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EAN : 9782226221414
454 pages
Éditeur : Albin Michel (04/05/2011)
  Existe en édition audio

Note moyenne : 3.88/5 (sur 670 notes)
Résumé :
Pour oublier le criminel qui a terrorisé Paris lors de l’Exposition universelle de 1900 et se remettre de leurs aventures, l’écrivain Guy de Timée et Faustine, la belle catin, se sont réfugiés au château d’Elseneur dans le Vexin.
Mais là, dans une ferme isolée, une famille est assassinée selon une mise en scène macabre, alors que l’ombre d’une créature étrange rode dans les champs environnants…
Guy, dans sa soif de comprendre le Mal, de le définir dans... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (99) Voir plus Ajouter une critique
Crossroads
  18 janvier 2014
Coucou nous revoilou !
Quatre mois ont passé. Guy et Faustine en ont réchappé de justesse. Ayant répondu favorablement à l'invitation de son ami Maximilien Hencks, autoproclamé plus grand chasseur de la galaxie et de ses environs, Guy se remet doucement de ses émotions dans le Vexin aux côtés d'une Faustine toujours aussi désirable. le garçon est cartésien, un peu trop peut-être. Aussi se persuade-t-il que la foudre ne tombe jamais deux fois au même endroit . Et Scraaaatch, je sais, l'imitation est à s'y méprendre, v'la t'y pas que le bonhomme et sa belle tentatrice se retrouvent à nouveau plongés au coeur d'une sordide affaire de massacres champêtres visiblement orchestrés par un besogneux p'tit artisan de la pire espèce. Si quelqu'un cherche un aimant à emmerdes...
Là je dis oui monsieur ! Autant Leviatemps m'avait semblé long comme un jour sans pain, autant le Requiem des Abysses m'est apparu comme une macabre prière bien plus entêtante.
Deux parties bien distinctes. Une intro au vert qui se serait suffit à elle seule si l'auteur n'avait pas jugé bon de clore ce diptyque là où tout a commencé, Paname.
Selon un sondage Fripounet Pim Pam Poum, il ressort qu'à l'énorme majorité de la personne interrogée qui me ressemble comme deux gouttes de chouchen, le Chattam réaliste s'avère mille fois plus prenant que celui entremêlant thriller et ésotérisme.
J'ai littéralement dévoré la première partie du récit puis freiné des cinq fers lorsqu'il s'est agi d'y découvrir des séances médiumniques presque aussi déroutantes que ces momies ayant décidé de leur propre chef de se faire le sarcophage, les musées délaissés n'étant visiblement plus assez cosy pour elles...Nicoletta y trouvât cependant son compte en popularisant son désormais célèbre Momie Blue.
Problème récurrent donc sur ces deux opus inégaux, une fin douteuse qui vient ternir quelque peu un ressenti plus que favorable jusqu'alors.
Chattam maîtrise parfaitement l'art de fixer son lectorat puis de le rendre accro en parsemant ça et là son roman de twists opportuns. L'on retrouve avec plaisir nos trois comparses toujours partant pour se retrouver dans la mouise jusqu'à l'occiput. le rythme est échevelé, le récit palpitant, le final improbable, la seule vraie fausse note de ce Requiem...
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Commenter  J’apprécie          4713
SMadJ
  17 novembre 2014
Attention les aminches Guy de Timée est de retour et il n'est pas content.
Car ça tue et ça massacre encore au royaume de France. du tueur en série à gogo même.
Et ça ne fait pas dans la dentelle le tueur en série. Ça coupe, ça découpe, ça dépèce, ça creuse, ça éviscère, ça charcle... Oui c'est très complet un tueur en série.
Guy est fiévreux comme à son habitude, ne lâchant rien tel un pitbull en furie. Et les événements dévastateurs qui vont s'abattre sur lui vont renforcer cette opiniâtreté.
Du coup, tout le casting de Leviatemps, en tous cas les survivants, est de retour, y compris le fascinant personnage du chasseur, rencontré dans Leviatemps, Maximilien Hencks. Qui mériterait un roman d'ailleurs, je passe le message à Maxime, tant il est riche en promesse de narration. À méditer.
Et Maxime Chattam, de nous embarquer dans une course effrénée contre la mort et l'effroi. À une allure vertigineuse. Et nous voici ballotés de la Province à Paris, dans les derniers soubresauts de la noirceur humaine.
La sécheresse et l'âpreté de l'action contraste avec la douceur et la caresse de Faustine, personnage félin d'un livre où personne ne sera épargné et où chacun en portera stigmates et traumatismes jusqu'à la fin de ses jours.
Ce second opus conclue les intrigues du 1er volet, Leviatemps, lui donnant une nouvelle épaisseur, si besoin était, et l'enrichissant d'une fin "définitive".
Et au milieu de tout ça, Maxime nous abreuve des us et coutumes de cette autre époque qu'est ce début du XXème siècle. Où il utilisera à la perfection les avancées technologiques et scientifiques de l'instant pour aider à résoudre l'enquête nébuleuse, violente et nauséeuse qu'il nous conte.
On retrouvera donc encore l'exposition universelle, symbole de cette nouvelle ère et trait reliant le meilleur et le pire de l'Homme.
L'effroyable machinerie du XXeme siècle est en marche pour broyer tous les repères des siècle précédents. Pire, pas pire ? L'histoire tranchera mais chacun se fera sa propre opinion. 3,5/5
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kuroineko
  28 avril 2017
Avec le Requiem des abysses, Maxime Chattam a offert un bien joli titre à la suite de son Léviatemps. La beauté des ténèbres... pour rester dans le ton.
Seuls quatre mois et des kilomètres séparent Guy de Timée et la belle Faustine des atrocités liées aux meurtres d'Hubris et son épouvantable invention. Les deux rescapés ont trouvé refuge dans un village perdu, pour ne pas dire un trou paumé, du Vexin, chez Maximilien Hencks. Les cicatrices physiques se referment plus vite que les blessures mentales. D'autant plus quand surviennent de nouveaux meurtres dans ce coin champêtre qui semble si idyllique à la convalescence. Et encore, s'il s'agissait de crimes crapuleux ou passionnels? Que nenni! Ça massacre sec (façon de dire vu le carnage) à la campagne. Des meurtres ritualisés, messages de chair et de sang répandus d'un esprit malade et déconstruit.
Il n'en faut pas plus pour relancer Guy sur la voie des abîmes. Son cerveau entre à nouveau en ébullition et il plonge dans les méandres sanglants de la pensée du coupable. Au risque de se perdre dans les abysses.
Enquête, crimes particulièrement atroces, déductions, interrogations sur les origines du Mal, fascination pour la psychopathologie, ... Pas de doute possible, on est bien chez Chattam.
J'ai retrouvé avec plaisir les personnages de Léviatemps. Outre les deux principaux protagonistes, il y a le doux inspecteur Martial Perotti, la comtesse medium rescapée du Cénacle des Séraphins, Madame Julie et les filles du Boudoir de soi, etc.
J'ai de nouveau apprécié l'ambiance 1900 du roman. On quitte le Paris de l'Exposition universelle pour une campagne où l'Ancien Régime ne semble pas encore mort et enterré par la République triomphante. Où la crainte du surnaturel prend très vite le pas sur le rationnel.
Comme dans Léviatemps, le Requiem des abysses fait appel aux débuts de rationalisation scientifique en matière de criminologie. Maxime Chattam met d'ailleurs en scène l'illustre Bertillon qui explique son système très célèbre à un Guy enchanté quoique pressé, toujours, par le temps.
Le dénouement de l'intrigue, des intrigues en fait, réserve moult surprises et clôt le diptyque du Temps.
J'aime beaucoup chez Maxime Chattam sa propension à faire réfléchir son lectorat (et ses personnages, toutes époques confondues)sur la nature humaine, les puits sans fond de son inconscient et les abysses noirâtres des esprits construits selon des principes distordus aboutissant à la naissance de ce qu'on appelle communément des monstres. Sans légitimer les actes terrifiants de ces criminels d'une catégorie très spécifique, il donne à voir les processus qui conduisent à ces violences. On retrouve ces mécanismes dans l'excellent Chasseur de tueurs, de Robert K. Ressler, criminologue qui fut à l'origine du Bureau des sciences comportementales au FBI et qui étudia des années durant des dizaines de tueurs en série américains tels que Ted Bundy, Jeffrey Dahmer ou Charles Ma son.
Une lecture palpitante et éprouvante. Chattam ne convient pas aux estomacs trop délicats. Un bémol cependant : l'impression d'avoir lu du réchauffé quant aux motivations du Croquemitaine. Et le coup du rébus... la ficelle a eu du mal à passer...
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MelM
  10 décembre 2014
17/20
Plusieurs mois après les terribles péripéties qu'ils ont vécues à Paris, l'écrivain Guy de Timée et son amie Faustine se sont réfugiés à la campagne, dans la grande demeure de Maximilien Hencks. Ils pensaient y être tranquilles, pouvoir se remettre de leurs émotions et profiter un peu de ce que la vie a à leur offrir. Mais c'était bien avant de se retrouver une nouvelle fois plongés dans l'horreur, la mort et le sang. Quand Guy découvre qu'une famille entière de paysans a été tuée d'une manière abominable, il ne peut faire autrement que de s'y intéresser. Souhaitant plonger toujours plus profondément dans ce que l'âme humaine a de plus sombre, il risque bien de ne plus pouvoir retrouver la lumière.
le Requiem des Abysses est vraiment un second tome à la hauteur et même meilleur que le premier. Il nous souffre pas des points négatifs de Léviatemps et met la barre très haut concernant ses nombreux points positifs. L'écriture de l'auteur est fidèle à elle-même et donc toujours aussi sympathique, l'intrigue est très bien construite et l'histoire est très aboutie sur tous ses aspects. Les personnages sont toujours aussi attachants et la fin est juste grandiose, alors autant dire que ce second tome vaut vraiment le détour et que je vous conseille chaudement la lecture de ce diptyque.
Dans ce second et dernier tome du Diptyque du temps, l'auteur n'y va pas par quatre chemins et nous plonge immédiatement dans une action au rythme frénétique dès les premières pages. Impossible alors de ne pas être troublée par cette mise en place très intéressante et qui annonce un second tome plus explosif que jamais. La mise en place est donc très bien construite, rapide et intrigante, il n'est pas difficile de se plonger alors totalement dans cette histoire très aboutie et ultra prenante du début à la fin. Les bases sont posées très rapidement mais sans jamais perdre le lecteur en cours de route et en faisant planer énormément de mystère concernant cette nouvelle intrigue sanglante, ce qui rend ce roman très addictif dès les premiers chapitres. Une entrée en matière très réussie donc pour un second tome encore meilleur que le premier.
L'écriture de Maxime Chattam est toujours aussi agréable et adaptée à son récit, relevant haut la main le défi de nous faire vibrer durant des scènes d'action palpitantes à souhait, faire fondre notre coeur pendant des scènes pleines d'émotions mais aussi de nous embarquer au coeur des années 1900 dans une époque pleine de découvertes et vraiment très bien transcrite par l'auteur. Maxime Chattam possède vraiment une écriture très agréable, fluide et jonglant à merveille entre action palpitante, questionnements en tous genres et révélations passionnantes. L'auteur maitrise son écriture et son récit à la perfection et nous offre avec le Requiem des Abysses un roman très abouti et qui se lit à une vitesse folle.
L'intrigue est vraiment très bien menée, palpitante et très intrigante. Comme pour celle du premier tome, elle est surprenante, riche en émotions et surtout en rebondissements, qui mèneront nos amis dans des situations toutes plus dangereuses les unes que les autres. Très bien ficelée, elle fait travailler nos méninges et, combinée à tous les autres points positifs de ce récit, le roman est ultra addictif.
le récit est divisé en deux parties, deux intrigues parallèles, qui vont mener Guy toujours plus loin sur le chemin de la folie humaine, de la noirceur de l'âme humaine. Deux enquêtes qui vont finir par se rejoindre et aller encore plus loin dans l'horreur et l'abject.
La première partie du récit possède le même rythme et surtout le même but que le premier tome de ce diptyque, se rapprocher du Mal, pour le comprendre, tout en essayant de le mettre hors d'état de nuire. L'intrigue se déroule plus ou moins dans le même sens que celle du premier, tout en étant beaucoup plus rythmée et approfondie que celle-ci. L'auteur approfondi ici beaucoup plus certains points de son récit, tels que le caractère des personnage, leur univers, les crimes et donc ainsi l'intrigue en elle-même, qui est extrêmement bien ficelée.
Dans ce second tome du Diptyque du Temps, Maxime Chattam approfondi encore plus ses personnages et leurs psychologies propres. Tous sont uniques et très bien exploités, leurs sentiments sont très bien retransmis, on s'attache à ses personnages et c'est donc avec plaisir que l'on se plonge avec eux dans cette nouvelle enquête. Au niveau des personnages, tout est extrêmement bien pensé, leur moindre faits et gestes ont un but et aucun personnage ne reste que le côté, sans intérêt, un très bon point donc de ce côté-là.
Guy est toujours aussi attachants, avec ses questionnements sur lui même et sur ses actes, toujours aussi accro à l'idée de se rapprocher de ce qu'il y a de plus noir dans l'âme humaine, il n'en est pas moins profondément humain et j'ai ressenti beaucoup d'empathie pour lui.
de même pour Faustine, personnage toujours aussi courageux et attachant, elle prend une toute nouvelle importance dans ce second opus, on se sent très concernés par les péripéties que subit ce personnage, qui ne souhaitait rien d'autre que retrouver le calme dans sa vie. C'est elle aussi un personnage torturé et profondément humain auquel on s'attache donc très vite.
La relation entre Guy et Faustine évolue aussi dans ce second tome, elle s'étoffe, ils apprennent à se découvrir toujours plus l'un et l'autre, ils sont touchants, humains et leur relation est terriblement attachante.
Grâce à des personnes toujours plus attachants, on ne peut que se plonger à corps perdu dans cette aventure pleine de rebondissements, tout en espérant qu'ils ne soient pas trop amochés, car la vie ne les a déjà pas épargnés.
La seconde partie du roman possède un rythme ultra prenant, rapide et efficace, l'auteur ne laisse à aucun moment la place au hasard. On découvre ici, avec nos personnages, une seconde enquête, aux détails trop troublants pour n'avoir aucun lien avec les meurtres perpétrés lors de la première partie de ce roman. Mais maintenant, les enjeux sont tous autres, bien plus grands, ils bouleversent autant les personnages que le lecteur. Dans cette seconde moitié du Requiem des Abysses, Maxime Chattam n'y va pas de main morte, osant tout, faisant frissonner son lecteur et n'hésitant pas à mettre ses personnages dans les situations les plus délicates qui soit, pour nous faire des révélations toutes plus passionnantes et palpitantes les unes que les autres, et ce jusqu'au dénouement final.
Et quel final, magistral, déroutant et tout simplement parfait. La grande révélation finale ne fut pas forcément une surprise pour moi (je suis d'ailleurs bien contente d'avoir eu raison) mais la façon dont cette fin est traitée fait que le fait d'avoir résolu l'énigme avant ne m'a pas du tout gênée dans ma lecture. En effet, à ce moment crucial de l'histoire, Maxime Chattam traite très bien la psychologie de ce personnage et j'ai adoré cet aspect du dénouement, en savoir plus sur cette personne. Une fin en apothéose, magnifique, grandiose, et en même temps tellement injuste, cruelle et triste. Une fin pleine d'émotions et de révélations donc, à la hauteur de ce diptyque magistral.
Les +: écriture de l'auteur, personnages, intrigue, enquête, action et rebondissements, fin....tout est très bien mené
Les -: ///
Un second tome qui corrige tous les défauts du premier. Vraiment haletant et addictif, le Requiem des Abysses est vraiment un excellent thriller, combinant une époque très bien décrite à une enquête criminelle vraiment époustouflante, mené d'une main de maître par Maxime Chattam, dont la plume fait que ce roman ce dévore à une vitesse folle. Les deux parties du récit sont très bien équilibrée et très aboutie, elles se complètent parfaitement et font vivre de très nombreux rebondissements à des personnages très attachants. Et que dire de cette fin juste magnifique. N'hésitez plus, lisez ce diptyque.
Lien : http://story-of-books.blogsp..
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Mladoria
  10 février 2017
Il s'agit ici de la suite de Léviatemps, opus que j'avais déjà beaucoup apprécié. Je n'ai découvert l'existence de la duologie qu'à la lecture du résumé de cette seconde partie.
Du grand Chattam, une fois encore, on frissonne, on vit avec les personnages de ces moments intenses qui vous bouleversent. On en apprend bien plus sur Guy et Faustine, sur leur passé notamment. On plonge dans cette enquête du croquemitaine avec autant d'enthousiasme que le romancier. On le suit dans cette folie du mal jusqu'à la seconde partie où tout se lie, le terme de duologie prenant tout son sens avec cette dernière partie haletante et machiavélique.
Un diptyque à découvrir pour les amateurs du genre, on ne s'ennuie pas une minute. Un Léviatemps pour l'avènement du requiem des abysses de l'âme humaine.
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critiques presse (2)
LePoint   30 juin 2011
Une atmosphère fin de siècle qui fleure bon Les aventures extraordinaires d'Adèle Blanc-Sec de Tardi mâtinées de Jules Verne, d'Edgar Poe et consorts.
Lire la critique sur le site : LePoint
Actualitte   22 juin 2011
Quoi qu’il en soit, malgré quelques déceptions d’ordre subjectif, on ne peut que recommander de continuer à suivre cet écrivain notoire dans ses aventures pittoresques.
Lire la critique sur le site : Actualitte
Citations et extraits (72) Voir plus Ajouter une citation
SiabelleSiabelle   24 janvier 2015
C'était une femme. Elle avait explosé de l'intérieur. Une charge de poudre colossale l'avait éventrée de la gorge au pubis, séparant ses jambes de ses hanches, dispersant tous ses organes en une purée infecte. Guy marchait entre des côtes cassées, reliées entre elles par des filaments de peau, des débris de muscles, un estomac ouvert, des poumons piétinés...
Il marchait sur cette planète de chair, hagard, incapable de s'arrêter.
Tout au fond, une adolescente sans bras ni jambes le scrutait de sous ses paupières mi-closes, avachie contre la paroi.
Des yeux vitreux sur lesquels se reflétait l'aube par la fête ouverte.
La gorge enfoncée, barrée d'un sillon violacé.
Son corps nu, amputé, les seins exhibés, le sexe étrangement présenté, sans cuisses pour le protéger, provoqua un spasme contre lequel Guy ne put lutter ;
+ Lire la suite
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SiabelleSiabelle   04 février 2015
Faustine passa discrètement une main sous la veste de l'écrivain et lui pinça les flancs.
- Ouch ! Qu'est-ce qui vous prend ?
- Moi, je suis cruelle avec vous ? Nous sommes ici pour faire la paix avec nous-mêmes, je fais tout pour créer une complicité sincère et enrichissante entre nous, et vous me dites que je suis cruelle ? Alors que vous passez votre temps enfermé dans la bibliothèque pour travailler votre livre - livre dont je n'ai jamais eu l'honneur de lire la moindre page - sans me prêter la moindre attention ! Alors que je vous prépare des repas, que je vous apporte le thé ! Que je tolère vos cigares puants sans rien dire ! Que j'accepte de jouer aux cartes lorsque vous sortez de votre antre avec le besoin de vous ''divertir'' ! Et à quoi ai-je droit en retour ? Je suis cruelle ? J'ignore ce qui me retient de vous gifler !
Cette fois, les chuchotements s'étaient amplifiés et Bollart leva le nez vers eux. Faustine le gratifia d'un grand sourire de façade, ce qui fit papilloter le gendarme qui retourna à son observation, l'air rêveur.
- je vous présente mes excuses, Faustine.
Elle ne répondit pas, Guy savait qu'elle était vexée.
Jamais, elle n'avait exprimé aussi sincèrement ce qu'elle ressentait. Il y avait plus qu'un sentiment d'injustice, il le devinait.
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SiabelleSiabelle   23 janvier 2015
Guy remarqua l'odeur en premier. Un remugle de viande fraîche, comme une côte de boeuf bien saignante qu'il aurait humée à quelques centimètres de ses narines. Parfum de fer, pénétrant, froid. C'était une pièce à vivre, avec une cheminée, un coin-cuisine occupé par un gros poêle à bois et une batterie de casseroles cabossées accrochées à des clous. Une table et des bancs gisaient, renversés, dans le fond, près d'une porte.
Et au centre, quelqu'un reposait, allongé, bras, et jambes écartés, une forme familière. Il n'y avait pas qu'une personne sur le sol. il semblait y en avoir plusieurs.
Plusieurs bras, plusieurs jambes.
Un seul tronc.
Une seule tête.
Tel un insecte humain, un homme, nu, avec quatre jambes et quatre bras, la bouche ouverte, le regard vide.
La peau du visage entièrement décollée, ne laissant qu'un relief vermillon, sans masque reconnaissable.
Une créature abjecte.
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SiabelleSiabelle   09 février 2015
Le Croquemitaine voulait fabriquer l'homme parfait.
L'autre homme de la maison, Louis, n'a pas été mis en scène. Il l'a même presque caché, comme si il en avait honte.
Il n'avait tué Louis parce qu'il le fallait. Mais il n'y avait pas pris aucun plaisir. Parce que Louis était trop jeune ?
Parce qu'il avait vu son visage de monstre ?
Les deux femmes, elles, avaient subi le pire des sévices.
Lucile n'avait servi qu'à prendre du plaisir dans la journée.
Le soir, il l'avait démembrée pour fabriquer l'homme parfait.
Elle n'était que de la chair, du matériau.
Pour la mère de famille, en revanche, c'était autre chose.
Éventrée, répandue, piétinée, dispersée.
Entre le haut de ses cuisses et ses épaules, il ne restait plus rien d'intact.
Il l'avait mise à sac.
Pulvérisée.
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kuroinekokuroineko   27 avril 2017
Un bon romancier doit être capable de disséquer une personnalité, de se projeter dans la tête d'un autre. Sinon comment écrire sur un marin soi-même, ou sur un homme politique, ou sur une femme si on est un homme, ou sur un assassin? Le romancier doit être une éponge, absorber tout ce qui passe entre les êtres humains, être capable d'une empathie énorme, d'un bon sens de l'analyse et d'une imagination logique qui vient combler les trous avec pertinence.

[Petite leçon d'écriture par maître Chattam...]
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Plus d'infos : http://bit.ly/Unesecte
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