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ISBN : 2253015490
Éditeur : Le Livre de Poche (15/05/1997)

Note moyenne : 3.75/5 (sur 54 notes)
Résumé :
Rien ne réjouit Fritz Kobus comme de déguster un dîner fin en bonne compagnie si ce n'est peut-être de taquiner son vieil ami le rabbin David Sichel sur sa manie de vouloir marier les gens et lui Fritz en premier. Garçon il est et sûr de le rester au point d'en parier sa vigne du Sonneberg. Au mariage prôné par David, il préfère la liberté d'aller selon sa fantaisie jouer aux boules ou passer quinze jours dans sa ferme de Meisenthâl pour bâtir un réservoir à truites... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (9) Voir plus Ajouter une critique
MicheleP
  24 novembre 2013
Un joli roman régionaliste qui nous donne à voir la même Alsace que celle de Hansi, mais côté germanique : aucun nationalisme chez les protagonistes ! Je n'y ai pas vu non plus d'"antisémitisme passif", juste un multiculturalisme bonasse et pépère : juifs, catholiques et protestants, gitans et commères bavardes coexistent sans heurt dans un village de rêve où tout le monde il est gentil. Relu ce livre à un retour de Strasbourg, pour y retrouver l'évocation des poêles en faïence et des sombres armoires sculptées du musée alsacien.
Le livre vaut par le personnage de Fritz, prototype du célibataire épicurien qui ne vit que pour le bon vin et les bons repas. Ce brave homme s'éprend d'une petite jeunette, limite pédophile, et comme la petite fille répond à son amour, tout finit bien. C'est en fait un hymne délicieux (même si on ne s'y laisse pas complètement prendre) au printemps alsacien et aux charmes discrets de la bourgeoisie, cette bourgeoisie d'avant 14 qui a, si désinvoltement et le ventre plein, envoyé ses enfants (et ceux des autres) au casse-pipe général.
Un livre charmant, qu'il fait bon relire, surtout si on est gourmand !
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HORUSFONCK
  13 octobre 2016
Il y aurait une jolie galaxie d'étoiles, que je l'attribuerai à l' Ami Fritz...
Comme les étoiles que j'avais dans les yeux après la lecture de ce livre.
Je suis entré dans ce très beau roman, sans stress et sans préjugé... Dans l'état d'esprit du lecteur-promeneur qui musarde en littérature, pour y trouver avant tout du plaisir et de la bonne humeur.
Bien m'en a pris.
J' y ai rencontré de braves gens épris du bien vivre, du bien boire et du bien manger.
Fritz kobus, le personnage principal, est trop sage pour se fâcher (fut-ce avec son ami le rabbin) et assez bienveillant pour s' attacher la reconnaissance éternelle d'un gitan musicien... Et pas assez égoïste et obtus pour résister bien longtemps à la délicieuse Sûzel.
Alors, oui, certains diront que l' Ami Fritz est pleins de bons sentiments (y en a-t-il jamais trop?) et que le tableau est trop parfait?
Qu' importe, puisque l' Ami Fritz me berce encore avec la valse de Iôsef Almâni, le bohémien.
Et un livre qui vous rend heureux, gai et léger; c'est un cadeau inestimable.
Mille mercis, l' Ami Fritz!
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allard95
  13 septembre 2015
C'est tout d'abord une curiosité qu'un roman soit écrit par 2 auteurs, ici E.Erckmann et A.Chatrian, (cela en 1813). Il est vrai que, plus tard, il y aura les frères Goncourt.... L'ami Fritz est un rentier, jouisseur des bonnes choses de la vie: les amis, le vin, le jeu de cartes, la pêche, et ne veut pas s'encombrer d'une femme. Evidemment, ce plan s'inversera, et celui qui avait tant juré de son amour de la liberté et de la seule justesse du célibat, rencontrera l'amour.
Mais il n'y a là que des bons sentiments: pas la moindre trace de querelles, de jalousies, de tous les défauts de l'homme qui permettent, normalement, d'épicer un roman. Nous sommes à l'inverse du monde Balzacien, où la perversité des hommes met les faibles à la merci des cyniques: ici, les hommes sont généreux, respectueux, doux, courtois.... Et même si le texte se lit bien (vocabulaire très plaisant d'il y a deux siècles, pimenté par les particularités régionales des campagnes alsaciennes), une telle accumulation de bienveillance nous fait presque regretter les conflits et les tensions qui régentent normalement la vie de nos semblables. Dès lors, l'ami Fritz a rejoint trop vite, hélàs, la bibliothèque verte, alors que les adultes peuvent continuer d'en savourer le style léger et l'humour.
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araucaria
  14 août 2015
Superbe livre, drôle, très frais, même si c'est un classique. J'ai passé avec ce texte des moments délicieux. Un excellent classique!
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Giwago
  06 janvier 2008
Qu'il fait bon lire dans ce roman. C'est une petite bluette bien fraîche, bien agréable. On se sent bien dans les aventures de Fritz, cet épicurien patenté qui fait fi des convenances et ne pense qu'à son plaisir. Bien évidemment l'amour va venir mettre son grain de sel, l'amour qui frappe à la porte quand on ne l'attend pas, mieux même quand on ne le veut pas…
Malgré tout le plaisir que j'ai eu pendant cette lecture, le style est vieillot, parfois un peu trop lourd à mon goût, et on sent au détour d'une page quelques relents d'antisémitisme passif, le plus dangereux peut-être. A lire quand même si on veut passer un agréable moment. L'endroit idéal pour le lire : en été, au bord d'une petite rivière bien calme, sous l'ombre d'un arbre généreux…
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Citations et extraits (5) Ajouter une citation
ElGatoMaloElGatoMalo   11 mai 2019
Lorsque Zacharias Kobus, juge de paix à Hunebourg, mourut en 1832, son fils Fritz Kobus, se voyant à la tête d’une belle maison sur la place des Acacias, d’une bonne ferme dans la vallée de Meisenthâl, et de pas mal d’écus placés sur solides hypothèques, essuya ses larmes, et se dit avec l’Ecclésiaste : « Vanité des vanités, tout est vanité ! Quel avantage a l’homme des travaux qu’il fait sur la terre ? Une génération passe et l’autre vient ; le soleil se lève et se couche aujourd’hui comme hier ; le vent souffle au nord, puis il souffle au midi ; les fleuves vont à la mer, et la mer n’en est pas remplie ; toutes choses travaillent plus que l’homme ne saurait dire ; l’œil n’est jamais rassasié de voir, ni l’oreille d’entendre ; on oublie les choses passées, on oubliera celles qui viennent : — le mieux est de ne rien faire, pour n’avoir rien à se reprocher ! »
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AustralAustral   21 mars 2013
Regarde, voilà l'argent des armées du roi ! En faut-il de ce gueux d'argent pour payer les armées de Sa Majesté, ses conseillers, et tout ce qui s'ensuit, ha ! ha ! ha ! Il faut que la terre sue de l'or et les gens aussi. Quand donc diminuera-t-on les gros bonnets, pour soulager le pauvre monde ? Ça ne m'a pas l'air d'être de sitôt, Kobus, car les gros bonnets sont ceux que Sa Majesté consulterait d'abord sur l'affaire.
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MurielTMurielT   23 août 2015
Mais, Kobus, Kobus ! s'écria David, vas-tu maintenant me faire passer pur un "épicaures" de ton espèce ? Sans doute, j'aime mieux un beau brochet qu'une queue de vache sur mon assiette, cela va sans dire; je ne serais pas un homme si j'avais d'autres idées ;
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SZRAMOWOSZRAMOWO   21 février 2017
« Les beignets sont excellents, Katel, excellents ! Il est facile de reconnaître que tu as suivi la recette aussi bien que possible. Et cependant, écoute bien ceci – ce n’est pas un reproche que je veux te faire –, mais ceux de la ferme étaient meilleurs ; ils avaient quelque chose de plus fin, de plus délicat, une espèce de parfum particulier – fit-il en levant le doigt –, je ne peux pas t’expliquer cela ; c’était moins fort, si tu veux, mais beaucoup plus agréable.
– J’ai peut-être mis trop de cannelle ?
– Non, non, c’est bien, c’est très bien ; mais cette petite Sûzel, vois-tu, a l’inspiration des beignets, comme toi l’inspiration de la dinde farcie aux châtaignes.
– C’est bien possible, monsieur.
– C’est positif. J’aurais tort de ne pas trouver ces beignets délicieux ; mais au-dessus des meilleures choses, il y a ce que le professeur Speck appelle “l’idéal” ; cela veut dire quelque chose de poétique, de...
– Oui, monsieur, je comprends, fit Katel : par exemple, comme les saucisses de la mère Hâfen, que personne ne pouvait réussir aussi bien qu’elle, à cause des trois clous de girofles qui manquaient.
– Non, ce n’est pas mon idée ; rien n’y manque, et malgré tout... »
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cvd64cvd64   31 janvier 2018
« Et quand, à la cinquième ou sixième bouteille, les figures s’animent quand les uns éprouvent tout à coup le besoin de louer le Seigneur, qui nous comble de ses bénédictions, et les autres de célébrer la gloire de la vieille Allemagne, ses jambons, ses pâtés et ses nobles vins (…). »
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Filmé dans les jardins du palais ROHAN à Strasbourg, Olivier BARROT présente le livre d'Emile ERCKMANN et Alexandre CHATRIAN "Histoires d'Alsace et de Lorraine".
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