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EAN : 9782226220769
633 pages
Albin Michel (06/04/2011)
3.7/5   52 notes
Résumé :

Eté gris et maussade sur le bassin d'Arcachon. Au détour d'une piste cyclable, le corps atrocement mutilé d'une jeune fille. Pour Ducan, photographe frotté à toutes les guerres, ce meurtre est le premier épisode d'un film macabre qui va dépasser de très loin toutes les fictions... De la France à la Thaïlande en passant par la Birmanie, un thriller spectaculaire à ne pas mettre entre toutes les mains :... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (17) Voir plus Ajouter une critique
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Ellane92
  22 novembre 2013
Alain Duncan est un ancien reporter qui a été sur tous les fronts où la guerre a sévi dans la 2ème partie du vingtième siècle. Depuis quelques années, il vivote en photographiant les stars people qui croisent sa route. En vacances dans le bassin d'Arcachon, il fait 2 découvertes qui vont changer le cours un peu plan-plan de sa vie : à l'occasion d'un jogging matinal pour tirer le portrait d'une tenniswoman, il tombe sur le cadavre d'une jeune femme torturée à mort ; un peu plus tard, il rencontre Clémence, avec qui il vit une nuit pleine de promesses. le lendemain, Clémence disparait, et la jeune femme tuée l'amène à suivre les traces d'un tueur qui tourne des snuff movies, ces films qui se vendent à prix d'or auprès d'une clientèle triée sur le volet et amatrice de meurtres tournés en direct.
J'ai bien aimé ce livre. Malgré quelques incohérences et quelques longueurs, voire quelques maladresses, on est vite aspiré par cette course poursuite contre la mort galopante qui prend les traits d'un caméraman froid et arriviste. On est promené de Paris à Arcachon, de Pau à Bangkok, de la Bretagne à la frontière Birmane, au travers de l'histoire de plusieurs personnages plus ou moins recommandables, plus ou moins sympathiques. L'auteur arrive sans problème à créer du sens entre tous ces personnages et ces lieux si différents. Les atmosphères sont bien créées, que ce soit celles des villes balnéaires, des banlieues parisiennes, de la capitale de la Thaïlande ou de la jungle birmane. L'intrigue prend aux tripes, et si les descriptions des snuff movies sont crues (et à déconseiller aux âmes sensibles), elles servent l'histoire. Enfin, si certains développements sont un peu convenus, l'auteur arrive quand même à nous surprendre.
Un bon thriller pour se dépayser en se faisant (un peu) peur !
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Corboland78
  25 mars 2012
Le photographe de guerre Marc Charuel écrit aussi des romans. Son dernier, le jour où tu dois mourir, paraîtra le 4 avril.
Le roman se déroule entre le 9 août et le 1er octobre 2006, deux mois seulement, mais deux mois de folie pure pour ce thriller haletant. Alain Duncan est photographe de presse, il a pas mal baroudé à travers le monde mais désormais il cachetonne, vendant ses photos aux magazines people, et là il cherche à shooter Amélie Mauresmo pendant son footing matinal au Cap-Ferret à côté d'Arcachon. du moins était-ce son projet initial, jusqu'à ce qu'il tombe sur le cadavre d'une jeune fille crucifiée au sol et salement torturée. Dès lors, Duncan va s'engager dans un combat mortel au milieu des pires horreurs qu'un cerveau humain puisse engendrer, puisqu'il va se retrouver à enquêter sur un réseau de vente de snuff-movies. Pour ceux qui n'auraient jamais entendu parler de snuff-movies, il s'agit de films montrant la mise à mort d'êtres humains subissant les pires outrages, qu'achèteraient de très riches pervers. Légende urbaine ou réalité, si on en parle beaucoup, jamais personne n'en aurait réellement vus.
Duncan va donc se lancer dans cette traque, sur la piste d'un tueur d'abord, puis de toute la filière ensuite. du sud-ouest de la France il ira en Bretagne et surtout à Bangkok – son enfer du sexe et les Triades Chinoises - et à la frontière Birmanie/Thaïlande où les Karens s'opposent aux troupes régulières. L'auteur connaît bien la région puisqu'il a eu l'occasion de photographier cette guérilla oubliée de tous (un voyage au cours duquel il a été blessé), de même que l'armée n'a pas de secrets pour lui, tout est très détaillé et documenté.
Comme souvent dans ce genre de roman, pour qu'un tel réseau existe il faut qu'il bénéficie de soutiens hauts placés, ce qui entretient toujours ce désagréable sentiment de « tous pourris » et la fin de l'ouvrage participe à l'entretien de ce sentiment diffus. Ici l'Armée française, nos divers gouvernements et ceux de Thaïlande sont incriminés. Je ne suis pas bégueule, mais j'avoue que les nombreuses descriptions de tortures mortelles m'ont fait faire la grimace et je reconnais aussi que je me suis posé la question, si raconter de telles ignominies ne pourraient pas donner des idées (à la con) à des abrutis comme on a l'impression qu'il y en a de plus en plus dans les rues.
Le bouquin est parfois un peu bavard (630 pages), certains personnages sont tocards ou peu crédibles (l'insupportable belle-mère), quelques invraisemblances aussi, d'autres défauts pourraient facilement être reprochés à Marc Charuel, mais le suspense est insoutenable, terminer le bouquin est une urgence. Un pavé que devront éviter les âmes sensibles et que les autres devront lire avec recul et second degré. Sur ce point il est parfaitement réussi et je serais très surpris s'il n'était pas adapté au cinéma.
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traversay
  28 août 2012
Céki, Marc Charuel ? Un photographe de guerre, qui a peu publié, et rien depuis 1998. Si le jour où tu vas mourir a une qualité, c'est bien celle d'être très documenté et fouillé sur les conflits de la deuxième moitié du XXe siècle, de l'Indochine à l'ex-Yougoslavie. le roman est un thriller extrêmement ambitieux qui passe d'un personnage à l'autre, une grosse vingtaine au total, dans une course contre la mort haletante, dont on ne perd jamais le fil, et qui sait ménager ses effets. Il est indéniable que Charuel a le sens du suspense et l'intérêt ne faiblit pas, sauf peut-être sur la fin, aux côtés des Karens qui luttent contre la junte birmane, mais il est vrai qu'on a déjà dépassé les 600 pages. du bassin d'Arcachon à Bangkok, le lecteur suit les traces d'un journaliste, d'un tueur, du chef de la police thaïlandaise, de membres d'une triade chinoise, d'une petite famille française en vacances, d'hommes d'affaires belges, d'un vendeur du BHV, on en passe et de tous les genres. le livre, c'est une toile d'araignée, qui part d'un fait divers sanglant pour nous immerger peu à peu dans l'univers glauque des snuff movies. C'est là où réside le malaise. Que l'auteur tartine des pages sur la jouissance qu'éprouvent les clients devant ces films est déjà insupportable. Mais il va plus loin, en décrivant lui-même, avec force détails, les tortures et mutilations que subissent les victimes filmées par des caméras, jusqu'à l'agonie. Complaisantes, ces pages ? Ressenties comme telles, en tous cas, et pénibles à lire, à moins d'être un inconditionnel de la littérature gore. A côté, les autres défauts dans la trame du livre sont bénins : un enchaînement de hasards et coïncidences pas très crédible, une théorie du complot un soupçon démagogique, genre : ceux qui nous gouvernent depuis trente ans sont tous pourris et l'armée française est un ramassis de malades mentaux. Passons. Quant à la police thaïlandaise, elle pourrait faire un procès à Charuel tant ses méthodes expéditives, assassinats en cascade, sont montrées du doigt, dans leur présumée cruauté dénuée d'états d'âme. En résumé, un bouquin qui nous met le nez dans les immondices, d'autant plus désagréable qu'il est d'une efficacité redoutable et qu'il se dévore comme dans un rêve. Ou plutôt un cauchemar.
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garanemsa
  04 avril 2021
Charuel Marc
Le jour où tu dois mourir
Je ne connaissais pas cet auteur, mais grand bien me fasse de l'avoir pris à la bibliothèque.
Un très beau et très gros thriller. du bassin d'Arcachon, en Thaïlande en passant par la Birmanie, Kuala Lumpur et Paris aller-retour.
Duncan est un grand photographe de guerre qui a couvert une masse de conflits à travers le monde.
Là il est relax dans le bassin d'Arcachon et désire jouer un peu au paparazzi en tentant de photographier en stommeling, une grande sportive bien connue.
Bien posté au détour d'un chemin forestier, il clique plusieurs fois croyant la voir, mais il pleut, et se dit non, impossible, mais dans ses photos il a vu une ombre énorme il lui semble, traverser une fois dans un sens et une fois dans l'autre. Il n'y prend pas attention. Mais il entend des cris à près de cent mètres de lui, des touristes ont découvert le corps atrocement mutilé d'une jeune fille.
C'est la baby sitter d'une famille en vacances, une jeune fille au pair, une allemande.
C'est horrible, puis peu de temps après une autre jeune fille disparait de son hôtel sans laisser d'adresse, ainsi que Clémence sa nouvelle petite amie.
Il va commencer à chercher le pourquoi du comment et qui est ce malade qui fait de telles atrocités.
Sur ces entrefaites, un de ses amis de l'ambassade de Thaïlande lui demande venir dès que possible.
Là, il rencontre la police et est amené à visionner des disques de snuff movies, dans celles-ci, il trouve la jeune allemande ainsi que son amie.
A partir de là, tant lui que la police vont tenter de remonter la piste de ce macabre tueur et surtout de ses commanditaires, une triade chinoise semble-t-il
Un ancien crime vieux de plusieurs années aussi est remis en question étant donné qu'il n'a jamais été conclu. Cela le conduit aussi sur la piste de soldats des forces spéciales ou de mercenaires ayant trempés dans différents conflits.
Ce livre est prenant, va très vite et on est obligé de suivre à la même allure sans quoi on n'arrive pas à suivre les coupables, ou le coupables, différentes pistes sont avancées, puis refoulées et ainsi de suite. Je reprendrais un des livres de cet auteur dès que je le pourrais en espérant que j'aurais le même plaisir.
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cecile13
  16 janvier 2016
Roman très prenant. C'est la première fois que je lis un roman qui traite des snuff movies. Des gens riches et pervers prêts à dépenser des fortunes pour visionner des vidéos où des gens meurent dans d'atroces conditions.
C'est un livre avec une intrigue originale et mouvementée où les meurtres sont légions. A déconseiller aux âmes sensibles.
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critiques presse (2)
LesEchos   25 juillet 2011
Pour le plaisir de se faire trimbaler sans transition des rayons du BHV à la jungle birmane. Pour l'habileté de l'auteur à embrouiller les pistes et à ménager le suspense. Efficace, ambitieux, maîtrisé du début à la fin, ce polar vraiment noir a tout pour être porté à l'écran
Lire la critique sur le site : LesEchos
LeSpectacleduMonde   14 juin 2011
Ce thriller réglé comme une mécanique de précision et à l’écriture haletante entraîne le lecteur dans une course-poursuite au suspense impitoyable.
Lire la critique sur le site : LeSpectacleduMonde
Citations et extraits (19) Voir plus Ajouter une citation
Corboland78Corboland78   25 mars 2012
Le plan de l’homme était arrêté. Il enfermerait l’enfant dans la réserve d’hiver du deuxième sous-sol où personne à l’exception de lui-même ne venait jamais. Il foncerait au stand de la vidéo emprunter une caméra, cela ne poserait aucun problème. Moins de dix minutes pour revenir où l’attendrait l’enfant. Puis il le conduirait dans la salle du chauffage. Qui, en plein été, pourrait avoir l’idée de venir flâner à cet endroit ? L’enfant serait attaché et bâillonné. Alors, il le clouerait à son siège avant de le finir à l’aide d’un rabot électrique. Ce ne serait pas exactement ce qui avait été prévu. Ce serait une vidéo courte avec une mise à mort rapide, mais elle aurait du cachet. Il reprendrait son travail jusqu’à la fin de la journée. Personne ne trouverait l’enfant. Il enverrait la vidéo le soir-même, puis il évacuerait le cadavre du gosse pendant la nuit. Depuis des années qu’il y travaillait, il connaissait le BHV comme sa poche. Au besoin, il savait comment mettre la main sur les vidéos de surveillance du magasin. Aucun flic ne pourrait jamais établir un lien entre la disparition de l’enfant et lui. Ensuite il prendrait quelques jours pour aller à Bangkok régler son problème en direct avec la Triade. Les Chinois finiraient par passer l’éponge sur ses erreurs. Ils avaient besoin de lui.
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sweet-prophecysweet-prophecy   27 juillet 2013
"Le Jour Où Tu Dois Mourir" - Marc Charuel

Résumé:
Été gris et maussade sur le bassin d’Arcachon. Au détour d’une piste cyclable, le corps atrocement mutilé d’une jeune fille. Pour Ducan, photographe frotté à toutes les guerres, ce meurtre est le premier épisode d’un film macabre qui va dépasser de très loin toutes les fictions…

Ce livre m'a littéralement mise mal à l'aise de par sa noirceur terrifiante et la sauvagerie des crimes. Le dernier livre qui m'avait autant perturbée était "Prédateurs" de Maxime Chattam.
La recette pour un tel résultat: des personnages intéressants, un sujet choc, des scènes choquantes, un sens du détail étudié, rebondissements, suspense, violence.. Pour son premier thriller Marc Charuel tape fort.
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collectifpolarcollectifpolar   04 décembre 2019
Elle cherche dans sa mémoire les instants où tout a basculé. Elle est revenue vers la ville en stop place de Verdun et elle a continué à explorer les bars, un à un. Elle devait retrouver les trois parachutistes pour remplir sa mission. S’ils n’étaient pas au rendez-vous, elle devait changer de plan. Elle était entrée au Bayard, elle s’était installée au fond du bar, elle avait mis trois pièces dans le juke-box et avait écouté « Il voyage en solitaire ». Elle avait regardé les garçons. Encore des militaires. Ils buvaient, ils donnaient l’impression de ne savoir faire que ça. Elle les détestait. Elle avait tiré sur sa jupette et réajusté son corsage. Parfois, le regard de l’un d’entre eux glissait sur elle et s’arrêtait dans l’ombre de ses cuisses ou sur le renflement de sa poitrine, seul le mystère du haut de ses jambes et de son soutien-gorge semblait les intéresser. Jusqu’à ce géant qui l’avait dévisagée depuis l’extérieur du café. Il avait tourné la tête vers elle et lui avait souri. Il était resté planté là, à l’extérieur, à soutenir son regard. Elle ne se souvient plus de ce qu’elle avait pensé à ce moment.
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collectifpolarcollectifpolar   04 décembre 2019
Tout est confus dans sa tête, la fin de matinée place de Verdun au Gambetta, sa virée à l’entrée de l’École des troupes aéroportées, son escapade vers le petit bois de la zone de saut pour y retrouver les trois rigolos du camp. En temps ordinaire, elle aurait ri de ce qu’elle leur a fait. Maintenant, ça lui retourne l’estomac. Elle les revoit, en rang d’oignons, les mains aux hanches, le regard vissé sur elle, et elle à genoux. Elle avait le visage dans la lumière du soleil, elle ne pensait à rien. Il y avait cette musique qui lui trottait dans la tête, pour peu elle aurait dansé, mais elle devait être gentille si elle voulait avoir une chance qu’ils la fassent entrer dans l’armurerie. Elle devait prendre la clé et revenir voler les armes. Ses camarades les attendaient à Bayonne. Il lui fallait ces armes.
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collectifpolarcollectifpolar   04 décembre 2019
Elle a froid. Le courant d’air qui s’engouffre par la portière est continu. Le vent ronfle comme une turbine. Par moments, elle a l’impression qu’il couvre le bruit du moteur. C’est un sifflement permanent qui la transperce. L’avion est monté en altitude comme une fusée. Elle a cru qu’elle allait glisser. Elle a lancé un pied en avant pour tenter d’attraper quelque chose à quoi s’accrocher. Puis, l’appareil s’est stabilisé. Maintenant, il file dans la nuit. Sa chaussure droite a disparu. Avec son pied dénudé, elle se sent encore plus vulnérable. La main bloquée sous son corps la fait souffrir. Elle a mal, également, à la cheville gauche. Elle semble attachée, mais elle n’en est pas sûre. L’avion tape sur des trous d’air. À chaque fois, elle a l’impression qu’elle va tomber à la renverse.
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Marc Charuel - Le jour où tu dois mourir
www.albin-michel.fr
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