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ISBN : 2743632690
Éditeur : Payot et Rivages (24/06/2015)

Note moyenne : 3.33/5 (sur 6 notes)
Résumé :
CHATEAUBRIANDInformations supplémentaires : 21/05/2001

François-René de Chateaubriand a voyagé six fois en Italie, ce qui est plutôt beaucoup pour un écrivain français. De Rome à Naples en passant par Venise, il s'attardera sur cette dernière pour sa vie, son histoire et son image, qui fait de cette grande ville la tradition des liens entre l'Orient et l'Occident. Venise sera capitale dans sa vie. Il fut d'ailleurs l'un de ceux qui annoncèrent la mort... >Voir plus
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Citations et extraits (5) Ajouter une citation
SZRAMOWOSZRAMOWO   19 janvier 2015
J’arrive au premier plateau de la montagne. Une plaine nue s’étend devant moi. J’entrevois les deux têtes du Vésuve ; à gauche la Somma, à droite la bouche actuelle du volcan : ces deux têtes sont enveloppées de nuages pâles. Je m’avance. D’un côté la Somma s’abaisse ; de l’autre je commence à distinguer les ravines tracées dans le cône du volcan, que je vais bientôt gravir. La lave de 1766 et de 1769 couvre la plaine où je marche. C’est un désert enfumé où les laves, jetées comme des scories de forge, présentent sur un fond noir leur écume blanchâtre, tout à fait semblable à des mousses desséchées.

Suivant le chemin à gauche, et laissant à droite le cône du volcan, j’arrive au pied d’un coteau ou plutôt d’un mur formé de la lave qui a recouvert Herculanum. Cette espèce de muraille est plantée de vignes sur la lisière de la plaine, et son revers offre une vallée profonde occupée par un taillis. Le froid devient très piquant.

Je gravis cette colline pour me rendre à l’ermitage que l’on aperçoit de l’autre côté. Le ciel s’abaisse, les nuages volent sur la terre comme une fumée grisâtre, ou comme des cendres chassées par le vent. Je commence à entendre le murmure des ormeaux de l’ermitage.
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SZRAMOWOSZRAMOWO   19 janvier 2015
Saint-Pierre : effet de la lune sur son dôme, sur le Vatican, sur l’obélisque, sur les deux fontaines, sur la colonnade circulaire.

Une jeune femme me demande l’aumône : sa tête est enveloppée dans son jupon relevé ; la poverina ressemble à une madone : elle a bien choisi le temps et le lieu. Si j’étais Raphael, je ferais un tableau. Le Romain demande parce qu’il meurt de faim ; il n’importune pas si on le refuse ; comme ses ancêtres, il ne fait rien pour vivre : il faut que son sénat ou son prince le nourrisse.

Rome sommeille au milieu de ces ruines. Cet astre de la nuit, ce globe que l’on suppose un monde fini et dépeuplé, promène ses pâles solitudes au-dessus des solitudes de Rome ; il éclaire des rues sans habitants, des enclos, des places, des jardins où il ne passe personne, des monastères où l’on n’entend plus la voix des cénobites, des cloîtres qui sont aussi déserts que les portiques du Colisée.

Que se passait-il il y a dix-huit siècles à pareille heure et aux mêmes lieux ? Non seulement l’ancienne Italie n’est plus, mais l’Italie du moyen âge a disparu. Toutefois la trace de ces deux Italies est encore bien marquée à Rome : si la Rome moderne montre son Saint-Pierre et tous ses chefs-d’œuvre, la Rome ancienne lui oppose son Panthéon et tous ses débris ; si l’une fait descendre du Capitole ses consuls et ses empereurs, l’autre amène du Vatican la longue suite de ses pontifes. Le Tibre sépare les deux gloires : assises dans la même poussière, Rome païenne s’enfonce de plus en plus dans ses tombeaux, et Rome chrétienne redescend peu à peu dans les catacombes d’où elle est sortie.
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DelphineMaDelphineMa   29 avril 2017
On a une grande idée de l’architecture romaine, lorsqu’on songe que ces masses bâties depuis tant de siècles, ont passé du service des hommes à celui des éléments, qu’elles soutiennent aujourd’hui le poids et le mouvement des eaux, et sont devenues les inébranlables rochers de ces tumultueuses cascades.
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DelphineMaDelphineMa   29 avril 2017
M’y voilà enfin ! toute ma froideur s’est évanouie. Je suis accablé, persécuté par ce que j’ai vu ; j’ai vu, je crois, ce que personne n’a vu, ce qu’aucun voyageur n’a peint : les sots ! les âmes glacées ! les barbares ! […] quelle ville ! quels souvenirs !
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DelphineMaDelphineMa   29 avril 2017
Les peintres connaissent cette couleur de siècles, que le temps applique aux vieux monuments, et qui varie selon les climats […].

p.34
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Vidéo de François-René de Chateaubriand
Le «Forum du Livre» de Rennes a le plaisir de recevoir Joy Raffin, samedi 17 novembre 2018 dans son Café Littéraire. A l'issue de cette rencontre animée par Nicolas Roberti et les élèves de la section littéraire du lycée Chateaubriand de Rennes, l'auteur a dédicacé son dernier livre « Atlantic City », paru aux éditions NiL.
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