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EAN : 9782072640896
288 pages
Éditeur : Gallimard (19/01/2017)

Note moyenne : 4.35/5 (sur 10 notes)
Résumé :
Pour les nazis, la "culture" était à l'origine la simple transcription de la nature : on révérait les arbres et les cours d'eau, on s'accouplait, se nourrissait et se battait comme tous les autres animaux, on défendait sa horde et elle seule. La dénaturation est intervenue quand les Sémites se sont installés en Grèce, quand l'évangélisation a introduit le judéo-christianisme, puis quand la Révolution française a parachevé ces constructions idéologiques absurdes (éga... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (5) Ajouter une critique
de
  23 janvier 2019
Une conception de l'histoire basée sur un long martyrologe de la race
En introduction, Johann Chapoutot évoque Primo Levi, le warum, Auschwitz, les crimes nazis ouvrant « une béance de sens qui ne s'est jamais refermée », le déchainement de violences, des millions de victimes.
Mais qu'en est-il des bourreaux ?, de ceux qui ont « cette manière de considérer autrui comme tout autre chose qu'un être humain, moins encore qu'un animal et à peine un objet ».
Un mur (construit aussi intellectuellement), un « monde », sépare le Dr Panwitz et Primo Levi. Se focaliser sur cette seule situation, interdit de penser le Warum – la question pourrait – par ailleurs être du coté du comment plutôt que du pourquoi -, il convient de ne pas oublier la convergence de nombre de situations « colonialisme, esclavagisme, racisme, antisémitisme, mépris académique, exploitation économique » (j'ajoute le système de domination de genre).
Primo Levi happé dans la catastrophe, n'en oublie pas cependant de penser, « accorder à autrui le crédit de l'humanité, d'une appartenance à l'espèce humaine et d'une « intériorité » ».
La folie ne saurait être une explication, l'obéissance suivit de règles de chaines hiérarchiques, les crimes furent normés, il ne s'agit pas seulement d'une liste de crimes mais bien des traductions d'« un récit et un corpus normatif ». L'auteur insiste « le nazisme se voulut une révolution culturelle », une construction visant « à faire accepter aux acteurs de ces crimes que leurs actes étaient légitimes et justes ».
Avertissement apocalyptiques biologie raciale, « histoire » construite de la « race » depuis la Grèce antique, corpus d'impératifs, conception hiérarchique du monde, fantasmes d'« une perdition, d'une aliénation biologique et culturelle », refonte de la norme juridique « au moyen de catégories qui permettent l'action, la domination, l'extermination ». Il ne faut cependant pas se tromper, les idées du nazisme « étaient déjà là, dans la société, allemande comme, plus largement, dans les sociétés occidentales ». Ce qui bien propre aux nazis fut « leur mise en cohérence et leur mise en application, rapide, brutale, sans concession, dès 1933 en Allemagne, à partir de 1939 en Europe ». Un pot pourri, comme l'écrit justement l'auteur « rendu fortement cohérent par le postulat de la race ». Un pot pourri qui a eu comme conséquence qu'« il existait toujours une raison, une idée, un argument, pour être ou devenir nazi »… mais, il ne faut pas l'oublier, certain·es résistèrent, ne consentirent pas, n'adhérent pas et ne devinrent pas nazis. Pot-pourri et radicalisation « ultime », de certaines tendances propres à la culture occidentale « que l'on voyait à l'oeuvre dans le capitalisme si inhumain de la révolution industrielle, dans la mise en coupe réglée des territoires coloniaux, ou dans les massacres industriels de la Grande Guerre ».
L'auteur explique comment ces idées furent considérées comme des « réponses nécessaires aux questions, aux problèmes et aux maux du temps ». Il insiste sur la nécessité d'étudier cette « vision du monde » des nazis qui se voulait « révolution culturelle » (mutation de l'entendement, de la culture et de la norme), de faire du nazisme un « objet d'histoire » et « comprendre pourquoi et comment des hommes ont pu voir d'autres hommes à travers le vitre d'un « aquarium » ».
Dans une première partie « Aliénation, acculturation, perdition », Johann Chapoutot va successivement étudier, la dénaturation de la pensée et du droit nordique, l'effacement de 1789 de l'histoire de l'Allemagne.
Dans une seconde partie « le retour à l'origine », l'auteur aborde, la loi des anciens, la loi de la race, Emmanuel Kant.
La troisième partie est consacré à « La refondation normative : une nouvelle morale, un nouveau droit », le « peuple » principe et fin du droit, le combat contre le traité de Versailles et l'ordre international, l'ordre sexuel sous le IIIe Reich.
Enfin, Johann Chapoutot « Dans l'oeil du nazisme », revisite le cas d'Adolf Eichmann, la notion d'« espace vital », la « contamination » et l'extermination.
J'ai approché une large partie des analyses, ici approfondies, de l'auteur dans deux précédentes notes (voir plus bas). Je choisis aujourd'hui de questionner certains sujets et de proposer quelques pistes de réflexion, à discuter, préciser, corriger, enrichir ou se débarrasser…
Histoire, contexte. Les êtres humains agissent dans l'histoire, dans des « contraintes » de rapports sociaux et de leur imbrication, dont la construction historique reste difficile à appréhender, mais il s'agit toujours de constructions humaines. Ce qui nous semble extraordinaire ne l'est qu'en regard de nos idées, de notre aveuglement, de la force inattendue des éléments déployés, des violences quotidiennes et historiques le plus souvent niées – et lorsque des violences extrêmes sont déchainées par des groupes sociaux nous avons bien des difficultés à les relier au continuum de violence dans nos sociétés profondément inégalitaires.
L'histoire est le plus souvent écrite par les vainqueurs, sur des bases mêlant idéologie et éléments « scientifiques ». Il n'y a pas de neutralité, tout au plus des balises dont la validité n'est que provisoire. L'histoire reste souvent celle des dominants, des institutions, des gouvernants, du temps présent et de ses projections dans le passé, sans oublier les rêves et les idéaux qui président aux regards. Cela ne signifie en rien que toutes les écritures auraient la même « valeur », relèveraient du même registre de « vérité ». Il est d'autant plus facile d'inventer le passé que des éléments prégnants d'« idéologie » au présent semblent ne pas être interrogés. Il en va donc ainsi, me semble-t-il, de la notion d'origine (chez les nazis la focalisation sur le « germain » trans-historique), de sang (pourquoi faisons nous toujours politiquement référence au « droit du sang » et non à la seule notion de « droit du sol » ?). L'histoire des populations ne peut-être rendu par des terminologies trans-historiques encore moins par des réductions biologiques. Les regroupements/nominations de populations ponctuels ou plus pérennes ne sont pas inscrits dans une ligne préalable du temps. Regarder aujourd'hui vers le passé ne dit rien des bifurcations et des autres possibles. Les fils du sang, de la race, du territoire sont des mensonges, certes socialement bien acceptés, un fantasme de délimitations hiérarchisantes avec d'autres humains (pour les nazis, certaines populations seront expulsées de l'espèce humaine). Il convient donc de reconstituer des contingences et leurs effets.
Le développement des connaissances, de la « culture » ne prémunie en rien contre les montages idéologiques meurtriers. Il faut souligner la place des médecins, des juristes, des universitaires, des intellectuels (compte tenu de la domination des hommes dans l'univers nazi, j'utilise les termes au masculin), des « élites » dans la construction de la contre-révolution, dans les ordres et leurs exécutions (ou plus généralement dans la naturalisation des ordres établis). le racisme et le sexisme, la « bêtise » ou l'intention criminelle sont en premier lieu des constructions par ceux qui dominent et croient légitime de dominer les sociétés.
Et ce qui me frappe le plus, en revenant sur les crimes contre l'humanité, les génocides, les dictatures et les exterminations, c'est l'utilisation d'un corpus d'idées communes, de banalités, de mécaniques et de rouages « scientifiques » pour assoir et valider des choix politiques meurtriers.
La place de la notion deshistoricisée de la « nature », la négation des constructions sociales ou leur essentialisation – comme le « droit », l'« espace », la « race » – sont des moyens puissants pour nier la continuité humaine, défendre des privilèges, construire des hiérarchies, bâtir une « morale » pour justifier des actions, les rendre non seulement acceptables, mais « justes » et souhaitables.
Je ne partage l'optimisme de l'auteur dans son dernier paragraphe, l'eschatologie biologique peut refaire surface (elle frémit déjà dans certaines extrapolations autour de l'ADN ou des neurosciences), l'eschatologie culturelle est bien présente (voir la place accordée au fantasme de « grand remplacement » ou à la hiérarchie des cultures).
Ce livre précieux nous invite à examiner des idées et des choix humains jusque dans l'extrême. Il pourrait nous aider aussi à saisir ce qui dans notre environnement socio-politique peut favoriser la sédimentation d'éléments aujourd'hui épars pour une nouvelle « révolution culturelle » contre-révolutionnaire.
Enfin comme, « les outils du maître ne détruiront jamais la maison du maître » (Audre Lorde), l'ouverture des fenêtres des possibles émancipateurs implique l'élaboration d'autres outils, qui ne seraient déjà plus seulement des outils. Cela implique aussi, à mes yeux, que celles et ceux qui regardent du coté de l'émancipation, se pensent sur leurs inscriptions dans le réel, prennent en compte l'ensemble des rapports sociaux et les asymétries de pouvoir, interrogent les éléments qui semblent si évidents, recherchent ceux qui pourraient donner lieu à des actions criminelles, examinent leurs propositions en regard des possibles espérés. Ce qui nécessite au moins des disputes démocratiques…
Je souligne que sans être le seul, l'« opérateur » égalité y tient une place essentielle.
Lien : https://entreleslignesentrel..
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ged7fr
  18 mars 2020
Je suis sorti de mon cursus scolaire avec une frustration concernant la seconde guerre mondiale et le nazisme en particulier : comment le peuple allemand a t'il pu suivre des monstres ? Oui, on m'a décrit les nazis comme des monstres. Entendons-nous bien, les nazis ont été monstrueux dans leurs actes sans conteste. Mais les présenter comme monstre par nature, me semblait être trop dogmatique. Et dire que les allemands ont suivi grâce à un mélange de fanatisme et de soumission terrorisé n'arrivait pas à me convaincre.
Dans la somme de Richard Evans, "Le troisième reich", un chapitre m'avait profondément troublé : les lettres de dénonciations et les lettres d'amours envoyées au Führer. L'enquète de Evans, en retrouvant les auteurs de ses lettres, n'ont pas montré des personnes nourrient par l'intérêt ou la flagornerie (bien qu'il y a du en avoir) mais des personnes qui étaient vraiment sincères. Les allemands adhéraient en majorité au nazisme. Ce qui explique probablement leur grande honte après le conflit, d'abord caché puis dans la pénitence. Mais pourquoi cet amour ?
Chapoutot donne une explication convaincante et qui fait froid dans le dos. Les nazis ont donnés un cadre explicatifs au "malheurs" des allemands depuis bien avant la fin de la première guerre mondiale, mais cette dernière a été un coup de grâce terrible. Un cadre explicatif (para)logique et sophistique qui explique pourquoi le peuple germanique en est là, ce qu'il est vraiment et ce qu'il doit faire pour renaître : d'où je viens, qui je suis, ce que je veux. Les nazis ont offert une vision culturelle aux allemands, une identité, un commun, une fierté. On s'est ce qu'il en est advenu...
C'est un constat qui fait froid dans le dos, car il n'y a pas de spécificité de nature. Les allemands ne sont pas devenus nazi parce qu'ils étaient allemands, une anomalie "génétique" (argument réellement avancé après guerre, qui reprend singulièrement un mode de réflexion bien nazi). Non la raison était une spécificité de contexte : une série de revers in-sensé (qui n'avait pas de sens) qui a provoqué une profonde angoisse populaire. Ça !, s'a peut arriver à d'autres peuples, aujourd'hui, comme demain.
Monsieur Chapoutot, vous m'avez guéri d'une angoisse, une autre est apparue, mais je saurais mieux voir où le danger menace.
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nicolaslaruaz
  09 février 2021
Ouvrage passionnant qui en quelques chapitres thématiques pouvant se lire séparemment explore la vision du monde nazie, ce millénarisme pseudo-darwinien pour qui l'histoire n'est qu'une lutte des races, à l'issue de laquelle la plus forte dominera le monde. de ce fait, la philosophie, le droit, les moeurs et la politique doivent refléter la nature ; le droit suit la nature, l'épouse, et la race nordique étant la race supérieure, le droit doit la servir. Comme tout est race, l'individu n'est rien, et le droit individuel non plus...
On pourra seulement reprocher à cet essai de n'être pas vraiment exhaustif dans sa présentation des phénomènes étudiés, et de parfois trop se concentrer sur la pensée plutôt que sur ce qui a réellement été mis en place (par exemple sur la polygamie).
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vincentf
  26 février 2018
Peut-on parler de culture nazie ? Ce livre répond oui et tente de la définir.
La culture nazie ne s'oppose pas, dit-elle, à la nature, elle veut au contraire retrouver le lien perdu entre l'homme (c'est-à-dire l'Allemand, le Germain, l'Aryen) et les lois biologiques.
Tout, pour les nazis, est question de race. C'est le seul critère valable pour évaluer le monde qui nous entoure. Pourquoi la civilisation grecque fut-elle si brillante ? Parce que les Grecs sont des Nordiques. Pourquoi s'est-elle effondrée ? Parce que les races s'y sont mélangées.
En plus de cette obsession de la race, il y a chez les nazis cette certitude que la race allemande a été la victime de l'Histoire et qu'il s'agit désormais pour elle de retrouver la place qui lui est due, la première, en se débarrassant de tout ce qui peut la troubler, en la purifiant et en éliminant les virus qui l'ont atteinte.
La métaphore médicale n'en est pas tout à fait une. Pour les nazis, les juifs sont réellement des rats facteurs d'épidémies, des porteurs de maladies qu'il faut d'abord éradiquer si l'on veut éradiquer les maladies elles-mêmes. L'extermination des juifs, explique Chapoutot, était présentée comme une opération sanitaire nécessaire à la survie de la race allemande.
Toute valeur universelle, dans un tel système de pensée, est à proscrire. Seul compte l'intérêt de la race et tout est permis pour sauvegarder cet intérêt. Historiens, juristes, biologistes ou médecins ont validé cette pensée dévoyée. Cela explique-t-il les crimes commis par les nazis ? En partie, sans doute, même s'il reste impensable, vu du futur, qu'on puisse anéantir à ce point toute pitié et toute considération pour d'autres êtres humains.
Lien : http://www.lie-tes-ratures.c..
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BrennuNjalls
  08 décembre 2020
Cela fait depuis l'adolescence, depuis en fait les cours au collège (j'ai aujourd'hui la trentaine) que je suis taraudé par la même question au sujet des nazis : comment cela a t il été possible ?
Cet essai est une des meilleures réponses que j'ai trouvé. Et cela arrive après Robert Merle, Primo Levi et Vassili Grossman.
Ce n'est pas un bleue lagon, c'est le monde comme les nazis le voyaient que vous montre ce petit livre.
Ce livre est l'histoire du nazisme, produit de la défaite de 18, exacerbation de banalités de son époque, quête d'un retour à un passé fantasmé. C'est un penible indispensable ce livre.
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Citations et extraits (6) Voir plus Ajouter une citation
SZRAMOWOSZRAMOWO   24 février 2017
À peine arrivé à Auschwitz, où il devait survivre grâce à ses compétences de chimiste, Primo Levi est confiné pour une attente absurde, sans eau, dans un baraquement. Avisant un glaçon, il s’en saisit pour étancher la soif qui le tenaille : Je n’ai pas plus tôt détaché le glaçon qu’un grand et gros gaillard qui faisait les cent pas dehors vient à moi et me l’arrache brutalement. Warum ? dis- je dans mon allemand hésitant. Hier ist kein warum. Ici, il n’y a pas de pourquoi. La Shoah et, par ailleurs, l’entreprise concentrationnaire ainsi que la multitude des crimes nazis ont ouvert une béance de sens qui ne s’est jamais refermée — et qui ne se refermera sans doute pas avec ce livre. Pourtant, on peut se mettre en quête des « pourquoi ». Pour les victimes, il n’y en eut pas : ils furent l’objet du plus intense déchaînement de violences jamais connu dans l’histoire de l’humanité. Des shtetls dévastés par les unités spéciales de la police et de la SS aux Sonderkommandos des centres de mises à mort, en passant par les dizaines d’Oradour à l’ouest de l’Europe, les centaines en Grèce et dans les Balkans et les milliers d’Oradour du territoire soviétique, on ne voit qu’absurdité et non- sens d’une violence aveugle. Shakespeare, en homme de la Renaissance familier de la mort, parlait de la vie comme d’« une histoire pleine de bruit et de fureur […] qui ne signifie rien ». Pour les millions de vies brisées par la violence nazie, le moment de la fin fut celui du non- sens et de la déréliction la plus atroce.
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dede   23 janvier 2019
cette manière de considérer autrui comme tout autre chose qu’un être humain, moins encore qu’un animal et à peine un objet
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dede   23 janvier 2019
à l’oeuvre dans le capitalisme si inhumain de la révolution industrielle, dans la mise en coupe réglée des territoires coloniaux, ou dans les massacres industriels de la Grande Guerre
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dede   23 janvier 2019
comprendre pourquoi et comment des hommes ont pu voir d’autres hommes à travers le vitre d’un « aquarium »
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dede   23 janvier 2019
accorder à autrui le crédit de l’humanité, d’une appartenance à l’espèce humaine et d’une « intériorité »
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Vidéo de Johann Chapoutot
Historien du nazisme et de sa vision du monde, Johann Chapoutot a récemment fait paraître un essai dont la réception n’a pas été unanimement favorable : "Libre d’obéir : le management, du nazisme a aujourd’hui". Il revient avec Julien Théry sur la démarche du livre et profite de l'occasion pour répondre aux objections qui lui ont été opposées.
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