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EAN : 9782130539636
320 pages
Éditeur : Presses Universitaires de France (18/11/2003)

Note moyenne : 3.5/5 (sur 5 notes)
Résumé :

Hammu-Rabi est l'une des rares figures de l'histoire ancienne préclassique qui soit connue du grand public, par le hasard d'une découverte - celle de son "Code" par une mission française à Suse - mais aussi en raison de l'importance de son long règne, qui compta quarante-trois ans (1792-1750 av. J.-C.). Curieusement, la bibliographie en langue française ne comporte aucun titre consacré à ce souverain mésopotami... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (1) Ajouter une critique
Henri-l-oiseleur
  30 novembre 2015
La vie d'Hammurabi, ou du moins le peu que l'on en sait (qui est déjà beaucoup par rapport à d'autres rois antiques) fournit l'occasion à l'assyriologue Dominique Charpin de dresser un tableau complet de la civilisation babylonienne au début du II° millénaire : la documentation cunéiforme ne fait pas défaut pour les institutions et même la vie quotidienne des gens de cette époque et de ce lieu, et ce livre comblera notre curiosité.
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Citations et extraits (4) Ajouter une citation
Henri-l-oiseleurHenri-l-oiseleur   21 octobre 2015
La famille babylonienne se préoccupait de sa perpétuation par la reproduction, mais elle se souciait aussi du lien avec les prédécesseurs. Ce qu'on désigne parfois comme le "culte des ancêtres" consistait essentiellement à fournir aux défunt de la famille de quoi subsister dans l'état fantomatique qu'on croyait être celui des humains après la mort. Le principal élément de ce culte était le rituel du kispum. Il est avant tout connu dans le cadre des palais, en particulier celui de Mari, mais il s'agit par nature d'un rite familial. Il était pratiqué à l'égard de tous les morts d'une famille, comme le montre ce passage d'une lettre de Hammu-rabi :

"Sin-uselli m'a appris ceci : Mon fils Sukkukum a disparu depuis huit ans et je ne sais s'il est toujours vivant ; je lui ai donc fait régulièrement des offrandes funéraires (kispum) comme s'il était mort."

L'unité formée par la famille, regroupant vivants et défunts, avait une traduction concrète dans les caveaux funéraires que l'on trouve souvent sous les maisons. Sans doute toutes les demeures babyloniennes n'en étaient-elles pas pourvues. Mais la fondation d'une maison comportait très souvent l'installation d'un tel caveau ; cela contribue à expliquer la réticence fondamentale à l'aliénation de la maison familiale et la coutume du droit de rachat ...

pp. 232-233
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Henri-l-oiseleurHenri-l-oiseleur   21 octobre 2015
La place des esclaves dans la société babylonienne est difficile à mesurer. Il s'agissait avant tout de domestiques, chargés des plus humbles besognes, comme de moudre la farine ou de laver les pieds de leurs maîtres ; les femmes esclaves servaient également à tisser les vêtements des membres de la maisonnée. On n'a pas affaire à une société esclavagiste comme les mondes grec ou romain, dans lesquels une bonne part de la production reposait sur le travail des esclaves. Il ne semble pas que les particuliers possesseurs d'esclaves aient été très nombreux, à en juger par les contrats de partage d'héritage ou les dots, où la présence d'esclaves n'est pas très fréquente. Les mauvais traitements ne semblent pas avoir été monnaie courante. Les fuites d'esclaves sont cependant attestées.

pp. 221-222
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enkidu_enkidu_   30 mars 2017
Dans le discours que l’on tenait sur le roi, comme dans celui qu’il tenait sur lui-même, la justice occupait une place de choix : le « roi juste » était représenté sous la figure du bon pasteur, qui menait son peuple sur le droit chemin. Il exprimait son souci des plus faibles, comme en témoigne parmi tant d’autres cette inscription du roi Larsa Nur-Adad (1865-1850) :

« J’ai donné à manger à mon peuple toutes sortes de nourritures et à boire une eau abondante. J’ai anéanti en son sein le brigand, le méchant et le mauvais. J’ai contenté le faible, la veuve et l’orphelin. »

De nombreuses inscriptions royales reprennent ce thème en le développant ; il n’y a là rien de propre à Hammu-rabi. (pp. 201)
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Henri-l-oiseleurHenri-l-oiseleur   21 octobre 2015
La coutume historiographique consiste généralement à n'aborder les questions religieuses qu'après avoir étudié les "infrastructures" économiques et sociales, puis les questions institutionnelles et politiques. Il en sera ici autrement : on ne trouvera pas dans ce livre de chapitre spécifiquement consacré à "la religion", car elle faisait à ce point partie intégrante de la vie des anciens Babyloniens qu'on la rencontrera à propos de presque tous les thèmes abordés.

p. 109
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Video de Dominique Charpin (1) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Dominique Charpin
Introduction rapide à la conférence donnée par Dominique Charpin à la Librairie Guillaume Budé, Paris, 6e, le mercredi 3 mai 2017. À propos de son ouvrage, en coédition Les Belles Lettres / Collège de France, La vie méconnue des temples mésopotamiens : https://www.lesbelleslettres.com/livre/2897-la-vie-meconnue-des-temples-mesopotamiens
>Histoire, géographie, sciences auxiliaires de l'histoire>Histoire du monde ancien>Mésopotamie jusqu'à 637 (25)
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