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Georges Braque (Illustrateur)
ISBN : 2070344274
Éditeur : Gallimard (23/02/2007)

Note moyenne : 4.13/5 (sur 100 notes)
Résumé :
"La présente édition de Lettera amorosa réunit deux versions illustrées du poème de René Char, publiées à dix ans d'intervalle. L'une et l'autre sont enluminées par les peintres, en 1952 par Jean Arp puis en 1963 par Georges Braque. [...]
Traces du dialogue que le Poète a entretenu toute sa vie avec les peintres, ses "alliés substantiels", ces livres et manuscrits rares sont pour la plupart la propriété privée de bibliophiles ou sous clef dans la réserve d'u... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (12) Voir plus Ajouter une critique
sabine59
  11 mars 2019
Quelle belle réédition, et peu onéreuse en plus! S'offrent à nous deux versions, la plus récente illustrée ( superbement) par Georges Braque, la plus ancienne, première ébauche, annotée et corrigée par le poète est accompagnée de collages de Jean Arp. En comparant les deux, il est intéressant de voir les changements apportés par René Char, surtout dans la présentation des textes.
Mon premier contact avec le poète, à travers le recueil " Fureur et mystère "avait été difficile, je n'avais pas vraiment réussi à entrer dans son univers. Très différente a été ma découverte de "Lettera amorosa", titre faisant écho à un des "Madrigaux" de Monteverdi.
Des textes clairs et puissants, adressés à la femme aimée , nommée à la fin du recueil, Yvonne. Des textes en prose , certes, mais imprégnés d'une poésie évidente, en mots simples et subtils à la fois. Des élans amoureux qui touchent en plein coeur.
Certains phrases, déclarations si vives, sont connues, comme:
" Je ris merveilleusement avec toi.
Voilà la chance unique."
Il a vraiment l'art de la formule qui claque, nous éblouit. Rien qu'avec des expressions authentiques.
L'ensemble m'a beaucoup plu, et m'a permis de me réconcilier avec l'auteur. Et j'en suis heureuse! De plus, poésie et peinture s'harmonisent à merveille...
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ATOS
  31 janvier 2015
La poésie de René Char : Qu'en dire ? Justement peut être rien. Mais l'entendre, l'entendre comme l'arabesque de la source, comme le delta du monde.
Lettera amorosa touche à l'intime universel, au cosmos poétique, où seul des mots mis en éclat peuvent rendre à l'homme l'hommage féerique de sa joie.
« Absent partout où l'on fête un absent ». Ce vers est le cristal diadème du Verbe.
Présent, présent dans la blessure, dans le retrait, dans la déchirure des ronces, dans la fulgurance de l'iris, présent dans le feu et le bouillonnement des ondes, dans la boucle d'un front, sur l'herbe grelottante, présent dans un ciel d'orage, dans la capacité d'entendre le Chant, présent comme l'unique condition pour, en corps, vivre,
vivre de se dire
en tout,
en tout ce qui palpite dans le ventre de nos langues.
Une lettre d'amour comme l'unique déclaration de nos vies.
Astrid Shriqui Garain
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Rhodopsine
  24 avril 2016
D'abord, c'est un beau livre. Pas un de ces livres décoratifs que l'on offre parfois, à court d'idées, de ces livres que l'on feuillette une fois, trop gros, trop lourds, trop clinquants. Non, celui-ci est beau, maniable, textes en harmonie avec les reproductions de Georges Braque et de Jean Arp. Des couleurs, des dessins, et des textes . Je n'y ai rien compris, puis j'ai entendu la poésie, puis j'ai écouté la voix de René Char. Puis j'ai entendu le chant d'amour. Et j'ai lu, relu, regardé, admiré, rêvé, tourné et retourné les pages. Moi qui ne suis pas familière de la poésie, je l'ai laissé me toucher, me parler. C'est comme ça, parfois, une histoire d'amour qui commence.
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melina1965
  25 juillet 2014
Plus qu'une lettre, un chant d'amour !

Ce recueil présente la version définitive de « Lettera amorosa » rédigée en 1953 illustrée par des lithographies de Georges Braque en 1963. Vient ensuite la première, celle de 1952, illustrée de collages de papiers couleurs et de découpages parfois peints à la gouache par Jean Arp et intitulée « Guirlande terrestre ». Les deux artistes ont plus interprété et sublimé le poème que réalisé une illustration de celui-ci.
La première version est publiée en pages manuscrites ce qui permet au lecteur d'appréhender le travail du poète sur la forme et le fond pour aboutir à la seconde édition.
Nous ne connaissons pas la destinataire de cette lettre ; le poète la désigne par le mot « iris » ; il interroge l'amour qui les lie et lui rend hommage en un texte lyrique dans lequel les paysages de la Provence sont le reflet à la fois de la présence de l'être aimé et de leur séparation.
Art et poésie se marient pour offrir au lecteur un recueil de grande qualité que le format de poche réussi à conserver magnifiquement.
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chartel
  24 septembre 2007
Un recueil de poèmes remarquablement reproduit en format poche avec deux versions illustrées, celle de Jean Arp (1952) et celle de Georges Braque (1963). Une autre manière d'aborder René Char et un beau témoignage sur ses liens avec les artistes de son temps.
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Citations et extraits (54) Voir plus Ajouter une citation
MoovanseMoovanse   19 août 2015
Nos paroles sont lentes à nous parvenir,
comme si elles contenaient, séparées,
une sève suffisante pour rester closes tout un hiver ;
ou mieux,
comme si, à chaque extrémité de la silencieuse distance,
se mettant en joue,
il leur était interdit de s’élancer et de se joindre.
Notre voix court de l’un à l’autre,
mais chaque avenue, chaque treille, chaque fourré,
la tire à lui, la retient, l’interroge.
Tout est prétexte à la ralentir.

Souvent je ne parle que pour Toi,
afin que la terre m’oublie.


(p33)
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patatipatatapatatipatata   24 août 2012
Je ne puis être et ne veux vivre que dans l'espace et dans la liberté de mon amour. Nous ne sommes pas ensemble le produit d'une capitulation, ni le motif d'une servitude plus déprimante encore. Aussi menons-nous malicieusement l'un contre l'autre une guérilla sans reproche.
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sterster   22 mai 2011
"Scrute tes paupières", me disait ma mère, penchée sur mon avant-sommeil d'écolier. J'apercevais flottant un petit caillou, tantôt paresseux, tantôt strident, un galet pour verdir dans l'herbe. Je pleurais. Je l'eusse voulu dans mon âme et seulement là.
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MoovanseMoovanse   06 août 2015
Tu es plaisir
avec chaque vague séparée de ses suivantes.
Enfin toutes à la fois chargent.
C’est la mer qui se fonde,
qui s’invente.
Tu es plaisir,

Corail de spasmes.

(p26)
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fanfanouche24fanfanouche24   18 novembre 2014
Notre voix court de l'un à l'autre, mais chaque avenue, chaque treille, chaque fourré, la tire à lui, la retient, l'interroge. Tout est prétexte à la ralentir.
Souvent je ne parle que pour toi, afin que la terre m'oublie. (p.33)
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Videos de René Char (59) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de René Char
Un entretien entre Pierre Boulez et Philippe Albèra enregistré le samedi 8 décembre 2007 à la Cité de la musique.
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