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ISBN : 280971276X
Éditeur : Editions Philippe Picquier (07/09/2017)

Note moyenne : 3.6/5 (sur 5 notes)
Résumé :
Kyena, la narratrice, quitte la Corée où elle ne se sent pas à sa place. La jeune femme indépendante, qui ne supporte plus les carcans sociaux, décide de s'installer en Australie. Mais là-bas, tout ne se passe pas comme elle l'avait envisagé.
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Critiques, Analyses & Avis (5) Ajouter une critique
Mero
  20 octobre 2017
Ce qui m'a interpellé c'est d'abord le titre : Parce que je déteste la Corée.
Accrocheur, dépaysant et plein de promesses. Je voulais le lire. Et après l'avoir fini je le recommande à tous ceux que la Corée fascine et interpelle.
Au travers de Kyena, la narratrice de ce récit, on apprend les raisons qui l'ont poussées à quitter son pays natal. On se rend compte que dans ce pays absolument tout est basé sur l'ascension sociale, le statut social et le degrés de hiérarchie.
Il y a ceux qui font honneur aux pays en contribuant au prestige de son image, et ceux qui ralentissent ce modèle de réussite et qui sont marginalisés.
Le bonheur ? C'est la réussite. Mais quand est-ce qu'on en profite ? Jamais. Ou alors en puisant son énergie dans le malheur de ses concitoyens.
Incompréhensible pour les Occidentaux, insupportable pour les Asiatiques.
L'auteur insiste très lourdement sur ce point,car c'est la base de tout le malaise que vit son héroïne. Elle ne se sent pas à sa place en Corée car elle ne représente rien. Mais dès lors qu'elle part en Australie on lui rappelle qu'elle est étrangère, et aussi paradoxal que cela puisse être, elle ne peut pas s'empêcher de rester proche de sa communauté une fois installée en Australie et de vivre selon le modèle coréen.
Je pense notamment sur ses anecdotes sur les poulaillers qu'elle partage avec ses compatriotes.
Il y a un regard très lucide porté sur les expatriés. Sur leur entraide, mais aussi leur mauvaise foi et leur hypocrisie. L'auteur est sans concession avec son propre raisonnement.
Ce livre est très court. Il se lit facilement. On a l'impression que la narratrice nous partage son ressenti sans intermédiaire, comme au détour d'une conversation entre amis. On lui pardonnera l'effet décousu qu'il suscite à cause de son manque de transitions mais c'est ce qui fait tout son charme.
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traversay
  06 octobre 2017
Journaliste et chroniqueur, Chang Kang-myoung a connu un succès énorme avec son roman Parce que je déteste la Corée. Beaucoup de jeunes adultes, ceux qui terminent leurs études avec un horizon bouché comme perspective, se sont visiblement reconnus dans cette évocation d'une société encalminée, figée dans des structures désuètes qui interdisent de rêver. L'auteur, qui avait 40 ans à la parution du livre dans son pays, s'est mis dans la peau et la tête d'une jeune femme d'une génération désabusée et sans avenir. A moins, et c'est le cas de son héroïne, de prendre la fuite pour une contrée plus ouverte, en l'occurrence, l'Australie. Son livre est un peu son journal intime, qui narre à l'envi ses multiples aventures du côté de Sydney, mais aussi et surtout ses (res)sentiments amers vis à vis de son pays natal, dans une comparaison entre la Corée du Sud et l'Australie qui n'est pour ainsi dire jamais à l'avantage de la première. A vrai dire, on apprend peu de choses à la lecture de Parce que je déteste la Corée : l'ultra-compétitivité, le choc des générations, la corruption et les dysfonctionnements de la société, le nationalisme exacerbé, etc. Quoi d'autre ? le style. Relâché, décontracté, écrit comme l'on parle, cela donne des scènes vivantes (parfois) mais ce n'est évidemment pas de la grande littérature. le livre, très court, s'absorbe assez vite. Il s'oublie tout aussi rapidement.
Lien : http://cin-phile-m-----tait-..
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PauseEarlGrey
  02 octobre 2017
Un sentiment de déracinement
Ce sentiment est au coeur du récit. L'héroïne ne se sent pas à sa place en Corée dans une société à la mentalité particulière et totalement différente de ce que les occidentaux peuvent vivre. Bloquée par sa condition et ses aspirations, rien ne colle avec le fonctionnement de la société coréenne. Peu à peu, l'envie de s'expatrier se développe en elle. Elle veut voir si en Australie, elle a la possibilité de vivre sa vie comme elle l'entend.
Bien sûr, il va lui arriver des embrouilles. Vouloir faire sa vie dans un autre pays, un pays aussi différent de la Corée du Sud en prime, ce n'est pas de tout repos. La transition ne se fait pas sans situations particulière. Difficile pour l'héroïne de se libérer totalement de la mentalité de son pays d'origine. Malgré ses efforts, la Corée lui colle à la peau. Pourtant, après être revenue dans son pays, elle se rend compte que ce n'est vraiment pas ce qu'elle veut.
Ce livre m'a vraiment renvoyé à un sentiment qu'il m'arrive parfois de partager : celui de ne pas être à sa place dans le pays dans lequel on est né. Étrange, sans aucun doute. Et pourtant cela arrive parfois. Alors certains partent, essaye de trouver un endroit qui correspond à leur être intérieur, d'autres restent, emplis de l'espoir de parvenir à comprendre et s'adapter. le fait est que c'est un phénomène plus courant que l'on semble croire et que c'est une situation complexe pour ces personnes qui ont l'impression d'un côté de trahir leur pays de naissance et de l'autre se trahir eux-même. le sujet est extrêmement intéressant et j'ai beaucoup ce livre car le doute y est bien retranscrit.
Je ne saurai trop vous conseiller ce roman court (164 pages) mais dont les mots sont justes. Si vous avez une petite envie de littérature asiatique, de littérature coréenne ou de commencer à vous y plonger, ce récit est idéal car il mêle une société connue par les occidentaux à la mentalité asiatique et notamment coréenne. C'est un bon moyen pour commencer à appréhender une partie du monde dont parfois les récits restent obscurs pour nous. Parce que je déteste la Corée est un vrai moment de plaisir. Tout en traitant d'un sujet important, l'auteur le fait avec légèreté et c'est agréable...https://pauseearlgreyblog.wordpress.com/2017/10/02/parce-que-je-deteste-la-coree-kang-myoung-chang-deracinement-et-expatriation/
Lien : https://pauseearlgreyblog.wo..
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bbtiz
  06 juillet 2017
Prenez une héroïne pleine d'énergie et d'optimisme, beaucoup de culture générale coréenne et une plume entraînante... Mélangez le tout et vous obtenez: "Parce que je déteste la Corée" de Chang Kang-Myoung!
Je vous conseille ce roman, qui sors vraiment du lot de mon point de vue. Ecrit sous forme de "récit de voyage", l'histoire se déroule de façon un peu décousue ce qui lui donne un côté très réaliste, on a l'impression d'être assis en face de l'héroïne et de parler avec elle, qu'elle nous raconte en direct son périple et c'est très agréable!
Sans être aigri, l'auteur fait la critique du mode de fonctionnement de son pays ainsi que de la mentalité de ces compatriotes avec ces bons et mauvais côtés, tout en montrant leur évolution. J'ai trouvé que c'était une façon très intéressante d'en apprendre un peu plus sur cette culture et ce pays dont je ne connaissais rien! C'était donc mon premier roman coréen, mais pas le dernier!!
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Cacoethes
  12 septembre 2017
Kyena est une Coréenne qui approche de la trentaine et qui n'est pas satisfaite de ce que son pays a à lui offrir. Avec ses économies, elle émigre en Australie : petits boulots ingrats, apprentissage acharné de l'anglais, problèmes des colocations... Elle affronte tous les obstacles pour réaliser son objectif : être heureuse, tout simplement.
Entre passé et présent, allers-retours entre son ancienne patrie et sa nouvelle, famille et amis... Kyena raconte au lecteur, en le tutoyant (« tu vois, lorsque que je suis arrivée... »), sa vie et ses réflexions.
Il en résulte un roman très frais et dynamique, bien différent des tonalités éthérées des autres romans coréen ou japonais que j'ai déjà pu lire. Voir l'Australie par les yeux d'une Coréenne, ce n'est pas banal ! Certaines situations sont très réalistes ; Kyena a une personnalité forte et déterminée, qui force l'admiration.
Si ce court roman ne se distingue pas par son scénario ou son écriture, c'est un aperçu plutôt chouette de la vie d'une Coréenne moderne.
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Citations & extraits (4) Ajouter une citation
MeroMero   20 octobre 2017
On m'a demandé pourquoi je n'aimais pas ma patrie. Mais tu sais, ma patrie ne m'aimait pas non plus. En vérité, je crois que mon pays se fichait royalement de mon existence. On m'a dit que mon pays m'avait nourrie, logée, habillée, protégée, mais moi j'ai toujours respecté la loi, accepté l'éducation qu'on me donnait et payé tous les impôts que je devais. J'ai accompli mon devoir comme il faut.
Mon pays natal, la Corée du Sud, s'aime d'abord lui-même. Il chérit uniquement les membres de la société qui lui font honneur. Et il colle une image infamante sur ceux qui ternissent son image. Si je me retrouve dans la misère et que je ne suis plus en mesure d'accomplir mon devoir de citoyenne, il ne m'aidera pas, ce sera à moi de faire en sorte de ne pas entacher la gloire de ma patrie. Voilà la mentalité de mon pays.
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MeroMero   20 octobre 2017
La plupart des Coréens sont comme ça. Ils cachent tellement leur bonheur qu'ils préfèrent le cacher au plus profond d'eux-mêmes et supportent chaque jour qui passe non pas grâce à ce bonheur mais en puisant de l'énergie dans le malheur des autres.
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MeroMero   20 octobre 2017
Quand on sort peu, qu'on ne rencontre pas grand monde, qu'on n'est jamais confronté à la moindre difficulté, on devient paresseux, notre esprit se racornit. On n'est plus capable de se mettre à la place des autres.
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bbtizbbtiz   06 juillet 2017
A partir de maintenant, je vais être heureuse, vraiment heureuse.
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