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Pierre Alien (Autre)
ISBN : 2226010823
Éditeur : Albin Michel (21/01/1981)

Note moyenne : 3.81/5 (sur 55 notes)
Résumé :
L'une des plus, grandes histoires d'amour de l'Amérique est aussi l'une des moins connues et des plus controversées. Thomas Jefferson, le troisième président des Etats-Unis et l'auteur de la Déclaration d'Indépendance, eut pendant trente-huit ans une maîtresse, la belle et mystérieuse Sally Hemings, qu'il aima et avec laquelle il vécut jusqu'à sa propre mort à l'abri des murs de Monticello, la plantation qu'il possédait en Virginie. Mais ce qui choqua ses contempora... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (14) Voir plus Ajouter une critique
jeunejane
  25 janvier 2018
Dans cette plantation de Virginie appelée Monticello, parmi les enfants des maîtres et de leurs épouses viennent s'ajouter les enfants des maîtres avec leurs maîtresses esclaves.
Thomas Jefferson est veuf très tôt de sa première femme Martha. Sally, une jeune esclave quarteronne, demi-soeur de Martha devient à l'âge de 15 ans la concubine du maître comme elle l'appelle.
Une relation faite de soumission et d'amour de la part de Sally ; d'autorité, d'affection, de satisfaction et de sérénité pour Jefferson.
Il est à ce moment ambassadeur d'Amérique à Paris.
En 1789, alors que la France vit sa grande révolution, il rejoint l'Amérique où il sera un des auteurs de la déclaration d'indépendance. Il deviendra le troisième président en 1801.
Avant son voyage à Paris, il prône des idées de liberté pour les esclaves. A son retour dans son pays, il n'en sera plus question sauf dans son testament où il affranchit Sally, son esclave concubine pendant 38 ans et les 6 enfants qu'il a eus avec elle.
"La Virginienne" est un long roman fleuve constitué de moments intenses, de passages d'intérêt historique avec les histoires françaises et américaines qui se croisent à des moments-clés de leur existence. c'est pour moi le point le plus original du livre.
Barbara Chase-Riboud montre des vrais talents de romancière soucieuse d'ajouter des éléments historiques véridiques qui font bien ressortir le drame de ces esclaves privés de liberté et la guerre de sécession qui arrive tout doucement, d'abord par des insurrections mais ce n'est pas le point central du récit.
Paru en 1981 en France, il vient d'être réédité en collection Archipoche en 2017.
J'avais lu "Vénus Hottentote" de l'auteure et celui-ci reste mon préféré car j'avais appris énormément d'éléments sur la considération de l'être humain venu de loin au 19ème siècle.
Challenge pavés 2018.
Challenge plumes féminines.
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MarieLovesBooks
  27 février 2018
5/5
J'étais très curieuse de découvrir ce roman historique et ravie d'avoir été choisie pour le chroniquer grâce à la masse critique de Babelio.
« Dévoilant l'amour secret du président Jefferson, l'un des meilleurs romans historiques jamais écrits. » The New York Times
L'histoire débute en 1830 dans le comté d'Albermale en Virginie.
Nous rencontrons Sally qui a 56 ans et vit seule avec ses deux fils encore en vie.
Nathan est un agent recenseur qui s'arrête chez elle. Il doit signaler les esclaves affranchis car selon la loi ces derniers doivent quitter la Virginie un an après avoir été affranchi.
Il a entendu des rumeurs sur Sally qui aurait été l'esclave et la femme du président défunt Thomas Jefferson. Nathan va pousser sa curiosité et se rapproche de Sally afin qu'elle lui raconte son histoire. Nathan et Sally se rapprochent et c'est l'occasion pour cette dernière de se livrer. Malheureusement Nathan va commettre une erreur en déclarant les enfants de Sally comme « blancs ». Nathan pensait bien faire et leur assurer une certaine sécurité mais elle le prend comme une trahison. En effet le thème du statut des métisses est récurrent dans l'ouvrage et très intéressant.
Nous avons une double temporalité narrative, à la fois dans le présent et dans le passé avec l'évocation des souvenirs de Sally. J'ai adoré cette narration qui m'a fait m'immerger immédiatement dans l'histoire.
Une des préoccupations majeures de l'époque étaient la considération des métisses, des calculs savants ont été mis au point pour déterminer le taux de sang blanc et noir chez les métisses et le degré de métissage. Les métisses ne sont pas reconnus dans la société de l'époque, ils ne sont ni noirs ni blancs. Cette question du métissage et des mulâtres est très bien retranscrite dans ce roman et j'ai trouvé cet aspect passionnant. Il nous permet de mieux comprendre la position de Sally Hemings née d'une mère noire, esclave, et d'un père blanc, esclavagiste et du statut de ses propres enfants, nés d'un père blanc et d'une mère métisse.
L'arbre généalogique de la famille Jefferson et Hemings en début du roman nous aide à nous y retrouver dans cette multitude d'enfants et de branches et il en dit long sur les relations de maitre à esclave de cette famille.
Mon moment préféré est le voyage à Paris de Sally et Polly (fille de Jefferson) pour retrouver Thomas Jefferson qui est un envoyé de l'ambassadeur auprès de Louis XVI.
Nous les suivons en 1787 et 1788 à Paris. Sally a 15 ans, elle découvre la société française parisienne. C'est à cette époque que Thomas Jefferson s'éprend de Sally.
Il la trouve magnifique et Sally est totalement en admiration pour son maitre.
On évolue dans un climat pré-révolution, on sent que la révolte n'est pas loin.
J'ai adoré lire cette période de l'Histoire à travers le point de vue de personnages américains.
L'esclavage n'existe plus en France. On y rencontre James le frère de Sally qui travaille en France et qui souhaite obtenir le statut d'affranchi et libre pour lui-même et pour sa soeur. James est un cuisinier talentueux et il est épris de liberté. J'ai adoré suivre ce personnage qui représente la volonté de liberté et de ne plus appartenir à personne. Il a beau respecter Thomas Jefferson, il n'empêche qu'il rêve d'être libre un jour. Pour sa soeur Sally c'est beaucoup plus compliqué, elle aura l'occasion à plusieurs reprises de prendre sa liberté mais ne le fera jamais. Elle n'est pas animée par cette force et ce désir de se battre qu'a son frère. Elle restera toute sa vie très attachée et enracinée à Monticello, la demeure virginienne de Thomas Jefferson.
Finalement ce qui ressort de la relation amoureuse entre Sally et Thomas, c'est beaucoup de souffrances.
Thomas Jefferson est un homme complexe et contradictoire, il écrit des lois en faveur de l'abolition de l'esclavage, alors qu'il possède lui-même environ 200 esclaves et ne semble pas prêt à les affranchir.
Ce roman m'a fait passer par tout un tas d'émotions de la colère à l'incompréhension, et il a le mérite de faire beaucoup réfléchir.
Même si on ne comprend pas Sally, on ne comprend pas cet amour qu'elle a pour l'homme qui possède sa liberté, on ressent quand même beaucoup d'émotions à lecture de ce magnifique roman. C'est une femme que personnellement je n'ai pas comprise mais dont l'histoire m'a bouleversée. On ne choisit pas de qui on tombe amoureux. L'auteure n'en fait pas trop au niveau de la romance. On n'est pas dans du romantisme, on est pas dans de l'amour mielleux. On a des sentiments très profonds et complexes qui sont développés tout au long du roman.
Sally brisera-t-elle ses chaines ? Quels sont ses rêves ? Quels choix fera-t-elle pour l'avenir de ses enfants ?
L'auteure maitrise son sujet et a un fait un véritable travail d'historienne pour l'écriture de son premier roman. Je suis ravie de l'avoir découvert, j'ai pris beaucoup de plaisir à lire ce roman historique.
C'est une histoire unique, bouleversante, écrite avec talent.
Ce que j'ai le plus aimé :
► la plume de l'auteure très agréable
► la richesse des descriptions et des détails
► la complexité des thèmes abordés comme le métissage à cette époque
► la narration de Sally dans le présent et dans le passé
Ce que j'ai moins aimé :
► les deux personnages principaux m'ont parfois tellement énervé !
Si vous aimez les romans historiques celui-ci est très complet. J'ai adoré me plonger dans cette saga et découvrir cette famille à l'arbre généalogique très complexe il faut le dire ! L'auteure nous fait passer par tout un tas d'émotions, c'est un beau roman sur l'amour, l'esclavagisme, le métissage, la famille, la terre et la quête de liberté.
Je vous le conseille.
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KRISS45
  17 février 2018
En parcourant les propositions de Masse critique, j'ai retenu "la virginienne" qui me donne l'occasion de revenir à des souvenirs vieux de cinquante ans, lors de ma visite à la propriété de Thomas Jefferson, à Monticello.
A l'époque, je m'étais peu intéressée à l'histoire de ce domaine et à son propriétaire qui a régné sur d'immenses étendues de plantations et sur une cohorte d'esclaves.
C'est par le biais de "la virginienne", Sally Hemmings, sa jeune maîtresse-esclave que Barbara Chase-Riboud nous entraine dans le sillage de cet homme de pouvoir, célèbre auteur de la Déclarations d'Indépendance.
B.C.R. nous le présente à partir de 1787 alors qu'il est Ambassadeur à Paris, qu'il quitte au moment de la Révolution. L'Histoire nous a appris qu'il a ensuite assumé les fonctions de Secrétaire d'Etat puis est devenu le troisième Président américain.
Lorsqu'il quitte la France, en 1789, Sally, quinze ans est déjà à ses côtés, (et dans son lit), officiellement au service de Martha et Maria, les deux filles du Maître, veuf depuis 1782.
La famille de Jefferson est une mosaïque assez complexe, composée de maîtres et serviteurs, blancs et métis, à une époque où une douzaine d'enfants par couple n'était pas rare, auxquels s'ajoutaient les petits bâtards. L'arbre généalogique qui figure en tête du roman est indispensable pour s'y retrouver.
Outre la vie privée, Barbara Chase-Riboud dresse un vivant et "étonnant tableau de l'Amérique esclavagiste à la fin du XVIIIe siècle" et approfondit avec finesse la relation d'un couple hors normes, fonctionnant sur les notions contradictoires de dépendance, de soumission, d'admiration, d'attirance irrésistible, avec des sentiments forts et réciproques.
D'après les informations que j'ai pu glaner, l'Amérique puritaine a longtemps considéré cette liaison comme un sujet tabou. Par ailleurs, les spécialistes contemporains sont assez critiques vis à vis de Jefferson, aussi bien sur sa vie privée que sur l'évidente contradiction entre ses principes libéraux et leur non application pratique.
Pour rappel : alors qu'il décède en 1826, l'abolition de l'esclavage ne sera votée qu'en 1865.
Merci à Babelio et aux éditions Archi-poche pour cette révision d'une page d'Histoire.
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MarianneLevy
  16 juillet 2013
Pourquoi un roman nous accompagne bien des années après l'avoir refermé ? C'est une question. Mais surtout un mystère. du ressort de l'intime. La Virginienne nous plonge précisément dans l'intimité d'une femme et d'un homme. le président des États-Unis Thomas Jefferson et la femme qu'il aime Sally Hemings. Une relation passionnée et passionnante car, dans le Sud des États-Unis, il est son maître et elle son esclave. L'écriture délicate et rigoureuse de Barbara Chase-Riboud parvient à raconter un moment de l'histoire américaine et la singularité de cet amour qui dura trente-huit ans et résonne avec force aujourd'hui encore. Sans doute car il pose la question du couple. Un très beau texte.
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elleaimelire
  15 février 2018
C'est avec une grande émotion et le coeur serré que je referme ce livre. Ce roman, c'est plus qu'une histoire d'amour ou qu'un roman historique, c'est l'histoire d'une femme qui par le sang noir qui coule dans ses veines est condamnée à un second rôle dans la vie de son amant blanc et homme important de son époque. C'est l'histoire de Sally Hemings, esclave quarteronne, à la peau ivoire, maîtresse du président Thomas Jefferson pendant une trentaine d'années et mère de nombre de ses enfants.
Mais Sally, c'est aussi la demi-soeur de Martha, la première épouse de Thomas Jefferson. Elle est donc la tante de ses premiers enfants. Je ne vous cache pas que je me suis parfois perdue dans l'arbre généalogique de cette famille très nombreuse, où tout le monde est fille, fils, tante, oncle, père, mère d'un autre et où les prénoms sont souvent les mêmes. Heureusement, figure au début du livre un arbre généalogique vers lequel on peut facilement revenir en cas de confusion.
Sally, est l'épouse esclave de son maître ; elle est une femme à la fois soumise et insoumise à cet homme qui l'aime mais qui n'est pas encore prêt à aller à l'encontre des codes de son époque. S'il lui accorde de nombreux privilèges et son amour, il lui arrive aussi de la trahir.
Ce qui m'a le plus touchée dans cette saga, c'est véritablement la condition des esclaves dans cette société américaine des 18ème et 19ème siècles. Autant ils font partie de la famille, évoluent et se mélangent à la famille blanche, autant ils n'ont pas la liberté de vivre selon leur propre volonté ; ils ne sont finalement que les biens de leurs maîtres tels des objets qu'on acquiert et qu'on vend au gré des évènements de la vie.
J'ai vraiment beaucoup aimé cette fresque familiale et historique, qui de Paris à Monticello, m'a fait voyager dans le temps. Ma lecture a suscité des nombreuses recherches en parallèle (sur l'histoire des Etats-Unis, l'esclavage, Thomas Jefferson et Sally Hemings eux-même). J'ai aussi très souvent eu le coeur déchiré, la vie à cette époque n'étant pas toujours facile et parsemée de drames.
En bref, ce livre est dur et beau à la fois, l'histoire de Sally est drame, courage et résignation mais aussi amour et espoir. Un roman à lire si vous aimez les sagas familiales et l'histoire.
Lien : https://ellemlireblog.wordpr..
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Citations et extraits (17) Voir plus Ajouter une citation
jeunejanejeunejane   23 janvier 2018
Elle-même avait préparé sa propre fille, son enfant favorite, à la triple servitude d'esclave, de femme et de concubine, ...
Comment avait-elle su que son image d'une parfaite esclave coïncidait avec l'image qu'il avait d'une femme parfaite.
Et Sally Hemings aimait Thomas Jefferson. C'était cela la tragédie. L'amour, pas l'esclavage. Et Dieu sait ce qu'il y a d'esclavage dans l'amour...
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jeunejanejeunejane   25 janvier 2018
Pourquoi Jefferson avait-il cessé de s'opposer à l'esclavage après son retour de Paris ? Qu'est-ce qui l'avait enchaîné à une contradiction si profonde et si durable? Il ne croyait pas en Dieu, ses idées d'obligation et de rétribution se bornaient donc à ce monde.
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KRISS45KRISS45   17 février 2018
Il avait désormais une sorte d'indifférence, de calme, apporté par la satisfaction de tous ses désirs. Sous les manières suaves, sereines et glacées, sous la politesse presque exagérée, il restait cette brutalité particulière aux Virginiens habitués aux privilèges du despote n: n'être jamais contredit, mener les chevaux à coups d'éperons, contrôler les ambitieux, régner sur un royaume privé et se voir occuper une place dans l'Histoire. Il s'était tout pardonné et ne se souciait pus qu'elle pardonne ou non.
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ladesiderienneladesiderienne   12 juin 2013
Elle n'avait jamais cherché à dépasser sa triple servitude. Elle s'était attachée obstinément à la seule chose qu'elle eût jamais trouvée d'elle-même dans sa vie : l'amour, et l'amour pour elle avait été plus réel que l'esclavage. Elle avait survécu aux deux, c'était la vérité de son existence.
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sweetiesweetie   26 février 2014
Le pouvoir recherche toujours l'obéissance aveugle : tyrans et sensualistes sont dans le vrai quand ils s'efforcent de garder les femmes dans l'obscurité, car les premiers ne veulent que des esclaves et les seconds des jouets. Et certes, le sensualiste a été le plus dangereux des tyrans, car les femmes ont été abusées par leurs amants comme les princes par leurs ministres. (Mary Wollstonecraft)
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Video de Barbara Chase-Riboud (1) Voir plusAjouter une vidéo

L'histoire et le roman font bon ménage
Ce numéro d'Apostrophes est consacré au roman historique. Barbara CHASE RIBOUD présente son livre :"La Virginienne", relation des amours de Thomas JEFFERSON, un président sudiste des Etats Unis et d'une esclave Sally HEMINGS ; Maurice DENUZIERE pour son livre : "Bagatelle"; Marguerite GURGAND pour :"Les Demoiselles de Beaumoreau"; à l'époque napoléonienne, trois demoiselles venues de...
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