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Critique de Pois0n


Pois0n
  09 avril 2019
« Légendes d'Océanie »... un recueil qui aurait presque pu s'appeler « Légendes d'Australie » puisque sur les quatorze nouvelles du recueil, seules quatre ne s'y déroulent pas ! Et encore, légendes... pour une bonne moitié des dix qui restent, le côté folklore se rattache au Temps du Rêve. Pour l'originalité et la variété, on repassera, donc. Y compris au niveau des genres : neuf histoires fantastiques, quatre de science-fiction et une seule de fantasy.

Là où ça devient intéressant, c'est qu'en dehors de l'omniprésence du Temps du Rêve, aucune redondance ne se fait sentir. Chaque auteur s'est emparé du sujet, à savoir l'Océanie, ou l'Australie, voire même ce fameux Temps du Rêve, pour le traiter à sa sauce. Certains trempent dans un suspense horrifique, (Anthelme Hauchecorne et son « Tic-tac des tikis ») parfois légèrement lovecraftien (Daph K. Travis avec « Génitures de l'Outback ») ; d'autres sont des poseurs d'ambiance (Pierre Brulhet avec « Ce vieux Buck », Fabien Clavel et « Je suis le bois qu'on mâche »). Les thèmes abordés sont variés, de la guerre à la folie en passant par la famille ou la colonisation. Globalement, la plupart des nouvelles sont carrément très bonnes et aucune n'est à proprement parler mauvaise, même si bien évidemment certaines sont meilleures que d'autres. Reste que par rapport à d'autres anthologies bien plus inégales, ce « Légendes d'Océanie» est une excellente pioche.
Il y a les histoires qui ont une vraie fin, celles qui ne sont qu'un bout de quelque chose se suffisant à lui-même, et celles qui s'arrêtent d'un seul coup, de façon abrupte.
Il y a celles qui tiennent en quelques pages, et d'autres qui s'étirent sur une bonne cinquantaine d'entre elles.
Il y a celles qui versent dans le fantastique « classique » mais efficace (« A l'ombre du figuier » de Tepthida Hay), la fantasy prévisible mais aussi épique que sympathique (« L'aigle d'Aoteroa » de Kwamé Maherpa) à côté de SF totalement barrée (Gulzar Joby avec « Tangaoriii la magnifique » et « Traduction » de Jean-Christophe Chaumette). Notons d'ailleurs que moi qui ai du mal avec la SF, trois de mes histoires préférées (les précitées « Tangaorii » et « Traduction » ainsi que « L'ambassadeur » de Marc van Buggenhout) en sont... diantre !

Si les destinations sont donc moins variées qu'escompté, on ne regrettera donc aucunement cette petite virée en Australie via quelques détours vers les îles. Et puis, on en parle de cette fabuleuse couverture ?
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