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Pierre Reboul (Préfacier, etc.)
ISBN : 2080700251
Éditeur : Flammarion (26/03/2002)

Note moyenne : 3.34/5 (sur 150 notes)
Résumé :
Sur les bords du Mississippi, la vie du jeune Chactas commence mal. Sa tribu vaincue, son village détruit, son père mort, ce jeune Indien intrépide, après un rapide passage par la ville, a été fait prisonnier par ses ennemis héréditaires. Promis à une mort atroce, ses derniers jours sont pourtant illuminés par la présence d'Atala, la fille du grand chef. Cet amour lui rendra peut-être la vie. Les deux jeunes gens pourront-ils s'enfuir et échapper à leur destin ? Sur... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (12) Voir plus Ajouter une critique
JacobBenayoune
  09 février 2014
Chateaubriand a donné ici un exemple parfait du romantisme français avec ces deux courts récits. Tous les traits du romantisme s'y trouvent ici illustrés en toute beauté.
Dans Atala, Chateaubriand voulait concilier la religion et le « bon sauvage », la société et la nature, mais aussi montrer la beauté du christianisme (on sait que les deux récits ont une relation étroite avec son ouvrage le Génie du christianisme). Or, pour ce faire, il a choisi le recours au récit et aux sentiments pour toucher ses lecteurs, ainsi qu'à une prose poétique où l'on trouve de belles descriptions subjectives de cette nature sauvage près du Mississipi. L'intrigue même, avec ce choix du dramatique voire tragique (certains y voient même la forme d'une tragédie surtout pour Atala) est un mélange de grandeur et de pathétique avec ce religieux qui se sacrifie pour sauver les autres et cette fille dévouée et vertueuse. Pour René, il s'agit surtout de décrire (toujours très subjectivement) ce fameux mal du siècle et d'essayer de présenter une solution religieuse à ces effets des passions. Ainsi le livre s'inscrit dans une lignée de livre à tendance autobiographique ayant pour but d'analyser et diagnostiquer la vague des passions.
J'ai eu le bonheur de faire cette lecture agréable à la même période que d'autres livres issus du romantisme français (Stello, Hernani, Adolphe…).
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aouatef79
  22 juin 2015
Chateaubriand est un grand écrivain romantique, du XIXeme Siècle .IL aime sa Réligion et la glorifie .Voir le Génie du Cristianisme .IL a ses convictions : On doit les respecter .Pour ce qui est de son roman Atala, suivi de Réné ,on assiste dans Atala à l 'emprisonnement du jeune indien Chactas .L histoife se déroule en Amérique .Le
village de Chactas a été complètement détruit.Le géolier a une fille : Atala .Les deux jeunes gens, Atala et Chactas sont follement amoureux l 'un de l 'autre .Chactas est condamné à mourir .Comment les deux amoureux vont-ils faire pour vivre leur
passion amoureuse ? Chateaubriand signe là un de ses grands romans qui se laisse lire avec beaucoup de plaisir .
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araucaria
  15 mars 2014
Un très grand livre, classique de la littérature romantique. A découvrir absolument ne serait-ce que pour la plume De Chateaubriand, qui fut quand même un très grand écrivain du 19 ème siècle. Ses textes traversent les époques et vieillissent bien.
Lien : http://araucaria20six.fr/
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Claw
  03 juin 2014
Très bon livre, très bien écrit, poétique, avec des descriptions de paysages à tomber tellement c'est beau. On s'y croirait, avec tout ce vocabulaire renvoyant à l'automne, c'est vraiment magnifique. Et ces parallèles entre l'évolution de la nature et l'évolution de la vie, ces métaphores, ces oxymores et autres figures de style en tous genres. Concernant les histoires en elles-mêmes, j'ai légèrement préféré la seconde, à savoir "René", plus courte, mais également plus intense. Cependant, je pense qu'il est quand même nécessaire de lire la première avant, pour pouvoir en profiter pleinement. Par ailleurs, la religion a une place centrale dans ces ouvrages, ce qui aurait pu me rebuter, mais là, j'ai trouvé que cette place était justifiée dans le récit, ça n'est pas gratuit, et cela m'a plu.
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Bobinou
  28 octobre 2014
Autant vous le dire tout de suite: j'ai pleuré en lisant ce livre. Pas de tristesse, non parce qu'étant d'un naturel très pessimiste, je ne me surprends de rien dans le Mal, mais par la beauté de l'écriture.
S'il fallait donner une définition du Beau, je donnerais à lire Atala. Quel lyrisme, les métaphores sont sublimes, lentes, suaves, délicates, douces et délicieuses. Cette sensation que rien n'est forcée, que tout vient naturellement, comme un fil sans fin, sans noeud ni césure.
Celui qui s'attaquant à de l'action sera déçu, celle qui s'attend à une histoire facile aussi. Je dirais même avoir eu honte de lire ce texte dans un format poche, qu'il est même impensable que les éditeurs est le courage de nous le vendre dans ce format. de tels textes devraient êtres cousus et reliés de fils d'or fin, imprimés sur le plus beaux des supports à un prix exorbitant. C'est la Rolex de la littérature.
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Citations et extraits (23) Voir plus Ajouter une citation
ClawClaw   03 juin 2014
La solitude absolue, le spectacle de la nature, me plongèrent bientôt dans un état presque impossible à décrire. Sans parents, sans amis, pour ainsi dire seul sur la terre, n'ayant point encore aimé, j'étais accablé d'une surabondance de vie. Quelquefois je rougissais subitement, et je sentais couler dans mon cœur comme des ruisseaux d'une lave ardente ; quelquefois je poussais des cris involontaires, et la nuit était également troublée de mes songes et de mes veilles. Il me manquait quelque chose pour remplir l'abîme de mon existence : je descendais dans la vallée, je m'élevais sur la montagne, appelant de toute la force de mes désirs l'idéal objet d'une flamme future ; je l'embrassais dans les vents ; je croyais l'entendre dans les gémissements du fleuve : tout était ce fantôme imaginaire, et les astres dans les cieux, et le principe même de vie dans l'univers.
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FANTASY-EDITIONSFANTASY-EDITIONS   10 janvier 2014
On sait comment fut fait le discours du père Aubry dans Atala. L’aveu est instructif :

« Avant de risquer l’ouvrage au grand jour, je le montrai à M. Fontanes ; il en avait déjà lu des fragments en manuscrit à Londres. Quand il fut arrivé au discours du père Aubry, au bord du lit de mort d’Atala, il me dit brusquement d’une voix rude : Ce n’est pas cela, c’est mauvais, refaites cela ! Je me retirai désolé ; je ne me sentais pas capable de faire mieux. Je voulais jeter le tout au feu ; je passai depuis huit heures jusqu’à onze heures du soir dans mon entresol, assis devant ma table, le front appuyé sur le dos de mes mains étendues et ouvertes sur mon papier. J’en voulais à Fontanes ; je m’en voulais ; je n’essayais pas même d’écrire, tant je désespérais de moi. Vers minuit, la voix de mes tourterelles m’arriva, adoucie par l’éloignement et rendue plus plaintive par la prison où je les tenais enfermées ; l’inspiration me revint ; je traçai de suite le discours du missionnaire, sans une seule interligne, sans en rayer un mot, tel qu’il est resté et tel qu’il existe aujourd’hui. Le cœur palpitant, je le portai le matin à Fontanes, qui s’écria : C’est cela ! c’est cela je vous l’avais bien dit que vous feriez mieux ! »
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LudvikLudvik   22 septembre 2013
On m'accuse d'avoir des goûts inconstants, de ne pouvoir jouir longtemps de la même chimère, d'être la proie d'une imagination qui se hâte d'arriver au fond de mes plaisirs, comme si elle était accablée de leur durée; on m'accuse de passer toujours le but que je puis atteindre: hélas! je cherche seulement un bien inconnu, dont l'instinct me poursuit. Est-ce ma faute, si je trouve partout des bornes, si ce qui est fini n'a pour moi aucune valeur? Cependant je sens que j'aime la monotonie des sentiments de la vie, et si j'avais encore la folie de croire au bonheur, je le chercherais dans l'habitude.
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VACHARDTUAPIEDVACHARDTUAPIED   08 avril 2013
" Les dimanches et les jours de fête, j'ai souvent entendu dans le grand bois, à travers les arbres, les sons
de la cloche lointaine : qui appelait au temple l'homme des champs. Appuyé contre le tronc d'un ormeau,
j'écoutais en silence le pieux murmure. Chaque frémissement de l'airain portait à mon âme naïve l'innocence
des moeurs champêtres, le calme de la solitude, le charme de la religion et la délectable mélancolie des
souvenirs de ma première enfance ! Oh ! quel coeur si mal fait n'a tressailli au bruit des cloches de son lieu
natal, de ces cloches qui frémirent de joie sur son berceau, qui annoncèrent son avènement à la vie, qui
marquèrent le premier battement de son coeur, qui publièrent dans tous les lieux d'alentour la sainte
allégresse de son père, les douleurs et les joies encore plus ineffables de sa mère ! Tout se trouve dans les
rêveries enchantées où nous plonge le bruit de la cloche natale : religion, famille, patrie, et le berceau et la
tombe, et le passé et l'avenir
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araucariaaraucaria   17 mars 2014
En arrivant chez les Natchez, René avait été obligé de prendre une épouse, pour se conformer aux moeurs des Indiens; mais il ne vivait point avec elle. Un penchant mélancolique l'entraînait au fond des bois; il y passait seul des journées entières, et semblait sauvage parmi des sauvages.
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Videos de François-René de Chateaubriand (49) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de François-René de Chateaubriand
L'émission intégrale : https://www.web-tv-culture.com/emission/jerome-attal-la-petite-sonneuse-de-cloches-51577.html
A la fois dandy et Pierrot lunaire, Jérôme Attal avance tel un funambule, entre tendresse, humour et sensibilité. Depuis son premier livre, « L?amour en lambeaux », en 2007, il a su fidéliser son lectorat et prouver un réel sens de l?écriture. Romancier, il a aussi imposé son nom dans le monde de la musique en écrivant pour de nombreux artistes, tels Florent Pagny, Jennifer ou Johnny Hallyday. Si l?exercice est différent, Jérôme Attal voit tout de même de nombreux points communs entre ces deux activités et surtout une même finalité, jouer avec les mots pour transmettre des émotions. Les sujets et les personnages de ses romans sont très diversifiés. On y décèle toutefois des fils rouges comme l?attachement aux souvenirs d?enfance, la fragilité du lien amoureux et puis la langue, belle et présente, avec un vrai travail sur le choix des mots et la construction des phrases. « Les jonquilles de Green Park », « 37, étoiles filantes », les plus récents titres de Jérôme Attal, ont séduit les librairies comme les lecteurs. Nul doute que ce nouveau livre trouvera aussi son public. Nous voici à Londres en 1793, où le jeune Chateaubriand a fui la Révolution. Sans un sou en poche, il dort une nuit dans l?abbaye de Westminster, le baiser d?une jeune fille, la sonneuse de cloches, le tirera de son rêve. Mais ce baiser a-t-il réellement existé ou n?est ce qu?une affabulation que Chabteaubriand, devenu l?auteur que l?on sait, racontera dans ses « Mémoires d?outre-tombe». 220 ans plus tard, Joachim, un jeune français, en mémoire à son père, part à Londres, lui aussi sur les traces de la petite sonneuse de cloches, cherchant à savoir si elle a réellement existé. Dans une déclaration d?amour à la capitale britannique, du Londres de la fin du XVIIIème siècle à celui d?aujourd?hui, Jérôme Attal n?a pas son pareil pour nous inviter à larguer les amarres. Avec son écriture toute en finesse et en élégance, il nous embarque dans cette drôle d?aventures, sur les traces De Chateaubriand. Et tel un enquêteur, nous voilà dans les bibliothèques londoniennes où l?amour peut se cacher derrière chaque porte. Voilà un joli roman, plein de fraicheur. Mais au-delà de cette intrigue amoureuse, Jérôme Attal aborde aussi d?autres thèmes essentiels comme la filiation, la transmission, et l?importance du lien charnel qui nous unit aux livres. Il écrit d?ailleurs « il s?agit d?un roman sur mon amour des livres ». Vous aussi, partez à la rencontre de « La petite sonneuse de cloches ». le nouveau roman de Jérôme Attal est publié aux éditions Robert Laffont.
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