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EAN : 9782330147716
208 pages
Éditeur : Actes Sud (03/03/2021)
3.69/5   18 notes
Résumé :
Au cours des derniers jours de mai 1871, le gouvernement d'Adolphe Thiers se résolut à réprimer dans le sang la Commune de Paris. La Semaine sanglante s'accompagna d'un gigantesque incendie, au cours duquel le feu menaça dangereusement le Louvre et ses collections, de même que la Bibliothèque impériale, livrant aux flammes son fonds de cent mille volumes précieux… Face au sinistre, deux hommes : un conservateur, jusque là confit dans ses notices de catalogue, et un ... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (5) Ajouter une critique
tynn
  05 décembre 2015
Aux armes, citoyens, aux armes!
Mai 1871, la Commune vit ses derniers combats derrière ses barricades: les Versaillais sont entrés dans Paris par les quartiers de l'ouest. Adolphe Thiers, futur président de la République est un chef de guerre implacable. La semaine sanglante va faire une hécatombe des morts et d'exécutions sommaires.
La ville de Paris va être transformée en brasier. Martyrisée, elle va voir partir en fumée des lieux symboliques d'un pouvoir monarchique. Le mot d'ordre du comité communard est : "si on recule, on brule".
Le palais des Tuileries construit au XVIe siècle pour Catherine de Médicis, résidence officielle du Second Empire, va être pillé, saccagé et enfin brulé par les Communards, cherchant à retarder l'avancée des troupes. Et surtout par vengeance aveugle idéologique.
Dans le grand incendie du coeur de la capitale, le sauvetage du Musee du Louvre va être une course contre la montre, par l'intervention courageuse de ses employés et des troupes versaillaises. Le vieux Palais sera entièrement détruit ainsi que la bibliothèque impériale du Pavillon Richelieu.
Plan de Paris en main ou dans la tête quand on connait bien la capitale, il est passionnant (et sidérant) de suivre la progression des combattants, l'incurie de certains, le courage d'autres, le fracas des échauffourées sur les barricades, dans les rues et les immeubles, et l'avancée inexorable des troupes régulières vers le centre du dispositif de défense communard: la Concorde, le Musée du Louvre et l'Hôtel de ville.
Nicolas Chaudun fait avec faconde et causticité, un récit historique vivant, torpillant certains personnages et faits convenus, rétablissant quelques vérités et saluant quelques héros méconnus. Ses propos sont argumentés, ses sources solides. Une page très noire de notre histoire parisienne. Nulle autre guerre ne blessera la capitale ainsi.
(A noter: un plan du Louvre en fin de volume, que je n'ai découvert que tardivement)
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Dossier-de-l-Art
  18 décembre 2015
24 mai 1871, 1 heure du matin. Alors qu’explose dans une formidable déflagration le monumental dôme des Tuileries, le « général » Bergeret écrit : « Les derniers vestiges de la royauté viennent de disparaître ; je désire qu’il en soit de même de tous les monuments de Paris ». Les Tuileries, mais également l’Hôtel de Ville, le Palais de justice, la Cour des Comptes et le Conseil d’État, l’hôtel de Salm, siège de la Légion d’honneur, le Palais Royal, la Bibliothèque impériale et ses 100 000 volumes... La liste des monuments parisiens entièrement ou partiellement ravagés durant la terrible Semaine sanglante, épisode final de la Commune de Paris, est glaçante. Il s’en était cependant fallu d’un rien qu’elle ne s’allongeât davantage. N’avait-on pas ordonné d’incendier Notre-Dame ? L’hôtel de la Marine ? « La Bourse, la Banque, la place des Victoires, la place Vendôme, le jardin des Tuileries... », avait rageusement complété le « général » Eudes. L’ouvrage que Nicolas Chaudun vient de consacrer à cet épisode particulièrement sombre de l’histoire de notre patrimoine propose de nous plonger dans ces quelques jours qui ravagèrent Paris. Tout en venant déboulonner le mythe forgé par Marx d’une fièvre incendiaire dictée par d’impérieux motifs tactiques, l’auteur vient nous conter l’épisode méconnu de l’incendie du Louvre, qui devait logiquement brûler en même temps que les Tuileries. Face à cette perspective effroyable se dressèrent pourtant deux personnages que rien ne prédestinait à cela : Henry Barbet de Jouy, discret conservateur au Louvre qui en assura la protection, et Martian de Bernardy de Sigoyer, un officier qui prit la décision de briser les charpentes qui reliaient le bâtiment aux Tuileries, stoppant ainsi l’avancée des flammes. Deux figures héroïques aujourd’hui oubliées dont la plume alerte de Nicolas Chaudun vient honorer la mémoire.
Par Olivier Paze-Mazzi, critique parue dans L'Objet d'Art 515, septembre 2015
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talou61
  27 juin 2021
La Commune de Paris, la semaine sanglante, l'incendie du Louvre…. Cela aurait pu être intéressant….
Mais ce roman, porté par un style journalistique froid et sans références n'est pas agréable à lire ; ce livre n'est pas tendre pour les communards et développe des idées partisanes.
De trop nombreux personnages à qui ils manquent cruellement des biographies.

Très déçue…
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Martin903931
  07 octobre 2021
Ayant découvert fasciné lors d'une visite de la Commune l'importance des incendies ayant touché Paris lors de la Semaine sanglante, l'ouvrage de Nicolas Chaudun ne pouvait que m'intéresser.
Le livre mets en valeur deux figures intéressantes : d'une part, celle d'un loyaliste et fonctionnaire ayant continué à habituer Paris lors de la Commune (Henry Barbet de Jouy) et celle de Bernardy de Sigoyer, officier versaillais, tous deux présentés comme les sauveurs du Louvres.
Le livre a un mérite étonnant. En se concentrant sur les incendies et la disparition des biens culturels au cours de cette semaine sanglante où près de 15 000 communards furent fusillés (!), il offre un récit de la Commune centré sur Paris et ses lieux. Un récit très sombre, à l'image de ce qui n'est rien d'autre qu'une guerre civile, fratricide, d'une violence absolue. L'apocalypse qui saisit Paris au cours de cette semaine de 1871 est totale. Les descriptions de la préparation des incendies et des ordres donnés franchement fascinants.
Je sors un peu étonné, voire frustré, de la sympathie légèrement excessive de l'auteur pour une armée ayant sommairement fusillé des milliers de personnes en une petite semaine. Peut-être est-ce dû justement à son attachement plus fort envers les lieux concernés qu'envers le drame civile et social de cette semaine. La quatrième de couverture, avec son « au cours des derniers jours de mai 1871, le gouvernement d'Adolphe Tiers se résout à réprimer dans la violence la Commune de Paris », m'avait déjà quelque peu alerté.
La Commune est évidemment un sujet sensible et difficile à traiter. Mettre en lumière la désorganisation communarde et l'opportunisme de certains est un fait historique nécessaire à la lecture. Mettre davantage l'accent sur le pillage des caves par les communards que sur une répression parmi les plus violentes et les plus déséquilibrées de l'histoire de France, semble franchement étonnant.
Cela me semble dommage, car tout l'intérêt du livre aurait pour moi pu être celui de décrire et d'interroger un monde où les membres d'une armée réprimant dans le sang une insurrection populaire font simultanément actes d'héroïsme pour sauver Palais et autres symboles de la royauté. Cette ambivalence (passionnante !) résume à elle seule une époque, et me semble peu abordée par l'auteur.

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som
  06 mai 2015
Mai 1871, Adolphe Thiers met fin à l'utopie de la Commune de Paris. Cette Semaine sanglante s'accompagne par de gigantesques incendies. L'Hôtel de ville est réduit en cendres, le château des Tuileries totalement détruit alors que les ailes du Louvre sont menacées par les flammes.
En s'appuyant sur une solide documentation, Nicolas Chaudun décrit par le vif ces journées dramatiques. Peu de gras, que des faits. le récit est sobre, ramassé. Ainsi, on progresse aux côtés des principaux protagonistes du drame sans trop en connaître l'issue.
Au final, ce brasier tient autant du documentaire historique que d'un thriller tout en tension.
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Citations et extraits (6) Voir plus Ajouter une citation
PecosaPecosa   20 mai 2015
Le palais d'Orsay et ses décors par Chassériau? On l'a oublié. La manufacture des Gobelins avec sa collection de tapisseries dont certaines dataient du XVème siècle? Bah! les lissiers n'en ont pas moins poursuivi leur activité. L'Hôtel de Ville? On l'a rebâti; son pastiche a effacé dans les mémoires les fastes de l'original et les plafonds à jamais perdus d'Ingres et de Delacroix. Les Tuileries? Mais c'est un jardin! Ah? Il y avait un château, aussi? Oui, symbole de la monarchie...Oh bon! Mais le Louvre? Qui se rappelle l'incendie du Louvre. Peut-on imaginer un instant ses collections réduites en cendres? ses charpentes carbonisées? ses murs noircis? Le palais pourtant a perdu là ses avant-bras, pas encore dévolus au musée, fort heureusement . Il y a perdu également un pavillon et sa galerie, avec mille richesses, cette fois des trésors de bibliophilie... Il s'en est fallu d'un rien pour que la Grande Galerie de peinture ne flambe comme paille au milieu des combats.
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EtoilesonoreEtoilesonore   26 septembre 2015
Or, Sigoyer foula le monde tout d'un bloc. Sans haine, jamais. Avare de prêches, il ne se salit pas. Accomplissant le bien nécessaire, il ne luttait pas contre le mal absolu. Il eut encore cette prudente élégance de périr avant la curée à laquelle, n'ayant plus d'avant-postes à reconnaître mais, à la place, des planques à suspecter, ses chasseurs finirent par s'associer. L'heureux coup du sort le désembourbait de la gabegie fratricide. Il lui épargnait du même coup la postérité du "versaillais". Alors, pour le commandant marquis, point d'opprobre, non. Mais le silence, cette autre mort qu'on inflige par suivisme. Ou par paresse.
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talou61talou61   07 mars 2021
La bienfaisance n'excluant pas non plus un zeste de pédagogie politique et sociale, le très altruiste docteur Rousselle avait fait placarder à toutes les portes du palais une affichette qui proclamait ceci :
"Peuple ! L'or qui ruisselle de ses murs, c'est ta sueur ! Assez longtemps tu as alimenté de ton travail, abreuvé de ton sang ce monstre insatiable : la monarchie ! Aujourd'hui que la révolution t'a fait libre, tu rentres en possession de ton bien ! Ici tu es chez toi ! Mais reste digne parce que tu es fort ! et fais bonne garde pour que les tyrans n'y rentrent jamais !"
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JOSMINEJOSMINE   25 février 2019
L unanimisme parlementaire n'a jamais rien valu de bon à la France : C'est à la quasi- unanimité que les membres du corps législatif avait jeté un Empire au pied d'argile contre l'Allemagne unifiée ; à l'unanimité presque que,70 ans plus tard,
leurs successeurs délégueraient les pleins pouvoirs au maréchal Pétain.
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EtoilesonoreEtoilesonore   08 septembre 2015
Nous sommes pris entre deux bandes de fous, ceux qui siègent à Versailles et ceux qui sont à l'Hôtel de Ville!
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A l'occasion du "Livre sur la Place" 2021 à Nancy, Nicolas Chaudun vous présente son ouvrage "La nuit des aventuriers" aux éditions Plon. Rentrée littéraire automne 2021.
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Note de musique : © mollat Sous-titres générés automatiquement en français par YouTube.
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