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ISBN : 2375790456
Éditeur : Critic (19/04/2018)

Note moyenne : 4.33/5 (sur 41 notes)
Résumé :
1870.
Après une épuisante campagne militaire, le royaume du Coronado a conquis l'essentiel de la péninsule de la Lune-d'Or. Seul l'empire du Léopard, perdu dans les montagnes, lui résiste encore.
Dans l’attente des renforts promis par sa hiérarchie, le colonel Cérès Orkatz – surnommée la Salamandre – peine à assurer l'ordre sur place, la faute à un vice-roi bien intentionné mais trop faible. Dans ce monde de jungles et de brume, les colons venus faire... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (34) Voir plus Ajouter une critique
boudicca
  01 juin 2018
Grosse actualité en ce début de printemps pour Emmanuel Chastellière puisque sortent quasiment au même moment ses deux nouveaux romans : « L'empire du léopard » chez Critic et « Poussière fantôme » chez Scrinéo. Si le second me tentait moins en raison de son orientation davantage tourne vers la jeunesse, j'étais en revanche très enthousiaste à l'idée de découvrir le premier. D'abord parce que j'avais été agréablement surprise par le précédent recueil de nouvelles de l'auteur (« Celestopol »). Ensuite parce qu'Emmanuel Chastellière se lance ici dans de la « flintlock fantasy », ou « fantasy à mousquet », un sous-genre que j'ai rarement au l'occasion d'explorer tant les romans appartenant à cette catégorie sont soit très difficiles à trouver, soit pas (ou seulement partiellement) traduis en français (à noter d'ailleurs que plusieurs de ces traductions sont justement à imputer à Emmanuel Chastellière qui s'était donc, d'une certaine manière, déjà frotté au genre). Pour faire bref, la flintlock fantasy se caractérise par un abandon du cadre médiéval fantastique traditionnel et par l'adoption d'un degré de technologie plus proche de nos XVIIIe ou XIXe siècles, avec notamment la présence d'armes à feu (je synthétise pour faire simple mais si vous voulez une définition plus précise, je vous renvoie à l'excellent article de la divinité égyptienne de référence pour tout ce qui concerne les genres et sous-genres des littératures de l'imaginaire). Pour sa première incursion en fantasy, Emmanuel Chastellière opte donc pour un sous-genre très peu exploité en France, et décide pour se faire de s'inspirer d'un contexte historique bien connu : la conquête des populations d'Amérique du sud par les conquistadors venus d'Europe.
Si le monde dépeint par l'auteur n'est certainement pas le notre, le contexte, lui, emprunte beaucoup à celui que nous connaissons. Nous avons en effet affaire à un royaume situé par delà l'océan (le Coronado) qui envoie des troupes pour coloniser un nouveau territoire peuplé par un certain nombre de peuples désunis et possédant un degré de technologie moindre (la péninsule de la Lune d'Or). Plusieurs différences majeures sont toutefois à noter par rapport à l'histoire telle qu'on la connaît : d'abord, l'action se déroule en 1870 et non pas au XVIe siècle, si bien que les envahisseurs possèdent un armement et une ingénierie encore plus élaborés. Ensuite, contrairement à notre Nouveau-Monde, la péninsule de la Lune d'Or ne tient pas vraiment ses promesses : dotées d'un climat difficile, ces terres se révèlent assez pauvres en ressources, ce qui a pour conséquences non seulement de limiter les perspectives d'enrichissement, mais aussi de décourager l'arrivée de nouveaux colons, et surtout d'inciter la couronne à se détourner de cet investissement trop peu rentable. Bref, si la conquête s'est révélée plutôt aisée, l'endroit n'a pour autant rien de l'Eldorado promis et les conquérants finissent par se retrouver dans une véritable impasse. le vice-roi en charge de situation sur place doit de plus faire face au mécontentement des propriétaires terriens, à la grogne qui monte dans les rangs des soldats, et surtout à l'hostilité des indigènes, réduis en esclavage pour le compte des nouveaux arrivants. le seul espoir de la colonie réside dans l'Empire du Léopard, un royaume situé bien à l'abri dans les montagnes et qui, jusqu'à présent, ne s'était manifesté ni pour soutenir ses vassaux attaqués par les envahisseurs, ni pour tenter de négocier ou commercer avec ces derniers.
Emmanuel Chastellière prend bien le temps de poser le cadre de son roman, et ce afin de bien faire comprendre à son lectorat l'ensemble des enjeux, et le résultat est des plus réussis. On s'immerge très vite dans ce décor qui emprunte évidemment beaucoup aux paysages sud-américains mais qui s'inspire aussi de nombreuses autres influences (Népal, Babylone, et même une petite touche d'Égypte ancienne). Si l'immersion est presque immédiate, il faudra en revanche attendre un peu avant de voir l'intrigue se mettre véritablement en place puisque ce n'est qu'une fois le premier tiers du roman atteins que l'action démarre pour de bon. Et c'est là que se situe à mon sens la première faiblesse de l'ouvrage qui souffre à plusieurs reprises de problèmes de rythme, alternant longs passages dans lesquels il ne se passe pas grand chose et grosse débauche d'actions, comme c'est le cas dans le dernier tiers du roman qui, pour le coup, ne nous laisse que trop peu de moments de répits. Si le roman peine à trouver le bon équilibre entre les deux, c'est avant tout en raison de ses personnages qui, paradoxalement, sont à la fois le plus gros points forts et la plus grande faiblesse du roman. Emmanuel Chastellière donne vie à des personnages bien campés, qu'il s'agisse des protagonistes ou des figures plus secondaires, et qui suscitent sans mal l'empathie du lecteur. Cérès, l'un des colonels en charge des troupes du Coronado, est une jeune femme tourmentée dont on suit avec intérêt les atermoiements et les difficultés de commandement, qu'ils soient liés à son statut de femme ou tout simplement au contexte difficile. Philomé, le vice-roi, est tout aussi attachant et possède une personnalité plus chaleureuse qui nous incite immédiatement à le prendre en affection. On s'attache tout aussi vite à Camelia, jeune indigène enrôlée dans les troupes du Coronado et hantée par son lourd passé, de même qu'à l'ensemble des personnages qui constituent l'entourage de Cérès : soldats du régiment, apprenti alchimiste, intendante, mercenaires...
Là où le bât blesse, c'est que, à force de trop vouloir étoffer la psychologie de ses personnages, l'auteur finit par en oublier son intrigue qui devient presque secondaire (ce qui explique les problèmes de rythme). S'il est évidemment intéressant d'avoir des personnages complexes et à la psychologie bien travaillée, le roman multiplie bien trop souvent le même type de scènes au cours desquelles les protagoniste interagissent les uns avec les autres, mais toujours pour nous faire comprendre la même chose. On comprend très vite que Camelia est tiraillée entre ses origines et sa nouvelle vie ; on sait que Cérès culpabilise de ne pas avoir de sentiments pour Philomé mais pour une autre personne ; on sait aussi qu'elle ne cautionne plus les actions de son pays sur les terres de la Lune d'Or..., et pourtant le récit continue de multiplier les conversations dans lesquelles les personnages tournent en rond en ressassant encore et encore les mêmes arguments et, inévitablement, les mêmes conclusions. Ce bémol mis à part, l'ouvrage reste cela dit très agréable à lire, l'intrigue se complexifiant au fur et à mesure du récit qui parvient à plusieurs reprises à surprendre grâce à des rebondissements bien amenés. Je serai plus nuancée en ce qui concerne l'aspect surnaturel du roman qui, s'il permet évidemment d'apporter une petite touche de grand spectacle, aurait très bien pu ne pas être intégré au texte sans que celui-ci en pâtisse (je trouvais pour ma part les manigances de l'Empire du léopard et des différentes forces en présence suffisamment passionnantes en elles-mêmes pour ne pas avoir à en rajouter).
Emmanuel Chastellière signe avec « L'empire du léopard » un bon roman de fantasy qui se distingue par son appartenance à un sous-genre peu exploité en France, ainsi que par la qualité et l'originalité de son cadre qui vient piocher dans différentes influences. Si le récit a parfois du mal à trouver le bon rythme, l'ensemble n'en demeure pas moins de bonne facture et permet d'aborder un certain nombre de thématiques traitées avec habilité, qu'il s'agisse de l'homosexualité ou encore des conséquences de la colonisation et des douleurs qu'elle ne manque pas d'engendrer chez la civilisation écrasée. A découvrir !
Lien : https://lebibliocosme.fr/201..
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basileusa
  08 mars 2019
Ce roman de fantasy change un peu d'univers car on est ici sur un continent qui est clairement l'Amérique du sud, colonisé par un peuple venu d'au-delà l'océan, le Coronado. Avec leur puissance de feu, les colonisateurs s'approprient les territoires . Seul un empire lui résiste encore, celui du Léopard . Alors que les colons se retrouvent abandonnés par leur roi, l'empire du Léopard leur propose une alliance...Voilà une trame assez alléchante et n'ayant pas lu le résumé, j'ai attendu un moment qu'il se passe quelque chose ! C'est plutôt immersif , les personnages sont bien travaillés mais ça avance assez lentement , ce qui est dommage. Mais c'est peut-être aussi pour faire monter la pression avant le grand final ,qui va de trahisons en retournement de situations assez bienvenus .
J'ai passé un bon moment et je lirai avec plaisir d'autres romans de l'auteur !
Challenge Mauvais genre 2019
Multi-défis 2019
Challenge pavés 2019
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FantasyPolitiques
  30 octobre 2018
L'auteur
Emmanuel Chastellière est le cofondateur et rédacteur du site http:/www.elbakinnet/ une référence sur le web français. Traducteur de métier, il se lance dans une carrière d'écrivain en 2016 avec la sortie du roman le Village . Il s'attaque ensuite au steampunk, il revisite la révolution Russe avec Celestopol cité lunaire se dressant contre l'autorité du tsar. Cette année 2 nouveaux romans, en Mars paraît Poussière fantôme, de l'urban fantasy, une histoire se déroulant dans le contexte du Montréal du début du siècle, truffés de zombie...
Avec l'Empire du léopard l'auteur s'attaque à une époque très peu exploitée par la Fantasy en général, la colonisation! L'Empire léopard mélange subtilement genre et époque. Bien que se déroulant dans une période historique et technologique plus proche du Farwest le scénario fait plus penser à la conquête du nouveau Monde par les Espagnols.

Thèmes abordés
La colonisation tout d'abord. La façon dont il y décrit le processus colonial est à la fois très bien détaillé, on y à la fois de nombreuses références historiques aux peuples indigènes du nouveau mondent Inca Aztèque et les Indiens des plaines. Et des éléments faisant référence à la conquête de l'ouest, la construction du chemin de fer, les villes frontières, la fièvre de l'or, les renégats, l'absence totale d'autorité dans certaines régions qui n'ont pas encore étaient dominées par le contrôle étatique. Des groupes religieux qui sillonnent de vastes étendues faisant à la fois penser aux mormons ou aux moines franciscains. Aussi contestation de l'autorité royale.
Le racisme occupe une place importante dans le livre. L'auteur se réfère au système colonial Espagnol en partie. Avec les travaux forcés subis notamment par les indigènes dans les mines, et au sort des Indiens d'Amérique au moment de la conquête de l'ouest. de par la présence dans les armées des colonisateurs d'éclaireurs indigènes, considérés comme des traîtres par bon nombre de leurs semblables, moqués par les soldats de leur régiment et suscitant de même une aversion généralisée de la part des colons.
Philanthropie oui!  tous les colons ne sont pas des Philip Sheridan dans le livre. L'auteur fait référence aux défenseurs des conditions de vie des indigènes dans le livre. Certains personnages prenant la défense des indigènes, à la manière du prêtre dominicain Bartolome de las casas. Il aborde de même les relations amoureuses et le métissage qui se créèrent naturellement à l'époque.








Les grands bouleversements liés à la modernité trouvent une place de premier ordre, le progrès technologique en premier lieu, l'apparition des chemins de fer, la létalité grandissante des armes à feu, mais aussi la baisse de l'influence de la religion et des vieilles croyances décrédibilisées progressivement par la science.


Le rejet de la modernité provoqué par ces changements. Renvoyant encore une fois à l'histoire du Farwest, il met en scène le cas de certains colons fuyant la "civilisation" pour partir vivre de façon nomade à la manière des indigènes. Certains s'indianisant complètement, un phénomène qui a concerné des milliers d'Européens au moment de la conquête du nouveau monde.


La protection de l'environnement, j'ai même cru lire une allusion au véganisme! Qui était plutôt bien amenée.


Les questions de genre point de vue très subjectif mais je pense qu'elles sont abordées un peu grossièrement dans le livre, et d'après moi un Roman de fantaisie peu très bien s'en passer.
L'univers
Le contexte historique est un élément central du roman, une date est même donnée 1870. La modernité commence à toucher ce nouveau Monde ingrat et aride, l'armement se modernise, les chemins de fer se développent, la religion et les croyances anciennes sont remises en question par les découvertes scientifiques. le choix de l'époque est vraiment un plus pour moi, la révolution industrielle et la colonisation sont assez peu souvent abordées en Fantasy. Même si cela change surtout chez les anglos-saxons avec le renouveau du steampunk Fantasy, et l'apparition du Gunpower Fantasy. Avec des auteurs comme Django Wexler et sa série de Thousands name et The Goblin Emperor de Katherine Addison.

 
 
d'ailleurs L'Empire léopard se situe un peu entre ces deux genres, le progrès technologique est déjà perceptible mais il reste encore très récent.
Du côté Français on a en Steam punk Bans et Barricade de Clément Bouhélier publié chez Critic, par contre pour citer un bon Gunpower Fantasy francophone avec en plus un décor colonial je dois avouer que je ne pourrais en citer un seul.
Le choix d'Emmanuel Chastellière est donc novateur, cela a le mérite d'être salué, cependant je m'attendais à plus d'originalité quant à la technologie présente dans le livre. Les trains, les armes et armures, et autres technologies n'ont aucune originalité particulière, on a un peu l'impression parfois de lire un roman historique et c'est bien dommage.
Le rôle de la magie et de l'alchimie dans l'univers.
Liées au destin de la religion dans la plupart des sociétés modernes, elles sont les allégories d'une époque révolue. La magie des indigènes, ne se résumerait plus qu'à de vagues histoires de fées sans fondement, qui fait rire à Gorge déployée les miliciens.
Les indigènes eux-mêmes perdent foi en leurs croyances, constatant que celles-ci n'ont pas pu stopper les nouveaux arrivants.L'alchimie l'équivalente de la magie pour les colons, n'est guère mieux considérée. Une pratique d'une autre époque rendue obsolète par les progrès technologiques (les mauvaises langues iront jusqu'à dire qu'elle n'a jamais eu aucune utilité), elle n'a plus qu'un pouvoir symbolique dans ce monde qui ne lui accorde que peu de crédit.
Dans les deux camps certains essayent toutefois de sauver ces deux arts, mais ils sont peu écouté ou bien considéré comme des fous. Cependant cette tendance pourrait bien s'inverser...
Le monde
L'auteur ne se contente pas de faire un vulgaire copié collé de l'époque coloniale de la fin du XIXe. Nous retrouvons comme évoqué dans l'introduction, les éléments classiques du processus colonial, qui sont très bien retranscrits dans le roman, Emmanuel Chastelière modifie avec brio le contexte colonial de notre monde. Il nous offre un mélange entre la colonisation Espagnole du nouveau Monde en truffant le récit d'allusions aux cultures Inca, Aztèques, la légende de l'Eldorado et de royaumes perdus. Avec de nombreux éléments faisant penser à la conquête de l'ouest, les villes frontières, la ruée vers l'or, les renégats, les milices, la résistance indigène et une description de la frontière.

 
 
Tout en proposant dans son scénario une relecture remarquable et passionnante de cette période. Intéressons-nous plus en profondeur à cela avec la présentation des différents camps en présence dans le livre:
Le Coronado: Situé sur un autre continent que celui du scénario, administré par le Roi Phillipe, c'est une puissance coloniale. Riche et prospère, à l'inverse de sa colonie.
Le Nouveau Coronado qui peine à s'établir dans la péninsule de la lune d'or. Aucun métal précieux à l'horizon, pas non plus de terres fertiles où faire prospérer une agriculture utile à la colonie ou à la métropole. Les terres sur lesquelles sont établies les colons sont pauvres. Elles ne laissent pousser que quelques pauvres champs de maïs et de blés, les mauvaises herbes et Cactus y sont plus nombreux. Les ressources minières sont elles aussi complètement absentes, vous vous attendiez à croiser des mines dignes des gisements mexicains ou andains au fil des pages? Préparez-vous plutôt à une description pathétique de villes frontières abandonnées, les colons ayant perdu toute espoir de retour sur investissement.


Il n'y aura probablement pas de ruée vers l'or n'y d'Eldorado. Des rumeurs oui il y en a, mais bon métropole, et colons semblent avoir fait le deuil de ces légendes. Légendes qui selon les rumeurs seraient diffusées par les puissances coloniales rivales du Coronado, pour empiéter le Royaume dans une vaine aventure coloniale. Encore plus hasardeuse que l'expédition française du Mexique.

Le Nouveau Coronado et donc un gouffre financier pour sa métropole, qui commence à s'agacer, les ravitaillements se font de plus en plus rares, les impôts et divers taxes sont la seule chose qui semble fleurir au Nouveau Coronado avec les révoltes des indigènes et les raids de pillards à ses frontières. Les difficultés du Nouveau Coronado entraînent sans surprise une vague de mécontentement contre la métropole. Comment réagira la métropole face à cette colonie insatisfaite qui s'apparente plus à un boulet qu'à une manne.
La capitale Carthagène est une modeste cité sans charme établi à proximité de la côte. le reste de la population du Nouveau Coronado occupe les rares terres où il est possible de faire pousser 2 haricots et 3 tomates. Ou bien travaillent sur les chantiers de chemin de fer pour relier les bourgades qui se vident progressivement du fait du manque de ressources.
Les indépendants
Bandits, rebelles, vagabonds mais aussi mercenaires trouvent leur place tant bien que mal au Nouveau Coronado. Ils pillent ou errent parmi les établissements de la colonie. le mercenariat est l'une des seules professions qui semble avoir de l'avenir dans ces contrées, où les milices et armées officielles sont de plus en plus rares. le désir d'indépendance grandissant du Nouveau Coronado, agité notamment par les quelques riches propriétaires terriens pourraient bien donner des idées de grandeur à un Simón Bolívar local.
Les indigènes
Victimes de racisme, cantonnés en bas de l'échelle sociale, contraints aux travaux forcés sur les chantiers sans fin de la colonie, même en cette période s'approchant du XXe siècle où l'esclavage a été théoriquement aboli. À les enfants abandonnés condamnés à mendier par dizaines dans les rues des rares villes du Nouveau Coronado, quémandant les rares ressources des colons. Leur situation est misérable depuis des millénaires sur ces terres déjà pauvres, l'arrivée des colons est un nouveau coup du sort pour ces piteuses peuplades. Dont le seul moyen de subsistance à peu près décent est de s'engager comme éclaireurs avec les armées et milices coloniales, récolter quelques pièces et les brimades elles beaucoup plus fréquentes de leurs "compagnons" venus de l'autre côté de l'océan.

 
 
Toutefois un mystérieux royaume attire l'attention sur la péninsule. L'Empire du léopard, les derniers indigènes indépendants de la péninsule de la lune d'or. Perdue parmi les montagnes et la jungle, la brochette habituelle de légendes fleurie autour de ce Royaume. La mythique cité de Tichgu abriterait d'immenses richesses. le dernier espoir du Nouveau Coronado pour résorber les dettes accumulées par la mère-patrie pour maintenir tant bien que mal la colonie? Peu de personnes semblent y croire, cependant cela devient l'unique raison du faible soutient du Coronado à son protégé.

Le style
C'est mon premier roman d'Emmanuel Chastellière et son style m'a plu. Très descriptif, il prend son temps pour: développer ses personnages, et créer un monde changeant et cohérent que l'on découvre doucement mais sûrement à travers ces 600 pages. Les protagonistes sont bien élaborés ici, n'y tout blanc n'y tout noir ils s'accordent bien au scénario et à l'univers. Chacun à sa part d'ombre ce qui rend le récit haletant. Ils sont également divers, on ne se cantonne pas aux classiques bons, mauvais, renégats. L'auteur puise dans l'histoire de la colonisation des Amériques pour élaborer des personnalités nouvelles pour son univers. La philanthropie par exemple..
On retrouve ce côté descriptif avec les décors variés du roman, villes, paysages, donnent de la cohésion au scénario.
Les batailles sont de même très cool là encore on ressent les inspirations historiques de l'auteur outre les fusils, mousquets macuahuitl on a des lanceurs de feu griégois. Il aime mélanger les époques, et ça marche !

 
 
Le seul bémol à la plume de Chastellière selon moi, est qu'il s'attarde parfois sur des éléments secondaires voire de troisième plan. Ce qui rallonge de mon point de vue inutilement le déroulement des événements. Par exemple certaines relations charnelles développées ici ont peu d'intérêt, et empiètent sur d'autres personnages qui auraient mérités d'être creusés un peu plus.
Le scénario
Le point fort du livre d'après moi. Divisés de façon assez classique en quatre parties, les événements commencent doucement, la première partie plante les décors et sert d'introduction de façon peut-être un poil trop long. Je dois même avouer avoir craint de trouver le livre un peu trop long à mon goût. Néanmoins la trame s'accélère tout d'un coup dans les ultimes pages de cette partie, et lance réellement le roman.
La seconde partie à un côté expédition militaire, faisant penser à un mélange entre l'arrivée des conquistadors espagnols au Mexique, et à une campagne militaire de la Guerre de Sécession. On retrouve à la fois des mercenaires attirés par la soif de richesses, et des soldats du régime qui sont engagés bien souvent malgré eux dans une expédition vaine. L'auteur prend bien le temps de décrire la vie quotidienne des soldats, et de développer les personnalités des différents protagonistes. C'est franchement réussi, Emmanuel Chastellière à un talent pour retranscrire l'ambiance, et les paysages de ses scénarios. Je me suis vraiment senti immergé dans l'histoire au cours de ses pages.

La troisième partie du roman fait très choc des civilisations, l'auteur revisite la rencontre entre les conquistadors et les locaux en prenant comme référence l'entrée de Hernan Cortés et ses troupes dans Tenochtitlan.

Cette partie est pour moi la meilleure du livre. Il ne se contente pas de retranscrire une opposition caricaturée entre envahisseur et locaux, ou bien de rester trop scotché au parallèle fiction/histoire. Il y aborde les thèmes de l'écologie, l'opposition entre le conservatisme et la volonté de réforme à travers notamment la place des femmes dans le monde politique. Dit comme ça on pourrait craindre que cela soit too much, mais c'est de mon point de vue maîtrisé. On ressent la fascination qu'éprouvèrent les Espagnols en voyant la capital Aztèque, grâce une nouvel fois aux parties descriptives réussies du roman. Pour les amateurs de bataille épique ne vous inquiétez pas les troisième et quatrième partie n'en sont pas avares !


La dernière partie va quant à elle s'attaque au sujet de la revanche de la nature sur l'homme. Cela m'a vaguement fait penser à Godzilla. Les hommes jouant les apprentis sorciers avec des forces qui les dépassent, et se retrouve châtiés durement pour leur arrogance.



L'auteur développe aussi dans cette partie l'affrontement entre modernité et religion, en nous montrant des affrontements comportant à la fois magie et gatling. Il faut avouer que c'est plutôt sympa, ça m'a rappelé cette scène de princesse Mononoke.


Le dénouement est bien amené, sans rien dévoiler du scénario on ne tombe pas dans le manichéisme primaire. Les gentils gagnent la lumière revient, et on n'a pas non plus une fin à la Star Wars Épisode III ambiance les ténèbres reviennent pour 1000 ans.
Conclusion
L'Empire du Léopard participe au renouveau de la Fantasy française, qui s'attaque comme évoqués précédemment à de nouveaux sous genres. Même si on reste en retard par rapport à certains de nos voisins Emmanuel Chastellière fait parti de cette nouvelle génération d'auteur francophone qui arrive sur ce genre très prometteur qu'est le gunmusket Fantasy.
Le livre est bon, même si il aurait pu être un poil plus court, le storybuilding et l'univers sont des réussites indéniables. Pour tout passionné d'Histoire et de Fantasy ce roman fera une lecture bien fun.
Quant à ce qui m'a le moins plu, à part ce que j'ai évoqué précédemment, l'absence d'elfes, d'orcs, de nains se fait un peu sentir plus le roman avance. Cela aurait cassé un peu la comparaison histoire/fiction sans enlever de cohérence de mon point de vue, et ajouté de l'originalité au scénario et à l'univers. Ce qui manque au livre finalement c'est peut-être plus de prises de risques dans l'élaboration de l'univers.
Le gros point fort du livre pour moi, c'est finalement la relation entre magie, politique et progrès technologique. Chaque thème à son moment fort pendant le scénario, et est bien introduit et dosé.
Espérons que ce roman soit une tête de pont pour le Gunmusket français. Un petit bouquin se déroulant dans un univers fantastique inspiré de la guerre de sept ans, ou bien de l'épopée Napoléonienne serait une bonne idée pour 2019!
Lien : https://wp.me/pajTFP-3z
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celindanae
  12 avril 2018
Emmanuel Chastellière a une actualité très chargée en ce printemps 2018 avec la sortie de deux romans en tant qu'auteur ( Poussière fantôme doit paraitre fin avril chez Scrineo et l'Empire du léopard sort le 19 avril aux éditions Critic) et un en tant que traducteur (Les Jardins de la Lune de Steven Erikson, parution mai 2018 aux éditions Leha). L'Empire du léopard est son quatrième roman, mais aussi sa première incursion en fantasy après le Village qui était du registre fantastique, Célestopol aux accents steampunk et Poussière fantôme de l'urban fantasy. La fantasy est pourtant son genre de prédilection en tant que cofondateur du site Elbakin.net, dédié à la fantasy sous toutes ses formes. J'attendais ainsi avec impatience de voir ce que donnait la prose d'Emmanuel Chastellière dans un genre qu'il connait très bien.
L'univers développé dans l'Empire du léopard tient son origine dans une nouvelle intitulée Brasier parue dans l'anthologie « Routes de légendes » dirigée par Estelle Faye et Jérôme Akkouche. L'action du roman se situe dans la péninsule de la Lune-d'Or située au delà de la grande mer par rapport au royaume du Coronado qui est venu conquérir la péninsule de la Lune-d'Or. La campagne militaire dure depuis 6 ans, et le royaume du Coronado a mis l'essentiel de la péninsule sous son joug. Seul, l'empire du léopard résiste encore au royaume de Coronado. Ils n'ont pas de potion magique, mais on murmure d'étranges légendes à leur sujet concernant des créatures mythiques et une fontaine de Jouvence. La situation géographique de l'empire est surtout la clé de leur résistance, en effet ils sont au nord de la Lune d'Or, à l'abri derrière une imposante chaîne de montagne. le royaume du Coronado dispose d'une technologie militaire supérieure aux royaumes de la Lune-d'Or, notamment des armes à poudre. L'action du roman se déroule en 1870 soit plus vraiment dans une période médiévale. Tout cela fait entrer l'univers du roman dans la Flintlock Fantasy (merci Apophis pour cette définition).
Je suis loin d'être une spécialiste de la question des genres littéraires et je ne sais pas si le roman correspondra vraiment aux attentes du genre mais j'ai beaucoup aimé découvrir l'univers imaginé par Emmanuel Chastellière. Il y a des influences de l'Amérique du Sud pour les noms, la situation géographique et l'histoire. On trouve un soupçon de magie, de la poudre, des cités fabuleuses, des beaux paysages, des légendes. Tout cela se mêle très bien pour nous offrir un univers explosif dont l'auteur distille peu à peu les informations. le monde qui se déploie sous nos yeux est très riche et propre à l'évasion : qui n'a jamais rêvé de partir à la conquête de nouveaux mondes peuplés de légendes, d'aventures et de nouvelle richesse?
Cependant, malgré leur puissance, les forces militaires du Coronado ont été affaiblies par 6 années de conquête et espèrent voir arriver des troupes envoyées par le Roi. La colonie établie sur la péninsule est ainsi en mauvais état, son avenir suspendu à des décisions qui lui échappe. Parmi les dirigeants de la colonie, on trouve le vice-roi Philomé et le colonel Cérès Orkatz qui dirige le 22ème régiment. Ils sont tous les deux bien conscients de la précarité de leur situation. La vie au sein d'un régiment militaire est très bien décrite, on a presque un petit côté marines qui apparait. Emmanuel Chastellière prend le temps d'installer la vie au sein de cette colonie, la vie d'un régiment militaire et de créer une atmosphère qui va peu à peu évoluer avec le récit pour devenir très oppressante.
Un des points que j'ai le plus apprécié est le fait que les personnages secondaires soient très bien décrits et aient beaucoup d'importance dans les évènements. Les personnages sont nombreux mais tous sont très bien construits, avec des nuances, des défauts, des caractéristiques bien particulières, et extrêmement vivants. J'ai beaucoup aimé notamment Dumelin, Kamil et surtout le prince Amaru qui est un personnage torturé, brisé mais dont on arrive à comprendre les actes. Comme héroïne, Cérès est une femme forte, en proie à la difficulté de diriger une compagnie militaire, face à des doutes dans sa vie privée. Elle peut apparaître froide au départ, mais elle devient très vite attachante. Il y a vraiment un très gros travail sur les personnages et je trouve cela vraiment appréciable.
La dernière partie est racontée sur un rythme très haletant et on a du mal à lâcher le livre. le roman fait plus de 600 pages et pourtant on ne voit pas le temps passer tellement on est facilement pris dans le récit. Les scènes d'action sont vivantes et parfaitement maitrisées. Les événements s'enchainent avec frénésie dans la dernière partie du roman et l'auteur n'épargne pas son lecteur en nous en mettant plein la vue et en malmenant nos petits coeurs. On termine le livre en se disant qu'on reviendrait volontiers dans cet univers.
L'Empire du léopard est une grande réussite avec un univers original et détaillé, un soupçon de légendes et de magie, de la poudre, de la fureur, des personnages nombreux et tout en nuances, avec un récit très bien maitrisé. Pour un coup d'essai en fantasy c'est un coup de maitre!

Lien : https://aupaysdescavetrolls...
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Aelinel
  29 décembre 2018
Le 30 juin dernier, j'avais rencontré Emmanuel Chastellière lors de sa dédicace organisée par la Librairie Omerveilles à Grenoble. Après avoir eu un coup de coeur pour le recueil de nouvelles Célestopol mais beaucoup moins aimé le roman YA de Poussière Fantôme, je finis l'année avec un troisième opus de l'auteur : L'empire du léopard. Et le moins que l'on puisse dire, c'est que l'année se termine en beauté car ce roman s'est révélé être un second coup de coeur!
En 1870, le Royaume de Coronado a colonisé une grande partie de la Lune d'Or, un territoire qui se trouve au-delà de la Grande Mer et qui promettait de grandes sources de richesse aux nouveaux venus. Malheureusement, déception et désillusion commencent rapidement à se faire sentir : en effet, les terres du littoral autour de la ville neuve Carthagène ne sont pas vraiment exploitables ; quant aux petits territoires récemment soumis, un mouvement de rébellion, le Condor crée un sentiment d'insécurité et d'instabilité parmi les colons. Et comme si cela ne suffisait pas, le pouvoir central au Royaume du Coronado se désintéresse peu à peu du sort de la nouvelle colonie.
Un seul royaume au-delà des montagnes, l'Empire du léopard, reste encore hors de portée et cristallise les rêves de gloire et de grandeur. Lorsque le vice-roi de la Lune d'Or, Philomé, reçoit une proposition de mariage de la part de l'Empire du léopard, il y voit là l'occasion non seulement de pacifier les relations entre colons et peuples de la Lune d'Or mais aussi d'asseoir l'autorité du Coronado. Avec le 22ème régiment dirigé par le colonel Orkatz surnommée la Salamandre et un groupe de mercenaires mené par le cousin du Roi du Coronado, Cortellan, il décide de traverser la jungle en train pour se rendre vers le mystérieux Empire du léopard.
Le moins que l'on puisse dire avec ce one–shot de plus de 600 pages, c'est que je suis sortie de mes sentiers battus et sa plus grande force réside dans un univers très développé, bien construit et original. En effet, selon les arguments de notre Dieu égyptien, le roman appartient au genre de la Gunpowder Fantasy, ce qui est une grande première pour moi. Imaginez donc un univers inspiré de la colonisation espagnole de l'Amérique du Sud au XVIème siècle avec lequel cohabiterait le développement technologique et sociétal du XIXème siècle de l'Amérique du Nord. Et ce qui est très drôle et surprenant, c'est la façon dont l'auteur a joué sur mes certitudes et mon imaginaire : au début du roman, je me figurais donc un contexte proche du XVIème siècle avec des Conquistadors, leurs armes, leur caravelle et leur caraque, etc… et ces certitudes ont été rapidement chamboulées par l'apparition d'éléments du XIXème siècle comme la présence de lignes de chemin de fer, d'appareils photographiques ou de bâteaux à vapeur comme on pourrait se l'imaginer en Amérique du Nord.
J'ai également pu lire à de nombreuses reprises dans la blogosphère que les deux premières parties étaient un peu trop émaillées de longueurs au goûts de certains lecteurs. Pour ma part, cela n'a pas du tout été le cas : peut-être, est-ce le fait que je m'y attendais, mais surtout, j'ai apprécié que l'auteur pose son récit en l'agrémentant de tous ces petits détails. Cela participe au développement de l'univers et la scène de la coiffure souvent citée en exemple m'a permis de m'immerger dans le récit de manière vivante.
Quant à l'Empire du léopard, Emmanuel Chastellière sait créer l'attente : comme les soldats du 22ème régiment, il me tardait de découvrir la mystérieuse capitale de Tichgu et d'arpenter ses rues, à la découverte de ses richesses architecturale et artistique. Là encore, l'auteur a fait preuve d'inventivité en ce qui concerne cette civilisation en mélangeant des éléments connus de notre monde. Ainsi, l'Empire du léopard a emprunté à la civilisation mésopotamienne grâce à la présence de ziggourat (bâtiment religieux constitué de plusieurs terrasses surplombées par un temple), la civilisation égyptienne (l'imposition du culte du soleil par l'empereur qui fait référence au Pharaon Akhénaton ou les relations incestueuses entre frères et soeurs pour maintenir la « pureté » du sang) et la civilisation tibétaine avec une ville entourée de montagnes.
J'ai également beaucoup apprécié les personnages : si j'ai pu lire par ailleurs que les autres blogueurs ont eu un peu de mal à s'attacher immédiatement à Cérès Orkatz, cela n'a pas été le cas pour moi. Au contraire, elle est un personnage fort, compétent, sur qui on peut compter et qui sait ce qu'elle veut. Mes deux autres personnages préférés sont également le vice-roi Philomé (un idéaliste qui accepte la proposition de mariage par devoir mais surtout en vue d'améliorer la situation sur la Lune d'Or) et le petit-fils de l'alchimiste, Alario (curieux de nature, il m'a fait penser aux naturalistes du XIXème siècle qui s'embarquaient vers de lointaines contrées pour étudier comme Charles Darwin).
Enfin, je terminerai sur la composition du récit : si Emmanuel Chastellière prend le temps de poser ce dernier dans les deux premières parties en l'agrémentant de détails qui ont facilité l'immersion dans la lecture, la troisième reste ma préférée grâce à la présence d'un rythme plus soutenu, de rebondissements et de cliffhangers. En revanche, j'ai été déçue par la dernière partie. En effet, elle verse peu à peu dans la Dark Fantasy ce qui m'a décontenancé. Les détails crus et violents de scènes de torture ou de combat n'étaient pas vraiment pour moi. Quant à la scène finale au sommet de la ziggourat pour laquelle je ne peux développer sans spoiler était un peu trop stéréotypée à mon goût, notamment par la présence de dialogues de style « Je suis ta mort » (p. 598) ou « Retourne dans les ténèbres d'où tu viens » (p. 599). Cela ressemblait un peu trop au combat final de blockbusters américains. Dommage.
En conclusion, bien que j'ai été déçue par la fin de la quatrième partie, cela n'enlève rien au fait que j'ai eu un énorme coup de coeur pour L'empire du léopard. Son univers construit et original, la psychologie travaillée des personnages, son écriture fluide et immersive et un récit haletant m'ont complètement convaincu. L'Empire du léopard est donc l'une de mes lectures les plus marquantes de 2018. C'est donc avec une certaine impatience qu'il me tarde de découvrir la suite du recueil de nouvelles, Célestopol à paraître en 2019.
Lien : https://labibliothequedaelin..
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critiques presse (1)
Elbakin.net   23 avril 2018
L’Empire du Léopard constitue l’œuvre la plus aboutie et la plus ambitieuse à ce jour d’Emmanuel Chastellière. Réinterprétant en fantasy l’expédition de Hernan Cortès dans un monde amérindien mâtiné de croyances asiatiques, il met en place une histoire cohérente.
Lire la critique sur le site : Elbakin.net
Citations et extraits (8) Voir plus Ajouter une citation
ArthasArthas   25 novembre 2018
- De la magie maintenant ?
Le sourire de Cérès s'élargit.
- Je ne connais qu'une seule magie.
Le colonel tira de la main gauche son revolver à joint obturé et arma.
- La poudre.
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TheodosiaTheodosia   03 septembre 2018
J’imagine qu’il faut voir ça comme une garantie supplémentaire de leur loyauté. Loyauté, confiance… Êtes-vous prêt à nous offrir tout cela, vice-roi ?
Philomé détourna les yeux un instant. Nulle candeur dans la question de la princesse, mais presque, au contraire, un désespoir à vif.
— Je ne sais pas… Oui ? Il le faut après tout. C’est la seule solution. Et vous ?
— Moi ? Je vous l’ai dit, nous serons tous les deux au bout d’une ligne.
— Et qui sera notre maître dans ce cas-là ? ne put s’empêcher de demander Philomé.
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basileusabasileusa   08 mars 2019
En temps de paix, le mercenaire dérobe ; en temps de guerre, il déserte.
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PerutzPerutz   30 avril 2018
Retenez la leçon, capitaine. Ça aurait pu être pire : mon doigt aurait pu glisser sur la détente. Ici, il faut savoir s'adapter. Tout le temps. Tout de suite.
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RoxanneORoxanneO   14 février 2019
On a beau être cajolés, traités avec déférence, nous restons souvent de simples prisonniers de nos faiblesses, n’est-ce pas ? Nos liens sont parfois invisibles, mais ils sont bel et bien présents. La loyauté s’achète et la liberté se refuse.
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