2012
Extraordinaire témoignage sur l'histoire de la Chine communiste qui permet d'appréhender le séisme délirant qu'a pu être la révolution maoïste.
Une description impitoyable de la Chine de Mao, de la révolution culturelle et de la manipulation des esprits : on a du mal à croire qu'un homme aie pu manipuler une nation à cette échelle, et surtout qu'on aie pu en réchapper à peu près sain d'esprit !!!
Passionnant !!!
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exarkun1979
  20 octobre 2012
Les Cygnes Sauvages raconte l'histoire de de trois générations de femmes dans la Chine du 20e siècle. On passe les grandes périodes comme la fin de l'empire, la période des seigneurs de guerre, l'invasion par le Japon, le Kuo-min-tang au pouvoir, la guerre civile et finalement le régime communiste.
Ce livre m'a permis d'en apprendre beaucoup sur la Chine et de comprendre les souffrances qu'ont vécues les habitants. Comment ne pas ressentir de compassion pour ses parents qui ont combattu au côté des communistes et qui sont ensuite traités comme des parias durant l'horrible révolution culturelle.
Jung Chang nous livre une témoignage vraiment touchant sur sa vie et celle de sa famille. Elles ont vécu tant de souffrance pour une simple idéologie et un désir de déification d'un despote très peu éclairé.
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LecturesdeVoyage
  04 octobre 2017
En 1993, je fis un passionnant voyage d'environ un mois et demi en Chine. Nous avons arpenté le marché aux bestiaux de Kashgar et admiré ses montreurs de chevaux. Nous sommes tombés par hasard sur un opéra de rue à Lanzhou où des actrices ultra-maquillées se donnaient la réplique devant des passants hilares et des enfants émerveillés. Dans les rues escarpées de Lijiang, nous avons croisé les vieilles dames Naxi, un peu fripées sous leurs fardeaux, nous demandant si le fait de vivre dans une société matriarcale leur avait rendu l'existence plus heureuse.
« Les Cygnes Sauvages » (Wild Swans. Three Daughters of China) par Jung Chang a été publié en 1991, deux ans après les événements de la place Tienanmen. Je viens de terminer la lecture de ce livre écrit en anglais qui a connu un succès considérable. Il raconte l'histoire vraie de trois générations de femmes chinoises sur près d'un siècle : Yu-Fang, née en 1909 sous l'ancien régime, dont les pieds furent bandés pour la rendre plus attirante et qui devint la concubine d'un grand seigneur de la guerre en Mandchourie, avant d'épouser un médecin. Sa fille, Bao Qin, née en 1931 grandira sous l'occupation japonaise et deviendra militante communiste dès l'âge de 15 ans, choquée par la pauvreté abjecte dans laquelle la majorité vivait. Elle épousera un jeune cadre du parti au Sichuan où la famille s'établira. A l'enthousiasme révolutionnaire des premières années, succèdera le confort relatif d'un couple d'apparatchiks respectés parce qu'incorruptibles avant de faire place, pendant la Révolution Culturelle, aux désillusions et persécutions. Jung Chang, l'auteur, est leur petite fille et fille. Elle est adolescente au moment de la Révolution Culturelle : elle s'engage dans les Gardes Rouges, monte sur Pékin dans des wagons bondés pour se mêler aux proclamations de soutien au Président Mao. Elle est aussi envoyée, comme des milliers d'autres, pour être rééduquée en travaillant parmi les paysans dans les montagnes du Sichuan. Comme ses parents, elle se méfie peu à peu du culte de la personnalité qui entoure le « Grand Timonier ». Dans une ère où dominent la suspicion et les dénonciations, elle parvient néanmoins à obtenir une place, très convoitée, à l'université où elle apprendra l'anglais. Elle obtient une bourse pour étudier Londres où elle vit de nos jours.
C'est un récit fascinant qui mêle l'histoire – souvent violente – d'un pays qui reste méconnu ou mal compris en Occident aux émotions et aspirations des membres d'une famille, avec leurs soucis quotidiens, les dynamiques de couple et des relations complexes entre générations.
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Citations et extraits (9) Voir plus Ajouter une citation
WolandWoland   13 avril 2013
[...] ... En 1989, un cadre du parti qui travailla jadis pour la campagne d'assistance contre la famine m'affirma qu'il estimait le nombre total des victimes à sept millions pour la seule province du Setchouan, soit environ 10% de la population globale de cette région, riche au demeurant. Pour l'ensemble du pays, le chiffre se situait aux alentours de trente millions.

Un jour de 1960, la petite fille de la voisine de ma tante Junying, à Yibin, âgée de trois ans, disparut. Quelques semaines plus tard, sa mère vit une enfant qui jouait dans la rue, vêtue d'une robe ressemblant à celle de sa fille. Elle s'approcha et l'examina avec attention. Elle aperçut une tache indélébile qui lui permit de reconnaître le vêtement à coup sûr. Elle fit part de sa découverte à la police. Il apparut bientôt que les parents de la fillette vendaient de la viande séchée ; ils avaient enlevé et assassiné plusieurs bébés qu'ils avaient dépecés pour vendre leur chair, en prétendant qu'il s'agissait de lapin, à des prix exorbitants. Le couple monstrueux fut exécuté et l'on étouffa l'affaire, mais tout le monde savait que les meurtres d'enfants étaient relativement répandus à l'époque.

Des années plus tard, je rencontrai un ancien collègue de mon père, un homme très doux et fort capable, qui n'était pas du tout d'une nature à exagérer. Il me raconta avec beaucoup d'émotion ce qu'il avait vu dans une commune populaire pendant la famine. 35% des paysans étaient morts, dans une région où les récoltes avaient été bonnes, bien que l'on n'eût pour ainsi dire rien ramassé, puisque la main-d'oeuvre avait été réquisitionnée pour produire de l'acier. Par ailleurs, la cantine de la commune avait gaspillé une portion importante de ce dont elle disposait. Un jour, un paysan fit irruption dans son bureau et se jeta à terre en hurlant qu'il avait commis un crime épouvantable et en le suppliant de lui pardonner. En définitive, il apparut qu'il avait tué son propre enfant pour le manger. La faim avait été une force incontrôlable qui l'avait poussé à brandir son couteau. Le visage inondé de larmes, le fonctionnaire ordonna l'arrestation du coupable. Par la suite, il fut fusillé, en guise d'avertissement contre les infanticides.

Les autorités expliquaient officiellement la famine en alléguant le fait que Khrouchtchev avait brusquement forcé la Chine à rembourser à l'URSS une dette colossale contractée pendant la guerre de Corée pour venir en aide à la Corée du Nord. Le régime jouait ainsi sur une expérience vécue par une grande partie de la population, composée de paysans dépouillés qui se souvenaient fort bien d'avoir été harcelés par des créanciers sans coeur réclamant leur loyer ou le remboursement de prêts. En évoquant l'Union soviétique, Mao créait aussi un ennemi extérieur au pays auquel incombait toute la faute, et contre lequel le peuple chinois pouvait se mobiliser. ... [...]
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WolandWoland   13 avril 2013
[...] ... L'été 1950 fut exceptionnellement chaud et humide, avec des températures proches de 40° C. Ma mère se lavait tous les jours ; cette hygiène lui valut aussi des remontrances [de la part de ses camarades du Parti]. Les paysans, en particulier ceux du Nord, d'où venait Mme Mi, se lavaient rarement, faute d'eau. Du temps de la guérilla, hommes et femmes faisaient des concours d'"insectes révolutionnaires" (de poux). La propreté était considérée comme anti-prolétarienne. Quand un automne plutôt frais succéda à cet été torride, le garde du corps de mon père concocta un nouveau grief contre ma mère : selon lui, elle se comportait comme une grande dame du Kuo-min-tang [= créé par Sun Yat-sen, il s'agit du parti nationaliste chinois, ennemi des rouges, à la tête duquel se retrouvera un jour Tchang Kaï-chek], car elle avait osé se servir de l'eau chaude inutilisée par mon père. Pour économiser du combustible, il avait été décidé que seuls les officiels auraient droit à de l'eau chaude pour se laver. Mon père faisait partie de cette élite, mais pas elle. Or, les femmes de la famille de mon père lui avaient fortement déconseillé d'utiliser de l'eau froide à l'approche de son accouchement. A la suite de la remarque de son garde du corps, mon père interdit à sa femme de se servir de son surplus d'eau chaude. Elle avait envie de hurler chaque fois qu'il prenait ainsi parti contre elle, lorsque l'on s'immisçait dans les recoins les plus intimes de son existence.

Cette intrusion systématique du parti dans la vie privée des gens était l'un des piliers d'un processus essentiel, appelé "réforme de la pensée." Mao n'exigeait pas seulement une discipline rigoureuse, mais une soumission absolue de tous les esprits, grands ou petits. Toutes les semaines, les révolutionnaires devaient impérativement prendre part à une réunion dite "d'analyse de la pensée." Chaque participant passait publiquement en revue ses mauvaises pensées et les soumettait aux critiques des autres. Ces assemblées étaient généralement dominées par une poignée d'individus pharisaïques et mesquins qui abusaient de la situation pour donner libre cours à leur jalousie et à leur frustration ; quant aux communistes d'humble souche, ils en profitaient pour s'en prendre à leurs camarades d'origine bourgeoise. La révolution communiste étant par essence d'inspiration rurale, on partait du principe qu'il fallait réformer les gens afin qu'ils ressemblent davantage à des paysans. Ce système puisait toute sa force dans le sentiment de culpabilité des classes intellectuelles, conscientes d'avoir connu des conditions de vie préférentielles.

Ces réunions constituaient pour les communistes un remarquable instrument de contrôle : elles occupaient le peu de temps libre qu'il restait à chacun et supprimaient toute intimité. La mesquinerie qui y régnait se justifiait par le prétexte que décortiquer la vie de chacun garantissait une purification de l'âme. En réalité, cette étroitesse d'esprit était une caractéristique fondamentale d'une révolution qui glorifiait l'indiscrétion et l'ignorance, et qui s'appuyait sur la jalousie pour assurer son contrôle. Les deux camarades de cellule [= cellule communiste, cela va de soi, et non cellule dans une prison] de ma mère la harcelèrent ainsi pendant des mois, en l'astreignant à d'interminables autocritiques.

Elle n'avait pas d'autre solution que de se plier à ce douloureux exercice. La vie d'un révolutionnaire perdait tout son sens s'il était expulsé des rangs du parti. Il se retrouvait à peu près dans la même situation qu'un catholique excommunié. Quoi qu'il en soit, ces pressions faisaient partie de la norme. Mon père avait dû s'y soumettre et les avait acceptées comme un élément indissociable de la révolution ; il en subissait d'ailleurs toujours. Le parti n'avait jamais caché qu'il s'agissait d'un processus pénible ; mon père expliqua à ma mère que son angoisse n'avait rien d'anormal. ... [...]
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FuyatingFuyating   17 octobre 2017
我回想着二十六年走过的路。我享受过特权,也遭受过磨难; 有过勇气, 也有过恐惧; 见过善良,忠诚, 也见过人性最丑陋的一面。在痛苦,毁灭和死亡之中,我更认清了爱及人类不可摧毁的求生存,追求幸福的能力。

J'ai repensé au chemin que j'ai fait durant ces vint-six années. J'ai joui de privilèges mais ai également subi des épreuves; J'ai eu du courage mais aussi éprouvé de la peur; j'ai vu de la bonté, de la loyauté mais également le côté le plus laid de la nature humaine. Dans la souffrance, la destruction et la mort, j'ai pu voir l'amour et des choses que les hommes ne pourront jamais détruire :nos capacités à survivre et notre recherche du bonheur.
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grasshopersgrasshopers   02 juillet 2014
La philosophie de Mao n'était probablement qu'une extension de sa personnalité. Il me semblait qu'il était au fond, par nature, un insatiable générateur de conflits, fort habile qui plus est. Il avait un sens aigu des instincts humains les plus néfastes, tels la jalousie et la rancœur et savait s'en servir à ses propres fins. Il avait assis son pouvoir en poussant les gens à se haïr les uns les autres. Ce faisant il avait obtenu des Chinois qu'ils accomplissent un grand nombre de taches confiés ailleurs à des spécialistes. Mao avait réussi à faire du peuple l'arme suprême de sa dictature. Voilà pourquoi sous son règne, la Chine n'avait pas eu besoin d'un équivalent du KGB. En faisant valoir les pires travers de chacun, en les nourrissant de surcroît, il avait crée un vaste désert moral et une nation de haine.
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domisylzendomisylzen   12 août 2015
Peu avant 3 heures, tandis que les hauts parleurs grésillaient et qu'on effectuait les derniers réglages, la secrétaire du parti de notre département s'installa devant l'assemblée. Elle leva sur nous un regard empreint de tristesse et d'une voix basse, altérée par l'émotion, elle bredouilla : " Notre Grand Leader, le président Mao, sa Vénérable Révérence, ta-lao-ren-jia, est ...
Tout à coup, je compris que Mao était mort.
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Videos de Jung Chang (7) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Jung Chang
Cette année encore, Gérard Collard et les libraires de la Griffe Noire vous proposent à l'apporche des fêtes de fin d'année, plusieurs idées cadeaux sous forme de coffrets :
COFFRET DE NOEL
Coffret histoire poche

Le secret du docteur Barry de Sylvie Ouellette aux éditions de Borée
Au XIXe siècle au Royaume-Uni, le médecin James Miranda Barry brille autant par son intelligence que par ses excentricités. Tempétueux et avant-gardiste, il sème le trouble sur son passage et ne laisse personne indifférent. Mais ce que nul ne soupçonne alors, c'est que James Miranda Barry est... une femme. Engagée dans l'armée comme médecin militaire, elle va sillonner les colonies britanniques, se retrouvant dans des situations parfois cocasses et connaître des histoires d'amour aussi intenses qu'improbables. Mais comment vivre continuellement en camouflant son corps de femme ? Comment concilier sa véritable nature et cette vocation dévorante ? le destin incroyable d'une femme tenace et passionnée.
https://www.lagriffenoire.com/86135-romans-le-secret-du-docteur-barry.html

L'impératrice cixi de jung chang aux éditions Tallandier
En 1852, à l?âge de seize ans, Cixi (également appelée Tseu-Hi) fut retenue comme l?une des nombreuses concubines de l?empereur Xianfeng. À la mort de celui-ci en 1861, leur fils de cinq ans lui succéda sur le trône. Aussitôt, avec la complicité de l?impératrice officielle qui n?avait pas d?héritier mâle, Cixi organisa un coup d?Etat contre les régents, ce qui fit d?elle la véritable souveraine de la Chine. Se fondant sur des sources disponibles depuis peu, Jung Chang remet en cause la réputation de despote conservatrice de l?impératrice. Car le règne extraordinairement long de Cixi vit la naissance de la Chine moderne. Sous sa férule pendant près de quarante ans, ce pays médiéval vit l?avènement du chemin de fer, de l?électricité, du télégraphe et d?une armée à la pointe du progrès. Avec un sens aigu de la narration, qui contribua au succès des Cygnes sauvages, l?auteur entraîne ses lecteurs au c?ur du magnifique Palais d?été, et du harem de la Cité interdite de Pékin, où Cixi vivait entourée d?eunuques.
https://www.lagriffenoire.com/82501-poche-l-imperatrice-cixi-la-concubine-qui-fit-entrer-la-chine-dans-la-modernite.html

L'Aviatrice de Paula McLain aux éditions Livre de Poche
Beryl Markham a deux ans lorsque sa famille s'installe au Kenya en 1904. Abandonnée par sa mère, qui ne supporte pas leurs conditions de vie spartiates, elle est élevée par son père ? entraîneur de chevaux de course ? et par les natifs de la tribu Kipsigi. Une éducation non conventionnelle qui fait d'elle une jeune femme farouche et audacieuse, se moquant de la bienséance. Elle divorce trois fois, vit une grande passion avec Denys Finch Hatton, l?amant de la romancière Karen Blixen. Beryl Markham sera la première aviatrice à accomplir un vol transatlantique en solitaire d'est en ouest. Avec pour décor les paysages majestueux de l'Afrique du début du XXe siècle, Paula McLain nous livre l'histoire d'une femme hors du commun, l?une des plus singulières de son temps, qui n'aspire qu'à être libre. Un roman ébouriffant. Amélie Cordonnier, Femme actuelle.
Une passionnante biographie romancée. Pascale Frey, Elle.
https://www.lagriffenoire.com/76336-divers-litterature-l-aviatrice.html

La maison jaune de Martin Gayford et Cécile Chartres aux éditions 10-18
Pendant l'automne 1888, Paul Gauguin et Vincent van Gogh se sont retranchés dans une maison arlésienne aux murs jaunes pour y boire, discuter, se disputer, et bien sûr créer... de l'amitié à la guerre fratricide, retour sur un épisode aux accents de tragédie moderne. Entre les mois d'octobre et de décembre 1888, deux des plus grands peintres de l'histoire ont partagé une petite maison jaune aux angles irréguliers dans la ville d'Arles. Pendant neuf semaines, Vincent van Gogh et Pau
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