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ISBN : 221121620X
Éditeur : L'Ecole des loisirs (19/11/2014)

Note moyenne : 4.11/5 (sur 32 notes)
Résumé :
Tout au nord de la Sibérie, au bord de l’Arctique, se trouve Tiksi : une ville dont la moitié des habitants sont partis. Que reste-t-il à présent ? Des maisons vides, la mer de glace, les jeux dans la neige, la magie des aurores boréales et de vieux hommes qui se souviennent de tout et parlent par énigmes. Mais il y a aussi Lazar, l’enfant qui ne trouve pas le sommeil. Et Gavriil, le poète qui ne parle plus. Et puis il y a moi, leur soeur, Galya Bolotine, qui me déb... >Voir plus
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Critiques, Analyses & Avis (12) Voir plus Ajouter une critique
lecture-folle
  13 juin 2015
Après avoir abandonné en cours de lecture Les Autodafeurs, un livre que j'avais peu aimé à cause de sa fausse efficacité et son manque d'originalité, rien ne vaut un bon vieux texte poétique (qui m'avait attiré au salon du livre pour sa, disons-le, magnifique couverture) comme L'école des Loisirs sait très bien les choisir. Comme quoi, moi qui me tourne de plus en plus vers la littérature adulte, les livres jeunesse sont encore parfaitement aptes à bluffer des lecteurs (je n'ai jamais perdu cette conviction !).
Marie Chartres nous expose, dans Comme un Feu Furieux, ou plutôt nous fait ressentir les émotions d'une jeune adolescente prisonnière de sa ville arctique, Tiksi. Prisonnière de tout en quelque sorte, de sa mère morte, de son frère muet, du sombre de sa maison.
A mi-chemin entre récit initiatique, recueil de poèmes, récit magique, récit d'aventures, ce roman est avant tout une oeuvre qui se distingue par sa force poétique ancrée à la fois dans un moment présent très fort et dans le passé et le futur. le mot « parfait » ne conviendrait pas à ce roman qui ne cherche en rien à être superbement captivant ou abouti mais qui est plutôt sobre et modeste. Mais pourtant je ne peux pas m'empêcher de penser que dans Comme un Feu furieux tout est magnifique. Il y a une certaine maturité et une certaine justesse dans la description de l'auteure de ce monde qui nous est inconnu : le froid et la nuit de la Russie..
Chaque personnage a sa part de mystère, car Marie Chartres est très avare de descriptions physiques (la 1ère personne en narration l'est souvent) mais est paradoxalement plutôt abouti, car on le comprend grâce à la plume fine, distinguée et pourtant claire et directe de l'auteure. On est complètement happés par l'univers de Gavriil, ce grand frère qui est trop bouleversé pour former des phrases, de Lazar, son contraire, celui qui pose des questions à tue-tête pour repousser son chagrin de petit garçon qui a perdu sa maman, par celui de la protagoniste qui parle de ses rêves, partir et quitter à jamais ce noir, du vieillard édenté qui épluche ses légumes, d'une frappante justesse; et aussi et surtout par la ville, tout simplement, et ses maisons mourantes.
Pour résumer, s'il est possible de résumer ce qu'on ressent à la lecture d'un tel livre, Comme un Feu Furieux est un roman qui se veut pour lecteurs jeunesse mais qui sera compris par quiconque captera l'extraordinaire justesse et modestie de son écriture (le roman est entrecoupé de très beaux poèmes, peut-être les plus beaux que j'ai jamais lu), de son histoire, de son univers, de ses personnages et des thèmes qu'il aborde comme le deuil et la reconstruction.
CRITIQUE COMPLÈTE SUR https://lecturefolle.wordpress.com/2015/06/13/comme-un-feu-furieux-de-marie-chartres/
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christinebeausson
  31 octobre 2014
Littérature jeunesse.... Euh, je crois que je serais plus prudente en parlant de littérature pour adolescent un peu mur quand même !
C'est une histoire racontée par une jeune fille de 16 ans. Mais et le mais à son importance, ça ne se passe pas dans nos contrées dites "civilisées".
Galya ne se préoccupe pas vraiment de la prochaine sortie entre copines, du dernier film qu'elle a envie de voir, du dernier tube qui déchaîne l'enthousiasme chez ses amis, des commentaires du dernier réseau social à la mode .... Non, c'est pas du tout ça l'histoire ! Nous sommes à "Tiksi, ville située sur la côte de l'océan Arctique, à 1 070 km au nord de Iakoutsk et à 4 306 km au nord-est de Moscou. Ce port était jusqu'à récemment une des escales de la route maritime du Nord, ligne de transport maritime russe longeant la côte arctique en ayant recours à des brise-glaces. La crise économique qui a suivi l'éclatement de l'URSS, l'absence de courants de fret importants dans cette partie de la Sibérie, la longueur de l'hiver (la mer est gelée 10 mois sur 12) ont entrainé le report du terminus de la ligne plus à l'ouest." Désormais Tiksi est une ancienne ville que l'on s'empresse de quitter, car il n'y a plus rien à y faire !
Nous allons découvrir pourquoi et comment une famille essaie de survivre dans une boîte d'allumettes !
Le climat, la nuit polaire, la crise économique, ... rendent l'histoire loin d'être légère, plutôt glaçante, on se cache très vite sous une bonne couette (remplie de canard peut être !) pour continuer la lecture et en plus, imaginez vous, y rajouter un drame familial !
Cette découverte est toutefois une belle leçon d'apprentissage de la vie, la renaissance après la tragédie. La démonstration qu'une lente reconstruction autour d'un projet de vie est toujours possible, car voyez vous on apprend que l'on ne meurt pas de désespoir mais d'amour et ça change beaucoup de choses !
Merci, une fois encore à Babelio d'avoir inventé Masse Critique, à l'Ecole des loisirs d'y participer, et de m'avoir fait découvrir cet univers !
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AA_annie
  13 avril 2016
Pour ma part, j'ai rencontré l'auteure de "Comme un feu furieux" et je l'ai interviewée. C'est une auteure charmante et ouverte qui a subit un drame familial. Elle traduit se drame dans beaucoup de ses livres. Elle est libraire à Bruxelles.
J'ai bien aimé ce livre. A vrai dire, je ne m'attendais pas du tout à ça : j'avais déjà mon opinion sur le livre avant de l'avoir lu. L'illustration de la couverture ne me donnait pas du tout envie de lire ce livre et je trouve qu'elle n'a aucun rapport avec l'histoire. Et puis l'avis négatif que certaines de mes amies avaient ont engendré le mien. Donc avant de lire le livre, j'avais une opinion très négative sur ce dernier. Mais, j'ai été surprise car j'ai beaucoup apprécié Comme un feu furieux. le début est un peu long certes mais il est nécessaire pour l'histoire. L'action se déroule vers la fin de l'histoire mais ça ne m'a pas plus dérangé que ça car pendant ce temps, Galya fait la rencontre de pleins de personnages importants. Dans ce roman, l'atmosphère est pesante et pleine de secrets dont on ignore l'existence au début du récit. Il met en scène différentes façons d'accepter un deuil et notre vie après celui ci. Ces sentiments là, Marie Chartres sait les faire vivre à travers les lignes. Mais, elle arrive aussi à introduire des petites parts de joie. La relation qu'entretient Galya avec ses frères (surtout avec Lazar) est touchante. le décès de leur mère est entourée de secrets mais je n'aurais jamais pensé que c'était en fait un suicide. Et j'ai été énormément touchée par la façon dont le père de Galya lui explique pourquoi elle a décidé de mettre fin à ses jours : c'était tellement beau. A la fin, toute la famille part, loin de tous ces malheurs, contente et soudée comme jamais. Mais je crois que ce qui m'a le plus marqué, c'est la façon poétique qu'à Marie Chartres de raconter cette histoire. Malgré tout, je trouve que l'écriture de ce livre et que l'histoire globale est dure à comprendre. Comme un feu furieux devrait être destiné aux jeunes adultes voire plus âgé.
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Lagagne
  20 février 2016
Un roman pour ado? Grands ados alors.
L'héroïne est une ado, oui, mais une ado du nord de la Sibérie, qui vit plusieurs mois de l'année dans le noir, orpheline de mère, avec un père débordé et absent, un grand frère qui se mure dans le silence, un petit frère adorable en quête de présence et d'attention... Bref, une ado, oui, mais avec des problèmes que peu d'ados rencontrent, je l'espère.
L'écriture est fine et forte à la fois, nous propulse à Tiksi, dans le froid sibérien et la chaleur des rêves et des attentes. Même le froid me paraissait poétique.
Un texte puissant.
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nelson43
  30 octobre 2014
" comme un feu furieux " est un titre qui correspond bien au roman . le feu dévore entièrement Galya qui ne rêve que de mers , d'océans , de bateaux et de grands espaces mais la vie est dure à Tiksi . La Sibérie est un pays inhospitalier , les hivers y sont longs et rudes et la nuit omniprésente pendant des mois . Aussi , la ville se dépeuple petit à petit .
Galya vit avec son père , Lazar et Gavriil. Elle a souvent en charge le petit Lazar , enfant fragile car le père doit faire deux journées en une pour assurer le quotidien . Chacun semble trainer sa peine et sa solitude .
Mais qui est Gavriil ? Pourquoi passe -t-il ses journées enfermé dans sa chambre ? Pourquoi ne parle -t-il pas ?
Qu'est-il arrivé à cette famille pour que le silence s'impose plus souvent que les rires ?
Galya attend avec impatience le retour du brise-glaces et se voit océanographe.
C 'est un roman touchant qui , bien que "jeunesse " s'adresse plus à des adolescents qu'à des enfants car les sentiments sont exacerbés.
Merci à Babelio pour la découverte de cette auteur et grand merci à " l'école des loisirs " et son attachée de presse.
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Les critiques presse (1)
Ricochet   27 février 2015
Un roman pour lecteurs exigeants qui ne le regretteront pas, profitant encore une fois des choix pointus de l'Ecole des Loisirs.
Lire la critique sur le site : Ricochet
Citations & extraits (14) Voir plus Ajouter une citation
StemilouStemilou   17 février 2015
Personne ne sait où vont les morts. En revanche, il y a les histoires et les aventures. L’histoire de ta mère est belle comme une légende. Transforme-la en légende. Raconte-la autour de toi, le plus que tu pourras. Tu peux l’inventer, la broder ou dire exactement la vérité, mais rends-la vivante.
Utilise des mots, dessine-la, danse-la, transmets-la et ajoute-lui du merveilleux. Tu peux parler d’amour et de voyage, de ton chagrin, de glace et de vagues.
Au fil du temps, l’histoire devenue légende t’échappera, d’autres personnes la recueilleront, la transformeront à leur tour et elle deviendra comme la mer qui va et vient. Chaque jour différente, chaque jour revenue.

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christinebeaussonchristinebeausson   30 octobre 2014
Parfois, il y a des événements, des conversations que l'on semble désirer et qui nous terrifient à la même seconde. Alors le plus simple est de ne pas choisir, de les laisser là où ils se cachent, là où ils dorment en attendant que la vie ou la mort se décident.
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christinebeaussonchristinebeausson   29 octobre 2014
On se souvient toujours d'un rire après une tragédie. Parce que c'est le premier et que son écho semble à la fois beau et monstrueux. Il revient de loin et porte avec lui quelques valises de fautes et de culpabilité.
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sabineFsabineF   21 avril 2015
J'ai pris mon visage entre mes mains et je n'ai rien dit. Je ne pouvais pas et je me détestais de ne pas pouvoir le faire. Je savais que Gavriil était là, à quelques mètres de nous, roulé peut-être en boule dans son lit, et qu'il nous entendait. J'avais envie qu'il se lève, qu'il ouvre la porte de sa chambre, qu'il s'installe à mes côtés et qu'il prenne la parole. Même pour dire une bêtise ou un mensonge. J'aurais aimé qu'il parle à ma place, qu'il mente à ma place.
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AA_annieAA_annie   13 avril 2016
“La voiture a roulé doucement dans les rues de Tiksi.” Page 164
J’ai choisi cette phrase car, pour la famille Bolotine, c’est un nouveau départ, la vie leur accorde une nouvelle chance. Une chance de quitter Tiksi, cette ville de glace. Ils sont prêts à prendre un nouveau départ et à enfin accepter la mort de leur mère. Elle est morte à Tiksi et restera à Tiksi mais eux, ne sont pas morts. La famille Bolotine peut et doit alors vivre librement sa vie. Cette phrase prouve que quelque chose de meilleur les attend autre part. Je trouve que cette phrase conclut magnifiquement cette histoire.
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