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André Crépin (Éditeur scientifique)Gilbert Keith Chesterton (Auteur de la postface, du colophon, etc.)
EAN : 9782070406340
819 pages
Éditeur : Gallimard (30/11/-1)
3.85/5   70 notes
Résumé :
Tout le monde connaît Les Contes de Canterbury, le titre au moins, peut-être un ou deux contes salaces. C'est mutiler cette vaste et diverse " Comédie humaine ". Elle ne prend vie et sens que par l'interaction des contes entre eux et de leurs différents conteurs.

Provocations, méditations, gros rires et sourires émus, vers et prose s'entremêlent pour notre plaisir, et pour notre instruction. Ces Contes ont été rédigés autour de 1380.

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Critiques, Analyses et Avis (9) Voir plus Ajouter une critique
Funrider
  18 janvier 2018
Après avoir lu le Décaméron de Boccace (écrit autour de 1350) il y a un an je me dis naturellement que ça se ressemble beaucoup : plusieurs contes sont très similaires et on se dit qu'il y a du plagiat dans l'air. Chaucer, ayant beaucoup voyagé à travers l'Europe occidentale pour ses activités diplomatiques, a certainement lu l'oeuvre de Boccace durant ses pérégrinations, s'y inspirant énormément pour son oeuvre « les Contes de Canterbury », qui aurait été écrite, elle, autour de 1380.
Néanmoins cette oeuvre a une valeur propre, qui repose autant sur le fond (les contes en eux-mêmes et la manière dont les contes sont portés par leurs conteurs) que sur la forme (le style d'écriture de ces contes). C'est d'ailleurs ce qu'écrit André Crépin dans la préface de la version que j'ai lue « Ce qui importe n'est pas la nouveauté de l'intrigue mais le ton et la mise en perspective ».
Le fond tout d'abord avec la diversité des contes, narrés par un groupe de pèlerins représentant toute une frange de la population d'alors : un chevalier et son écuyer, des personnes d'Eglise (une prieure, une nonne, un aumônier, un moine, un frère mendiant, un curé), des artisans (commerçant, charpentier, tailleur, teinturier, tisserand, meunier), et d'autres : un universitaire, un juriste, un cuisinier, un marin, un médecin, une bourgeoise, un économe, un régisseur, un huissier, un aubergiste, etc, et Chaucer lui-même.
Les contes narrés sont pensés comme le miroir de la société et la morale des contes est bien souvent adaptable à notre société actuelle, tout comme les Fables de la Fontaine. J'ai particulièrement été impressionné par la densité du dernier conte, celui du curé. Quasiment 100 pages sur les péchés capitaux, leur définition, comment s'en prémunir et résister ou comment faire pénitence si on y a cédé. Un vrai prêche d'Eglise puissance xxl.
Sur la forme ensuite avec une variation dans le style utilisé pour chaque conte. Chaucer utilise parfois la prose et plus souvent le vers, en rimes, ou non, mais avec tout le talent d'un poète qui choisit ses mots pour en augmenter la signification et l'effet.
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TiriNoiret
  16 octobre 2017
Grand classique de la littérature anglaise, Chaucer suit la tradition de Boccace où un récit fédérateur est prétexte à rassembler non seulement des contes mais la psychologie des personnages qui les rapportent. Chaucer évoque un pèlerinage où pour tuer le temps, des conteurs se racontent leurs histoires, souvent humoristiques ou satires de la société. Tout l'art de l'écrivain sera de donner à ses différents conteurs, chair et densité au point que chacun des contes prend sa vraie valeur dans la bouche et le statut de celui qui le narre.
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LydiaB
  27 octobre 2010
Geoffrey Chaucer (vers 1343 – 25 octobre 1400) est considéré comme le père de la littérature anglaise. Écrivain, poète, philosophe, diplomate, il est surtout connu pour ses Contes de Canterbury, écrits à partir de 1386 et qui ne furent publiés qu'en 1478. Ses contes regroupent un certain nombre de récits dans le cadre mis à la mode par le Décaméron de Boccace, c'est-à-dire la rencontre de plusieurs narrateurs relatant chacun à leur tour leur histoire. On les classe en dix liasses ou fragments. Ils renferment une critique acerbe des différentes couches de la société féodale.
Chaucer évoque en premier lieu un rassemblement de pèlerins voulant aller se recueillir sur la tombe de Saint Thomas Becket. Chacun devra raconter deux histoires et ce, afin que la route paraissent moins longue. de ce fait, on assiste à un certain nombre de genres différents: fabliaux, lais, contes...
Lien : http://promenades-culture.fo..
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polarjazz
  26 novembre 2017
Je suis néophyte en ce qui concerne la littérature médiévale. Et j'ai été surprise par la modernité des Contes de Canterbury. Il y a un récit, une étude des psychologies de chacun des personnages, des intrigues et leurs dénouements. Ce n'est pas un roman de chevalerie. J'y ai quand même entrevu une comédie de mœurs du Moyen Âge.
Le hasard réunit plusieurs voyageurs effectuant un pèlerinage au tombeau de saint Thomas de Canterbury. Afin de dissiper l'ennui du voyage, chacun des protagonistes raconte une histoire. Ces contes révèlent la personnalités des acteurs et la société médiévale britannique.
C'est écrit en vers et en prose. C'est une oeuvre intéressante.
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oiseaulire
  01 août 2018
Distrayant, varié, instructif, malicieux ou émouvant, de lecture aisée.
La traduction d'André Crépin y est sûrement pour beaucoup. Certains la trouvent anachronique. C'est possible, mais sans elle je n'aurais jamais lu cette oeuvre !
Les grands thèmes moyenâgeux sont présents, mais je préfère nettement Chaucer à Boccace.
Je suis fan !
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Citations et extraits (15) Voir plus Ajouter une citation
LydiaBLydiaB   27 octobre 2010
- Maintenant John, croyez-moi, dit Nicolas: j'ai découvert, grâce à ma science astrologique, en regardant la lune quand elle était pleine, que lundi prochain, au quart de la nuit, à peu près, la pluie va tomber à torrents, si violemment que ce sera deux fois pire qu'au temps du déluge de Noé. Ce monde, dit-il, en une heure, pas plus, sera horrible, et l'humanité périra, ainsi que toutes les créatures vivantes.
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liberligerliberliger   04 novembre 2012
Lorsque vous me parlez d'une noblesse qui descend d'une ancienne richesse et que vous dites que c'est comme cela qu'on est des gens de noblesse, je dois vous dire que votre arrogance ne mérite même pas une poule. Cherchez celui qui, en privé comme en public, est constamment le plus vertueux, celui aussi qui cherche constamment le mieux à accomplir les nobles actions en son pouvoir ; c'est celui-là qu'il faut considérer comme le plus noble de tous. Nos ancêtres nous donnent peut-être tout leur héritage, nous permettant par là de revendiquer un haut lignage, mais leur existence vertueuse qui leur a valu d'être dits nobles et qui nous a incités à les suivre dans leur rang, cela, ils ne sont toutefois absolument jamais arrivés à le léguer à aucun de nous.
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LaForceduTempsLaForceduTemps   08 février 2014
Ne le crains pas, ne lui aie point de respect
car même si ton mari est armé de mailles,
les flèches de son éloquence acerbe
lui perceront la poitrine et même le ventail,*
tiens-le aussi, je te le conseille, par la jalousie,
et tu le feras se tapir comme caille.

*On ne semble pas avoir compris l'intention de ce vers ironique : le "ventail" se trouvant à la hauteur de la bouche. Chaucer veut dire que le traits de l'éloquence féminine non seulement frapperont le mari à la poitrine, mais, comme une flèche, lui cloueront la bouche.
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OphelienOphelien   21 juillet 2013
Le charpentier venait juste d'épouser
Une fille qu'il aimait plus que sa vie.
C'était une jeunesse de dix-huit printemps.
Jaloux, il la tenait sous clé, en cage,
Car elle était vive et jeune, et lui, vieux:
Il craignait donc de devenir cocu.
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polarjazzpolarjazz   26 novembre 2017
Je peux vous absoudre, puissant ou manant,
Quand de votre corps l'âme s'en ira.
A l'hôtelier, je pense, de commencer,
C'est le plus enfoncé dans le péché.
Approche, Hôtelier ; mets d'abord ton offrande
Et tu embrasseras toutes les reliques,
Tout ça pour un liard. Vite, dégrafe ta bourse.
- Que non ! Plutôt mourir excommunié !
(Le Vendeur d'indulgences)
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Video de Geoffrey Chaucer (1) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Geoffrey Chaucer
Geoffrey CHAUCER – Les Contes de Canterbury : le génie de la structure (BNF, 2003) Une conférence de Juliette Dor, donnée à la Bnf, le 14 octobre 2002, retransmise dans l’émission « L’éloge du savoir » en 2003.
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