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ISBN : 280971276X
Éditeur : Editions Philippe Picquier (07/09/2017)

Note moyenne : 3.6/5 (sur 24 notes)
Résumé :
Kyena, la narratrice, quitte la Corée où elle ne se sent pas à sa place. La jeune femme indépendante, qui ne supporte plus les carcans sociaux, décide de s'installer en Australie. Mais là-bas, tout ne se passe pas comme elle l'avait envisagé.
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Critiques, Analyses et Avis (16) Voir plus Ajouter une critique
sandrine57
  30 octobre 2017
Kyena le sait, le sent au plus profond d'elle-même, elle ne pourra jamais être heureuse dans son pays, la Corée du Sud. Elle n'a pas fait les bonnes études, n'a pas fréquenté la bonne université, n'a pas trouvé le bon travail et, selon les parents de son fiancé, elle ne vient pas du bon milieu social. Kenya est persuadée que son bonheur est ailleurs, aussi, à 27 ans, elle décide de sauter le pas et d'émigrer en Australie. Pleine d'allégresse et d'espoir, elle arrive dans un pays dont elle ne connaît ni la langue ni les codes. Entre petits boulots, logements partagés, réussites et déconvenues, Kyena tente de s'y faire une place et de devenir une citoyenne australienne.
C'est avec beaucoup d'aisance et de naturel que le journaliste Kang-myoung Chang s'est glissé dans la peau d'une jeune femme de 27 ans, candidate à l'émigration. A travers le récit enjoué de Kyena, c'est un aperçu de la société coréenne actuelle qu'il nous donne. Après le boum économique, la Corée du Sud subit les effets de la crise mondiale et connaît le chômage. Dans un pays où la réussite sociale passe par la réussite professionnelle, les jeunes n'ont d'autre issue que de bûcher du matin au soir pour intégrer les meilleures universités pour ensuite être employés dans les entreprises les plus performantes. Ceux qui n'arrivent pas à suivre le rythme effréné de la compétition restent sur le bord du chemin. Et Kenya n'entre pas dans le moule. Travailler sans relâche et ne pas pouvoir profiter de la vie ou faire un bon mariage et ne presque jamais voir un mari obnubilé par son plan de carrière ne correspond pas à l'idée qu'elle se fait du bonheur. Lorsqu'elle quitte un pays qu'elle dit détester, son rêve se confronte à la dure réalité. En Australie, elle est une étrangère sans qualifications. Elle commence par vivoter, s'acharne à apprendre l'anglais, commet des erreurs, souffre du manque de sa famille, elle tente même un retour en Corée auprès de son fiancé, mais elle persiste dans sa décision et finit par s'adapter à son nouvel environnement pour une vie meilleure.
Un roman moderne et punchy, une héroïne déterminée et sympathique, une légèreté qui dénonce sans en avoir l'air les travers de la Corée, hiérarchie et compétitions poussées à l'extrême mais aussi le sentiment de déracinement de ceux qui choisissent l'exil, un moment de lecture plaisant sans être transcendant.
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LePamplemousse
  02 novembre 2017
Kyena déteste la Corée, son pays, car elle trouve que la société y est très segmentée, il y a ceux qui ont eu la chance de naître dans une famille aisée et d'aller dans les bonnes écoles, ceux-là s'en sortiront bien, pour tous les autres, ce sera difficile et il n'y aura jamais aucune probabilité pour que leur sort s'améliore.
C'est pourquoi, à 27 ans, vivant encore chez ses parents et travaillant dans une entreprise dans laquelle elle s'ennuie, elle décide de s'expatrier en Australie, même si elle ne parle pas vraiment l'anglais et qu'elle n'a aucune qualification particulière.
Elle pense que là-bas, elle aura davantage de chances de faire quelque chose de sa vie qu'en Corée.
Le style assez froid m'a un peu dérangé, je ne me suis pas tellement attachée à cette jeune femme qui semble pourtant volontaire, mais dont la naïveté m'a davantage énervée que touchée.
L'expatriation ne se passe pas aussi facilement qu'elle l'avait imaginé, n'ayant aucune connaissance de la culture australienne et n'ayant aucune compétence spécifique à offrir.
J'ai trouvé Kyena assez négative mais à part apprendre à parler anglais, elle ne semble pas vraiment vouloir s'intégrer, passant l'essentiel de son temps avec des asiatiques.
Son regard sur la Corée est sûrement juste mais la façon de raconter les faits est sacrément froide et détachée, n'incitant pas le lecteur à se prendre d'affection pour Kyena.
Le roman est court et se lit vite mais sans passion.
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Low90
  14 août 2018
Kyena, 27 ans, ne se sent pas à sa place dans son pays. Sa vie, le système coréen ne lui correspond pas, elle décide de partir en Australie pour y acquérir la nationalité et y découvrir un autre mode de vie.
J'ai tout de suite accrochée avec l'héroïne Kyena, faut dire que tout comme elle j'ai eu des envies de partir ailleurs sauf que contrairement à elle je ne suis pas passée à l'acte. J'apprécie son caractère déterminé, malgré ce qu'elle peut vivre elle ne se laisse pas abattre, elle se donne les moyens de réussir. Ce que je trouve de très appréciable dans ce livre c'est la façon dont l'auteur montre la dureté de l'expatriation, l'histoire n'est pas enjolivée pour faire rêver les lecteurs.
Le style d'écriture apporte une fluidité à la lecture, c'est un livre qui se lit facilement et rapidement. C'est une histoire de vie intéressante qui parle de problèmes d'actualité et qui touchent tous les pays. En effet, on peut constater que l'envie d'expatriation touche énormément de monde de ce fait c'est un livre qui peut parler à un large public.
Bref, j'ai beaucoup aimé cette lecture, j'ai passé un moment agréable avec ce livre.
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Kloliane
  28 octobre 2017
Est-ce un mal de ne pas se sentir à sa place dans son pays ? de ne pas vouloir se satisfaire de ce que la société actuelle nous offre et surtout, attends de nous ?
Pour Kyena, il est clair que non. Elle n'arrive pas à s'épanouir dans son travail, dans sa relation de longue date avec le « garçon idéal » selon son entourage et le peu de perspective que lui offre son avenir:
– Soit se complaire d'être la femme d'un homme de haut-rang ou s'épuiser à grimper les échelons dans une société en sacrifiant sa vie intime.
La seule solution pour elle: quitter la Corée pour l'Australie…
Dès le début du roman, l'auteur place le lecteur en tant qu'interlocuteur. Nous avons l'impression de retrouver Kyena après une longue absence. Elle viendrait nous raconter comment furent ses premières années en Australie, de ses premières impressions loin du pays, ses études, de ses nouveaux amis, de petites anecdotes croustillantes… Mais pas seulement… Il y'aura aussi les difficultés rencontrées pour trouver un logement, le travail, le racisme, le désir plus d'une fois de rentrer au pays… Bref ! A travers la voix de Kyena, nous aurons une vision sur les différentes facettes, bonnes comme mauvaises de la société coréenne, mais aussi ce sentiment qui a poussé plus d'un à vouloir trouver son bonheur au-delà des frontières de son pays…
La Corée du Sud… La première fois où je me suis vraiment intéressée à ce pays, c'est lorsque j'ai découvert les dramas asiatiques au début des années 2000 (oui, ça fait longtemps. Oui, je suis vieille). Bien sûr, comme beaucoup, j'avais des étoiles dans les yeux et je me voyais déjà visiter ce pays qui devait être un monde merveilleux… Ah, la naïveté !
Malheureusement, la société parfaite n'hésite pas et chacune a ses défauts. En ce qui concerne la Corée du Sud, c'est le poids de la réussite sur la société qui n'est plus un secret, la différence de classe dans une union qui peut être très mal vu, les responsabilités d'une femme envers sa belle-famille qui peuvent être étouffante etc… Ce que l'auteur souligne au sein du récit n'a rien de nouveau pour ceux ayant une bonne connaissance de la culture coréenne.
Pour ma part, ce que je vais surtout retenir de ce roman, c'est d'avoir su mettre des mots sur les divers sentiments que peuvent ressentir les expatriés loin de chez eux:
– L'euphorie du début, quand tout est nouveau et plein de promesse. Puis le découragement face aux problèmes qui arrivent: les finances, le manque de ses proches et de ses amis qui se ressent, le besoin de voir des compatriotes ou des gens de sa communauté etc… La réalité prend place sur le rêve. Pourtant, il leur reste le sentiment d'être bien plus proche du bonheur recherché et cela est bien suffisant.
Conclusion:
Kyria emploie un mot très fort pour expliquer son départ de la Corée du Sud, « détester ». Pourtant, je n'ai pas ressenti une seule fois une haine de la part de la jeune femme pour son pays de naissance. Elle est proche de la communauté coréenne en Australie et dès qu'elle a pu quitter les terres australiennes pour voyager, elle est retournée voir ses proches en Corée. Certes, elle porte un regard assez critique et lucide envers ses compatriotes, expatriés ou non, mais ce n'est pas pour autant qu'elle rejette ses racines.
Malgré une lecture plaisante, je suis quelque peu déçue, car je m'attendais vraiment à une vision bien plus profonde de la société coréenne. Mais l'auteur reste à la surface et dévoile des faits qui peuvent être déjà connus par ceux qui s'intéressent à ce pays.
Je le répète encore, mais le texte est plus intéressant en le prenant comme le récit des premières années d'une expatriée dans un nouveau pays que d'une critique de la Corée du Sud (bien qu'elle ne soit pas vraiment mise en valeur dans le texte).
Un roman que je conseille surtout à ceux qui commencent à s'intéresser à la culture coréenne.
Lien : https://klolianebooks.wordpr..
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traversay
  06 octobre 2017
Journaliste et chroniqueur, Chang Kang-myoung a connu un succès énorme avec son roman Parce que je déteste la Corée. Beaucoup de jeunes adultes, ceux qui terminent leurs études avec un horizon bouché comme perspective, se sont visiblement reconnus dans cette évocation d'une société encalminée, figée dans des structures désuètes qui interdisent de rêver. L'auteur, qui avait 40 ans à la parution du livre dans son pays, s'est mis dans la peau et la tête d'une jeune femme d'une génération désabusée et sans avenir. A moins, et c'est le cas de son héroïne, de prendre la fuite pour une contrée plus ouverte, en l'occurrence, l'Australie. Son livre est un peu son journal intime, qui narre à l'envi ses multiples aventures du côté de Sydney, mais aussi et surtout ses (res)sentiments amers vis à vis de son pays natal, dans une comparaison entre la Corée du Sud et l'Australie qui n'est pour ainsi dire jamais à l'avantage de la première. A vrai dire, on apprend peu de choses à la lecture de Parce que je déteste la Corée : l'ultra-compétitivité, le choc des générations, la corruption et les dysfonctionnements de la société, le nationalisme exacerbé, etc. Quoi d'autre ? le style. Relâché, décontracté, écrit comme l'on parle, cela donne des scènes vivantes (parfois) mais ce n'est évidemment pas de la grande littérature. le livre, très court, s'absorbe assez vite. Il s'oublie tout aussi rapidement.
Lien : http://cin-phile-m-----tait-..
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Citations et extraits (12) Voir plus Ajouter une citation
WictorianeWictoriane   08 février 2018
Moi aussi j'ai demandé à Jae-in pourquoi il était venu en Australie.
- Parce que je ne veux pas faire mon service militaire, m'a -t-il répondu fièrement.
- Il n'y a pas de quoi se vanter !
- Et pourquoi pas ? De toute façon, il vaut mieux pas. Si j'y vais, je finirai par tuer tous les soldats de ma compagnie avant de me tirer une balle. C'est mieux pour tout le monde que je ne fasse pas mon service. Pendant que nous sirotions notre vin bon marché, le soleil s'était couché. Le ciel était limpide et les bâtiments sombres. C'est sans doute pour cette raison que le paysage nocturne était beaucoup plus beau qu'à Séoul. Cette brique de deux litres de vin que je ne pensais pas que nous finirions ne contenait plus que quelques gouttes à présent. - Au fait, t'as un petit-ami ? m'a demandé Jae-in, la voix un peu pâteuse.
- Oui, ai-je répondu après avoir réfléchi un moment. En fait, je n'en avais plus puisque j'avais officiellement rompu avec Ji-myeong quarante-huit heures plus tôt.
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luocineluocine   12 décembre 2017
Quand on devient australien, on peut toucher des indemnités chômage sans rien faire, et quand on attrape une maladie grave, on est soigné gratuitement. Quand on achète pour la première fois une maison, on touche vingt mille dollars d’aide de la part de l’État. On reçoit aussi plusieurs dizaines de milliers de dollars pour financer les études universitaires de ses enfants. En bref tout est merveilleux. En additionnant tout ça, on peut dire que la nationalité australienne vaut environ un milliards de Wons coréen.
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secondosecondo   28 octobre 2017
Mon pays natal, la Corée du Sud, s'aime d'abord lui-même. Il chérit uniquement les membres de la société qui lui font honneur, comme la patineuse Kim Yuna ou l'entreprise Samsung. Et il colle une étiquette infamante sur ceux qui ternissent son image.
Si je me retrouve dans la misère et que je ne suis plus en mesure d'accomplir mon devoir de citoyenne, il ne m'aidera pas, ce sera à moi de faire en sorte de ne pas entacher la gloire de ma patrie.
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MeroMero   20 octobre 2017
On m'a demandé pourquoi je n'aimais pas ma patrie. Mais tu sais, ma patrie ne m'aimait pas non plus. En vérité, je crois que mon pays se fichait royalement de mon existence. On m'a dit que mon pays m'avait nourrie, logée, habillée, protégée, mais moi j'ai toujours respecté la loi, accepté l'éducation qu'on me donnait et payé tous les impôts que je devais. J'ai accompli mon devoir comme il faut.
Mon pays natal, la Corée du Sud, s'aime d'abord lui-même. Il chérit uniquement les membres de la société qui lui font honneur. Et il colle une image infamante sur ceux qui ternissent son image. Si je me retrouve dans la misère et que je ne suis plus en mesure d'accomplir mon devoir de citoyenne, il ne m'aidera pas, ce sera à moi de faire en sorte de ne pas entacher la gloire de ma patrie. Voilà la mentalité de mon pays.
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luocineluocine   12 décembre 2017
Ma famille vivait et vit aujourd’hui encore dans un très vieil immeuble délabré dont les matériaux de construction et les encadrements de fenêtres étaient de très mauvaise qualité dès le départ. Chaque année en octobre, mon père recouvrait les fenêtres avec d’épaisses feuille de plastique, mais ça n’empêchait pas l’air glacial de pénétrer dans la chambre au plus fort de la saison froide. Quand le vent soufflait, il faisait gonfler les feuilles de plastique vers l’intérieur. Ces jours-là, nous avions beau mettre le chauffage au sol au maximum, seuls les endroits où passaient les tuyaux était chauds. Ailleurs dans la pièce on était transi de froid. Dans le lit, on avait le bout de nez gelé.
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