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ISBN : 2803634171
Éditeur : Le Lombard (07/11/2014)

Note moyenne : 4.12/5 (sur 180 notes)
Résumé :
Emprisonné en même temps que ses parents, c'est à l'âge de sept ans que Pavel a découvert l'enfer du goulag. Séparé des siens, il a dû apprendre à survivre seul. Quelques années plus tard, il connaît bien les règles qui régissent son univers: la violence permanente, l'incurie des gardiens, la toute-puissance des chefs de gangs,... Il sait que s'adapter et s'endurcir ne suffisent pas.
Grâce à ses talents de tatoueur, il obtient la protection de Kiril la Balein... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (58) Voir plus Ajouter une critique
marina53
  20 décembre 2014
Un grand merci à Babelio et aux éditions Signé le Lombard....
New-York, 1970. Paul, tatoueur renommé, travaille à l'occasion pour la police new-yorkaise. Son talent de dessinateur ainsi mis à contribution aide la plupart du temps les agents lors de la recherche de malfrats ou de criminels. Cette fois encore, le témoin ayant décrit son agresseur croit l'avoir devant lui. Pourtant, une bien sombre affaire n'avance guère pour l'instant. Un homme sème la terreur dans toute la ville. Il viole et assassine les jeunes femmes, surtout le soir dans les rues sombres et laisse un bonnet de Père-Noël sur les lieux du crime. Pour cette enquête, Paul n'est pour l'instant d'aucun secours.
Un jour où il se fait sauvagement agressé par trois jeunes, il se retrouve à l'hôpital. A moitié dans les vapes, il se rappelle son enfance bousculée, le talent de son père au dessin, comment il a appris grâce à lui mais surtout des périodes plus sombres. Soupçonné d'être un espion, le père de Paul fut arrêté et toute la famille fut déportée dans un goulag sibérien...
Toujours chez la même maison d'édition, le duo Boucq/Charyn qui m'avait peu convaincue avec "La femme du magicien" revient avec un album dense et fort. L'on retrouve Paul à deux époques de sa vie, dans les années 70 où il essaie d'aider la police dans ses recherches et à la fin des années 40 où l'on apprend comment il est devenu ce tatoueur hors-pair. Les descriptions de la vie dans les camps sibériens sont très fortes, et Paul, devenu adulte bien avant l'âge, n'a eu d'autres choix que de se battre, les épreuves de la vie étant cruelles parfois. Alternant habilement le récit entre ces deux périodes, l'auteur nous livre un scénario fort malgré ce dénouement un peu tiré par les cheveux. le dessin puissant et racé dessert à merveille ce récit poignant.
Little Tulip... à jamais gravé...
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cicou45
  21 décembre 2014
Ouvrage reçu à l'occasion du vingtième anniversaire de la collection Signé, je tiens tout particulièrement à remercier les éditions du Lombard ainsi que Babelio.
L'histoire débute à New-York en 1970 mais, au cours de sa lecture, le lecteur va faire un incroyable retour dans le temps et l'espace, pour explorer une page de l'histoire encore plus sombre que celle que certains pays connaissent encore aujourd'hui...La Russie sous le régime stalinien où il ne faisait pas bon d'avoir ses propres opinions ni même d'être légèrement différent de ce que l'on voulait que vous soyez. Ceci étant une histoire dans l'histoire, je ne veux pas trop vous en dévoilez au cas où vous vous décideriez à vous plonger dans cette lecture pour laquelle (je vous préviens d'avance, il faut avoir les nerfs solides et ne pas avoir la larme facile).
Revenons donc à New-York pour l'instant, si vous le voulez bien. Paul est un tatoueur hors-normes qui collabore de temps à autre avec la police new-yorkaise
qui le sollicite justement pour pour ses talents de dessinateur et de sens développé pour arriver à cerner la personnalité dudit suspect afin de dessiner des portraits robots dans le cas de témoignage d'agressions ou de meurtres. le problème actuel est que justement un tueur en série sévit actuellement à New-York. Un homme se déguiserait apparemment avec un bonnet de Père-Noël, s'attaquant aux belles jeunes femmes pour les violer avant de les tuer mais là où ça bloque, c'est que Paul ne voit rien pour cette série abominable de crimes. Pourquoi n'arrive-t-il pas à ne déceler le moindre petit indice en ce qui concerne notre homme ? Se pourrait-il que quelque chose de plus abominable encore que ce qu'il avait imaginé jusque-là se cache au-dessous ?
Un thriller absolument captivant qui mêle histoire et Histoire puisqu'il nous permet de nous remémorer une page de l'Histoire mondiale que nous préférerions tous oublier et pourtant...ce n'était pas si loin donc nous devons nous souvenir en mémoire de ceux et celles qui l'ont connu afin que cela ne se reproduise plus jamais. Un graphisme extrêmement réaliste (un peu trop parfois et c'est, je dois l'avouer ce qui m'a un peu choqué, d'où le fait que je n'ai pas mis la note maximum pour cet ouvrage) et très bien travaillé, avec un scénario qui vous tient en haleine du début à la fin. A découvrir ! Attention, âmes sensibles, s'abstenir !
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Crossroads
  25 décembre 2014
Boucq et Charyn, le retour du retour.
Une troisième collaboration (Bouche du Diable, La Femme du Magicien) frôlant presque la perfection, n'était ce minuscule arrière-goût d'invraisemblance final.
Paul / Pavel aura eu deux vies.
New-York, entre sixties et eighties, Paul est un tatoueur connu et reconnu qui officie même pour la police en lui permettant d'appréhender la vermine sur la seule base des ses portraits hyper réalistes. Les poulets sont sur les dents. Un serial killer sévit, violant et égorgeant en toute impunité.
1950, goulag sibérien.
Le petit Pavel, séparé de ses parents convaincus d'espionnage, va devoir très rapidement apprendre la survie en milieu hostile. Les matons ont droit de vie et de mort sur les détenus et la mafia russe, d'une violence extrême, fait régner la terreur sur tout ce petit monde.
Chances d'en réchapper sans trop de bobo : 3,6 % selon les pronostics de Guy Lux pour Tiercé magazine...
Deux époques diamétralement opposées, un même personnage qui s'est construit dans la violence quotidienne d'un monde en plein chaos.
Alternant régulièrement entre ces deux univers avec un égal bonheur, Charyn et Boucq fascinent en misant, avec raison, sur un scénario abouti et un travail graphique juste exceptionnel. La Boucq's touch, une précision inimitable assortie d'un réalisme bluffant. Cherchez pas, on est dans la cour des grands là.
Le parcours est bouleversant d'inhumanité et tend à prouver que s'il est possible d'en réchapper en présentant un semblant de normalité, le passé finit toujours par vous rattraper...
On a frôlé le chef-d'oeuvre, la faute à ce vilain épilogue mystique qui ravira autant qu'il décevra.
Chapeau bas pour l'évocation pragmatique d'un tel enfer sur terre sans oublier "l'initiation pour les nul" à l'univers captivant du tatouage.
Un grand merci à Babelio et à la collection Signé le Lombard pour cette inoubliable leçon graphique !
4,5/5
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manU17
  13 janvier 2015
"Le dessin est un art qui consiste à essayer de donner forme à l'invisible..."
Moscou, 1947. Emprisonné à l'âge de sept ans avec ses parents, un couple d'immigrés américains, sous un prétexte plus ou moins fallacieux, le petit Paul découvre l'enfer du goulag. Se battre pour survivre ou mourir. C'est son talent pour le dessin, encouragé dès son plus jeune âge par un père artiste, qui va lui permettre de survivre dans cet univers de violence et de mort régi par de redoutables codes. Un don qu'il va exprimer à travers le tatouage, art particulièrement apprécié en ces lieux. C'est là-bas qu'il va devenir « Litlle Tulip ».
New York, 1970. Paul collabore régulièrement avec la Police qu'il aide à retrouver des suspects dans d'horribles affaires de meurtres. Comment ? Grâce à un don. Non content d'être un tatoueur de talent, Paul arrive à se mettre en empathie avec les survivants et à visualiser leurs agresseurs afin d'en faire des portraits robots à la ressemblance saisissante. Comment expliquer ce don ? Sans doute parce que Paul est, lui aussi, un survivant…
Pourtant, dans la vague de meurtres qui frappe New York, Paul a du mal à y voir clair. Qui peut bien se cacher derrière « Bad Santa », ce serial killer sanguinaire qui s'attaque aux femmes seules, les traits masqués par un bonnet de Santa Claus ?
Après Bouche du diable et La Femme du magicien, Boucq et Charyn sont à nouveau réunis pour nous livrer cet incroyable thriller qui prend racine dans la Russie de Staline et se poursuit dans le New York des seventies. Les allers-retours entre présent et passé n'alourdissent jamais le récit, bien au contraire. Tout se fait dans une parfaite fluidité grâce au dessin parfaitement maitrisé de François Boucq et au scénario rythmé de Jérôme Charyn agrémenté d'une petite touche de fantastique.
Sombre et violent mais surtout redoutablement efficace, Little Tulip, une histoire qui vous prend aux tripes !

Merci à Babelio et aux Éditions le Lombard.

Lien : http://bouquins-de-poches-en..
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Presence
  18 juillet 2017
Il s'agit d'un récit complet et indépendant de tout autre. Il est paru initialement en 2014, écrit par Jérôme Charyn, dessinés et mis en couleurs par François Boucq, avec l'aide d'Alexandre Boucq pour les couleurs. Ils ont déjà collaboré ensemble pour les albums La femme du magicien (1986), Bouche du Diable (1990), du ventre de la bête New York (1994).
En 1970, dans un quartier populaire de New York, Paul est en train de se tatouer un motif sur la poitrine dans son échoppe de tatoueur. Il est interrompu par l'arrivée de la jeune adolescente Azami à qui il refuse de montrer ses tatouages. Il est appelé par le commissaire de police du quartier. Il laisse la boutique à Azami et se rend au commissariat pour dresser un portrait-robot à partir des indications de la victime d'une agression. le monsieur est saisi par la ressemblance du portrait. Puis Paul se rend dans un musée pour admirer quelques tableaux, Il s'installe ensuite à l'ombre d'un arbre dans un jardin public pour réaliser quelques dessins. Il est interrompu par 3 loubards qui veulent le dépouiller. Ils s'en tirent avec de graves blessures.
Allongé dans son lit, Paul se souvient de son enfance. Ses parents avaient quitté Manhattan alors qu'il n'avait que 6 ans pour aller s'installer à Moscou. Déjà doué en dessin, il rêvait de pouvoir étudier le décor de cinéma, sous la tutelle de Sergei Eisenstein (1898-1948). Mais un jour la police a fait irruption dans leur appartement, et ils ont été déportés pour avoir été accusés d'espionnage. Après un voyage de 2 mois transportés dans des wagons à bestiaux avec d'autres prisonniers, ils se sont retrouvés dans les camps de Magadan, la capitale de Kolyma en Sibérie. Paul a été séparé de ses parents, et s'est retrouvé avec les autres enfants du camp. Ses dons de dessinateur l'ont amené à représenter des motifs au pastel sur ses camarades, singeant les vrais tatouages des adultes.
Ce récit complet commence par Pavel en train de se tatouer, puis passe à une histoire de meurtres en série. Il établit ensuite la dangerosité de Pavel, pour se lancer enfin dans ses souvenirs en camp de travail forcé. le lecteur peut être un peu impressionné à priori par le fait que cette bande dessinée soit publié dans le label prestigieux Signé du Lombard, et par une structure qui entremêle plusieurs fils narratifs. Il se rend rapidement compte qu'il peut apprécier le récit au premier degré pour l'enquête. Il se prend au jeu de l'intrigue, à la fois pour découvrir qui commet les meurtres, mais aussi pour découvrir les années de formation de Pavel et la manière dont il a pu survivre à un environnement aussi impitoyable que celui du camp de travail. En outre, le scénariste développe son récit sur la base d'un contexte historique clairement identifié, au début des années 1950, qui n'est pas un simple décor, mais un environnement qui façonne les individus qui s'y trouvent. Il ajoute une poignée de références comme la mort de Staline (le 05/03/1953), ou la mention du film Alexandre Nevski (1938) de Sergei Eisenstein.
Pour cette dimension historique, le récit bénéficie des compétences de François Boucq. Dès la première page, le lecteur est épaté par la qualité de la reconstitution du New York des années 1970, où des petits détails tels que les tenues vestimentaires ou les accessoires permettent de voir de quelle décennie il s'agit. La qualité de la reconstitution historique s'avère tout aussi exceptionnelle pour les séquences se déroulant dans les années 1950, en URSS. le lecteur reconnait quelques éléments qu'il sait être authentiques et il accorde alors sa confiance au dessinateur pour le reste. Ainsi assuré de la qualité historique, il prend plaisir à observer les autres éléments qui ne lui sont pas forcément familiers, tels que le modèle de locomotive, la façon de transporter les prisonniers pour les amener sur le pont du navire les attendant à la ville portuaire de Varino, les barbelés de l'enceinte du camp de travail forcé, les baraquements du camp, l'aménagement façon yourte du quartier du Comte, etc. Il revient avec plaisir dans les années 1970, dans les rues de ce quartier populaire de New York, avec le métro aérien et les piliers métalliques de soutènement, les toits de New York, les escaliers de secours à l'extérieur des immeubles, etc. Il se rend compte que les cases comprennent énormément d'informations visuelles et qu'en même temps elles ne sont pas lourdes, l'artiste ayant trouvé un mode de rendu descriptif, avec des traits qui semblent réalisés rapidement, tout en conservant une justesse épatante.
C'est d'ailleurs une caractéristique de la narration de ce récit que de reposer énormément sur les images, avec un volume de texte maîtrisé. le scénariste a pensé son récit de manière visuelle, à commencer par les éléments d'action. François Boucq se retrouve à représenter la violence des combats, la sexualité des personnages et parfois les 2 entremêlées. La première explosion de violence se produit quand le groupe de 3 voyous s'en prennent à Pavel dans le parc. Les dessins restent dans une veine réaliste et transcrivent toute la brutalité efficace de Pavel. Il n'y a pas de postures esthétiques ou de semonces, juste des réactions rapides et définitives. François Boucq ne transforme pas la violence en un spectacle esthétique, encore moins en un ballet sophistiqué d'une grande beauté plastique. Il reste à un niveau factuel, rendant compte de la rapidité des réactions et de la douleur générée par les blessures. Les coups ont des conséquences. Il aborde les actes sexuels de la même manière. Il ne souhaite n'y introduire ni une fibre romantique, ni une dimension voyeuriste. À nouveau, il ne s'agit pas d'un spectacle. Il sait conserver tout l'aspect bestial des rapports charnels. Ce choix graphique transcrit l'horreur des viols et le caractère transgressif de certaines relations. Lors de la traversée maritime, des criminels endurcis descendent dans l'entrepont où sont parqués les prisonniers et se mettent à violer systématiquement les femmes. Les dessins ne deviennent pas hypocrites, mais ils montrent l'horreur de ces agressions, sans complaisance, sans un soupçon d'érotisme, scène pourtant difficile à réussir. Quand Pavel, encore enfant, doit satisfaire les besoins sexuels d'une garde, à nouveau les dessins montrent la perversion, sans dépourvue de toute possibilité d'excitation. Boucq sait également allier l'horreur à la poésie macabre, avec ce cadavre de femme pris dans la glace.
Les 2 auteurs racontent leur récit de manière adulte, montrant la réalité de la violence sans la transformer en spectacle. Il s'agit de décrire un état de société dégénéré, revenu à la loi du plus fort. Chaque niveau fait partie d'un système duquel il participe. Bien sûr, dès la découverte du camp de travail, le lecteur comprend que les meurtres commis à New York en 1970 ont un lien direct avec le passé de Pavel. En fait, le mystère relatif au coupable passe rapidement au second plan, derrière l'histoire personnelle de Pavel. La description de la société des camps constitue à la fois un témoignage historique, et à la fois un constat de la rapidité avec laquelle une société peut revenir en arrière, à un état antérieur dans lequel les plus faibles sont la proie de l'avidité des plus forts, à commencer par les femmes et les enfants, premières victimes. le lecteur constate que dans ces séquences, les auteurs savent toujours inclure une attitude personnelle d'un des principaux personnages, par exemple quand Pavel perd son cahier de dessins alors que les prisonniers sont groupés dans un filet pour être déposés sur le pont du navire.
Lorsqu'il découvre la résolution de l'intrigue, et plus particulièrement la manière dont le tueur est série est appréhendé, le lecteur se retrouve décontenancé et il est en droit d'estimer que les auteurs se sont montrés un peu désinvolte dans leur résolution. À l'évidence, ce n'est pas ce que le lecteur attendait, et ce n'est pas ce que la scène du parc promettait. Il revient d'ailleurs au début du récit pour s'en assurer et remarque qu'il y avait d'autres scènes avant, à commencer par celle où Pavel se tatoue lui-même et celle où il dessine un portrait-robot. À plusieurs reprises, les auteurs évoquent sa capacité à dessiner, à représenter avec justesse des choses qui ne sont le plus souvent que perçues de manière inconsciente. le père de Pavel dit que quand il dessine, il tente de saisir l'esprit qui se trouve dans les formes qui nous entourent. C'est l'esprit qui crée les formes et, comme un miroir, les formes renvoient son image. Dans un premier temps, le lecteur peut se contenter de ne voir dans ses capacités à dessiner qu'une compétence qui permet à Pavel de se faire une place un peu particulière au sein du camp de travail. Mais les auteurs reviennent à plusieurs reprises sur ce don, faisant dire à Andreï (le maître tatoueur) que l'art libère l'esprit. le lecteur se souvient alors qu'au début du récit (page 11) Pavel se considère comme une bête féroce, mais dans le même temps il vit une vie apaisée dans les années 1970. le lecteur peut alors y voir un credo sur le pouvoir de transformation de l'art, ainsi qu'une mise en avant de ce qui a permis à Pavel de résister au camp, le moteur de sa résilience. de ce point de vue, le dénouement fait sens, ainsi que la dernière phrase : Mes rêves avaient trouvé une complice. La fin peut être envisagé sous un aspect métaphorique, et elle complète une figure d'épanadiplose, avec Pavel se tatouant lui-même au début pour se transformer. I est également possible de la considérer sous un angle systémique, quand Andreï indique que celui qui ne sait pas voir ne mérite que le monde qui lui a été dicté.
Un peu intimidé, le lecteur se plonge dans cette lecture l'attention en éveil pour être sûr de repérer les éléments faisant sens. Rapidement, il se laisse emporter par l'histoire, en appréciant la narration adulte qui évite les écueils voyeuristes, pris par le suspense. Décontenancé par la fin, il se rend compte que le récit reste avec lui après avoir refermé la bande dessinée, et qu'il en observe d'autres facettes moins immédiatement perceptibles à la lecture.
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critiques presse (5)
LeDevoir   02 janvier 2015
Un p’tit gars va faire l’expérience de la vie en passant par le tatouage, le tout entre violence, privation, crime d’honneur et sévices, avant de trouver une porte de sortie qui va le conduire dans le New York des années 70, où ce passé décomposé va un peu le rattraper. La poésie est ailleurs, contrairement à la mise en scène redoutable de la face la plus vile et abjecte de la condition humaine qui, elle, est bel et bien présente.
Lire la critique sur le site : LeDevoir
Auracan   10 décembre 2014
Jérôme Charyn a réalisé ici une histoire qui met en scène un artiste à deux époques de sa vie. Il permet ainsi à François Boucq d'animer un prodige doué dès son plus jeune âge dans un goulag sibérien. Ces moments sont cruels car il doit subir les épreuves d'un homme. Mais, c'est sa vie d'homme qui crée le suspense. Un suspense haletant.
Lire la critique sur le site : Auracan
Lexpress   17 novembre 2014
Un destin étonnant, comme Charyn sait en inventer, porté par le dessin toujours incroyablement expressif de Boucq. Bienvenue au bercail, les gars.
Lire la critique sur le site : Lexpress
BoDoi   12 novembre 2014
Seul petit bémol à la lecture de Little Tulip : un final peu convaincant et trop rapide, où l’incursion du surnaturel fait un peu tache. Toutefois, le livre est cohérent dans son ensemble, fascinant (presque) de bout en bout, et il confirme que Boucq et Charyn forment un des plus beaux tandems de la bande dessinée.
Lire la critique sur le site : BoDoi
Sceneario   24 octobre 2014
L'amateur sera époustouflé par le surprenant travail de Boucq sur ce titre. [L'auteur] nous montre un New York daté des années 70 reconstitué à la perfection. Il nous place dans l'ambiance particulière et violente du goulag, comme si nous y étions !
Lire la critique sur le site : Sceneario
Citations et extraits (36) Voir plus Ajouter une citation
manU17manU17   18 décembre 2014
- Quand je dessine, je tente de saisir l'esprit qui se trouve dans les formes qui nous entourent. C'est l'esprit qui crée les formes et, comme un miroir, les formes renvoient son image...
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MissSherlockMissSherlock   30 mars 2015
- Vous ne devriez pas vous amuser de ces hommes, c'est dangereux, ils peuvent nous causer beaucoup d'ennuis. J'entends tellement de choses effrayantes, nous devons faire attention.
- Mais maman, nous n'avons rien fait de mal. C'est juste un jeu.
- Le petit a raison, ce n'est que des dessins, il n'y a pas de quoi en faire une affaire d'état. Et nous sommes citoyens américains après tout.
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AelinelAelinel   09 février 2015
"Ma deuxième vie a commencé dans un territoire peuplé de gouvernantes sadiques et d'enfants devenus eux-mêmes sadiques qui s'attaquaient à leurs compagnons. Ils formaient de petits clans, se faisaient appeler les "Loups garous", imitaient le comportement des voleurs et des meurtriers détenus au Goulag en arborant des tatouages dessinés au pastel."
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cicou45cicou45   21 décembre 2014
"Nous sommes l'étoffe d'un rêve. La grâce du dessin nous donne le pouvoir de le modifier [...]."
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tchouk-tchouk-nougattchouk-tchouk-nougat   20 décembre 2014
Il ne voulait rien m'enseigner d'autre par les mots. Il disait : On apprend en regardant. Tout est là. Celui qui ne sait pas voir ne mérite que le monde qui lui a été dicté.
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Videos de Jerome Charyn (32) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Jerome Charyn

CHRONIQUE LITTÉRAIRE - Février 2015 - Anne Michel
Bronx Amer en treize nouvelles, un voyage au pays du Bronx, le lieu qui hante Jerome Charyn.
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Mon pote Daniel Pennac dirait qu'il a le cul bordé de nouilles, moi je préfère dire que j'ai le cul............?...................

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