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ISBN : 2080122983
Éditeur : Flammarion (30/11/2000)

Note moyenne : 4.25/5 (sur 4 notes)
Résumé :
Livre I : "L'aube des temps", "Gaulois et Gallo-Romains", "Mérovingiens", "Carolingiens"

Livre II : "L'âge roman", "L'âge gothique", "Le gothique aristocratique"

Les quatre volumes de L'Art français d'André Chastel - des origines au début du XIXe sont aujourd'hui réédités sous la même forme que son célèbre Art italien, chaque volume augmenté de notices biographiques des artistes.
Fruit de plus de dix années de recherche, L'Art fr... >Voir plus
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Citations et extraits (7) Voir plus Ajouter une citation
lesptitchatslesptitchats   13 mai 2013
La difficulté tient à un fait simple : l'énorme activité artistique que nous tentons de cerner et, tant bien que mal, de décrire n'a qu'un but avoué, poursuivre, maintenir, défendre le message chrétien dans sa totalité et dans sa continuité. On se meut à l'intérieur d'une immense tradition (consuetudo), chaque génération cherchant à la réactualiser à sa manière. Les notions qui nous sont familières et à l'aide desquelles nous interprétons les faits artistiques de ces époques sont d'un tout autre ordre : initiative, originalité, imagination. Il n'est pas sûr que ce langage eût été compris d'un contemporain de Suger ou de Saint Louis. Non seulement le sculpteur ou le miniaturiste ne refuse pas le modèle, mais il tend à accumuler les références, à les empiler, à les emmêler, comme pour obtenir une meilleure garantie d'authenticité.
La question devient alors celle-ci : comment l'artiste roman et, au moins jusqu'au milieu du XIIIe siècle, l'artiste gothique peuvent-ils être si invenifs, si originaux, quand ils prétendent ne pas l'être? La signature est l'expression d'une victoire, d'une solution obtenue, non d'un mouvement d'orgueil personnel.
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lesptitchatslesptitchats   17 mai 2013
Il ne suffit donc pas de décrire une société orientée et stimulée par la foi chrétienne pour rendre compte - comme on se plaisait à le faire au siècle dernier, et comme on est toujours tenté de le faire - de l'extraordinaire capacité artistique qui s'est manifestée avec une telle force dans ce pays au XIIe et XIIIe siècles. On s'est souvent interrogé sur la profondeur de la christianisation dans les masses, où un certain "paganisme" naturel n'a jamais cessé de se manifester. On peut se demander si tant d'efforts des prédicateurs et des "saints" n'avaient pas pour but de briser la violence des passions, qui ne cédaient jamais tout à fait à la morale chrétienne. Loin de croire que l’Église avait gagné sur les esprits à force d'ingéniosité et de zèle, il vaut sans doute mieux imaginer une résistance sans cesse renouvelée des mœurs et des instincts ou, du moins, des inclinations, des curiosités, des intérêts, qui ne se laissent pas directement enfermer dans les normes chrétiennes. Il faut bien qu'il se soit produit quelque chose de ce genre pour que les théologiens, qui se sont succédé de façon si grandiose aux XIIe et XIIIe siècles, aient cru nécessaire d'intégrer l'un après l'autre un peu plus de nature et de raison profane à leurs synthèses. Et c'est justement ce que le développement même de l'art invite à considérer.
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lesptitchatslesptitchats   13 mai 2013
Le terme de Moyen Âge n'est pas heureux parce qu'on ne qualifie pas une longue période d'"âge intermédiaire" que par mépris, en regrettant, comme le faisaient hardiment les doctrinaires de l'âge classique, que tant de siècles dominés par les Barbares se soient interposés entre la civilisation du monde antique et celle des modernes qui se réclament à nouveau de lui. Perspective doublement erronée car - on n'a cessé de le rappeler dans les pages qui précèdent - les édifices, les sculptures, les formes, les pratiques qui avaient trouvé place dans la Gaule romanisée n'ont pas disparu comme par enchantement quand les premiers cavaliers burgondes ou francs ont franchi le Rhin et sont arrivés avec leurs chariots sur la Saône ou sur la Loire.
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lesptitchatslesptitchats   11 mai 2013
C'étaient avant tout des maîtres du bois, activités ancestrale remontant à la préhistoire et dont l'importance est attestée par les innombrables outils : ciseaux, doloire, herminette..., figurés sur les stèles et reliefs funéraires. L'artisan gaulois était attaché à ses instruments comme les chefs à leurs armes. Les tonneliers sont à l'honneur. Mais on y trouve aussi les foulons, les vanniers, les potiers. Une jolie scène de genre, à Reims, montre le savetier au travail. Cela nous invite à imaginer une population ingénieuse, adroite de ses mains, appréciée comme telle dans l'Occident. Il n'est d'ailleurs pas de technique qui n'ait été adoptée et développée : le verre, par exemple, où la virtuosité gauloise s'est exercée à inventer des bouteilles fantaisistes, des couleurs irisées, et un curieux petit tonnelet, probablement à usage funéraire.
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lesptitchatslesptitchats   17 mai 2013
On pourrait qualifier d' "empirisme raisonné" la démarche des constructeurs qui ont élaboré, avec des solutions si variées, la nouvelle machine architecturale à Sens, à Saint-Denis, à Laon..., au cours du XIIe siècle ; puis, en une concurrence mémorable, dans les grands chantiers de Chartres, Paris, Amiens, Reims. Toutes ces entreprises supposent, outre la foi en l'avenir et un optimisme souvent démesuré pour les financements, une assurance technique et professionnelle, une confiance dans la logique architecturale qu'il nous faut entièrement retracer par l'analyse, et qui constitue un épisode admirable de l'historie universelle.
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Léonard de Vinci : Traité de la peinture
C'est sur l'Ile de San Giorgio Maggiore qu'Olivier BARROT a choisi de présenter "Le traité de la peinture" de Léonard de Vinci, texte réédité par Calmann-Lévy dans une traduction et avec des commentaires d'André CHASTEL, le meilleur connaisseur français de la Renaissance italienne.Ce sujet est illustré par dessins et peintures de Léonard de Vinci, ainsi que par des vues de Venise prises...
Dans la catégorie : Art françaisVoir plus
>Histoire et géographie des beaux-arts et des arts décoratifs>Art français>Art français (39)
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