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EAN : 9782226261854
420 pages
Albin Michel (04/11/2009)
4.14/5   2018 notes
Résumé :
Imaginez un monde où la nature a repris le pouvoir, où les adultes sont redevenus sauvages et les enfants se sont assemblés en bandes pour survivre, où chaque promenade est une expédition, chaque jour passé, un exploit.

Un monde recouvert par un océan de forêts, peuplé de créatures fabuleuses, traversé de courants étranges, d’énergies nouvelles.

Un monde nouveau où trois adolescents tentent de déjouer les pièges d’une mystérieuse reine,... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (246) Voir plus Ajouter une critique
4,14

sur 2018 notes

Kittiwake
  20 février 2016
Avec ce deuxième tome, le périple de l'alliance des trois devient un roman d'aventures qui évoque Jules Verne revisité par Lewis Caroll!
Les trois amis sont en route vers le domaine de Malronce, une étape indispensable de leur quête, pour savoir qui se cache sous ce nom digne d'une reine maléfique d'un conte d'enfant, ceux qui se racontaient avant le Cataclysme.
Le voyage à lui seul est sidérant, des dangers inconnus et inimaginables, menacent les enfants.
Une étape imprévisible leur fait découvrir que dans cet univers nouveau, d'autres groupes tentent de s'organiser, en cédant à la tentation de construire des théories qui rappellent les mythes divins ou magiques qui pouvaient soulever des foules, avant. Il en est ainsi de ce peuple d'enfants qui vit au dessus de la canopée de la Forêt Aveugle, avec ses rites d'admission, ses cérémonies et ses rituels de vénération organisés autour d'un secret. La fuite est difficile, semée d'embuches mais nécessaire.
Les trois amis (j'allais oublier Plume, la chienne géante) arrivent ensuite dans une cité où vivent les Cyniks, où les enfants sont tenus en laisse, et gouvernée par un charmant édile répondant au surnom de Buveur d'innocence…c'est tout dire. Comble de malchance les trois enfants sont séparés : c'est lors de cette étape qu'ils prennent toute la mesure des avantages que leur confère leur « altération » et les superpouvoirs qui y sont liés.
Il leur faudra faire preuve d'un courage et d'une inventivité hors norme pour réussir à se retrouver ensemble sur l'île qui était le but de leur voyage. Pour découvrir par bribes pourquoi Matt est tant recherché. L'endroit est glauque : une cité souterraine et pour cause, en surface régnent des épouvantails volants qui mangent les ombres (tiens, ça rappelle les Mangemorts de la saga anglaise, non?)
Cette dernière partie n'est pas pour moi la meilleure, car moins imaginative et plus dans l'action. cependant elle fait entrer nos héros dans une phase de réflexion plus subtile, plus approfondie, plus conscients qu'il n'est pas si simple de choisir, que des compromissions et des trahisons sont nécessaires, et qu'une part d'ombre les éloigne de l'innocence.
Les personnages deviennent ainsi plus complexes et donc plus intéressants.
De multiples questions restent en suspens à la fin de ce tome, incitant sans hésitation à poursuivre l'aventure en compagnie de nos Pans préférés.
Quant à l'imaginaire de cet univers, il est bluffant, et suffisamment bien élaboré pour séduire la part d'adolescence qui peut-être subsiste quelque part au coeur de la lectrice mature que je suis devenue.

Lien : http://kittylamouette.blogsp..
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Livresque78
  15 janvier 2014
Je pense que je suis sur le point de développer une addiction à cette histoire de pans et de cyniks. Mais quelle belle addiction cela serait. J'ai encore passé un extraordinaire moment avec les personnages de Maxime Chattam;
Comme je passe par ma médiathèque pour emprunter cette saga, je risque de rester un moment sur ma faim avant de connaître la suite et de découvrir le troisième d'"autre monde".
Tout y est, aventure, rebondissements et tout ne fini par toujours bien.
Encore un bel exemple du mélange des genres, car en découvrant que les personnages que nous suivons, sont des adolescents, nous pourrions penser que l'histoire va toujours tourner en leur faveur et que l'auteur va les manipuler avec douceur, et bien c'est tout le contraire.
A lire sans aucune hésitation.
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XanderOne
  02 décembre 2015
Après un premier tome de présentation du monde, des personnages et des changements, l'histoire se complexifie dans ce deuxième tome. On découvre de plus en plus les différentes sociétés qui se sont établies dans des lieux plus incroyables les uns que les autres. Je l'avait déjà dit lors de ma critique du premier tome, mais Maxime Chattam gère parfaitement la création de cet univers très riche et très travaillé.
Le livre est découpé en trois parties, chacune étant axé sur un thème bien précis. J'ai préféré les deux premières parties car l'on découvres d'autres peuples, de la faune et de la flore superbement bien imaginé par l'auteur. Pour la troisième partie, ce n'est que de l'action, et même si cela est nécessaire, j'ai trouvé ça un peu long, mais je fais la fine bouche sur ce point.
Avec ce deuxième tome, Maxime Chattam nous plonge vraiment au coeur de l'intrigue et développe un peu l'alliance des trois. A titre personnel, je trouve que Ambre est celle qui évolue le plus dans cette histoire, et qui passe un cap, grâce à un certain personnage qui fait froid dans le dos…
De nombreuses questions ont déjà trouvés des réponses dans ce tome, ce qui est un très gros point positif car cela prouve que l'auteur ne lance pas des idées en l'air. En contrepartie, il relance de nouveaux mystères qui seront sans doute résolus dans le troisième tome. A suivre avec beaucoup d'intérêt, sachant que le prochain tome termine le premier cycle.
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ComptoirDesConnaissances
  13 octobre 2021
Suite à la lecture du tome 1 qui avait été un coup de coeur pour moi, je n'ai pas mis longtemps à me jeter dans le tome 2. Je m'attendais à retrouver tout ce que j'avais aimé : les réflexions philosophiques, les personnages complexes et différents, un univers angoissant… Malheureusement, cette lecture ne s'est pas déroulée comme prévu. Quelques mois après leur arrivée sur l'Île des Pans, Matt et Tobias, accompagnés de Ambre, partent en quête de Malronce, une mystérieuse reine qui les a déjà attaqués par le passé par l'intermédiaire des Cyniks. Malronce, le personnage éponyme, devrait donc être au centre de l'intrigue puisque nous la rencontrons dès le titre.
La première de couverture évoque elle aussi le voyage que les personnages entreprennent à travers les États-Unis avec la carte et ce qui ressemble à une boussole. La quatrième de couverture en revanche reste encore très évasive. Elle présente le roman comme s'il était le premier opus de la saga en mettant en avant l'originalité de l'univers. Les personnages principaux ne sont même pas évoqués, ce qui est assez étonnant. Albin Michel, la maison d'édition de la saga, a probablement pris le parti de faire reposer l'intérêt du roman sur la renommée de l'auteur et sur la curiosité des lecteurs.
L'intrigue se découpe en trois parties plutôt équilibrées dans leur longueur mais pas dans leurs thèmes : alors que les deux premières parties plantent l'univers de ce roman, la troisième partie est bien plus centrée sur l'action. Tout le début du roman est un résumé maladroit des évènements importants du premier tome, comme nous pourrions voir un « précédemment » dans un épisode de série. Même si ça peut servir pour se remémorer ce qu'il s'est déjà passé si notre lecture remonte à plusieurs mois, la façon de rappeler les grandes péripéties est assez étrange et vraiment pas discrète. Les personnages font rarement des récapitulations en monologue intérieur lorsque les évènements se sont déroulés à peine quelques jours avant pour eux.
Ainsi, lorsque le récit commence enfin, nous retrouvons le trio composé de Matt, Tobias et Ambre, qui se dirige vers l'antre de Malronce pour découvrir ses plans et comment les contrer. Toutes les actions sont décidées par Matt, le leader du groupe, qui enchaîne les mauvaises décisions alors que le lecteur les sent de très loin. Les protagonistes passent ensuite par la Forêt Aveugle, puis par deux villes peuplées de Cyniks dont la première est une vision d'horreur avec l'esclavage et l'exploitation d'enfants. Il faut avoir le coeur bien accroché pour pouvoir mettre ces éléments de côté comme s'ils étaient secondaires, ce que fait l'alliance des trois, parce que dans le roman ils sont en effet secondaire. L'horreur est donc particulièrement présent à partir du premier tiers du livre, et il faut être au courant avant de s'engager dans la lecture.
Alors que l'objectif principal du récit est de comprendre ce qu'est la Quête des Peaux, Matt est beaucoup moins centré là-dessus que ses amis. Il est le seul à voir et sentir le Raupéroden, l'antagoniste du premier tome, et cherche donc à découvrir pourquoi cette créature le suit partout où il va. Je trouve que toutes les péripéties en rapport avec cette intrigue secondaire sont superflues. Nous n'apprenons que très peu de choses sur lui et les péripéties sont répétitives, toujours sur le même schéma.
Ce roman possède de nombreuses péripéties dignes des romans d'aventures, c'est-à-dire qu'elles adviennent puis nous n'entendons plus parler d'elles, elles n'ont presque aucune conséquence et la péripétie suivante enchaîne rapidement. C'est le cas des attaques de monstres lorsque le trio principal est dans la Forêt Aveugle, puis chez le peuple des Chloropanphyles. Ces péripéties auraient pu ne jamais exister, le récit ne s'en serait pas sorti différent.
Suite au premier tome qui se déroulait principalement juste après la Tempête et plusieurs mois après, nous nous retrouvons dans cette continuité. Temporellement, rien n'a changé. Cependant, c'est au niveau du développement de l'univers et des différents peuples que ce deuxième tome est intéressant. Comme je l'ai déjà dit, la première partie est centrée sur le peuple habitant la Forêt Aveugle. Pour faire simple, ce sont des humains en vert, vivant avec de la chlorophylle à la place du sang, d'où leur nom Chloropanphyle. L'histoire de ce peuple, la question d'où viennent les enfants qui vivent dans cette forêt, la mer sèche et les bateaux qui flottent sur les arbres sont de très bonnes idées que j'ai beaucoup appréciées pour leur originalité. Leur mode de vie et tout ce qu'ils ont fait pour construire une telle société sont très intéressants.
Le deuxième peuple que nous découvrons plus en détails (puisque nous les avions déjà croisé dans le tome 1) sont les Cyniks. Cette fois-ci, les protagonistes rentrent dans leurs villages et nous pouvons enfin voir comment ils vivent réellement et comment ils se sont organisés. C'est un peuple que nous pourrions qualifier tout simplement de barbare, qui tiennent les enfants en laisse, les réduisent en esclavage, les exploitent… Nous apprenons également qu'il y a une distinction entre les Cyniks, entre ceux qui ont encore une conscience et ceux qui sont totalement sous l'emprise de leur transformation. Cette nuance aurait pu être intéressante si elle avait été plus exploitée, mais c'est possible qu'elle le soit dans les prochains tomes.
Cependant, passer d'un peuple à un autre aussi sèchement, avec peu de rapport les uns avec les autres (même si je sais que les différentes villes n'ont pas connaissance de l'existence des autres) donne un effet documentaire assez étrange au roman.
Concernant les personnages, nous retrouvons évidemment les mêmes que pour le tome précédent, mais un grand nombre de nouveaux sont également introduits. J'ai notamment apprécié le fait que nous retrouvions des personnages secondaires du premier tome, comme Colin qui a un rôle plus important dans ce deuxième tome. le périple de l'alliance des trois les amène à rencontrer de nouveaux peuples, dont celui des Cyniks civilisés, mais aussi ceux des Chloropanphyles, des enfants qui ont muté lors du Cataclysme pour être plus près de la nature. Alors que j'ai pu aimé les quelques néologismes du premier tome, ceux du deuxième m'ont fait grincer des dents comme celui-ci. Néanmoins c'était un peuple intéressant car il approche une nouvelle vision des choses et de la nouvelle vie que peuvent mener les enfants. Ils ont créé une réelle communauté avec des règles strictes, tout en vivant en symbiose avec la nature. Cependant, contrairement à l'île des Pans du premier tome, les croyances, allant jusqu'à la secte avec une multitude de secrets, sont beaucoup plus exploitées avec les Chloropanphyles. Même s'ils possèdent évidemment leur propre part d'ombre dans l'histoire, ils restent un peuple intéressant à connaître.
Mais si les nouveaux personnages ont piqué mon intérêt, c'est beaucoup moins le cas des personnages principaux. En effet, la personnalité de Matt est moins intéressante que dans le tome 1, elle évolue beaucoup moins et même si on constate bien qu'il développe son rôle de meneur, il n'a aucun arc de personnage. C'est toujours un Monsieur-je-sais-tout alors qu'il n'offre que très peu de réflexions pertinentes. Il possède la place de leader alors que c'est probablement le plus irréfléchi des trois. J'attends des prochains tomes qu'il soit davantage développé mais surtout qu'il gagne en maturité. En effet, les personnages ne mûrissent pas à la même vitesse. Ambre est devenue adulte dès ce deuxième tome alors que Matt et Tobias restent encore trop centrés sur leur personne et les empêchent d'exploiter leur potentiel. En ce qui concerne Tobias, la seule évolution qui le concerne est la mise en avant de son altération. Elle était prévisible dès le premier tome, mais c'était un plaisir de voir comment il l'a domptée.
Malheureusement, un autre point faible du roman se trouve au niveau des antagonistes. Dans ce tome, nous en avons trois : Malronce, l'antagoniste éponyme et donc le principal, le Raupéroden, que nous connaissions déjà du premier tome, et le Buveur d'Innocence, qui fait son apparition au milieu du récit. Rapidement, je me suis retrouvée un peu perdue entre les trois, et Maxime Chattam aussi : le Raupéroden est écarté d'une grande partie de l'intrigue pour une raison qui m'échappe, et réapparaît pile lorsque les personnages ne s'occupent plus de Malronce. le Buveur d'Innocence quant à lui est l'antagoniste le plus intéressant à cause de sa noirceur. Je ne peux pas concevoir qu'on puisse l'apprécier par ce qu'il est mais il a le mérite de faire avancer drastiquement l'intrigue et de créer un troisième camp, entre méchants et gentils.
Ce qui m'avait marquée dans le premier tome, c'était l'aisance de Maxime Chattam à exprimer ses pensées philosophiques sur de nombreux sujets. Ainsi, avec le peuple Chloropanphyle, nous avons encore une fois l'évocation des thèmes de la religion et des croyances, mais également du féminisme. Alors que le premier tome était centré sur l'écologie, le deuxième met en scène une société menée par des femmes, ressemblant à s'y méprendre aux Amazones. Les enfants grandissent et les thèmes abordés deviennent de plus en plus grave : la mort avec le fait d'assassiner (notamment pour Matt qui doit exécuter ses premiers meurtres) et la sexualité avec le viol, le consentement et la pédophilie. J'ai été très étonnée de voir ces derniers thèmes abordés, car pour un roman accessible aux plus jeunes (voire étant la cible première du roman), ce sont des thèmes très forts.
Pour rester dans la thématique de la jeunesse, pour des personnages de roman de cet âge (entre treize et quinze ans d'après mes souvenirs) j'ai trouvé certaines des péripéties très dures, notamment celles qui concernent le Buveur d'Innocence. Pour le coup, nous nous trouvons vraiment dans un récit d'horreur, mais je ne m'attendais vraiment pas à ça, surtout après un premier tome beaucoup plus léger. C'est peut-être ça qui a fait que j'ai moins apprécié la lecture. Ce sont des thèmes que j'aurais pu aimer voir passer dans un roman, mais pas dans celui-là.
Le rythme est également un petit souci dans ce roman. Les personnages ont tous au moins un passage de monologues intérieurs, mais ils ralentissent énormément le récit, surtout lorsqu'ils relatent des possibilités d'actions qui se révèlent être exactes quelques pages plus loin. Les moments entre actions et réflexions sont trop déséquilibrés, je me suis retrouvée à m'ennuyer puis à ne plus comprendre certaines actions parce que ça allait trop vite. le style d'écriture de Maxime Chattam avec des paragraphes très courts accentue ce phénomène et donne encore plus de rapidité au récit. Une meilleure cohérence du rythme aurait plus que certainement amélioré mon expérience de lecture.
Points positifs :
– la portée philosophique toujours aussi intéressante
– l'évolution du personnage d'Ambre
– le peuple des Chloropanphyles
Points négatifs :
– le peu d'évolution générale
– rythme déséquilibré

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Hiroyuko
  16 juin 2015
Suite aux conseils de Siabelle, je me suis plongé dans la lecture du deuxième tome d’Autre-Monde : Malronce. L’histoire suit donc en ligne droite ce qu’on a laissé derrière nous dans le tome 1, c’est-à-dire nos héros faisant route vers le sud.
Passée la « légère » déception du premier tome, on en a ici un meilleur. La ressemblance avec Harry Potter semble avoir largement fondu et on se retrouve avec un livre agréable à lire dans l’ensemble, mais toujours avec quelques défauts.
J’ai trouvé le déroulement de l’histoire plus prenant que dans le premier tome, plus intéressant aussi, notamment grâce aux différentes rencontres que font les protagonistes. Et malgré quelques incohérences, le tout est bien raconté ; il y a de très bonnes idées et celles-ci peuvent être très bien mises en place, comme le déroulement de la « rencontre » entre Ambre et le Buveur d’Innocence par exemple (et ce qui s’ensuit), ou encore l’histoire des Chloropanphyles et l’idée de la mer sèche. D’ailleurs le mystère concernant cette « nation » pannesque est prenante et leur mode de vie est fascinant.
Dès le départ, et ce jusqu’aux deux-tiers du livre, on sent que Tobias et Ambre n’ont pas un grand rôle à jouer : ils ne font que suivre et obéir à Matt qui sait tout mieux que tout le monde, comme dans le premier tome. Leur impact est donc minime et tout se base uniquement sur la peur que ressent Matt de tomber sur le Raupéroden. Leur importance fait un bond énorme lorsqu’ils parviennent tous les trois à Babylone : c’est là que la débrouillardise et l’intelligence des deux acolytes se dévoile clairement, sans la barrière du héros. Certes ils font des erreurs de jugement, tout comme lorsque c’est Matt qui prend des décisions (sauf que lui, c'est plus par manque de réflexion), mais on ressent leur débrouillardise et leur envie de réussir. Je ne me suis pas attaché aux personnages lors du premier tome, et je n’y suis pas arrivé ici non plus, bien que je les apprécie beaucoup plus qu’avant (surtout en comparaison avec l’antipathie que suscite en moi Matt) et leurs facettes dévoilées sont agréables à découvrir. Une pensée spéciale pour Tobias...
Bon... Je m’acharne sur Matt en pointant le fait qu’il sache tout et prédise tout : ce n’est que partiellement faux ; à vrai dire, c’est un tic d’écriture que j’ai pu constater dans ces deux tomes : à plusieurs reprises, Maxime Chattam exprime, par la bouche (ou la pensée) de l’un de ses personnages, une situation hypothétique qui se produira quelques pages plus loin. C’est de là que provient mon agacement à l’encontre de Matt. Parfois c’est une réflexion logique (de cause à effet) qu’exprime le personnage, souvent c’est un raisonnement inutile ou sorti de nulle part. Et le défaut de ce « tic » est que l’effet de surprise disparait.
Pour donner un petit exemple : le Raupéroden s’éloigne de la trame pendant une partie importante du livre (normal, les héros ont autre chose à faire) mais, vers la fin du livre, on en reparle en répétant tout ce que le lecteur sait déjà (et qu’il n’est vraiment pas nécessaire de raconter aux autres personnages, surtout en voyant ce que ça a rapporté) et... Ah ben tiens ! Je ne m’attendais pas du tout à le voir débarquer à la page suivante... Ce n’est pas l’exemple parfait, mais c’est celui dont je me souviens le mieux.
Mais outre ce fait, voici le genre de réflexion qui me fait détester Matt : à un certain moment il pense à son ami Tobias et se dit que si lui-même, Matt, venait à mourir, Tobias serait perdu et ne saurait pas se débrouiller seul. On se doute que c’est une façon pour dire que Matt tient beaucoup à son ami et vice-versa, mais en lisant ce passage, j’ai été écœuré par ce personnage (plus que dans le premier tome). Je me suis demandé si ses chevilles n’avaient pas un peu gonflé après cette longue marche... Bref, certainement une question d’interprétation, mais voilà !
L’Altération de Tobias était prévisible dès le premier tome, mais par contre j’ai été agréablement surpris en ce qui concerne la révélation sur la quête des peaux. Pour ne pas spoiler, je ne peux malheureusement pas décrire ce qui m’a surpris, mais je peux dire que c’était vraiment plaisant de se tromper et de se dire que l’auteur a vraiment bien mené sa barque.
En bref, j’ai trouvé le livre un cran au-dessus du premier tome, mais toujours avec certains petits défauts (beaucoup moins nombreux à mon avis). L’histoire et l’univers sont intéressants jusqu’à Babylone, après quoi j’ai eu plus de mal à accrocher. Certaines incohérences, des défauts narratifs, des schémas répétitifs et toujours cette prévision d’événements que je trouve insupportable et une fin un peu trop vite envoyée m’ont un peu gâché le plaisir.
Bien meilleur que son prédécesseur, ce tome est à conseiller à ceux qui ont lu le premier. Bien qu’il ne reste pas impérissable, la qualité augmente et peut présager d’un troisième tome supérieur encore.
J’y vais ou j’y vais pas ?
Hiroyuko.
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Citations et extraits (66) Voir plus Ajouter une citation
NefNef   14 mai 2012
Le lendemain en fin de matinée, ils parvinrent au sommet d'une colline. Des champs de blé d'un jaune aveuglant s'étendaient en contrebas.Et une ville, posée tout au bout, dans son écrin doré.Une grande cité de maisons et de tentes, traversée par un fleuve aux vaguelettes miroitant sous le soleil.Une cité avec une place au centre, occupée par un arbre formidable, déployant ses branches au dessus de la plupart des quartiers, tel un gardien millénaire.
De vaste jardins aux vergers colorés se partageaient une partie de la ville et, déjà des centaines de petites silhouettes s'activaient pour en cueillir les fruits.
Un petit paradis perdu au milieu de nul part.
Eden.
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facteur84facteur84   14 juillet 2011
"- Est ce que tu as peur la nuit ?
- Pas trop.
- Les mangeombres, c'est une bonne raison d'avoir peur la nuit ! (...) Les mangeombres sont des montres qui vivent dans les grottes au-dessus de Hénok, dit-il tandis que les rires se taisaient aussitôt. Ils ne sortent qu'au crépuscule, et se nourrissent des ombres de tous les êtres vivants qu'ils rencontrent. Ils chassent en meute, sont rapides, cruels et très efficaces.

- Ils mangent les... ombres ? répéta Matt.
- Crois-moi, un être sans ombre n'est pas joli à voir, alors voici une raison de plus de rester auprès de nous ! Seul dehors, sans abris, tu ne leur échapperais guère longtemps.
(...)
- Ce sont des vampires en quelque sorte...
- Non, les mangeombres sont bien pires !
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KittiwakeKittiwake   19 février 2016
Il parvint face à des rangées de livres et s'arrêta devant le rayon " science-fiction". La lumière jaunâtre atténuait les contrastes des couvertures, les rendant effrayantes. Il envisagea un instant d'en choisir un, pour s'évader de temps en temps lors de leur bivouac, mais se ravisa. Il n'éprouvait plus la même fascination pour ces récits. L'aventure il la vivait tous les jours, et à bien y réfléchir, ça n'avait rien de palpitant.
+ Lire la suite
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lilimarylenelilimarylene   18 mai 2014
- Alors lui aussi a encore sa mémoire ? supposa Ambre.
- Je ne pense pas, mais il existe d'autres choses que la connaissance et la mémoire pour ne pas être une coquille vide.
- Comme quoi ?
Balthazar prit une profonde inspiration avant de répondre du bout des lèvres :
- La perversion. Un être rempli de vices n'est pas une enveloppe que l'on peut remplir aisément avec autre chose, ses vices prennent trop de place et sont tenaces. Le Buveur d'Innocence est de ce genre-là. Ne l'approchez pas !
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lovelybooklovelybook   15 avril 2014
- Et... Toby ?
Matt serra les poings. Soudain, ce fut trop pour lui. Les larmes coulèrent sur ses joues tandis qu'il revoyait son ami se jeter pour les protéger et se faire avaler par le Raupéroden.
Ambre le prit dans ses bras et Matt pleura longuement.
Lorsque les sanglots se dissipèrent, Matt fit face à l'aube et lança une promesse :
- Quoi qu'il arrive, je jure d'un jour le retrouver et de le détruire.
+ Lire la suite
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Intégrale 6 à la maison - 3 février 2021 Maxime Chattam, Olivier Norek : rois du polar !humoristes, intellectuels, acteurs de l'actualité : chaque mercredi, nos invités se réunissent autour d'Anne-Elisabeth Lemoine et Patrick Cohen pour proposer aux téléspectateurs une émission à la fois sérieuse et légère autour de la culture et de l'actualité, dans une ambiance chaleureuse et moderne.
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