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ISBN : 2226312447
Éditeur : Albin Michel (02/01/2015)
  Existe en édition audio

Note moyenne : 3.75/5 (sur 889 notes)
Résumé :
Bienvenue à Carson Mills, petite bourgade du Midwest avec ses champs de coquelicots, ses forêts, ses maisons pimpantes, ses habitants qui se connaissent tous. Un véritable petit coin de paradis… S’il n’y avait Jon Petersen.
Il est ce que l’humanité a fait de pire, même le diable en a peur. Pourtant, un jour, vous croiserez son chemin.
Et là… sans doute réveillera-t-il l’envie de tuer qui sommeille en vous.
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Critiques, Analyses et Avis (253) Voir plus Ajouter une critique
marina53
  23 février 2015
Années 60. Carsons Mills, petite bourgade dans le Midwest peuplé de quelques milliers d'habitants qui se connaissent tous. Ses champs, son école, son shérif et... Jon Petersen. Enfanté dans le sang, élevé à la dure par son grand-père Ingmar, figure imposante et violente, et ses deux tantes, Rackel et Hannah. Garçon asocial, il ne se fait pas d'amis et passe le plus clair de son temps seul... ou avec des fourmis dont il étudie le mode de fonctionnement pour mieux les détruire. Dès lors que l'on touche à ses fourmilières, Jon enrage et bien lui aura pris à ce jeune Tyler qui finira sous les coups acharnés de ce dernier et en sang, le visage démoli. le barrage a cédé. le Mal a parlé.
Bienvenue à Carson Mills... Maxime Chattam nous plonge dans une ambiance incroyablement sombre, sauvage et malsaine dans laquelle l'âme est plus que jamais noire. Il donne la parole à un narrateur dont on ne connaît pas l'identité mais que l'on devine à la toute fin. Il décrit avec justesse la montée en puissance de la violence, la haine et la rage qui habitent Jon, parlant même de petits papillons qu'il ressent dans le ventre. L'on est englué dans ce récit où la violence va crescendo, l'on explore l'âme humaine d'un sociopathe... et l'on en redemande! Porté par une écriture riche et finement travaillée, ce roman au dénouement surprenant fait preuve d'une originalité déconcertante. Remarquable...
Que ta volonté soit faite... au nom de la colère, du vice et de la barbarie...
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Yggdrasila
  29 janvier 2015
Quelle claque ce roman ! Je suis de plus en plus subjuguée par l'écriture de cet auteur. D'habitude je suis toujours impressionnée par la tournure de ses histoires mais avec ce roman-ci il va encore plus loin.
Au début j'avoue avoir été un peu septique à cause du style d'écriture de Chattam que je ne reconnaissais pas. Ici il possède une écriture plus subtile que d'habitude. On sent que chaque mot est parfaitement choisi et il s'exprime avec philosophie.
Et quelle imagination !! Tout est parfaitement maitrisé. La mise en situation de chaque passage est excellente et la tournure de l'histoire de plus en plus palpitante. de plus, il ne s'agit pas d'une enquête comme on en trouve habituellement. Ce livre a un aspect psychologique très fort. Cela est en partie dû au fait que l'histoire soit narrée de manière originale. Cette narration permet la réflexion sur le thème de prédilection de l'auteur: le Mal et ses origines. Il nous emmène au plus profond de la perversité et de la noirceur.
Concernant l'ambiance générale du roman, on sent directement l'influence de notre cher King. La petite bourgade de Carson Mills avec son shérif Jarvis qui m'a agréablement fait penser au shérif dans Misery.
Chattam nous emporte avec lui dans l'univers où vit Jon Petersen ce personnage tant détesté, pour tenter de comprendre d'où peut naître le Mal qui habite cet être et comment il peut se répercuter autour de lui. Et l'auteur est très fort à ce petit jeu ! Il a le don de se mettre dans la peau et dans l'esprit d'un psychopathe d'une manière fascinante.
La fin est vraiment surprenante et c'est le coup de grâce dans les dernières phrases !
Amis Babeliautes, vous l'aurez compris: foncez sans plus tarder.
Ce roman fait partie, à coup sur, de mes coups de coeur 2015.
Un grand merci à M. Chattam qui m'a encore une fois impressionné par son talent !
P.S: Par contre, petit coup de gueule à l'éditeur Albin Michel qui aurait pu représenter ce chef d'oeuvre avec un beau livre comme il le fait si bien d'habitude.
Ce nouveau format, pourquoi pas. Mais alors cette jaquette en papier et le livre moche en dessous, je dis non !
Mais cela n'est qu'un avis personnel.
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gruz
  02 janvier 2015
C'est un voyage auquel nous convie Maxime Chattam, un voyage dans le temps, dans l'espace et au plus profond de ce que l'homme peut produire de pire.
Que ta volonté soit faite est une nouvelle brique dans l'oeuvre de l'auteur et de sa radiographie du Mal. Et pourtant ce roman est unique. Si loin, si proche…
Ce récit a tout du chaînon manquant, de quoi rassembler les admirateurs de la première heure (s'ils savent rester curieux) et la partie du lectorat que l'auteur n'a pas encore réussi à toucher. Ce n'est pas un hasard si l'éditeur Albin Michel a décidé de sortir ce livre en littérature générale, sans y faire figurer l'étiquette de thriller.
Car cet étonnant et admirable roman est un véritable hommage aux romans noirs américains, ceux qui décrivent toute la noirceur des contrées reculées de cet immense pays. Une histoire sur l'Amérique profonde, celle d'avant l'ère des téléphones portables et d'internet, celle de cette campagne à la fois dure et impressionnante. Celle de ses habitants aussi (et surtout), entre croyances, communautarisme et lourds secrets.
Les habitués de l'auteur risquent d'être sacrément surpris par ce roman, dès ses premières lignes. Une ambiance et une écriture très différentes de ce qu'il proposait jusque là. Véritablement très différentes. Pour ma part, je suis passé par différents stades en découvrant cet univers. D'abord désarçonné, puis intrigué, pour rapidement être fasciné et subjugué par cette atmosphère oppressante et si réaliste.
Une description de cette part de l'Amérique et de son histoire d'une réelle justesse, à travers un récit tout en subtilité et en sensibilité, malgré le sujet d'une douloureuse puissance et d'une bouleversante violence. Une violence sans concession mais suggérée, sans aucune surenchère, ce qui accentue la véracité du tout.
Carson Mills, petite bourgade du Midwest. Un environnement tellement bien dessiné qu'on y est proprement transporté. On vit aux cotés de ces personnages et on sent les effluves malsaines qui les entourent. Une ambiance au service d'une histoire qui prend des virages vraiment inattendus.
Maxime Chattam a travaillé son écriture, méconnaissable, pour rendre cette ambiance noire encore plus poignante. Oui, chaque mot, chaque phrase sont réfléchies, façonnées à travers une langue riche, expressive et raffinée.
On croirait lire du Stephen King mâtiné de Thomas H. Cook, sur une thématique de… Maxime Chattam. Mais ne parlons pas de copiage, oh non. Que ta volonté soit faite est un vrai hommage aux romans noirs, je me répète, un témoignage d'un temps révolu mais qui nous en apprend tant sur l'âme humaine. Derrière cette magnifique couverture et à travers ce récit, Chattam touche comme rarement à ce qu'est l'essence même du Mal.
Une formidable et surprenante réussite donc, qui prouve qu'un auteur, (trop vite) catalogué, peut savoir se renouveler pour mieux faire passer son message. Avec ce roman, Maxime Chattam nous démontre de manière éclatante qu'il a encore beaucoup à nous apporter. Chapeau bas.
Lien : https://gruznamur.wordpress...
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Crossroads
  05 février 2015
Voix de tête sur gramophone :
" L'amouuuur est un bou-quet de violeeeeee-ttes ".
De deux choses l'une Luis, soit tu as foiré ton UV fleuriste dans les grandes largeurs, soit le dernier Chattam t'est totalement inconnu.
Carson Mills, petite bourgade paumée du Midwest au charme désuet comme il en existe des milliers.
Les jours succèdent aux jours, les semaines aux semaines, sans que rien ne puisse venir troubler l'apparente tranquillité de ses habitants.
Mais ça c'était avant.
Avant que ne s'invite à la fête ce lardon malfaisant enfanté dans la douleur et dans la mort, Jon Petersen pour vous servir. Voire vous asservir si affinités.
Ce qu'il est, ce qu'il accomplira, nul ne saurait le décrire avec fidélité tant la cruauté du personnage et de ses exactions dépassent l'entendement.
Sublime entité maléfique née pour semer le chaos, il ne sera que carnage et désolation pour le plus grand malheur de Carson Mills et des quelques autochtones privilégiés qui auront eu la déveine de tirer la carte " Vie de merde.com.@.ben si je m'attendais à celle-là nom d'une bouse.fr "...Amis de l'euphémisme, bonsoir !
Ça c'est le Maxou que j'aime !
Que je retrouve serais-je même tenté de dire.
Un plaisir de lecture à l'aune de l'horreur insufflée tout du long de ce roman, monstrueux !
Conjuguant habilement enquête policière et étude de moeurs abjecte par le prisme d'un pervers qui devrait marquer durablement les esprits, Chattam nous revient dans une forme olympique avec ce récit suintant le mal absolu.
Une écriture beaucoup plus mature associée à une trame d'une noirceur achevée, ce cru 2015 dénote de par l'hyperréalisme qui s'en dégage et la plausibilité d'un tel cauchemar ambulant accentuant un peu plus ce sentiment de malaise qui vous étreint de la première à la dernière page.
Que Ta Volonté Soit Faite est un fantastique cauchemar livresque conçu dans le seul et unique but de niquer vos compte épargne temps de sommeil. Il fait mieux que ça, il l'annihile purement et simplement !
Testez Maxime Chattam
Succombez à ce sociodrame
Il vous laissera sur le macadam
De Carson Mills ou de Paname
Merci à Babelio et aux éditions Albin Michel pour ce pur moment d'extase.
4.5/5
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La_Bibliotheque_de_Juju
  15 juin 2018
Un vrai coup de coeur pour moi même si je ressors lessivé de cette lecture !
Maxime Chattam nous entraîne dans la petite bourgade de Carson Mills à la suite de Jon Peterson, sorte d'incarnation la plus glaçante du Mal.
Je n'ai pas pu décrocher de ma lecture tant j'ai été pris dedans.
Pas de répit dans l'horreur, ici, car pas de fantastique, d'irréel.
Juste un être abominable que l'on va suivre des balbutiements de sa psychose jusque aux sommets de sa malveillance.
C'est donc noir mais très fouillé.
J'ai été purement hypnotisé par l'auteur qui je l'espère reviendra un jour vers ce genre de littérature.
Mon livre préféré de Chattam !
A vos risques et périls, vous vous lancerez dans cette lecture mais sachez que vous ne regarderez plus les coquelicots de la même manière après ça …
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critiques presse (2)
LeFigaro   13 mars 2015
Avec ce nouveau roman, Maxime Chattam trace l'itinéraire d'un psychopathe que rien ne semble pouvoir arrêter et prouve qu'il peut surprendre, même après une quinzaine de thrillers et presque autant de best-sellers.
Lire la critique sur le site : LeFigaro
LaPresse   02 mars 2015
Sans que ce livre soit un polar haletant au sens classique, son écriture précise et presque radiographique ouvre une fenêtre intéressante sur la psychologie d'un psychopathe, et on se surprend à y plonger complètement. Pour n'en ressortir, troublé, qu'une fois les dernières pages terminées.
Lire la critique sur le site : LaPresse
Citations et extraits (123) Voir plus Ajouter une citation
YggdrasilaYggdrasila   24 janvier 2015
Nos vies sont ainsi constituées, n'est-ce pas? Une accumulation de petits interrupteurs qui s'enchaînent, l'un ouvert, le suivant fermé, et on est obligé de prendre une direction différente; ainsi nous propageons le courant de nos existances à coups de trajectoires sinusoïdales aux amplitudes plus ou moins larges, sans qu'aucun de nous sache réellement pourquoi tel ou tel interrupteur est allumé, ce sont simplement les aléas du quotidien, des rencontres, des actes manqués, des gestes, des oublis, des réussites et des échecs... Certains appellent cela le "destin", d'autres le "choix de Dieu", et quelques-uns ne se posent pas la question, ils se contentent de vivre.
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marina53marina53   23 février 2015
Du tréfonds de mes convictions de lecteur, j'ai toujours considéré que le récit seul commande la liaison entre lui et son destinataire, la focalisation interne et la narration à la première personne ne relèvent que de choix artistiques et de besoins sémantiques, mais n'imposent rien. Peu importe le mode d'expression, c'est la captation qui domine. Celle du lecteur. Son vécu personnel. Et au fond, ce qui perdure, la rémanence émotionnelle définitive d'un livre dans la mémoire, c'est bien chaque lecteur qui se la construit, avec ses échelles d'intensité propres. En ce sens le livre échappe au contrôle de son auteur, quels que soient les procédés mis en œuvre pour ne maîtriser l'impact.
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YggdrasilaYggdrasila   25 janvier 2015
Je pense que lorsque des milliers, puis des millions, et enfin des milliards d'individus se mettent à croire en la même chose, siècle après siècle, alors cette chose finit par exister. C'est une loi de la nature.
Lorsqu'une force, même mentale, se met à exercer une telle pression, à pousser dans une direction unique, alors irrémédiablement les courants cosmiques finissent par s'altérer, et de la naissent de nouvelles attractions. Dieu existe parce que nous lui avons donné corps. Est-ce parce qu'il nous l'avait commandé il y a bien longtemps ou l'avons-nous inventé pour combler un vide insupportable? Là n'est pas la question, puisqu'elle n'a aucune réponse possible, mais ce qui demeure c'est son intangible et pourtant cartésienne existence: nous croyons en Lui, donc il est. Trop de monde et trop de temps lui ont été consacrés pour que ce soit vain.
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chevalierortega33chevalierortega33   02 janvier 2015
Les églises sont des aimants. Quoi que vous fassiez, quelles que soient vos convictions personnelles, vous finissez toujours par mettre le pied dans un lieu de culte. Toujours. Quel que soit le prétexte. Pieux, touristique, pour accompagner quelqu’un, pour une cérémonie ou par simple curiosité. Les églises, les temples, les mosquées et autres synagogues fonctionnent ainsi, ils vous happent et vous recrachent, sauf qu’entre-temps vous avez reçu votre petite dose de rappel. Ces endroits sont l’incarnation du conditionnel et de son corollaire exponentiel vers le doute et donc la prudence, par conséquent vers une forme de foi, même minime ; rien qu’une porte ouverte transforme un athée en agnostique, ce qui est déjà une forme de croyance
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MarymaryMarymary   09 juin 2015
Nous étions une terre d'opportunités, de rencontres, il suffisait d'être attentif et de savoir saisir sa chance. C'est pour ça qu'aujourd'hui encore, nous sommes un peuple mobile je pense. On passe de Cincinnati à Cleveland ou de Jacksonville à Portland au gré des offres, c'est dans nos gènes, l'Américain moyen déménage plusieurs fois dans sa vie, et ce n'est pas juste pour changer de quartier en général. A priori cela fait de nous la nation nomade la plus importante au monde. Pour des gens qui considèrent les gitans comme la vermine des villes, j'ai toujours trouvé ça plutôt cocasse.
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Mois Polar 2019 : le mot du parrain Maxime Chattam
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